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  • : PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • : C’est dans les luttes que nous gagnerons la rupture avec la politique au service du Capital. Nous ferons vivre le PCF, outil indispensable des travailleurs de lutte contre le capitalisme. Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !
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Economie et luttes, France

Tract du MJCF
Jeunes communistes, nous alertons depuis bien longtemps sur la situation désastreuse de la jeunesse. Le taux de chômage des 15-24 ans atteint 23,3%. Le taux de chômage officiellement stable à 9,7%, augmente encore pour les jeunes, de 0,9% sur les trois derniers mois. Environ 630.000 moins de 24 ans sont privés d’emploi.
 
Le nombre total de personnes de moins de 30 ans au chômage atteint le million, et parmi elles, se trouvent quelque 150 000 chômeurs de longue durée. Un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté.
 
travail-dignite-1-N-B2jc.jpgEt même lorsque l'offre d'emploi existe c'est sous forme de contrat précaire. A Pôle Emploi, l’offre d’emploi 
précaire prend le pas sur l’emploi stable. Un jeune salarié sur deux n’a pas de CDI ! Les CDD d'un mois, les CDI 
de 8h par semaine, les temps partiels imposés… En moyenne le premier emploi stable arrive après 27 ans. Ils nous maintiennent dans la galère : en CDD, en Intérim pour étouffer la contestation, au chômage pour mieux faire pression sur les salaires et les libertés syndicales.
 
Ce n’est pas l’extension du RSA aux jeunes qui change quoi que ce soit, au contraire : Il y a 3 400 allocataires du RSA jeune sur les 160 000 éligibles au dispositif, pour un montant de 460€. Et puis nous ne voulons pas vivre des miettes que nous accorde le gouvernement, nous voulons vivre de notre travail !
 
Depuis maintenant une semaine, patronat et syndicats se retrouvent pour tenter de trouver un « point d'entente » sur l'emploi des jeunes.
 
Le premier objectif fixé par la « table ronde » est d'avancer sur des « mesures concrètes sur le logement, le transport, la restauration..» afin de faciliter l'accès à l'emploi. Loin de dénigrer ces questions, nous pouvons nous interroger sur la pertinence de pouvoir mieux se déplacer sans avoir d'emploi. C'est dans ce sens et à juste titre que la CGT estime insuffisant de « discuter du logement et des transports » et refuse de rester « dans le bricolage, le rafistolage ».
 
L'objectif principal semble être la redéfinition des stages. Sur ce point, les dernières mobilisations de la jeunesse ont été claires. Nous ne sommes pas opposés aux stages mais à la manière dont ils sont mis en place par le gouvernement. Les stages doivent être en lien direct avec la formation, c'est pourquoi nous demandons un véritable encadrement pédagogique. Le stagiaire n'est pas là pour faire le café au patron comme on le voit souvent.
De plus, le stage, comme toute activité salariale, doit être rémunéré à sa juste valeur. Sa rémunération doit être au moins égal au salaire minimum.
Pour nous, les stages sont le moyen de mettre en pratique les savoirs acquis et non des sous-emplois représentant un énième cadeau aux patronats. Dans ce sens, l'embauche du stagiaire doit être contrôlée. Son objectif principal étant l'acquisition d'un savoir faire, les stagiaires doivent être exclusivement embauchés en sureffectif.
 
Dans le contexte actuel, nous ne nous faisons aucune illusion, ce n'est pas dans les salons du gouvernement que la jeunesse précaire verra son sort s'améliorer.
Seule la lutte que nous menons chaque jour permet d'instaurer un rapport de force contre le patronat et d'arracher nos revendications justes et légitimes.
 
Les groupes de la Jeunesse communiste et les collectifs syndicaux de jeunes salariés sont autant d'outils pour organiser notre colère. Leur renforcement est la condition de la victoire !
Jeudi 24 février 4 24 /02 /Fév 10:11
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Pour l’avenir de l’Education nationale,

Mettre un coup d’arrêt à la politique de sabotage!  

Manifestations partout en France, samedi 22 janvier 2011

A Paris : 14h30 au RER - Luxembourg

A l’appel des syndicats, des associations de parents d’élève, etc.

 

Le budget 2011 programme à nouveau la suppression de 16.000 emplois à la rentrée dans l’Education nationale. Ils s’ajouteraient aux 66.000 postes déjà rayés des cadres depuis 2007.

Pourtant le nombre d’élèves scolarisés va encore augmenter en 2011 de 48.000 dans le secondaire et de 9.000 dans le primaire.

 

Ces choix budgétaires sont synonymes de classes plus chargées, de réduction des enseignements dispensés, des heures de soutien ou de certaines formations professionnelles notamment, de fermetures d’école aussi bien en zones rurales qu’urbaines.

En parallèle, le gouvernement démantèle la formation pédagogique des enseignants, développe la précarité dans le recrutement.

 

Les résultats de cette politique se font sentir, dans les familles, dans les villages et les quartiers, dans l’économie.

Les évaluations nationales et internationales constatent la baisse générale des résultats du système scolaire français et en particulier le développement rapide des inégalités.

 

Il ne s’agit pas d’une fatalité économique mais d’un choix politique du pouvoir : celui du sabotage de l’Ecole laïque et républicaine, celui du recul du niveau de formation des travailleurs et citoyens de France.

 

Notre système, l’école publique, gratuite, laïque et républicaine a fait ses preuves. Par exemple, nos écoles maternelles, si dangereusement attaquées, sont un modèle envié, très supérieur aux systèmes payants et non scolaires de garde d’enfant qui prédominent dans les autres pays européens. 

Mais l’éducation nationale est malade d’une politique qui l’empoisonne peu à peu.

 

La question financière n’est qu’un prétexte. Les emplois supprimés en 2010 dans l’éducation pèsent largement moins que les 700 millions d’euros que coûte annuellement l’intervention de l’armée française dans la guerre américaine en Afghanistan, 40 fois moins que la fortune de Mme Bettencourt. Pour subventionner l’école privée, le gouvernement (comme certaines collectivités) trouve aussi des centaines de millions d’euros à attribuer en exonérations d’impôt et de cotisations sociales, en subventions, prélevés sur l’intérêt national.

 

Le projet du pouvoir en France, conforme à la « stratégie de Lisbonne » définie en 2000 par l’UE, consiste à

- développer le marché lucratif des formations en développant les inégalités et la « concurrence ». La suppression de la carte scolaire, les pressions pour faire éclater l’unité de l’éducation nationale rentrent pleinement dans cette logique de privatisation larvée de l’éducation.

-  abaisser l’offre d’éducation au niveau des besoins immédiats du patronat, lequel casse des centaines de milliers d’emplois qualifiés en France chaque année. Le passage du Bac pro en 3 ans, la dévalorisation des BEP en sont des exemples.

-  réduire la formation générale, l’acquisition de la culture, de l’esprit critique, pourtant si nécessaires dans un monde en mutation constante, parce qu’elles donnent aux citoyens en formation des éléments pour contester leur exploitation, le règne de l’argent sur notre société. La suppression d’horaires d’histoire au lycée, la perversion des enseignements des sciences économiques et sociales selon l’idéologie patronale, portent la marque de cette vision rétrograde.

 

Enseignants, parents, lycéens, citoyens, nous subissons tous cette politique à des degrés différents. Les difficultés d’inscription en maternelle, la hausse des coûts réels d’éducation pour les familles, la dégradation des conditions de travail et d’enseignement, la désertification des territoires, la perspective du chômage : tout cela doit nous pousser à défendre un pilier de notre société : l’école publique !

 

Arrêtons les saboteurs, commençons à gagner l’inversion de leur politique ! Exigeons

- l’annulation des 16.000 suppressions d’emplois planifiées pour 2011, un programme d’embauche de personnels statutaires et qualifiés !

- l’abrogation des décrets Chatel contre le lycée (réduction des enseignements, rupture d’égalité et soumission des établissements à des intérêts privés).

- le rétablissement d’une véritable formation pédagogique des enseignants.

- le rétablissement et l’extension du soutien scolaire au sein de l’Education nationale

- une carte scolaire conçue dans un objectif de cohésion territoriale et de mixité sociale.

 

A l’automne, par millions pour la défense des retraites, nous avons montré que les forces existent dans ce pays pour mettre en échec la politique au service du patronat et de l’argent. Maintenant, on nous incite à patienter en regardant en spectateur la pièce de boulevard que nous jouent les prétendants à la candidature en 2012, sur fond de large consensus politique (UE, austérité…).

Nous pouvons et devons lutter tout de suite pour gagner ! Dans les semaines qui viennent, certains syndicats enseignants envisagent des luttes, des grèves déterminées. C’est notre affaire à tous de les soutenir.

 

POUR L’AVENIR DE L’EDUCATION NATIONALE, POUR L’AVENIR DE NOTRE PAYS !

 

« Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison » (Victor Hugo – 1847).

Samedi 22 janvier 6 22 /01 /Jan 17:21
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Ghosn et la direction de Renault : les plus mal placés pour parler de « patriotisme économique »

 

110117_ghosn.jpgLa publicité donnée à l’affaire d’espionnage industriel supposé chez Renault a de quoi étonner. Tant que rien n’est prouvé – et cela semble loin d’être le cas - c’est le genre d’histoire que l’on ne cherche pas ordinairement à ébruiter.

De surcroît, la direction de Renault a tenu à rassurer l’opinion. Aucune technologie sensible ne serait concernée à ce stade par les fuites « à une puissance étrangère » concernant les voitures électriques dont elle soupçonne les trois cadres supérieurs qu’elle attaque et qui se défendent.

 

Nous nous permettons une supposition.

Renault, entreprise emblématique de la production française, dont l’Etat reste le premier actionnaire avec 15% du capital, chercherait à se refaire une image nationale, « patriotique », à peu de frais.

 

Il faut dire qu’en matière, la direction de Renault et les gouvernements successifs ont bradé les intérêts industriels nationaux sans retenue.

En 2010, le groupe Renault, pourtant gavé par la prime à la casse, n’a même pas assuré la livraison du marché français.

740.000 voitures, Renault et Dacia, ont été vendues en France mais à peine 600.000 ont été montées en France. En 2005 encore, la production de Renault atteignait 1,27 million de véhicules dans le pays.

En termes de suppressions d’emplois, Renault montre aussi l’exemple. 3000 postes réels vont être supprimés avec la mise en pré-retraite, s’appuyant sur la définition de la pénibilité de la loi Woerth, de salariés âgés, non remplacés. A Sandouville pour 2011, entre 61 et 70 jours de chômage partiel sont déjà programmés.

Renault reste champion national dans une discipline : la rémunération de son PDG, Carlos Ghosn. Sa politique de casse industrielle en France est récompensée par le plus haut salaire des patrons du CAC 40 (et encore, il ne s’agit que d’une partie de son revenu réel) : 9,2 millions d’euros…

Quant aux menaces de « transferts de technologie » dont on accuse les 3 cadres, Ghosn fait mieux. Le 21 septembre 2010, il promettait qu’il n’y aurait « pas de limite à la technologie que nous amenons en Chine » avec Nissan et Renault, dans le domaine de la voiture électrique.

 

Pillage de la France, liquidation de l’atout industriel, sous-traitants compris, et du savoir faire de nos ouvriers, négation de toute logique de coopération internationale au profit d’une mise en concurrence sordide des travailleurs : voilà le bilan de la direction de Renault, de Ghosn et du gouvernement français.

 

Ne laissons pas les vrais enjeux être embrumés !

Exigeons la renationalisation intégrale de Renault !

Lundi 17 janvier 1 17 /01 /Jan 17:20
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Soutien à la CGT de General Motors Strasbourg : suite

 

Complément d'actualité à notre article du 24 juillet 2010.

 

Les media se font les gorges chaudes d’un « accord » qu’auraient passé la direction de General Motors Strasbourg et le syndicat CGT de l’entreprise le 28 juillet 2010.

 

Il est décidément insupportable aux tenants de l’idéologie patronale qu’une voix refuse de se plier au chantage patronal.

 

Rappelons que la CFDT, FO, la CFTC, soutenus par les élus de droite et du PS, se sont rangés derrière le plan de coupe de 10% des salaires dans l’usine (blocage des salaires, abandon de RTT…). Ils ont validé le chantage de la multinationale : « c’est ça ou nous fermons la boîte et transférons la production au Mexique ».

Les patrons étaient allés jusqu’à faire voter, en organisant un référendum dénué de toute légalité, par les salariés eux-mêmes leur perte de salaire contre l’espoir de conserver leur emploi.  

 

En son âme et conscience, le syndicat CGT de l’entreprise a refusé de signer le plan de la direction en Comité d’entreprise.

La CGT étant minoritaire, ce vote ne bloque pas le plan.

 

Mais la direction de l’entreprise a poussé le chantage encore plus loin en exigeant, dans le plus grand mépris du droit syndical, que tous les syndicats acceptent son diktat sous peine, toujours, d’arrêt de l’usine alsacienne.

Elle a fait monter la pression dans le personnel, usant de ses nervis, certains allant jusqu’à retenir physiquement les délégués CGT. Comme si c’était la CGT qui menaçait les emplois !

 

La CGT a continué à dire non.

 

Finalement, c’est la direction de General Motors qui a dû faire un pas en arrière.

Dans le texte que l’on veut faire passer pour un « accord » et qui n’est qu’un constat, elle cesse de faire de la signature de tous les syndicats la condition du maintien de l’usine.

Pour sa part, le syndicat CGT confirme son opposition.

Il constate que le plan, dans la mesure où il est un accord d’entreprise signé par les syndicats majoritaires, est applicable et n’en conteste pas la validité sur les trois ans de son application.

 

L’attitude courageuse de la CGT de GM, malgré le niveau des pressions, aura été très importante au-delà de l’entreprise elle-même, montrant que l’on peut dire NON à la dictature patronale. Cette résistance fera précédent davantage que l’opération patronale.

 

La question est posée aux grandes organisations nationales de donner à de telles luttes un écho et un soutien beaucoup plus larges à l’avenir.

Jeudi 29 juillet 4 29 /07 /Juil 14:10
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Soutien total au syndicat CGT de General Motors Strasbourg contre le chantage et le cynisme des patrons

 

Le syndicat CGT de l’usine General Motors de Strasbourg a tenu bon. Dans la suite de la lutte menée dans l’entreprise, il a refusé de signer le soi-disant « accord » prévoyant le gel des salaires jusqu’en 2013, la suppression de l’intéressement et de 5 jours de RTT, soit une baisse de 10% de la masse salariale.

 

La multinationale américaine, qui a été massivement soutenue par l’Etat américain, a décidé de conserver ses filiales européennes, très profitables, dont Opel (Allemagne) et Vauxhall (Grande Bretagne).

 

En France, GM, restructurée, veut maximiser ses profits.

Elle se livre à un odieux chantage à l’emploi et au maintien de l’usine de boîtes de vitesses de Strasbourg (1105 salariés).

 

La direction a ainsi demandé dans un « référendum » aux salariés de valider eux-mêmes le plan de casse sous peine de voir l’usine fermer et la production délocalisée au Mexique. On imagine la détresse des ouvriers et de leurs familles dans un secteur en difficulté.

Avec la collaboration des syndicats CFDT, CFTC et FO, dans ces conditions ignobles, la direction se targue d’avoir obtenu l’aval des deux tiers des salariés, dans une consultation sans aucune valeur juridique.

 

Les patrons sont allés encore plus loin dans les pressions contre les salariés et leurs représentants. Dès le lendemain du vote, ils ont surenchéri en demandant l’annualisation du temps de travail et surtout en exigeant de tous les syndicats qu’ils se plient en Comité d’entreprise à leur diktat, pour, selon leur propre terme, s’assurer la paix sociale.

 

La CGT a dit non. Les militants et responsables CGT refusent le chantage.

Ils savent ce qu’il s’est passé ailleurs, par exemple à Continental Clairoix où l’usine a été liquidée, juste deux ans après un « vote » mis en scène par la direction pour faire accepter l’abandon des RTT.

Ils sont conscients de la nécessité de ne pas rentrer dans l’engrenage de la concurrence de tous contre tous, de ne pas nourrir les prétentions toujours infinies du patronat pour renforcer l’exploitation, de ne donner aucun crédit à ses promesses illusoires.

Cette attitude, normale, représente, dans ces conditions, un geste de courage et de haute responsabilité.

 

Nous saluons la CGT de Strasbourg. Nous lui apportons notre plein soutien.

 

La résistance de ce syndicat est d’une valeur considérable. Elle est d’une extrême importance au-delà de l’entreprise elle-même, pour le secteur d’activité, la région, le pays entier. Elle fait la preuve que l’on peut refuser de se coucher devant le patronat, refuser de choisir la mort lente, continuer à faire le seul choix valable, celui de la lutte.

 

Ce n’est pas un hasard si la direction de GM, soutenue par l’ensemble patronat français de la métallurgie, s’est ruée contre la CGT dans les media, qu’à Strasbourg, ils aient lancé leurs nervis contre elle à Strasbourg jusqu’à menacer physiquement ses responsables (23 juillet).

 

Les responsabilités des autorités politiques françaises sont considérables. Qui fait le choix de la défense des salariés, de leur droit, de ce secteur d’activité ?

 

Les élus socialistes de Strasbourg, MM. Ries et Bigot, Mme Trautmann ont préféré de se mettre à genoux devant la direction américaine de General Motors, à qui ils ont envoyé une lettre humiliante, se réclamant de son référendum illégal pour quémander un maintien de l’usine.

La droite au pouvoir va évidemment dans le même sens et espère développer cette forme de « dialogue social » dans les entreprises plutôt que dans les branches pour garantir la dictature patronale.

 

Il n’est que plus important de répandre l’information sur ce qui se passe à Strasbourg et d’organiser la solidarité avec la CGT de GM Strasbourg.

 

Il se vend des dizaines de milliers d’Opel en France. L’avenir de la filière automobile est, paraît-il, une priorité.

Pour nous communistes, elle l’est et le syndicat CGT de Strasbourg, tête haute, montre la voie.

Samedi 24 juillet 6 24 /07 /Juil 14:09
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RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PROJET DE CASSE DES RETRAITES !

 

Le gouvernement vient de lancer sa déclaration de guerre, attendue, aux salariés contre leur droit à la retraite. Il veut une « Blitzkrieg » pendant les vacances et programme l’examen du texte au Parlement dès le 7 septembre 2010.

Cette précipitation traduit sa crainte devant la riposte populaire. L’opposition à son projet, à ce recul social historique, est largement majoritaire. Elle peut s’organiser pour le mettre en échec.

 

La journée de grève du jeudi 24 juin, à l’appel de 5 organisations syndicales, est une étape très importante dans la montée de la mobilisation nécessaire pour gagner.

La manifestation aura lieu à 14 heures de République à Nation en passant par Bastille.

 

La campagne idéologique du gouvernement repose sur l’hypocrisie et le mensonge.

La démographie est un prétexte qui ne tient pas. Comment justifier de faire travailler les salariés jusqu’à 62 ans quand 4 à 8 millions de travailleurs sont au chômage ?

 

Le véritable objectif du gouvernement est de continuer à détourner le financement solidaire de notre système de retraite par répartition vers les profits des grandes entreprises et les dividendes des actionnaires. Malgré la crise, ceux-ci se portent bien : 35 milliards d’euros rien que pour les entreprises du CAC 40.

A comparer avec les 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations dont bénéficie par an le patronat. Le déficit de la sécurité sociale est fabriqué. De même, le gouvernement veut détourner les dépenses publiques et sociales de l’Etat, notamment pour l’emploi, les salaires et les retraites des fonctionnaires pour alimenter le profit privé.

 

Pour l’ensemble des salariés, les conséquences du projet gouvernemental seraient très lourdes. Le report de 60 à 62 ans de l’âge de départ à la retraite se double du report de 65 à 67 ans de l’âge de départ à taux plein, quel que soit le nombre d’annuités. L’augmentation de la durée de cotisation reste programmée jusqu’à 41,5 années en 2016. L’amputation des pensions va être considérable. Les salariés vont travailler plus pour gagner moins ou finir, plus fréquemment leur carrière avant 62 ans avec des allocations chômage misérables.

 

En ce qui concerne la prise en compte de la pénibilité du travail, le cynisme de Woerth rappelle les patrons de Germinal. Il faudra être invalide pour pouvoir continuer à pouvoir partir à 60 ans. C’est le contraire de la prévention. C’est accepter que des catégories entières de salariés se tuent au travail ou perdent des années d’espérance de vie. La remise en cause de l’âge de départ des fonctionnaires en « service actif » est aussi inacceptable.

 

Pour les fonctionnaires, avec l’augmentation du taux de « cotisation » retraite, c’est tout simplement une amputation de 3% salaire net, du genre des politiques menées en Grèce ou en Espagne. En fait d’équité, c’est l’injustice la plus totale et une menace sur le code des pensions et le statut de la fonction publique (voir ci-joint).

Les soi-disant prélèvements nouveaux sur les gros revenus sont symboliques, d’autant plus que ce sont eux qui profitent de tout le reste de la déstructuration du système de retraite. 

 

Avec son attaque contre les retraites, le gouvernement cherche aussi à infliger une défaite historique aux travailleurs. La retraite à 60 ans est le résultat d’un siècle de lutte ouvrière et un symbole fort.

La défense des retraites peut et doit d’autant plus être le point de convergence de toutes les luttes qui se développent dans le pays pour, enfin, commencer à faire reculer la politique du pouvoir dans son ensemble.

C’est ici et maintenant que cela doit se faire.

On entend déjà ceux qui multiplient les promesses pour après les élections de 2012. Mais ce sont les mêmes, notamment le PS, qui acceptent l’allongement de la durée de cotisation qui rend illusoire pour beaucoup le droit à la retraite à 60 ans.

 

Communistes, nous mettons toutes nos propositions et nos actions à la disposition de la lutte présente, notamment sur ces orientations :

- Pas touche à la retraite à 60 ans !

- Retour aux 37,5 annuités 

- Financement des retraites par la cotisation sociale. Fin des 33 milliards d’exonérations de cotisations patronales.

- Maintien du code des pensions de la fonction publique

 

RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PROJET DE LOI DU GOUVERNEMENT !

 

Le 24 juin, tous en grève ! Tous à la manifestation !

Dimanche 20 juin 7 20 /06 /Juin 04:38
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Une mesure scélérate : la remise en cause de la demi-part supplémentaire des parents isolés ayant élevé au moins un enfant.

 

 

Ce n’est pas parce qu’elle tombe à retardement que la bombe ne doit pas exploser.

 

Fin 2008, la majorité parlementaire avec l’assentiment du gouvernement adoptait subrepticement une mesure scélérate qui va s’abattre sur plusieurs millions de personnes, veuves, veufs, divorcés, parents isolés ayant élevé au moins un enfant.

 

La droite a décidé de supprimer la demi-part supplémentaire dont ils bénéficient pour le calcul de leur impôt sur le revenu. Peu courageuse, pour désamorcer la résistance populaire, elle a voté en 2008 un dispositif applicable progressivement à partir de la déclaration de revenu à faire en 2010.

 

4,3 millions de personnes sont potentiellement concernées. Seules celles qui pourront justifier d’avoir élevé seules pendant une durée minimale de 5 ans pourront conserver la demi-part. On imagine, ce que le gouvernement sait très bien, la difficulté que cela va représenter pour des centaines de milliers de femmes et d’hommes âgés.

 

Pour les autres, la majorité, l’avantage de la demi-part sera supprimé à raison d’un tiers de son montant par an entre 2010 et 2012. Le ministre ose invoquer sa volonté de supprimer une niche fiscale, un avantage indu.

Allègement, « bouclier fiscal » pour les actionnaires millionnaires, surcharge d’impôts pour ces personnes isolées, ces anciens travailleurs.

 

La vérité, c’est qu’en moyenne les 4,3 millions de « bénéficiaires » n’ont payé que 400 euros de moins en 2009. C'est-à-dire que leur revenu moyen est de l’ordre de 1350 euros par mois. Il s’agit le plus souvent de femmes seules ayant de petites retraites. De surcroît l’avantage est plafonné à 856 euros, niveau très rapidement atteint.

 

C’est sur ces travailleurs, ces mères de familles, de la même façon qu’il veut faire les poches des accidentés du travail, que le gouvernement veut faire peser une partie du coût de ses dizaines de milliards de cadeaux aux capitalistes.

La somme totale des allègements pour les parents isolés atteint 1,6 milliard d’euros. A comparer avec la suppression de la taxe professionnelle qui va coûter, à elle seule, 10 milliards d’euros au budget de l’Etat et des collectivités en 2010 au profit des patrons Pour ne citer que cela.

 

Pour nombre de ces personnes seules, rendues imposables sur le revenu, la mesure est encore synonyme d’abaissement des aides sociales, de suppression des exonérations de taxe d’habitation…

 

Devant une telle injustice, nous devons nous dresser ! Les manifestations à l’appel des syndicats de retraités le 24 février, à l’appel de 5 centrales syndicales le 23 mars, porteront la revendication de l’abrogation de la mesure inique du gouvernement.

Nous la soutenons pleinement et incitons tous les parents isolés à se joindre au mouvement.

 

Ci-dessous le tableau du préjudice selon le revenu :

 

 

 

 

A DECLARER

Impôt annuel à payer avec   la ½ part

Impôt annuel à payer sans la ½ part

Différence à payer

1300 euro mensuel

0

298

+298

1400

0

525

+525

1500

82

749

+667

1600

172

940

+768

1700

260

1092

+832

1800

442

1243

801

1900

669

1394

+725

2000

885

1545

+660

2100

1196

1856

+660

 

(Le calcul a été réalisé pour des personnes ayant un montant de ressources à déclarer et  âgées d’au moins 65 ans)

Vendredi 19 février 5 19 /02 /Fév 21:01
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Le 24 novembre, le même jour que les postiers et les enseignants, les employés de la Société Générale sont également appelés à la grève.


La banque, comme ses sœurs, a repris de plus bel ses activités spéculatives, tout en continuant à facturer au prix fort ses services aux clients ordinaires. Elle affiche un profit insolent de 450 millions d’euros pour le seul 3ème trimestre.

Mais côté salaires, la direction de la Société générale propose 0,7% d’augmentation en 2010 tout en agitant la menace de suppressions d’emploi et en alourdissant la charge de travail.

Alors encore qu’on apprend que certains traders ont touché des millions d’euros de bonus, 10,75 millions pour un seul individu, en pleine « crise ». Inacceptable ! D’autant plus que le gouvernement lui a octroyé généreusement un prêt de 4 milliards d’euros qui a permis de faire considérablement remonter le cours de l’action et qu’il a renoncé à surtaxer de 10% les bénéfices des banques.

Les revendications des agents de la Société Générale sont plus que légitimes. Elles posent la question de la reconquête d’un secteur financier nationalisé et souligne l’importance de la défense de La Poste publique.

Vendredi 20 novembre 5 20 /11 /Nov 11:54
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Fermetures d’usines, délocalisations, hausse du chômage, baisse des salaires, des retraites, dégradation de la protection sociale, casse des services publics, pénurie de logements… :

STOP à la politique du gouvernement !

Grève et manifestation des ouvriers de l’industrie, des cheminots, des enseignants, des postiers avec le soutien de millions d’usagers… :

ENSEMBLE, commencer à mettre le pouvoir sarkozyste en échec, maintenant !

Le Lion de Denfert a pris les couleurs de la lutte des Contis depuis la manifestation du 22 octobre.

 

Un rapport de force existe pour faire reculer le gouvernement et commencer à rompre avec la politique au service des plus riches. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est un constat. Le pouvoir le fait aussi de son côté.

Tout ce qui a motivé la force des journées de grèves et de manifestations du début de l’année (3 millions dans les rues le 19 mars) est encore plus vrai.

600.000 chômeurs de plus cette année, une baisse des salaires pour ceux qui gardent leur emploi, même quand ils travaillent plus, 140 milliards d’euros de nouveaux déficits publics dont il veut nous faire payer la note : le bilan de Sarkozy est éloquent. C’est exactement le contraire de ses promesses.

La « crise » a bon dos. Elle sert de prétexte et de moyen pour aggraver encore les choix qui l’ont causée. Encore plus de casse des acquis sociaux, d’injustice sociale, de cadeaux au patronat qui délocalise, aux banques déjà renflouées à nos frais… C’est devenu évident pour le plus grand nombre.

On en passe.

Est-ce que tous les salariés, retraités, jeunes se résignent, font le choix de subir en attendant d’illusoires jours meilleurs, comme on commence à leur en promettre pour 2012 ?

Non, pas du tout, quoiqu’en disent les media à la botte ! Les luttes n’ont pas cessé de se multiplier, même cet été.

Le 22 octobre, 30.000 ouvriers, représentant leurs collègues de près de 200 usines de la métallurgie, de la chimie… du pays, ont défilé dans les rues de Paris pour montrer leur détermination à arrêter la politique qui accompagne la casse industrielle du pays.

Il n’est pas admissible que Renault ou PSA importent plus d’automobiles et de pièces des pays à bas salaires qu’ils n’en produisent en France. Il n’est pas acceptable que 65 milliards d’euros d’argent public soient distribués aux entreprises qui suivent ce type de stratégie, que le pays renonce à intervenir, notamment par la nationalisation et la formation, pour maintenir des filières d’excellence, répondant aux besoins.

Les agriculteurs n’acceptent pas de ne pas être rémunérés pour leur travail parce que l’UE dérégule les marchés, organise la concurrence avec des pays où, par exemple, il n’y a pas de protection sociale pour les saisonniers.

A France-Télécom, les salariés réagissent devant l’exploitation et le « management » par le harcèlement destiné à accélérer la casse de ce qui reste de service public et d’esprit de service public.

Les usagers en sont aussi directement victimes : est-ce normal que nous payions les communications sur les portables quatre fois leur prix pour combler des actionnaires?

A la SNCF, un tiers des agents (50% à Montparnasse) ont fait une première journée de grève le 20 octobre contre le projet de démantèlement du fret et d’éclatement de l’entreprise en vue de la privatisation.

Le même jour, les agents du pôle emploi ont fait grève à 50% pour exprimer leur exaspération devant la sape des moyens humains pour aider à la recherche d’emploi et à la formation, au moment même où le chômage explose.

On pourrait encore citer bien d’autres exemples de lutte.

La convergence des luttes, c’est bien ce que craint le gouvernement.

Il le montre en jonglant avec le calendrier, à la fois pressé par le Medef d’aller vite en besogne et méfiant devant le risque de coïncidence entre plusieurs grands mouvements.

La loi contre La Poste était initialement programmée pour le début de l’année. Elle a été reportée au deuxième semestre pour que la lutte ne se développe pas en même temps que les grandes journées de manifestation.

En décembre 2008 déjà, devant le début du mouvement lycéen, Darcos a préféré repousser d’un an le projet de loi contre le lycée, pour qu’il ne coïncide pas avec le mouvement étudiant. Voilà maintenant que Sarkozy cherche l’apaisement, reporte encore le projet et en atténue le contenu. Il ne faudrait pas que les lycéens rejoignent les postiers !

La loi Bachelot contre l’hôpital public a fédéré et fédère toujours presque toutes les catégories contre elle. Le gouvernement a réussi à la faire voter pendant les élections européennes qui ont servi de diversion.

Le deuxième volet de la « réforme » Fillon de 2003 (les 41, 42… annuités ) contre la retraite solidaire était prévu pour 2009. Il a été reporté sans mot dire à 2010.

L’année prochaine, les 35.000 nouvelles suppressions d’emploi dans la fonction publique programmée dans le budget 2010 attaqueront directement les services de l’Etat dont l’éducation nationale.

Les convergences de luttes ne se décrètent pas. Mais elles se construisent. Et c’est indispensable devant un tel programme.

Dans les semaines qui viennent, il se présente plusieurs dates consécutives dans le calendrier du mouvement social.

Les mouvements de lutte se développent à nouveau dans les hôpitaux contre l’application de la loi Bachelot,

par exemple contre la fermeture programmée de 180 services de chirurgie, les milliers de suppressions d’emplois dans les CHU, notamment à l’Assistance Publique- hôpitaux de Paris… 

Dans le 14ème, une bataille a lieu contre le démantèlement de l’hôpital Léopold Bellan, notamment de ses services pour les patients atteints de sclérose en plaques et de la maladie de Parkinson.

Les syndicats d’enseignants appellent à la grève nationale le 24 novembre. A peu près à la même date le mouvement des cheminots va reprendre.

Enfin, la bataille de La Poste ne cesse de prendre de l’ampleur.

Elle peut être le point de convergence et de rassemblement populaire qui mettent en échec le gouvernement.

Le 22 septembre, 100.000 postiers faisaient grève dans le pays. La veille, 50% des agents manifestaient leur rejet de la déstructuration des bureaux de poste parisiens.

Le 3 octobre, par centaines de milliers, les usagers ont montré leur volonté de s’opposer à la loi de privatisation.

Dans ce sens, nous prolongeons la mobilisation en faisant signer la pétition pour le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en société anonyme et de mise en concurrence de toutes les activités postales au nom de l’UE.

A partir du 3 novembre, l’examen du projet de loi contre la Poste va débuter. De multiples mouvements locaux se poursuivent. Un mouvement général est en vue également pour la fin du mois.

Ces jours sont propices au développement de vastes convergences de luttes, permettant une ou plusieurs premières victoires.

C’est là que se situe la perspective d’une alternative politique maintenant, et non dans la préparation à « gauche » des candidatures aux élections présidentielles de 2012, dans 31 mois, dont, sans intervention populaire, on ne pourra rien attendre qu’une nouvelle alternance.  

Ensemble, faisons en sorte que le calendrier devienne favorable aux luttes pour arrêter le gouvernement et le Medef !

Communistes, nous plaçons nos propositions et nos initiatives au service de ces convergences de lutte, notamment dans l’immédiat la poursuite de la bataille pour le service public de La Poste.

REJOIGNEZ-NOUS !

Mercredi 28 octobre 3 28 /10 /Oct 19:54
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de pcf paris 15

Le « grand emprunt national » annoncé le 22 juin par Sarkozy dans son discours de Versailles est une opération politique destinée à durer au moins tout l’automne. Aussi convient-il de dénoncer ce marché de dupes pour les citoyens et les contribuables.

 

1-     Un niveau de la dette publique insupportable…

 

Endetter l’Etat, ce n’est pas nouveau. Le gouvernement ne fait que çà et est passé à la vitesse supérieure au nom de la crise.

Un niveau préoccupant est atteint. Plus de 200 milliards d’euros auront été à nouveau empruntés cette année. L’endettement total de l’Etat avait déjà atteint un record fin 2008 : 1327 milliards d’euros.

Cette situation place notre pays sous une dépendance croissante des marchés financiers. Elle coûte extrêmement cher, toujours plus cher. La charge de la dette (remboursements et intérêts) devrait cette année devenir le premier poste budgétaire de l’Etat, dépassant l’Education nationale (en 2008, 54,6 milliards d’euros d’un côté et 58 milliards de l’autre).

Les mises en garde du Président contre les déficits « légués aux générations futures » sont contredites par sa propre pratique. Mais les discours cherchent avant tout à justifier les coupes sombres dans les budgets publics et sociaux.

 

2-     … parce que l’utilisation des emprunts est néfaste

 

Le gonflement du déficit budgétaire n’est pas une fatalité mais un choix politique.

 

Dans une logique tout à fait opposée, le déficit pourrait servir occasionnellement à financer des investissements fondamentaux pour le pays, par exemple pour les services publics, pour l’hôpital, pour défendre et reconstituer des filières industrielles…

Mais les faits indiquent à tous qu’il ne s’agit pas de cela, au contraire ! Au nom de la crise, on a donné et prêté aux banques qui en étaient responsables !

 

A l’autre bout de la même politique, le gouvernement, les gouvernements successifs, sapent les ressources de la puissance publique, creusent les déficits pour mieux les faire payer au plus grand nombre (on connaît la rengaine unilatérale des "critères de Masstricht").

 

Entre 2007 et 2009, pour ne remonter plus haut et pour ne citer que ces aspects (car nous condamnons quasiment tous les choix budgétaires !) :

- le « paquet fiscal » adopté juste après les élections (« bouclier fiscal », défiscalisation des heures supplémentaires, etc) coûte plus de 10 milliards d’euros par an

- les exonérations de cotisations sociales patronales ont encore augmenté de 6 milliards d’euros par an (27 à 33), pour les profits des entreprises et aux dépens du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale. 

- la charge de la dette de l’Etat elle-même s’emballe passant de 40,7 milliards d’euros à 54,6 milliards d’euros.

 

3-     « Le grand emprunt national » : antipopulaire !

 

Emprunter auprès des particuliers et non plus uniquement sur les marchés financiers ne change rien à la stratégie d’endettement du pays.

Le côté politique de l’opération transparaît dans les effets d’annonce. Un objectif du « grand emprunt » est d’impliquer directement les ménages dans les choix gouvernementaux, de les y faire adhérer.

Mais le « grand emprunt » est tout sauf populaire : il sera profondément injuste profitant aux plus riches et pesant doublement sur les plus pauvres.

 

Les ménages aisés, dont les revenus proviennent le moins du travail, sont ceux qui ont le plus intérêt à prêter. Pour les plus riches en effet, bénéficiaires du « bouclier fiscal », les intérêts que leur versera l’Etat seront sans impôt (peut-être 4,5% l’an comme l’emprunt EDF ou plus). Pour eux : un placement totalement sûr, nettement profitable.

Le comble, c’est qu’ils pourront prêter à l’Etat, contre rémunération, précisément l’argent que le gouvernement vient de leur donner en déduction d’impôt.

 

Les autres ménages, dont les revenus sont principalement issus du travail, vont surtout payer. Ceux qui souscriraient à l’emprunt ne bénéficieront pas de défiscalisation. Surtout, c’est eux qui vont payer les remboursements de la dette par l’Etat. Doublement : ils subissent de plein fouet la politique d’austérité des dépenses publiques et sociales ; ils vont subir de plein fouet le coût des nouveaux impôts et des hausses d’impôt qui se profilent déjà pour « régler la note de la crise ». Songeons à la Taxe carbone ! Souvenons-nous de ce qu’ont coûté les emprunts Giscard ou Balladur !

 

Salariés, retraités, jeunes, nous avons bien toutes les raisons de combattre le « grand emprunt national ».

 

4-     Dans le même temps, le gouvernement s’acharne sur le Livret A

 

A peine annoncé le « grand emprunt », on apprend que la rémunération du Livret A est encore abaissée à 1,25% par an, depuis le 1er août.

Le gouvernement accélère le démantèlement de l’épargne populaire réglementée. La « banalisation du Livret A », c'est-à-dire la possibilité pour toutes les banques privées de le distribuer depuis le 1er janvier, commence à produire ses effets néfastes : les banques s’en servent comme produit d’appel pour rediriger les épargnants vers des placements financiers plus risqués et inutiles à la société.

La poursuite de la privatisation de la Poste et de sa « Banque Postale » va dans le même sens. Dans le même temps, la centralisation des fonds par la Caisse des dépôts, garantie de leur affectation au financement du logement social, est remise en cause.

 

Le Livret A, c’est le contre-exemple du « grand emprunt ».

Plafonné, il s’adresse principalement à l’épargne des travailleurs qu’il garantit et rémunère.

Il ne coûte rien à la collectivité.

L’épargne des ménages est dirigée vers le financement d’un besoin premier des ménages : le logement social. Les organismes HLM trouvent une source de financement, sur de très longues durées, avec des taux modérés, qui n’existe pas sur les marchés financiers.

 

Plus que jamais est posée, avec le « Grand emprunt » comme avec la casse du Livret A, la question de la préservation et du développent des instruments publics permettant de drainer l’épargne vers l’investissement d’intérêt général.

 

Faire cesser le démantèlement des missions de la Caisse des dépôts et consignations est une exigence primordiale.

La (re)nationalisation des grandes banques est une revendication de bon sens qui s’affirme à nouveau fortement.

La bataille rassembleuse contre la privatisation de La Poste est une priorité, sous cet aspect aussi

Jeudi 20 août 4 20 /08 /Août 23:31
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