Recherche

Contact/Adhésion

Pour joindre les Communistes du 14ème Arrondissement:

PCF-Paris14@laposte.net

Collectif PCF RATP-Bus

Section PCF Paris 15

Recommander

le choix de la lutte

Syndication

  • Flux RSS des articles

Luttes, Paris et 14ème

La défense du Palais de la Mutualité dans le 5ème arrondissement représente une bataille aussi concrète que symbolique.

L’opération immobilière prévue et la transformation du bâtiment de la rue Saint-Victor en centre de congrès de prestige implique à la fois la suppression de tout ou parties des activités des centres de santé mutualistes conventionnés qu’il abrite et la disparition d’une des dernières grandes salles de meeting à Paris encore accessibles aux organisations syndicales et politiques progressistes. La Mutu historique !

Par delà les difficultés financières invoquées par le gestionnaire actuel, la Fédération mutualiste parisienne, le maintien des activités du site est parfaitement envisageable comme l’ont démontré les syndicats et organisations qui animent la défense du site, dont nos camarades de la section du PCF du 5ème arrondissement (voir texte précédent).

C’est une question de choix.

- De choix de la Fédération nationale de la Mutualité française d’abord.

Mais pour l’instant, elle tourne le dos aux valeurs mutualistes en sacrifiant les deux activités de la Mutu et en cédant, cet été, la gestion du site au groupe privé « GL-Events ». On ne peut qu’y voir un signe de plus de la transformation progressive de la Mutualité française en complémentaire santé de type privé, comme son approbation de la Loi Bachelot contre l’hôpital public ou encore ses campagnes de publicité dénigrant le service public en témoignent.

L’un des axes de la bataille pour la défense du Palais de la Mutualité est de mettre en évidence la contradiction entre l’idéal mutualiste et l’opération immobilière que ses représentants couvrent.

- La municipalité de Paris dispose aussi de moyens d’intervention décisifs. Elle peut directement bloquer l’opération (en ne délivrant pas les permis nécessaires, en faisant jouer le PLU…). Elle peut peser ensuite de toute son influence et sa capacité de mobilisation pour rentrer à son tour dans la campagne de défense de la Mutu.

C’était le sens du vœu que les syndicats et associations ont suscité et que le groupe des élus communistes et de gauche au Conseil de Paris avait accepté de présenter à la séance des 19 et 20 octobre 2009.

Mais finalement, ce vœu a été retiré par Ian Brossat, président du groupe et n’a pas été soumis au vote, Brossat se ralliant à un autre vœu sur la question de l’adjointe PS Anne Hidalgo, un vœu, comme on dit, qui « ne mange pas de pain ». Alors que les travaux pourraient commencer rapidement, le vœu de Mme Hidalgo verse quelques larmes de crocodile mais n’engage surtout pas la municipalité dans le cadre de ses responsabilités.

L’attitude politique de M. Brossat sur un tel dossier est très regrettable. Il était très important pour la suite que le Maire de Paris et sa municipalité se positionnent clairement et soient le cas échéant placés devant leurs contradictions vis-à-vis de l’intérêt des populations et du mouvement de lutte. Soit ils votaient pour, soit ils votaient contre le vœu ! Ian Brossat leur a permis de se défausser sans informer les syndicats, associations et militants politiques qui l’avaient mandaté.

Quand la municipalité de Paris choisit la spéculation, au service de grands groupes financiers, à la Samaritaine, à Beaugrenelle et ailleurs, les communistes doivent le dénoncer et le combattre et non le cacher. C’est en tout cas notre conception normale de l’Union de la « gauche ».

Il n’est pas trop tard pour corriger le tir. Demandons publiquement à la municipalité de prendre ses responsabilités pour la sauvegarde du Palais de la Mutualité. Soutenons les syndicats et les militants politiques, dont la section du PCF Paris 5, qui poursuivent leur bataille et entendent lui donner l’écho parisien et national qu’elle mérite.

 

 

Ci-dessous l’analyse rétrospective du PCF Paris 5 :

 

La mairie de Paris doit prendre ses responsabilités !

La disparition de 160 emplois et la fermeture de plusieurs spécialités médicales dans les centres Saint-Victor (5e) et du Moulinet (13e) prévue par le plan de restructuration de la FNMF, ainsi que la cession de la gestion de la Maison de la Mutualité au groupe international privé GL Events qui projette de la transformer en centre de conférence de luxe, a soulevé une large opposition. La mairie de Paris, qui a à plusieurs reprises manifesté sa détermination en ce qui concerne le devenir de la Maison de la Mutualité et ces deux centres de santé, peut et doit agir ! Il s’agit d’une attente forte de la part des salariés, des mutualistes, des usagers de ces centres et des habitants du quartier.

Les forces politiques représentées au sein du Conseil de Paris se sont en effet prononcées depuis plus d’un an pour :

- Le maintien des activités de santé de proximité dans les centres Saint-Victor (5e arrondissement) et du Moulinet (13e arrondissement) dans le secteur 1 avec tiers-payant

- La nature mutualiste de la gestion de ces centres de santé

- La sauvegarde de l’emploi dans les deux centres de santé et dans la Maison de la Mutualité

- Le maintien de la fonction du Palais de la Mutualité, en particulier de ses salles de réunion, comme un centre de la vie démocratique

Un vœu de chaque groupe a ainsi été déposé dans ce sens lors du conseil de Paris des 15, 16 et 17 décembre 2008. Un vœu présenté au nom de l’Exécutif par Mme Anne Hidalgo, 1e adjointe, a finalement été voté et demande « que M. le Maire de Paris interpelle Mme la Ministre de la santé sur l’avenir du secteur des soins sociaux au cœur de Paris, particulièrement dans le 5e, ainsi que l’ensemble du secteur mutualiste, afin de mettre en place un scénario permettant le maintien d’une gestion mutualiste de ce lieu et de ses destinations. »

Lors du conseil de Paris du 11 et 12 mai 2009, un nouveau vœu a été voté. Il prend acte de la mobilisation des habitants, des usagers et des « forces vives de la capitale » pour la sauvegarde des centres de santé Saint-Victor et du Moulinet et de la Maison de la Mutualité. Présenté par Anne Hidalgo, toujours au nom de l’Exécutif, la municipalité s’engage à ce « que M. le Maire de Paris intervienne auprès des autorités désormais en charge du devenir de la Mutualité parisienne pour que soit maintenue une gestion mutualiste et que la destination du site soit conservée » mais aussi à ce « que les activités des centres de santé soient maintenues ainsi que les emplois qui y sont associés pérennisant ainsi une offre de soins diversifiés de secteur 1 dans le centre de la Capitale. »  

Les projets de transformation des deux centres de santé et de la Maison de la Mutualité étant connus depuis cet été, la mairie de Paris dispose aujourd’hui d’une possibilité concrète pour agir. C’est pourquoi, la section communiste du 5e arrondissement, qui, depuis le début, est partie prenante de la lutte au niveau local, a été partisane de la présentation d’un vœu qui exige :

- de s’opposer aux travaux prévus au Palais de la Mutualité dans l’attente d’une inscription de celui-ci à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques

- de proposer une subvention qui permette le maintien de toutes les activités de santé exercées jusqu’à présent dans les 5e et 13e arrondissements

- de s’assurer de la pérennité des activités médicales et de soins en secteur 1 avec tiers-payant aux centres Saint-Victor et Moulinet, qui n’ont actuellement aucune garantie à long terme

Un tel vœu a été présenté par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche lors de la séance des 19 et 20 octobre 2009 mais retiré en cours de séance au profit du vœu d’Anne Hidalgo, présenté au nom de l’Exécutif. Bien qu’il rappelle l’attachement du Conseil de Paris aux diverses activités de la Mutualité, ce vœu ne prend aucun engagement ferme et n’utilise aucune des possibilités dont dispose la municipalité pour freiner le démantèlement de ces activités et soutenir la pérennité de l’offre de soin en secteur 1 avec tiers-payant au cœur de la capitale.

  En lien avec la lutte menée avec les salariés, les mutualistes, les usagers et les habitants du quartier, la section communiste du 5e exprime sa surprise face au retrait, sans mise aux voix, du vœu qu’elle défendait pour la sauvegarde de la Maison de la Mutualité et des deux centres de santé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche. Nous exprimons par ailleurs notre étonnement et notre réprobation concernant le décalage qui existe entre l’attachement proclamé par l’Exécutif municipal parisien à la Mutualité et l’absence d’engagements concrets susceptibles d’éviter son démantèlement. Les communistes du 5e arrondissement renouvellent donc leur demande que ce vœu soit à nouveau présenté, et adopté.

Section PCF Paris 5e

 

Samedi 31 octobre 2009
- Voir les 0 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire
Pour que le stade Charléty (re)devienne un lieu mythique pour le rugby à Paris !

 

L’opportunité pour la Ville de Paris de financer, seule, la démolition reconstruction du stade Jean Bouin pour l’affecter au rugby, en l’occurrence à l’équipe de Stade Français, est désormais vivement discutée.

Vu les sommes à engager, la première des choses serait de laisser du temps au débat pour que les Parisiens s’en emparent en connaissance de cause, au-delà des articles de la presse parfois déchaînée.

 

Il s’agit en effet d’une opération de 146 millions d’euros sur trois ans, d’après l’estimation initiale, auxquels il convient d’ajouter de l’ordre de 50 millions d’euros supplémentaires pour des aménagements, notamment le temps des travaux.

 

Le Stade Français viendrait ainsi jouer temporairement au Stade Charléty, stade de 20.000 places, récemment rénové, qui serait de nouveau modifié spécialement.

 

Ces sommes sont à comparer avec les 40 millions d’euros budgétisés en 2005 pour le rugby dans le projet des JO à Paris, en l’occurrence pour l’aménagement de structures existantes.

 

140 à 150 millions d’euros de différence au final, ce n’est pas rien. Surtout en temps de crise et d’augmentation rapide de la fiscalité.

 

C’est même vraiment beaucoup au regard de l’apport pour la Ville et les Parisiens.

 

Le Stade Français ne joue que 13 matches du Top 14 par an à Paris dont ceux qui attirent le plus de spectateurs au Grand stade. C’est peu pour un tel investissement.

La volonté de doter Paris d’un nouvel équipement de prestige justifie-t-elle un tel sacrifice financier ?

Ceux qui en profiteront le plus ne seront pas les adeptes du sport amateur ou les scolaires (du coup chassés de Jean Bouin) mais les riches sponsors du Stade Français dont Orange-France-Telecom, Addidas… qui ont trouvé dans la professionnalisation du rugby depuis la fin des années 90 un nouvel espace de publicité.

 

Nous ne sommes dépendants ni de la Mairie de Paris, ni de celle du 14ème d’ailleurs.

Mais, malgré l’appui des élus parisiens du PCF au projet municipal, ces éléments concrets d’analyse et nos convictions nous amènent à nous prononcer contre le projet démesuré de reconstruction du stade Jean Bouin et pour le choix de transformer le Stade Charléty en stade résident pour les principaux clubs parisiens de rugby.

La fin de la sous-utilisation de Charléty, splendide équipement situé à la Porte de Gentilly, à la lisière de notre arrondissement, ne pourrait, même si c’est une préoccupation secondaire, que profiter aussi au développement du 14ème.

 

Un temps, le Stade Charléty était qualifié de « lieu mythique » du rugby. Pourquoi ne le redeviendrait-il pas ? Dans l’intérêt de tous.

Samedi 3 octobre 2009
- Voir les 5 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire

Soutien total à l'action de nos camarades du 5ème qui concerne directement les patients et les citoyens du 14ème

Contre la Loi Bachelot et la dérive capitaliste de la gestion des complémentaires santé défendons le système de sécurité sociale et promouvons son financement !

Les menaces qui pèsent sur le Palais de la Mutualité dans le 5e nous placent face à une grave dérive d’ un type de gestion de certaines institutions mutualistes dominantes  de leur patrimoine et de leurs activités.

Gérer les mutuelles comme des assurances privées ?

La directive européenne transcrite en droit français en 2002 qui a rapproché les règles de fonctionnement des mutuelles et des assurances a été l’occasion pour des patrons de mutuelle de franchir allègrement le pas vers une gestion strictement capitaliste de leurs intérêts, malgré des déclarations de principe forcément « fidèles à leur engagement et tradition mutualiste ». Les logiques de rentabilité sont désormais au cœur des stratégies promues par ces acteurs de l’assurance santé qui se distinguent de moins en moins des assureurs privés.

Le secteur est en effet particulièrement rémunérateur. Les adhérents mutualistes sont clairement considérés comme des clients qu’il s’agit d’attirer vers des mutuelles qui rechignent de moins en moins à lancer de vastes campagnes de publicité depuis quelques années (radio, affichage). Le service « Priorité santé mutualiste » lancé par la FNMF de manière phase expérimentale en Bretagne et Languedoc a ainsi coûté près de 3 millions d’euros en publicité et communication.

Développer les mutuelles contre la Sécu et contre l’hôpital public ?

Le développement et le profit des mutuelles se fait désormais sur le dos des assurés sociaux qui pâtissent des déremboursements de soins et de médicaments imposés par les réformes successives de la sécurité sociale. Cette croissance du rôle des mutuelles en fait des acteurs de premier plan en France dans l’organisation du système de soin, dans une logique qui ne peut plus être considérée comme celle d’une assurance complémentaire, basée sur la solidarité entre ses adhérents, et non sur le profit. Les positions de Jean-Pierre Davant, en tant que partisan actif de l’application de la loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires », sont là pour le confirmer.

Ce dernier affirme, dans un interview au Figaro du 2 juin 2009, que « la seule chose que nous avions à lui reprocher, c'était de ne pas aller assez loin » avant d’ajouter, sans rire, que « la régionalisation du système de santé, c'est le sens de l'histoire ». Nul doute que ce qui séduit particulièrement Jean-Pierre Davant dans la loi Bachelot sont les nouvelles « agences régionales de santé » (ARS), instituées pour contrôler la carte sanitaire dans les « territoires de santé », la répartition des financements et des activités qu’elles pourront transférer directement (des « parts de marché » !) au secteur privé. Cette réforme profonde du système hospitalier est une aubaine pour des mutuelles qui pourraient récupérer à terme une part des activités les plus rentables des hôpitaux publics.

Le patron de la FNMF pose ainsi des jalons pour le développement de l’activité mutualiste en direction, par exemple, des « filières médicales » consacrées au traitement des maladies chroniques. Le centre de santé Saint-Victor pourrait d’ailleurs pâtir de cette stratégie : les différents projets de rentabilisation du centre insistent sur le bénéfice attendu grâce à l’installation de ces « filières » au détriment du maintien de la diversité des services médicaux, pourtant adaptée à une offre de soin de proximité.

La stratégie adoptée par Jean-Pierre Davant est donc caractéristique d’une gestion qui s’intègre totalement dans une logique de rentabilité. Il n’est donc pas étonnant que le 39e congrès de la Mutualité française qui s’est déroulé le 4 juin 2009 à Bordeaux, en présence de Nicolas Sarkozy, se soit tenu sous le signe de la « modernisation du mutualisme » avec, comme mesure phare, le lancement au niveau national du service « Priorité santé mutualiste » : son objectif est d’orienter les patients par téléphone vers le service hospitalier régional adapté à leur besoin … et à l’intérêt de leur mutuelle. Une occasion de déblayer le terrain pour l’application de la loi Bachelot.

Ce parcours risquait rapidement de s'apparenter à une filière de soins dans laquelle le patient sera obligé de s'inscrire pour bénéficier des conditions de remboursement de sa mutuelle : Médecin traitant conventionné, Spécialiste conventionné, Clinique conventionnée, etc. L'égalité d'accès aux soins des assurés sociaux théoriquement garantie par la loi s'en trouverait éliminée.

Mobilisons-nous à tous les niveaux pour un système solidaire de santé !

La mise en œuvre du « plan de sauvegarde » de la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris est une illustration frappante de la stratégie capitaliste adoptée par certaines mutuelles : liquidation immédiate des activités médicales les moins rentables, opération immobilière juteuse sans rapport avec les activités mutualistes, réaménagement des centres de santé au détriment d’un service de proximité. Les valeurs chères à M. Davant ne sont pas de celles qui ont été à l’origine du système de santé solidaire mais bien de celles qu’on côte en bourse !

Notre lutte pour l’abrogation de la loi Bachelot et pour le sauvetage de la Mutualité dans le 5e arrondissement sont solidaires ! Nous devons continuer le combat pour la défense  et la promotion d’un système de santé et de sécurité sociale solidaire contre les politiques de casse menées par le gouvernement avec la complicité active des grands groupes privés !

Nous exigeons :

Le développement et la pérennisation des centres de santé grâce à des financements couvrant leurs missions de santé publique

Une véritable reforme du financement de la protection sociale grâce à la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales (comme même Philippe Seguin, président de la Cour des comptes, doit en reconnaître la nécessité) et une politique de sécurisation et de développement de l’emploi , des salaires, de la formaton et de la qualification (10 0000 chômeurs de moins, c’est 1,5 milliard de plus pour la Sécu)

Le retour aux élections des administrateurs à la sécurité sociale avec une nouvelle démocratie, à construire pour la gestion des caisses de sécurité sociale, l’amélioration des remboursements et la suppression des franchises et forfaits afin de diminuer les cotisations mutualistes et freiner la convoitise des assurances sur le secteur de la complémentarité santé !

L’abrogation de la Loi Bachelot et la remise en cause de la tarification à l’activité

Vendredi 4 septembre 2009
- Voir les 0 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire

Samaritaine : tout va comme veut la firme LVMH ! mais pas dans l’intérêt des Parisiens !

 
Le 9 avril, la Mairie de Paris a annoncé qu’elle donnait un avis favorable au projet d’aménagement du site de la Samaritaine par le groupe LVMH. Comme le syndicat CGT de la Samaritaine et nos camarades de la section Halle-Bourse (1er et 2ème arrondissements) du PCF, nous continuons à dénoncer ce projet immobilier. Un complexe immobilier de luxe ou un grand magasin populaire : où est la réponse aux besoins du plus grand nombre ?



En juin 2005, le groupe LVMH, principal actionnaire, décidait de fermer brusquement la Samaritaine pour « raisons de sécurité ».

 

La firme du milliardaire Bernard Arnaud s’est bien gardée de trouver une solution au risque incendie, qui était d’ailleurs déjà identifié depuis 2001 et n’imposait pas la fin des activités de la Samar.

 

Son objectif était ailleurs. LVMH ne se cachait pas de vouloir réaliser une vaste opération immobilière transformant le magnifique bâtiment art déco du grand magasin avec point de vue exceptionnel sur la Seine en hôtel de classe internationale, agrémenté de boutiques de grand luxe et accompagné d’un centre de conférences et de bureaux de prestige.

 

Mais il fallait laisser passer quelques années pour enlever la fréquentation de la Samar, le « grand magasin où l’on trouve tout », des habitudes des Franciliens. Et pour se débarrasser du personnel. Sur les 1500 salariés du magasin et des démonstrateurs, seuls 130 ont été reclassés dans le groupe. Accessoirement, LVMH a réglé quelques comptes avec les actionnaires minoritaires, héritiers des fondateurs Cognacq-Jay.

 

Difficile aussi pour la municipalité de Paris de modifier si rapidement le Plan local urbain (PLU) qu’elle venait de faire voter.

 

Mais pas question pour l’équipe de M. Delanoë de contrarier LVMH ! Surtout pas !

En juin 2005, l’adjoint Christophe Girard, lui-même cadre de LVMH, s’empressait d’appuyer la justification de la fermeture du magasin. Celle-ci n’est en outre pas pour déplaire à un partenaire privilégié de la Ville, la foncière-promoteur Unibail, qui va étendre la surface de son centre commercial, peu éloigné, au Forum des Halles.

 

Aujourd’hui en 2009, la Ville enregistre le fait accompli et s’engage à modifier le PLU. Pour faire bonne figure, la municipalité de « gauche » a fait en sorte que LVMH présente successivement deux copies de son projet, la deuxième intégrant dans les parties moins rentables des immeubles un peu plus de logement sociaux (une soixantaine !) et une crèche de 60 berceaux.

 

Et maintenant tout le monde est content ! Surtout LVMH qui a annoncé un montant de 400 millions d’euros pour son opération immobilière dont l’achèvement est prévu pour 2013.

 

Pour la CGT de la Samaritaine, pour les associations anti-spéculation à Paris, pour les communistes du secteur : pas question de se taire et de laisser faire ! Ils l’exprimeront lors des enquêtes publiques qui auront lieu probablement en 2010.

 

Les Parisiens, les Franciliens ont besoin de retrouver un grand magasin populaire, accessible à tous. Nous refusons de considérer que le site de la Samaritaine est trop beau pour le peuple.

S’obstiner à satisfaire les spéculateurs au centre de Paris comme en périphérie avec les tours, c’est irresponsable ! La crise mondiale du capitalisme ne manquera pas de rattraper la municipalité de Paris dans ce genre de choix.

Lundi 20 avril 2009
- Voir les 1 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire

Nous avons appris le décès de Pierre Castagnou, Maire du 14ème arrondissement, le 24 février 2009.

En notre nom, Camille Marques a apporté ses condoléances à ses proches et à son parti.

 

Pendant près de 25 ans, Pierre Castagnou a été un des principaux partenaires de gauche du PCF dans le 14ème arrondissement.

Nous avons eu l’occasion d’apprécier son action de terrain et sa volonté de coller aux réalités de notre arrondissement. Député dans les années 80, élu suppléant d’Edwige Avice, Pierre Castagnou a toujours privilégié le 14ème sur d’éventuelles responsabilités nationales.

Nous saluons également en Pierre Castagnou, un social-démocrate conscient de ce que représente le PCF, qu’il a toujours respecté.

Il avait une véritable identité de gauche que nous ne retrouvons pas toujours dans les équipes de la municipalité de Paris arrivées depuis 2001. Il a su tenir compte des luttes impulsées notamment par nos dirigeants, Rolande Perlican et Maurice Lassalle, loin de considérer les représentants du PCF comme de dociles alliés comme cela se révèle si souvent le cas aujourd’hui.

Sur des questions comme celle de l’Union européenne, Pierre Castagnou avait su faire entendre ses convictions avec courage, différentes de celle de la majorité de son Parti.

Nous saluons sa mémoire, la mémoire du militant et celle du maire d’arrondissement de 2001 à 2009.

Pascal Cherki a été élu nouveau maire. Ce n’est pas un inconnu de nos camarades de Plaisance et de Montparnasse.

Nous lui souhaitons de faire au moins aussi bien que Pierre Castagnou.

Il peut compter sur les communistes du 14ème pour l’y pousser.

Mardi 17 mars 2009
- Voir les 0 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire

"Sauvons le Palais de la Découverte ! " :
l'appel de 22 scientifiques de renom

Depuis un an, la menace se faisait plus pressante. Aujourd’hui, le gouvernement passe à l’exécution de son projet et la Cité des Sciences et de l’Industrie manœuvre pour inclure le Palais de la Découverte dans son organigramme. On tente ainsi de dissoudre « notre Palais » dans une structure dont ni la finalité ni les méthodes ne sont les mêmes, et c’est un lien essentiel entre le public et la science qui est en grand danger.

La spécificité du Palais, ce qui a fait son succès et plaît tant au public comme aux scientifiques, c’est le contact direct entre les visiteurs et la science. Au Palais, la science n’est cachée ni derrière des écrans d’ordinateurs ni sous des panneaux publicitaires, on manipule des instruments, on participe à des expériences en public où les progrès de la science sont présentés en direct par de jeunes scientifiques dévoués et compétents, on rencontre des chercheurs qui parlent de leurs découvertes récentes. C’est ce lien étroit qui a toujours justifié un statut d’Etablissement Public à caractère Scientifique Culturel et Professionnel (EPCSCP) sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (bien que le  budget dépende, lui, du Ministère de la Culture). C’est grâce à ce statut que de nombreux moniteurs et vacataires y travaillent, qui sont souvent de jeunes doctorants en cours de thèse. Sans cette structure et sans cette tutelle, l’irrigation du Palais par ces jeunes scientifiques deviendrait impossible.
Rien à voir avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, qui est un EPIC, un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial, où les motivations, le style et les personnels sont autres.

Afin de tenter de sauver le Palais,  deux pétitions récentes ont réuni plus de 60 000 signatures accompagnées de témoignages que l’on peut lire sur les sites
http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/#pagination_signatures et
http://palais-decouverte.eitic.org/index2.php
et qui sont aussi émouvants qu’éloquents. Combien de vocations scientifiques sont nées au Palais ? Combien d’enfants, d’adolescents, de curieux de tous âges sont venus au Palais découvrir l’Univers, la génétique, des expériences spectaculaires d’électricité, de mécanique, de biologie, de fusion nucléaire, ouvrir les yeux sur leur environnement quotidien ou compter les décimales du nombre Pi, se demander comment fonctionnent nos cinq sens, où en est le réchauffement de notre planète… ?

Mais comment peut-on justifier la fusion de ce trésor de la culture avec une structure différente ? Le Palais va-t-il mal ? Avec 600 000 visiteurs par an, dont 120 000 élèves et étudiants, la fréquentation du Palais est, rapportée à sa surface, comparable à celle de la Cité et supérieure à celle du Louvre. Or la subvention par mètre carré est 4 fois moindre que celles du Muséum National d’Histoire naturelle, du Musée des Arts et Métiers ou de la Cité des Sciences. De plus, les billets sont moins chers et le Palais n’a pas de recettes publicitaires. Et pourtant la foule est toujours présente, bien que les bâtiments aient besoin d’une rénovation générale. (Cette rénovation a été sans cesse retardée et n’est aujourd’hui qu’à peine entamée, à l’occasion de la cession du « salon d’honneur » au Grand Palais voisin).

Il tourne, notre Palais. En 2008, la fréquentation a augmenté de 50 000 visiteurs par rapport à 2007. Depuis sa création en 1937 par Jean Perrin, prix Nobel et ministre du Front Populaire, le Palais n’a jamais perdu ses traditions magnifiques. Il a toujours montré à tous les publics « la science en train de se faire » afin de « sortir la science des laboratoires ». C’est bien pour cela que le public et les scientifiques s’y sentent chez eux.

Mais pourquoi donc cette fusion qui a tout l’air d’une absorption ? Est-ce pour économiser de l’argent en période de crise ? Il ressort que la fusion elle-même pourrait coûter plus de 6 millions d’Euros et le fonctionnement du nouvel ensemble demander plus de 2 millions d’Euros de plus par an que les deux établissements séparés. Une subvention constante impliquerait donc de réduire l'offre faite au public.
Est-ce pour mieux coordonner des activités semblables ? D’une part les activités procèdent d’un esprit différent, d’autre part on ne voit pas pourquoi il faudrait imposer un modèle unique. Entre musées, on peut animer des structures de dialogue sans dissoudre les uns dans les autres comme s’il s’agissait d’absorber des entreprises industrielles. Une Réunion des musées scientifiques existe, qu’il suffirait de développer pour favoriser des échanges sans forcer chacun à perdre son identité.
La question est lancinante : d’où vient donc ce besoin de fusion? Lors de sa dernière réunion, le Conseil scientifique du Palais de la Découverte a demandé que soit expliqué l’intérêt scientifique, culturel ou simplement économique d’un tel projet. Aucune réponse n’a été donnée. Dans de telles conditions, doit-on croire les rumeurs ? S’agit-il d’une étape vers une fermeture pure et simple qui libérerait un espace convoité par le Grand Palais voisin ? S’agit-il pour quelque membre de cabinet ministériel de construire un grand ensemble à la hauteur de ses ambitions personnelles ? S’agit-il, pour la Cité des Sciences de s’offrir une vitrine au cœur de Paris ?

L’heure est grave, pour le Palais de la Découverte donc pour l’avenir de la science, à une époque où l’on a tant besoin d’encourager les vocations scientifiques. Nous demandons aux pouvoirs publics de renoncer immédiatement à ce projet de fusion, et de donner au Palais de la Découverte les moyens financiers d’un développement que son succès mérite, aujourd’hui plus que jamais.

Paris, le 6 mars 2009

Sébastien Balibar (CNRS, Ecole Normale Supérieure),
Edouard Brézin (Ecole Normale Supérieure, Académie des Sciences),
Claude Cohen-Tannoudji (Prix Nobel, Ecole Normale Supérieure, Collège de France, Académie des Sciences),
Gilles Cohen-Tannoudji (CEA),
Françoise Combes (Observatoire de Paris-Meudon, Académie des Sciences)
Pierre Encrenaz (Observatoire de Paris-Meudon, Université Paris 6, Académie des Sciences),
Albert Fert (Prix Nobel, Université d’Orsay, Thales, Académie des Sciences)
Marc Fontecave (CEA, Collège de France, Académie des Sciences),
Antoine Georges (CNRS, Ecole Polytechnique, Collège de France),
Jean Iliopoulos (CNRS, Ecole Normale Supérieure, Académie des Sciences),
François Jacob (Prix Nobel, Institut Pasteur, Académie des Sciences)
Jean Jouzel (Institut Pierre Simon de Laplace, CEA, GIEC)
Jean-Pierre Kahane, (Université d’Orsay, Académie des Sciences),
Denis Le Bihan (CEA, Académie des Sciences),
Jean-Marie Lehn (Prix Nobel, Collège de France, Académie des Sciences),
Hervé Le Treut (Ecole Normale Supérieure, Ecole Polytechnique, Académie des Sciences)
Yves Meyer (ENS Cachan, Académie des Sciences),
Philippe Nozières (ILL, Collège de France, Académie des Sciences),
Yves Quéré (Ecole Polytechnique, Académie des Sciences)
David Ruelle (IHES, Académie des Sciences),
Maxime Schwartz (Institut Pasteur, Académie des Sciences).
Wendelin Werner (Médaille Fields, Université d’Orsay, Ecole Normale Supérieure, Académie des Sciences)

Lundi 16 mars 2009
- Voir les 0 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire

Déclaration de Dominique D’Henry, salariée de la Samaritaine, ancienne élue communiste du Ier Arrondissement de Paris


SAMARITAINE : où en sommes-nous ?


La Direction de la Samaritaine et le groupe LVMH ont présenté un projet d’Hôtel très haut de gamme, de Bureaux de standing avec salles de réunions et auditorium. Quant à la partie commerciale, il s’agira de boutiques de luxe. Quelques logements dits « sociaux » sont prévus,
en nombre très limité.

Ce projet n’est pas contesté pour l’essentiel par le Maire de Paris : celui-ci suspend la décision de modifier le plan local d’urbanisme à l’augmentation du nombre de logements et d’espaces commerciaux.

Et nullement question de rouvrir un magasin populaire comme l’ont souhaité les salariés de la Samaritaine ainsi que la clientèle (c’est la position que j’ai défendue en tant qu’élue et salariée du magasin).

Face à l’urgence d’apporter des solutions sérieuses sur le devenir de la Samaritaine, nous assistons plutôt à des règlements de compte au sein du Conseil d’administration entre les représentants de la Fondation Cognac Jay et le Groupe LVMH. Le désaccord porte sur l’évaluation de la Samaritaine et le projet du futur site voulu par LVMH, la Fondation souhaitant pour sa part un grand magasin.

Il faut rappeler que la Direction de la Samaritaine porte une lourde responsabilité dans le sort fait au magasin et du Personnel depuis le rachat du magasin en 2001 par LVMH.

En Juin 2005, 1500 salariés ont été mis à la porte du magasin, lors de sa brutale fermeture. Contrairement aux dires de la Direction de la Samaritaine et du groupe LVMH, qui affirment que tous les salariés ont trouvé une solution, la grande majorité des samaritains soit ont été mis en pré-retraite dès 47 ans, soit ont accepté la prime au départ sans forcément avoir trouvé un travail : seulement 130 employés ont été reclassés dans le groupe.

Aujourd’hui alors que l’entreprise est menacée de dissolution, La Direction et le groupe LVMH estiment que le moment est venu de se débarrasser des représentants du personnel dont la responsabilité est de veiller à l’application du plan de sauvegarde de l’emploi. De plus ceux-ci devraient être consultés sur le devenir du futur site.


Dominique D’Henry, 20 janvier 2009

Vendredi 13 février 2009
- Voir les 0 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire
Mercredi 12 novembre 2008
- Voir les 0 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire

Nouvelle mobilisation des salariés de Vélib’

 

Les salariés parisiens de Cyclocity, filiale de Decaux qui exploite le système de location de vélos, se sont mis en grève hier pour réclamer de meilleures conditions de travail et une hausse significative des salaires.

Ce mouvement s’inscrit dans une série de mobilisations depuis un an.

Ils demandent une hausse immédiate de 300 euros net pour tous : la plupart ne gagnent que 900 ou 1000 euros par mois.

Fait nouveau, ils ont été rejoint dans leur mouvement par les salariés du « Vélo’v » de Lyon et de « Vélô – Toulouse »,  dépendant également du groupe Decaux.

Ils ne se trompent pas en manifestant sur le parvis de l’Hotel de Ville : il est temps de mettre la municipalité « de gauche » devant ses responsabilités.

La situation de surexploitation des salariés de Cyclocity est directement liée au choix du privé effectué à l’initiative de Delanoë avec l’aval du Conseil de Paris.

Avec ce choix de l’externalisation totale, la Ville a écarté tout critère social dans la gestion de la nouvelle activité.

Aujourd’hui, nous soutenons les revendications des salariés de Vélibs, comme celles de tous les salariés qui se battent contre la précarité, les bas salaires et les mauvaises conditions de travail. Mais nous pointons aussi les responsabilités de la Mairie de Paris à qui nous demandons de faire pression sur JC.Decaux, de revoir la convention signée avec cette firme, d’aller vers la municipalisation des Vélibs, avec l’intégration des personnels parmi les agents de la Ville.

Voir notre article de Juillet :
Vélibs: la municipalité doit cesser de couvrir les pratiques antisociales de JC.Decaux

Vendredi 7 novembre 2008
- Voir les 0 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire

Pas un sou de la Ville de Paris ne doit aller au mouvement intégriste religieux des « Loubavitch » !


Les communistes ne peuvent que prendre part à la bataille incessante pour la laïcité !

Au Conseil de Paris de septembre, le maire de Paris Bertrand Delanoë a fait voter une subvention de 3 millions d’euros aux institutions du mouvement juif intégriste « Loubavitch » d’encadrement communautaire des jeunes enfants.

Cette décision est doublement scandaleuse.

Au moment où la situation est particulièrement tendue dans les crèches municipales en matière de recrutement notamment, il est indécent de diriger de telles sommes vers des organismes privés. Une fois de plus, la priorité par la municipalité aux crèches doit malheureusement être corrigée de l’effet d’affichage.

Mais surtout, le soutien au mouvement « Loubavitch » représente une atteinte inadmissible à la laïcité que la Ville de Paris se devrait absolument de respecter. Le caractère confessionnel, étroitement communautariste, intégriste du mouvement Loubavitch est d’autant plus indiscutable qu’il est proclamé haut et fort par ses membres.

Pas un sou de la collectivité, qui plus est détourné du budget de la petite enfance, ne peut décemment aller subventionner de telles organisations. Paris ne saurait tomber dans le clientélisme communautariste. 

La délibération du Conseil de septembre 2008 est inacceptable. De nombreuses associations progressistes ont manifesté leur réprobation. Les communistes du PCF 14 Raymond Losserand la partagent et demandent son retrait pur et simple.

 

PS : nous ne comprenons pas que les élus de notre parti n’aient pas pris part au vote, faisant crédit à l’affirmation de Delanoë « d’obtenir des garanties de laïcité des établissements Loubavitch ».


Voir les précédentes batailles sur la politique municipale de petite enfance :

Vendredi 7 novembre 2008
- Voir les 2 commentaires - Recommander - Ecrire un commentaire

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Présentation

  • : PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • pcf-paris14
  • : C’est dans les luttes que nous gagnerons la rupture avec la politique au service du Capital. Nous ferons vivre le PCF, outil indispensable des travailleurs de lutte contre le capitalisme. Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus