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Politique-International

Le 1er ministre israëlien Netanyahou sera reçu officiellement demain 11 novembre à Paris. jour où notre pays fêtera la fin de la guerre 14/18. Comme beaucoup d'autres, nous manifestons notre indignation devant ce symbole et ce nouvel appui politique du pouvoir sarkozyste à la politique de guerre et d'oppression de l'Etat d'Israël contre le peuple palestinien.
Ces derniers jours encore, Netanyahou a affirmé vouloir laisser continuer la colonisation de la Cis-Jordanie. Hier, 9 novembre, son armée a tiré contre les Palestiniens voulait dénoncer à la planète le mur de béton dans lequel l'Etat d'Israël les enferme en contravention avec tous les principes du droits international, toutes les résolutions de l'ONU. 
Aussi nous nous joignons au communiqué ci-dessous émanant  de plusieurs organisations qui se battent pour une paix juste et durable en Palestine et appellent à manifester.


Nicolas Sarkozy a choisi le 11 novembre, symbole de paix, pour accueillir à Paris un homme de guerre : le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Cette décision confirme la relation privilégiée que le président de la République entend développer avec l'Etat d'Israël.

La politique de Nicolas Sarkozy marque une rupture néfaste en adoptant cette orientation déséquilibrée, qui prive la France de tout rôle actif au Proche-Orient. Cette politique est d'autant plus scandaleuse qu'Israël est aujourd'hui gouverné par la coalition la plus extrémiste de son histoire.

Netanyahou, c'est l'accélération de la colonisation illégale de la Cisjordanie. Netanyahou, c'est la mainmise sur Jérusalem. Netanyahou, c'est le refus des propositions de Barack Obama pour la reprise des négociations avec les Palestiniens. Netanyahou, c'est la poursuite du siège et le rejet – hier encore – de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies pour l'application du rapport Goldstone sur les crimes de guerre commis à Gaza.

Non, Netanyahou n'est pas le bienvenu à Paris. C'est pourquoi le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens appelle à manifester contre sa réception à l'Elysée.

A Paris, nous appelons à un Rassemblement mercredi 11 novembre à 17h30, aux Champs-Elysées, métro Franklin Roosevelt.

Application du droit international.

Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l'occupation israélienne :
- Halte à la coopération militaire France / Israël
- Suspension des accords d'association UE / Israël
- Des poursuites contre les criminels de guerre

Associations signataires : GUPS, AFD (Alliance for Freedom and Dignity), AFPS, Americans Against the War-France, CCIPPP, CMF, Collectif Faty Koumba, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, CVPR-PO, , Femmes Egalité, Femmes en Noir, Génération Palestine, MRAP, PSM, UJFP
Mardi 10 novembre 2009
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Solidarité avec le NON irlandais: appel commun de partis communistes et ouvriers européens sur le nouveau référendum irlandais


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


22 septembre 2009


Chers camarades,

 

Vingt-six partis communistes et ouvriers ont désormais signé l'appel commun du Parti Communiste Grec et du Parti Communiste d'Irlande. Nous voudrions remercier également tous les partis qui ont signé et suggéré aux autres partis qui n'ont pas encore signé d'envisager de le faire.

La déclaration sera envoyée à la presse et publiée sur Solidnet aujourd'hui. Nous estimons que le fait que vingt-six partis aient signé l'appel est l'expression d'un grand mouvement de solidarité avec le peuple irlandais et sa lutte pour défendre son Non démocratique de Juin 2008.

La lutte pour un deuxième Non se retrouve désormais à un moment crucial, puisque la classe dirigeante irlandaise, soutenue par la Commission européenne, s'est engagée dans une opération d'intimidation sans précédent visant à pousser les Irlandais à voter pour le Traité de Lisbonne. La Commission européenne s'est immiscée dans le processus démocratique, usant tant de menaces que de promesses d'argent si le peuple votait Oui.

L'expression de solidarité de représentants de toute l'Europe, au-delà des limites étriquées de l'Union Européenne, est une véritable preuve d'internationalisme et de solidarité ouvrière.

Eugene McCartan, Secrétaire général du PC d'Irlande

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Appel commun de partis communistes et ouvriers de pays d’Europe sur le nouveau référendum irlandais - Solidarité avec le NON irlandais


Le refus du Traité de Lisbonne par le peuple irlandais lors du référendum qui s'est tenu l'année dernière, tout comme les refus précédents des Traités Européens et de la Constitution Européenne par d'autres peuples dans plusieurs Etats-membres de l'UE, a créé de grandes difficultés aux gouvernements et à une série de forces politiques qui sont au service des monopoles ainsi qu'à l'UE, cette union inter-étatique impérialiste dont le moteur reste la défense des intérêts du grand capital.


Pour cette raison, en refusant d'accepter le résultat du verdict populaire, Bruxelles, avec le soutien des partis politiques bourgeois en Irlande, oblige le peuple irlandais à revoter, espérant qu'il puisse être effrayé et intimidé au point de changer de décision.


Le Traité de Lisbonne, comme ceux de Maastricht et de Nice avant lui, consolide et renforce la stratégie impérialiste de l'UE favorable aux intérêts du capital monopoliste.


Ce traité en particulier:

Les forces populaires et ouvrières sont désormais plus conscientes du fait que l'UE n'a rien à voir avec les intérêts des peuples. C'est une union du chômage et du sous-emploi, de la casse des droits des travailleurs et de la sécurité sociale, du gel des salaires et des retraites, de la marchandisation de la santé, de la protection sociale, de l'éducation et de la culture. Les peuples d'Europe ont accumulé de l'expérience puisque l'UE et ses traités ne se sont pas révélés dans la pratique être une protection contre la crise économique, mais au contraire, qu’ils ont consolidé les profits du capital qui sont à l'origine de la crise.


Les partis communistes et ouvriers expriment leur solidarité avec le peuple irlandais et nous l’encourageons, une fois de plus, à s'opposer de manière résolue à l'orientation anti-démocratique et anti-ouvrière inhérente à l'UE, à rejeter le militarisme de l'UE et la menace faite à la paix et aux droits populaires qu'elle représente.


Nous les encourageons à résister aux ultimatums de l'UE; à ne pas croire les promesses de modifications, d'améliorations et autres “protocoles sur le respect des droits annexés au traité” qui ne changent pas la nature réactionnaire du traité.


Nous appelons les travailleurs des états membres de l'UE:


L'Europe des multinationales s'est rangée derrière les forces du “Oui”. Nous, partis communistes et ouvriers, en appelons aux travailleurs pour qu'ils se mobilisent et prennent position en solidarité avec la classe ouvrière irlandaise et les autres forces populaires du pays.


Nous appelons le peuple irlandais à garder son sang-froid, à voter « NON » à nouveau et à porter le coup décisif qui marquerait l’abandon de ce traité réactionnaire.

Un tel résultat serait de nature à faire obstacle à l'attaque menée par les impérialistes européens et donnerait un nouvel élan aux luttes de la classe ouvrière et des couches populaires pauvres dans toute l'Europe.

 

 

Les partis signataires:

Parti Communiste du Bélarus 

Parti du Travail de Belgique

Parti Communiste des Travailleurs de Bosnie-Herzégovine

Parti Communiste de Grande-Bretagne

Nouveau Parti Communiste de Grande-Bretagne

Parti Socialiste des Travailleurs de Croatie

Parti Communiste au Danemark

Parti Communiste du Danemark

Parti Communiste d'Estonie

Parti Communiste de Finlande

Parti Communiste de Grèce

Parti Communiste Ouvrier Hongrois

Parti Communiste d'Irlande

Parti des Travailleurs d'Irlande

Parti Socialiste de Lettonie

Parti Communiste de Luxembourg

Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas

Parti Communiste de Norvège

Parti Communiste de Pologne

Parti Communiste Portugais

Parti Communiste de la Fédération Russe

Parti Communiste des Travailleurs Russes – Parti Révolutionnaire des communistes

Parti Communiste de Slovaquie

Parti Communiste des Peuples d'Espagne

Parti Communiste de Suède

Parti Communiste de Turquie

 

Site du Parti Communiste d'Irlande: http://www.communistpartyofireland.ie/

Samedi 3 octobre 2009
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Le PCF doit s’exprimer sans ambiguïté pour la sortie de la France de l’OTAN.

 

Les événements récents viennent de souligner de façon tragique les conséquences de l’alignement français sur la politique mondiale des Etats-Unis et l’OTAN. Dix soldats français viennent d’être tués en Afghanistan, où les gouvernements successifs ont engagé notre armée dès 2002 (sous la « gauche plurielle »), avant que Sarkozy décide de renforcer le corps expéditionnaire et de le diriger vers les zones les plus tendues. L’action de l’OTAN, à laquelle est affilié le gouvernement géorgien, pèse aussi lourdement dans les événements du Caucase.

Pour les communistes français, un objectif doit être posé sans ambiguïté : la revendication de la sortie de la France de l’OTAN. Evidemment cette perspective implique le refus total de la réintégration de la France dans le commandement intégré, comme Sarkozy vient de le décider en conclusion d’un processus conduit par tous les gouvernement depuis les années 70. L’aspect symbolique rejoint un enjeu hautement politique.

Mais au-delà, quelle doit être l’attitude du PCF vis-à-vis de la France et de l’OTAN ? Au 33ème congrès, la résolution finale aborde le sujet deux fois :

- « Alors que les États-Unis militarisent à outrance les relations internationales, développent le concept de guerre préventive en appui à leur offensive économique, commerciale et culturelle, la France et l'Europe doivent être des acteurs indépendants de type nouveau. Cela suppose de s'émanciper de l'OTAN et d'avancer vers sa dissolution, »

- « La France et l'Union Européenne doivent jouer un rôle positif au Moyen-Orient et dans le monde pour la paix en se dégageant de l'hégémonie et de l'unilatéralisme des États-Unis, ainsi que du carcan atlantique de l'OTAN dont il faut obtenir la dissolution. »

Ces phrases appellent, comme certains ont déjà suscité le débat au dernier congrès, plusieurs réflexions.

Comment imaginer d’abord que l’UE se détourne de l’alliance atlantique alors que c’est l’un de ses fondements principaux ? Le projet de « constitution » européenne comme le texte du traité de Lisbonne sont sans ambiguïtés sur l’alignement sur l’OTAN et la militarisation de l’UE dans ce cadre. Cette dernière perspective n’est pas plus acceptable en dehors de ce cadre en vue de la constitution hypothétique d’un pôle impérialiste européen.

La revendication de la « dissolution » de l’OTAN n’est pas équivalente, encore moins supérieure, à la revendication de la « sortie de la France de l’OTAN ». Dissoudre l’OTAN ne peut relever que d’une décision de ses membres avec la prépondérance que l’on sait des Etats-Unis. Citoyens français, ce n’est pas de notre ressort. Alors que demander la sortie de la France de l’OTAN relève de notre débat politique et va de pair, en les dépassant, avec nos revendications du retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan et avec le rejet de l’intégration dans le commandement commun.

Avec la demande de la « dissolution de l’OTAN », qui plus est, posée dans le cadre de l’UE, la direction du Parti accepte de fait que, pour un temps (sans fin ?), les orientations de l’OTAN soient acceptées jusqu’à un invraisemblable « dépassement » de l’alliance par un nouveau système d’alliances internationales atlantiques ou étendues. Aucune transformation de l’OTAN, officine impérialiste de guerre, n’amènera à un système de règlement pacifique des conflits internationaux.

Aussi, nous devons affirmer clairement le mot d’ordre : retrait de la France de l’OTAN ! en complément des propositions pour le Retrait des troupes françaises d’Afghanistan ! et de Refus du retour de notre pays dans le commandement intégré de l’OTAN.

Dimanche 26 juillet 2009
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Nous publions ci-dessous le communiqué national du PCF et l'analyse de Fidel Castro qui reprend en détail les faits et les analyse.

Honduras : le Parti communiste français condamne le coup d’Etat

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté le coup d’Etat militaire perpétré au Honduras. L’armée et les classes privilégiées veulent manifestement freiner les avancées démocratiques engagées par le Président Manuel Zelaya et empêcher le peuple de s’exprimer. Non seulement la consultation référendaire prévue hier n’a pas pu avoir lieu, mais le couvre-feu mis en place par les putchistes montre clairement la volonté de ces derniers d’étouffer l’expression populaire.

Les Communistes apportent tout leur soutien aux forces politiques et sociales qui refusent le coup de force et dénoncent une action particulièrement réactionnaire. Ils affirment leur solidarité avec toutes les forces démocratiques du Honduras, d’Amérique latine et d’ailleurs, qui exigent le retour du Président destitué et le respect de l’ordre constitutionnel.

Parti communiste français,Paris, le 29 juin 2009.




HONDURAS: Une erreur suicidaire

par Fidel CASTRO

J’ai écrit voilà trois jours dans mes Réflexions du jeudi 25 au soir : « Nous ignorons ce qu’il se passera cette nuit ou demain au Honduras, mais la conduite courageuse de Zelaya passera à l’Histoire. »

J’avais aussi écrit deux paragraphes plus haut : « Ce qu’il se passe dans ce pays sera un test pour l’OEA et pour l’administration étasunienne. »

L’antédiluvienne institution interaméricaine, qui s’était réunie le lendemain à Washington, avait promis dans une résolution en demi-teinte et tiède de faire aussitôt les démarches pertinentes pour chercher une harmonie entre les parties en conflit. Autrement dit une négociation entre les putschistes et le président constitutionnel du Honduras.

Le haut gradé, qui restait à la tête des forces armées honduriennes, se prononçait publiquement contre les positions du président, dont il ne reconnaissait l’autorité que du bout des lèvres.

Les putschistes n’attendaient pas autre chose de l’OEA. Peu leur importait la présence d’un grand nombre d’observateurs internationaux qui étaient arrivés dans le pays pour attester d’une consultation populaire et avec lesquels le président Zelaya s’était entretenu jusque tard dans la nuit. Ce matin, au petit jour, ils ont lancé contre la résidence du président environ deux cents soldats de métier bien entraînés et armés qui, écartant rudement l’escouade de la garde d’honneur, ont séquestré Zelaya, qui dormait alors, l’ont conduit à la base aérienne, l’ont fait monter de force dans un avion et l’ont déposé sur un aéroport costaricien.

C’est à huit heures et demie du matin que nous avons appris par TeleSur cet assaut contre la maison présidentielle et l’enlèvement. Le président n’a pas pu assister au lancement de la consultation populaire qui devait se dérouler ce dimanche-ci. On ignorait encore son sort.

La télévision officielle a été interrompue. Les putschistes souhaitaient empêcher une divulgation prématurée de leur trahison à travers TeleSur et CubaVision Internacional, qui informaient des faits. Aussi ont-ils suspendu les centres de retransmission et fini par couper le courant dans tout le pays. Le Congrès et les hauts tribunaux, impliqués dans la conspiration, n’avaient pas encore publié les décisions qui la justifiaient. Ils ont d’abord fait leur coup d’Etat inqualifiable, puis l’ont légalisé.

Le peuple s’est réveillé, a constaté ce fait acquis et a commencé à réagir avec indignation. On ignorait toujours le sort de Zelaya. Trois heures après, la réaction populaire était telle qu’on a vu des femmes frapper du poing des soldats dont les fusils leur tombaient presque des mains tant ils étaient désarçonnés et nerveux. Au départ, on aurait dit qu’ils livraient un étrange combat contre des fantômes ; plus tard, ils ont tenté de bloquer de leurs mains les objectifs des caméras de TeleSur, ils visaient, tremblant, les reporters et quand  les gens avançaient, ils reculaient parfois. Les putschistes ont envoyé des transports blindés armés de canons et de mitrailleuses. La population discutait sans peur avec les occupants des blindés. Etonnante réaction populaire !

Vers deux heures de l’après-midi, en coordination avec les putschistes, une majorité domestiquée du Congrès a déposé Zelaya, le président constitutionnel, et nommé un nouveau chef d’Etat, affirmant au monde, après avoir présenté une signature falsifiée, qu’il avait démissionné. Quelques minutes après, depuis un aéroport costaricien, Zelaya a informé de ce qu’il se passait et a démenti catégoriquement avoir démissionné. Les conspirateurs se couvraient de ridicule aux yeux du monde.

Bien d’autres choses se sont déroulées aujourd’hui. CubaVision s’est consacrée presque toute entière à démasquer le putsch, informant tout le temps notre population.

Certains faits ont revêtu un caractère nettement fasciste. Bien que prévisibles, ils ne cessent d’étonner.

La cible fondamentale des putschistes a été, après Zelaya, Patricia Rodas, la ministre hondurienne des Affaires étrangères. Ils ont dépêché un autre détachement chez elle. Courageuse et résolue, elle a agi vite et n’a pas perdu une minute pour dénoncer le putsch par tous les moyens. Notre ambassadeur, Juan Carlos Hernandez, était entré en contact avec elle pour s’informer de la situation, comme l’ont fait d’autres ambassadeurs. A un moment donné, elle a demandé aux représentants diplomatiques du Venezuela, du Nicaragua et de Cuba de la rejoindre, car, férocement harcelée, elle avait besoin d’une protection diplomatique. Notre ambassadeur, qui avait été autorisé dès le premier instant à offrir le plus grand appui possible à la ministre constitutionnelle et légale, s’est alors rendu chez elle.

Alors que les ambassadeurs étaient déjà avec elle, le commandement putschiste envoie le commandant Oceguera l’arrêter. Les ambassadeurs forment un écran devant elle et informent le militaire qu’elle se trouve sous protection diplomatique et qu’elle ne se déplacera qu’en leur compagnie. Oceguera discute avec eux respectueusement. Quelques minutes après, de douze à quinze hommes en battle-dress et encagoulés pénètrent dans la résidence. Les trois ambassadeurs font alors bloc autour de Patricia ; les encagoulés agissent brutalement et parviennent à séparer les ambassadeurs vénézuélien et nicaraguayen, mais le nôtre, Hernandez, est accroché si fort à son bras que les encagoulés les traînent tous les deux jusqu'à une fourgonnette, les conduisent jusqu’à la base aérienne, parviennent à les séparer et emmènent Patricia. Alors que notre ambassadeur est arrêté, Bruno Parrilla, notre ministre des Relations extérieures, qui a eu des nouvelles de l’enlèvement, parvient à l’avoir sur son portable, mais un des encagoulés tente brutalement de le lui arracher. Notre ambassadeur, qui avait déjà reçu des coups chez Patricia, lui crie : « Ne me bouscule pas, cojones ! » Je ne me rappelle pas si Cervantès a déjà utilisé ce mot, mais notre ambassadeur Juan Carlos Hernandez a sûrement enrichi notre langue.

Après, les encagoulés l’ont abandonné sur une route, loin de l’ambassade, et l’ont averti avant de le libérer que s’il parlait, il risquait de lui arriver quelque chose de pire. « Rien n’est pire que la mort ! », leur a-t-il rétorqué dignement, « et pourtant vous ne me faites pas peur. » Les habitants de l’endroit l’ont aidé à regagner l’ambassade d’où il est aussitôt entré de nouveau en contact avec Bruno.

On ne peut négocier avec les hauts gradés putschistes. Il faut exiger leur démission, et que des officiers plus jeunes et non compromis avec l’oligarchie se substituent à eux. Sinon, il n’y aura jamais de gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple » au Honduras.

Les putschistes, acculés et isolés, n’ont aucune échappatoire possible si on leur fait face avec fermeté.

Jusqu’à Mme Clinton qui a déclaré dans l’après-midi que Zelaya était le seul président hondurien. Et les putschistes, sans l’appui des Etats-Unis, n’osent même pas respirer.

Encore en pyjama voilà quelques heures, Zelaya sera reconnu par le monde entier comme le seul président constitutionnel du Honduras.

 

 Fidel Castro Ruz

28 juin 2009

Mardi 30 juin 2009
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Déclaration du Comité central du Parti Toudeh d'Iran sur le coup d'Etat monté par un régime frauduleux et réactionnaire contre la volonté de millions d'Iraniens


Comité Central du Parti Tudeh d'Iran, 15 juin 2009

Des millions de bulletins pour Ahmadinejad truqués

 

Compatriotes qui restez vigilants! 

 

 

Votre participation massive, par dizaines de millions, a transformé encore une fois la dixième élection présidentielle en un référendum contre ce régime réactionnaire et frauduleux. Des millions d'Iraniens ont défilé en brandissant des drapeaux verts en signe de protestation contre le gouvernement despotique et corrompu du Guide Spirituel et de sa clique. Cela a ébranlé ce régime corrompu à un tel point que ses dirigeants, effrayés à l'idée de la répétition du 2 de Khordad [date de l'élection de Khatami en 1997 – qui a inspiré les mouvements iraniens opposés au régime actuel], ont ordonné à leurs forces de répression, dans les grandes villes, d'écraser la volonté de la majorité en organisant quasiment un coup d'Etat militaire. Les attaques des forces de sécurité contre les milliers de jeunes qui sont descendus dans la rue pour protester contre la mascarade du régime, combinées à la fermeture forcée des Quartiers-Généraux de campagne de Mousavi ainsi qu'aux menaces que font peser les Gardes Révolutionnaires afin de réprimer toute protestation, sont des signes de la lourde défaite subie par les leaders du régime ce 12 juin.

 

 

Les deux candidats aux Présidentielles, Mousavi et Karroubi, ont déclaré que les résultats des élections sont nuls et non-avenus, et affirmé qu'ils ne quitteront pas la scène politique. Les manipulations et les fraudes concernant des millions de bulletins portant le nom d'Ahmadinedjad suivies par la confirmation de la validité des résultats électoraux par Khamenei montrent que le leader spirituel et ses milices armées sont les instigateurs de cette violence encouragée par l'Etat contre la volonté de millions d'Iraniens. Cette mascarade électorale montre que le régime se situe à un tournant dans la manière dont il compte traiter ses opposants et démontre clairement que les « critiques de l'intérieur » ne seront plus autorisés à avoir des activités politiques, même limitées.

 

 

La déclaration menaçante de Khamenei est effectivement un avertissement lancé aux candidats à la Présidence, exigeant leur reddition devant la réaction et leur départ de la scène politique.

 

 

Dans les dernières semaines, le Parti Tudeh a mis en garde à plusieurs reprises contre les projets sinistres des forces de répression et la préparation de l'écrasement de la volonté populaire. Nous avons demandé à ce que toutes les forces nationales et tous ceux qui luttent pour la liberté s'unissent pour une cause commune, s'opposer aux projets du régime.

 

 

Nous ne devons pas laisser la force considérable du peuple, qui a enragé et pétrifié les réactionnaires, s'efftiter et nous devons empêcher que le peuple se réfugie dans la désillusion, livrant à nouveau le devant de la scène aux forces réactionnaires. Toutes les forces sociales et politiques du pays devraient déclarer les résultats des élections comme étant nuls et non-avenus et utiliser tous les moyens possibles pour faire entendre leurs protestations contre cette manipulation montée par le Leader Spirituel et ses fidèles armés. En organisant et en étendant la lutte, nous devons mettre le régime en place sous pression. Accepter ces résultats électoraux serait une trahison du vote populaire et serait faire preuve de complicité avec un régime frauduleux et réactionnaire.

 

 

Compatriotes qui restez vigilants!

 

Les leaders de ce régime ont gouverné par la force brutale et en trahissant les objectifs de la Révolution, maintenant ils sont sur le point de monter un coup d'Etat contre le peuple. La forte présence de millions d'Iraniens, manifestant leur protestation, peut permettre de mettre en échec cette machination honteuse et sauver notre pays d'un danger sérieux.

 

Site du Parti Communiste (Tudeh) d'Iran: http://www.tudehpartyiran.org/

 

Répercuté en anglais par: http://www.solidnet.org/

Samedi 27 juin 2009
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Nous reproduisons ci-dessous l'analyse de l'Union juive française pour la paix, que nous partageons en tout point. Avec elle, le PCF appelle à manifester demain, 5 mai 2009, devant le Ministère des affaires étrangères.
Ne laissons pas banaliser l'extrémisme raciste et guerrier que représente ce sinistre personnage! Solidarité avec le peuple palestinien opprimé! Solidarité avec les peuples israélien et palestinien en quête d'une paix juste et durable!


Lieberman, Go Home!

Mardi 5 mai 2009 dans le cadre d'une tournée européenne Avigdor Lieberman, étrange ministre des non moins étranges affaires étrangères israéliennes viendra à Paris rencontrer son homologue français Bernard Kouchner.

Comment peut-on accepter la venue d'un tel personnage, trois mois après le carnage et les destructions à Gaza, qui est toujours soumis au blocus israélien alors que la colonisation se poursuit

implacablement en Cisjordanie (destructions de maisons à Jérusalem, construction massive de logements dans les colonies, intensification de la répression sanglante des manifestations contre le mur de l'apartheid ) et que les discriminations s'intensifient contre les Palestiniens d'Israël (menace de licenciement des cheminots arabes) ?

Rappelons quelques unes des propositions de Lieberman :

- Bombarder le barrage d'Assouan
- Utiliser l'arme nucléaire sur Téhéran et sur Gaza
- Expulser tous les Palestiniens d'Israël qui refuseraient de prêter un serment de loyauté à l'Etat juif, noyer les prisonniers politiques palestiniens dans la Mer morte
- Exécuter les députés palestiniens à la Knesset qui ont des contacts avec le Hamas ou qui ont commémoré l'expulsion de 1948,
- « Echanger » la Galilée contre les implantations en Cisjordanie pour faire un Israël « ethniquement pur ».

Mais Lieberman, n'est pas un élément isolé, c'est bien comme fer de lance de la politique israélienne d'enfermement et d'écrasement du peuple palestinien que doit être comprise sa récente nomination.

Car en choisissant cet individu pour représenter Israël, le gouvernement Netanyahou a voulu dire clairement, qu'il ne voulait rien lâcher, qu'il ne voulait ni d'un Etat palestinien, ni de l'évacuation
des colonies, ni même s'engager dans aucun « processus de paix », ni remettre en cause les discriminations intérieures.

Le Gouvernement Netanyahou tient ainsi à faire savoir au monde entier qu'il veut conserver un Etat raciste (un Etat pour les Juifs du monde entier, qui fait de ses habitants palestiniens des citoyens de seconde zone), un Etat colonial qui dépossède le peuple palestinien de sa terre, un Etat d'apartheid qui enferme et isole les Palestiniens de Cisjordanie dans une multitude de bantoustans.

En faisant recevoir ce fasciste par son ministre des affaires étrangères, Sarkozy passe les bornes de l'indécence ! On se souvient pourtant que l'Europe avait réagi un tant soit peu quand l'extrême-droite autrichienne était entrée au gouvernement de Vienne. Mais les déclarations d'Haider étaient angéliques à côté de celles de Lieberman.

Comme à l'occasion du vote du Conseil européen pour le rehaussement des relations entre Israël et l'Union Européenne, recevoir Lieberman, c'est à nouveau donner à Netanyahou un feu vert pour sa politique criminelle, c'est aussi accroître le risque d'une attaque israélienne « préventive » contre l'Iran, aux conséquences incalculables.

Plus aucune impunité pour les criminels de guerre et pour ceux qui piétinent le droit international depuis trop longtemps !

L'UJFP participera partout où elle le pourra aux rassemblements unitaires pour dénoncer le scandale de cette réception, et en particulier à Paris mardi 5 mai à 18h au quai d'Orsay

Bureau National de l'UJFP le 4-05-09

Lundi 4 mai 2009
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Vendredi 24 avril 2009
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ARRÊTONS L’AGRESSION CRIMINELLE DE L’ETAT ISRAELIEN ! POUR UN CESSEZ-LE-FEU IMMEDIAT A GAZA !

 

 

  • Samedi 10 janvier : journée nationale de mobilisation 
  • Manifestation à Paris à 14h30 Place de la République

 


Le gouvernement israélien persiste dans le choix de la terreur, de l’horreur et de la haine.

Après 18 mois de siège inhumain de la Bande de Gaza et de ses 1.500.000 habitants, après 256 tués dans les six derniers mois suite aux frappes « sélectives », l’agression aérienne et terrestre engagée le 27 décembre a déjà fait plus de 700 morts palestiniens, des milliers de blessés, détruits des infrastructures vitales.

Le gouvernement d’Israël persiste dans sa stratégie qui consiste à confiner les Palestiniens dans une réserve, comme les réserves d’Indiens, dans le sous-développement le plus total, juste à la limite de la survie. Aux barbelés et au Mur de la Honte, l’armée israélienne ajoute périodiquement mort et destructions, dont d’ailleurs on demande à la solidarité internationale de payer les frais.

Politiquement, le Hamas qu’ils prétendent combattre, et qui a su multiplier les propositions de conciliation, sort systématiquement renforcé.

Les dirigeants israéliens n’ont pas choisi le moment de leur attaque par hasard. La guerre rentre dans la préparation de leur campagne électorale. Elle vise notamment à faire oublier au peuple que leur politique ultra-capitaliste laisse 40% des israéliens en dessous du seuil de pauvreté. La nouvelle expédition punitive, de plus grande ampleur que les précédentes, se devait de ne pas gêner le renouvellement d’image de l’impérialisme américain, soutien permanent et décisif de l’Etat sioniste. Obama, même s’il a donné pendant la campagne électorale tous les signes de son appui inconditionnel au dirigeants israéliens, ne doit pas être mouillé dans leurs nouveaux crimes. Il est muet et le sera d’ici son avènement le 20 janvier. 11 jours encore…

Pour le peuple palestinien d’abord, pour le peuple israélien ensuite, pour la paix dans le monde également, l’opinion publique internationale a le devoir de se mobiliser. Elle l’a fait ces derniers jours de façon marquante. La journée d’action du samedi 10 janvier sera d’une grande importance, notamment dans notre pays.

Malgré les media dominants qui présentent la situation d’une façon plus partiale que jamais, malgré la période, plus de 100.000 personnes ont manifesté déjà le 3 janvier dans notre pays.

Les gesticulations de Sarkozy, qui vient de renforcer le partenariat entre l’UE et Israël, détournent les responsabilités de la guerre. Le problème, la tragédie, c’est la politique criminelle d’Israël et rien d’autre. Ce n’est pas un conflit : c’est une agression permanente.

La France a un tout autre rôle à jouer pour œuvrer pour la paix :

Elle doit exiger d’Israël l’arrêt immédiat de l’agression israélienne et utiliser tous les moyens pour faire pression dans ce sens. L’Etat israélien bafoue systématiquement le droit international, les résolutions de l’ONU, commet crimes de guerre sur crime de guerre. Il doit être mis fin à son impunité !

Le gouvernement de la France peut et doit montrer l’exemple, prendre des sanctions commerciales et diplomatiques à l’encontre d’Israël, à commencer par l’interruption des exportations et des importations d’armes.

Le gouvernement français peut et doit se sortir de l’accord d’association de l’UE avec cet Etat.

Le gouvernement français peut et doit exiger l’application de toutes les résolutions de l’ONU.

Il peut et doit exiger la fin du blocus de Gaza et la destruction du mur d’annexion en Cisjordanie.

La France peut et doit œuvrer pour la convocation d’une conférence internationale, sous l’égide des Nations unies afin de définir un règlement d’ensemble, pour en finir avec l’occupation et la colonisation, pour l’édification d’un Etat palestinien indépendant à côté de l’Etat d’Israël, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés (dont l’application exigera une négociation spécifique).

Mais en premier, il faut faire cesser l’horreur !

Communistes français, nous vous appelons à manifester le 10 janvier 2009, à 15h00, place de Concorde.

Jeudi 8 janvier 2009
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Appel cosigné par le PCF. 

10 janvier : manifestons partout en France !

Suite au lancement de l’offensive terrestre israélienne, et aux crimes de guerre supplémentaires qu’elle annonce, il est évidemment nécessaire de rester très mobilisés.

Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

GAZA : ARRETONS LE MASSACRE DU PEUPLE PALESTINIEN !

Un million et demi de personnes assiégées affamées, bombardées depuis 18 mois c’est une punition collective et donc un crime de guerre aux termes de la 4e convention de Genève art. 33. Un million et demi de personnes qui subissent une agression d’une violence sans précédant de l’armée israélienne, c’est encore un crime de guerre ! L’union Européenne a donné le feu vert à Israël pour ce crime en décidant à l’initiative de sa présidence française, et contre le parlement européen, du « rehaussement » du statut des relations Union Européenne -Israël. Nous, organisations du collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, signataires de cet appel , exigeons :

-  L’arrêt du massacre

-  La levée immédiate et totale du blocus

-  la suspension de tout accord d’association entre l’UE et Israël

-  des sanctions immédiates contre Israël

-  la protection de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien

Jeudi 8 janvier 2009
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Du blocus à l’assassinat collectif

communiqué de l'Union Juive Française pour la Paix - UJFP

L’armée israélienne a attaqué Gaza cette nuit avec des moyens militaires énormes. Le premier bilan fait état de 150 morts, civils pour la plupart. Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces derniers jours dans la presse israélienne, après la fin de la trêve respectée par le Hamas et rompue sans arrêt par l’armée israélienne. Ce crime a été rendu possible par l’impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l’Union Européenne. Il est le résultat direct du «rehaussement de la coopération avec l’UE» imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen.


Depuis maintenant des années, la bande de Gaza subit, avec le soutien complice de l’Union Européenne un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l’armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d’électricité, de médicaments, de matériel scolaire … Moins d’un dixième des camions nécessaires au ravitaillement normal de la population parviennent à passer. L’aéroport et le port ont été détruits avant même d’avoir jamais pu fonctionner. Il est interdit de pêcher. Seuls quelques bateaux affrétés par des militants ont pu forcer le blocus. La population subit une « punition » collective impitoyable pour avoir « mal » voté. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège. L’occupant a expulsé Robert Falk, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme de l’ONU.

Il n’y a aucun statu quo possible, aucune perpétuation envisageable de ce siège impitoyable et criminel. Tout peuple assiégé a le droit de résister à l’oppression. 

Aucune symétrie ne peut être établie avec les quelques missiles qui sont tombées sur des villes israéliennes. Il n’y aura pas de sécurité pour les Israéliens sans sécurité pour la population de Gaza. Les politiques européenne et américaine depuis Annapolis, en évitant d’affronter la réalité de l’occupation, aboutissent à l’impasse attendue dont encore une fois le peuple palestinien paie tout le prix. 

L’Union Juive Française pour la Paix dénonce le crime qui se déroule contre la population de Gaza. Elle appelle à manifester partout contre cette nouvelle agression. L’UJFP exige une réaction immédiate du gouvernement français, de la Communauté Européenne et de l’ONU pour faire cesser l’agression et pour mettre un terme au blocus de Gaza. 

Communiqué du Bureau National De l’Union Juive Française pour la Paix
Samedi 27 décembre 2008
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