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le choix de la lutte

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Economie et luttes, France

Le 24 novembre, le même jour que les postiers et les enseignants, les employés de la Société Générale sont également appelés à la grève.


La banque, comme ses sœurs, a repris de plus bel ses activités spéculatives, tout en continuant à facturer au prix fort ses services aux clients ordinaires. Elle affiche un profit insolent de 450 millions d’euros pour le seul 3ème trimestre.

Mais côté salaires, la direction de la Société générale propose 0,7% d’augmentation en 2010 tout en agitant la menace de suppressions d’emploi et en alourdissant la charge de travail.

Alors encore qu’on apprend que certains traders ont touché des millions d’euros de bonus, 10,75 millions pour un seul individu, en pleine « crise ». Inacceptable ! D’autant plus que le gouvernement lui a octroyé généreusement un prêt de 4 milliards d’euros qui a permis de faire considérablement remonter le cours de l’action et qu’il a renoncé à surtaxer de 10% les bénéfices des banques.

Les revendications des agents de la Société Générale sont plus que légitimes. Elles posent la question de la reconquête d’un secteur financier nationalisé et souligne l’importance de la défense de La Poste publique.

Vendredi 20 novembre 2009
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Fermetures d’usines, délocalisations, hausse du chômage, baisse des salaires, des retraites, dégradation de la protection sociale, casse des services publics, pénurie de logements… :

STOP à la politique du gouvernement !

Grève et manifestation des ouvriers de l’industrie, des cheminots, des enseignants, des postiers avec le soutien de millions d’usagers… :

ENSEMBLE, commencer à mettre le pouvoir sarkozyste en échec, maintenant !

Le Lion de Denfert a pris les couleurs de la lutte des Contis depuis la manifestation du 22 octobre.

 

Un rapport de force existe pour faire reculer le gouvernement et commencer à rompre avec la politique au service des plus riches. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est un constat. Le pouvoir le fait aussi de son côté.

Tout ce qui a motivé la force des journées de grèves et de manifestations du début de l’année (3 millions dans les rues le 19 mars) est encore plus vrai.

600.000 chômeurs de plus cette année, une baisse des salaires pour ceux qui gardent leur emploi, même quand ils travaillent plus, 140 milliards d’euros de nouveaux déficits publics dont il veut nous faire payer la note : le bilan de Sarkozy est éloquent. C’est exactement le contraire de ses promesses.

La « crise » a bon dos. Elle sert de prétexte et de moyen pour aggraver encore les choix qui l’ont causée. Encore plus de casse des acquis sociaux, d’injustice sociale, de cadeaux au patronat qui délocalise, aux banques déjà renflouées à nos frais… C’est devenu évident pour le plus grand nombre.

On en passe.

Est-ce que tous les salariés, retraités, jeunes se résignent, font le choix de subir en attendant d’illusoires jours meilleurs, comme on commence à leur en promettre pour 2012 ?

Non, pas du tout, quoiqu’en disent les media à la botte ! Les luttes n’ont pas cessé de se multiplier, même cet été.

Le 22 octobre, 30.000 ouvriers, représentant leurs collègues de près de 200 usines de la métallurgie, de la chimie… du pays, ont défilé dans les rues de Paris pour montrer leur détermination à arrêter la politique qui accompagne la casse industrielle du pays.

Il n’est pas admissible que Renault ou PSA importent plus d’automobiles et de pièces des pays à bas salaires qu’ils n’en produisent en France. Il n’est pas acceptable que 65 milliards d’euros d’argent public soient distribués aux entreprises qui suivent ce type de stratégie, que le pays renonce à intervenir, notamment par la nationalisation et la formation, pour maintenir des filières d’excellence, répondant aux besoins.

Les agriculteurs n’acceptent pas de ne pas être rémunérés pour leur travail parce que l’UE dérégule les marchés, organise la concurrence avec des pays où, par exemple, il n’y a pas de protection sociale pour les saisonniers.

A France-Télécom, les salariés réagissent devant l’exploitation et le « management » par le harcèlement destiné à accélérer la casse de ce qui reste de service public et d’esprit de service public.

Les usagers en sont aussi directement victimes : est-ce normal que nous payions les communications sur les portables quatre fois leur prix pour combler des actionnaires?

A la SNCF, un tiers des agents (50% à Montparnasse) ont fait une première journée de grève le 20 octobre contre le projet de démantèlement du fret et d’éclatement de l’entreprise en vue de la privatisation.

Le même jour, les agents du pôle emploi ont fait grève à 50% pour exprimer leur exaspération devant la sape des moyens humains pour aider à la recherche d’emploi et à la formation, au moment même où le chômage explose.

On pourrait encore citer bien d’autres exemples de lutte.

La convergence des luttes, c’est bien ce que craint le gouvernement.

Il le montre en jonglant avec le calendrier, à la fois pressé par le Medef d’aller vite en besogne et méfiant devant le risque de coïncidence entre plusieurs grands mouvements.

La loi contre La Poste était initialement programmée pour le début de l’année. Elle a été reportée au deuxième semestre pour que la lutte ne se développe pas en même temps que les grandes journées de manifestation.

En décembre 2008 déjà, devant le début du mouvement lycéen, Darcos a préféré repousser d’un an le projet de loi contre le lycée, pour qu’il ne coïncide pas avec le mouvement étudiant. Voilà maintenant que Sarkozy cherche l’apaisement, reporte encore le projet et en atténue le contenu. Il ne faudrait pas que les lycéens rejoignent les postiers !

La loi Bachelot contre l’hôpital public a fédéré et fédère toujours presque toutes les catégories contre elle. Le gouvernement a réussi à la faire voter pendant les élections européennes qui ont servi de diversion.

Le deuxième volet de la « réforme » Fillon de 2003 (les 41, 42… annuités ) contre la retraite solidaire était prévu pour 2009. Il a été reporté sans mot dire à 2010.

L’année prochaine, les 35.000 nouvelles suppressions d’emploi dans la fonction publique programmée dans le budget 2010 attaqueront directement les services de l’Etat dont l’éducation nationale.

Les convergences de luttes ne se décrètent pas. Mais elles se construisent. Et c’est indispensable devant un tel programme.

Dans les semaines qui viennent, il se présente plusieurs dates consécutives dans le calendrier du mouvement social.

Les mouvements de lutte se développent à nouveau dans les hôpitaux contre l’application de la loi Bachelot,

par exemple contre la fermeture programmée de 180 services de chirurgie, les milliers de suppressions d’emplois dans les CHU, notamment à l’Assistance Publique- hôpitaux de Paris… 

Dans le 14ème, une bataille a lieu contre le démantèlement de l’hôpital Léopold Bellan, notamment de ses services pour les patients atteints de sclérose en plaques et de la maladie de Parkinson.

Les syndicats d’enseignants appellent à la grève nationale le 24 novembre. A peu près à la même date le mouvement des cheminots va reprendre.

Enfin, la bataille de La Poste ne cesse de prendre de l’ampleur.

Elle peut être le point de convergence et de rassemblement populaire qui mettent en échec le gouvernement.

Le 22 septembre, 100.000 postiers faisaient grève dans le pays. La veille, 50% des agents manifestaient leur rejet de la déstructuration des bureaux de poste parisiens.

Le 3 octobre, par centaines de milliers, les usagers ont montré leur volonté de s’opposer à la loi de privatisation.

Dans ce sens, nous prolongeons la mobilisation en faisant signer la pétition pour le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en société anonyme et de mise en concurrence de toutes les activités postales au nom de l’UE.

A partir du 3 novembre, l’examen du projet de loi contre la Poste va débuter. De multiples mouvements locaux se poursuivent. Un mouvement général est en vue également pour la fin du mois.

Ces jours sont propices au développement de vastes convergences de luttes, permettant une ou plusieurs premières victoires.

C’est là que se situe la perspective d’une alternative politique maintenant, et non dans la préparation à « gauche » des candidatures aux élections présidentielles de 2012, dans 31 mois, dont, sans intervention populaire, on ne pourra rien attendre qu’une nouvelle alternance.  

Ensemble, faisons en sorte que le calendrier devienne favorable aux luttes pour arrêter le gouvernement et le Medef !

Communistes, nous plaçons nos propositions et nos initiatives au service de ces convergences de lutte, notamment dans l’immédiat la poursuite de la bataille pour le service public de La Poste.

REJOIGNEZ-NOUS !

Mercredi 28 octobre 2009
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de pcf paris 15

Le « grand emprunt national » annoncé le 22 juin par Sarkozy dans son discours de Versailles est une opération politique destinée à durer au moins tout l’automne. Aussi convient-il de dénoncer ce marché de dupes pour les citoyens et les contribuables.

 

1-     Un niveau de la dette publique insupportable…

 

Endetter l’Etat, ce n’est pas nouveau. Le gouvernement ne fait que çà et est passé à la vitesse supérieure au nom de la crise.

Un niveau préoccupant est atteint. Plus de 200 milliards d’euros auront été à nouveau empruntés cette année. L’endettement total de l’Etat avait déjà atteint un record fin 2008 : 1327 milliards d’euros.

Cette situation place notre pays sous une dépendance croissante des marchés financiers. Elle coûte extrêmement cher, toujours plus cher. La charge de la dette (remboursements et intérêts) devrait cette année devenir le premier poste budgétaire de l’Etat, dépassant l’Education nationale (en 2008, 54,6 milliards d’euros d’un côté et 58 milliards de l’autre).

Les mises en garde du Président contre les déficits « légués aux générations futures » sont contredites par sa propre pratique. Mais les discours cherchent avant tout à justifier les coupes sombres dans les budgets publics et sociaux.

 

2-     … parce que l’utilisation des emprunts est néfaste

 

Le gonflement du déficit budgétaire n’est pas une fatalité mais un choix politique.

 

Dans une logique tout à fait opposée, le déficit pourrait servir occasionnellement à financer des investissements fondamentaux pour le pays, par exemple pour les services publics, pour l’hôpital, pour défendre et reconstituer des filières industrielles…

Mais les faits indiquent à tous qu’il ne s’agit pas de cela, au contraire ! Au nom de la crise, on a donné et prêté aux banques qui en étaient responsables !

 

A l’autre bout de la même politique, le gouvernement, les gouvernements successifs, sapent les ressources de la puissance publique, creusent les déficits pour mieux les faire payer au plus grand nombre (on connaît la rengaine unilatérale des "critères de Masstricht").

 

Entre 2007 et 2009, pour ne remonter plus haut et pour ne citer que ces aspects (car nous condamnons quasiment tous les choix budgétaires !) :

- le « paquet fiscal » adopté juste après les élections (« bouclier fiscal », défiscalisation des heures supplémentaires, etc) coûte plus de 10 milliards d’euros par an

- les exonérations de cotisations sociales patronales ont encore augmenté de 6 milliards d’euros par an (27 à 33), pour les profits des entreprises et aux dépens du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale. 

- la charge de la dette de l’Etat elle-même s’emballe passant de 40,7 milliards d’euros à 54,6 milliards d’euros.

 

3-     « Le grand emprunt national » : antipopulaire !

 

Emprunter auprès des particuliers et non plus uniquement sur les marchés financiers ne change rien à la stratégie d’endettement du pays.

Le côté politique de l’opération transparaît dans les effets d’annonce. Un objectif du « grand emprunt » est d’impliquer directement les ménages dans les choix gouvernementaux, de les y faire adhérer.

Mais le « grand emprunt » est tout sauf populaire : il sera profondément injuste profitant aux plus riches et pesant doublement sur les plus pauvres.

 

Les ménages aisés, dont les revenus proviennent le moins du travail, sont ceux qui ont le plus intérêt à prêter. Pour les plus riches en effet, bénéficiaires du « bouclier fiscal », les intérêts que leur versera l’Etat seront sans impôt (peut-être 4,5% l’an comme l’emprunt EDF ou plus). Pour eux : un placement totalement sûr, nettement profitable.

Le comble, c’est qu’ils pourront prêter à l’Etat, contre rémunération, précisément l’argent que le gouvernement vient de leur donner en déduction d’impôt.

 

Les autres ménages, dont les revenus sont principalement issus du travail, vont surtout payer. Ceux qui souscriraient à l’emprunt ne bénéficieront pas de défiscalisation. Surtout, c’est eux qui vont payer les remboursements de la dette par l’Etat. Doublement : ils subissent de plein fouet la politique d’austérité des dépenses publiques et sociales ; ils vont subir de plein fouet le coût des nouveaux impôts et des hausses d’impôt qui se profilent déjà pour « régler la note de la crise ». Songeons à la Taxe carbone ! Souvenons-nous de ce qu’ont coûté les emprunts Giscard ou Balladur !

 

Salariés, retraités, jeunes, nous avons bien toutes les raisons de combattre le « grand emprunt national ».

 

4-     Dans le même temps, le gouvernement s’acharne sur le Livret A

 

A peine annoncé le « grand emprunt », on apprend que la rémunération du Livret A est encore abaissée à 1,25% par an, depuis le 1er août.

Le gouvernement accélère le démantèlement de l’épargne populaire réglementée. La « banalisation du Livret A », c'est-à-dire la possibilité pour toutes les banques privées de le distribuer depuis le 1er janvier, commence à produire ses effets néfastes : les banques s’en servent comme produit d’appel pour rediriger les épargnants vers des placements financiers plus risqués et inutiles à la société.

La poursuite de la privatisation de la Poste et de sa « Banque Postale » va dans le même sens. Dans le même temps, la centralisation des fonds par la Caisse des dépôts, garantie de leur affectation au financement du logement social, est remise en cause.

 

Le Livret A, c’est le contre-exemple du « grand emprunt ».

Plafonné, il s’adresse principalement à l’épargne des travailleurs qu’il garantit et rémunère.

Il ne coûte rien à la collectivité.

L’épargne des ménages est dirigée vers le financement d’un besoin premier des ménages : le logement social. Les organismes HLM trouvent une source de financement, sur de très longues durées, avec des taux modérés, qui n’existe pas sur les marchés financiers.

 

Plus que jamais est posée, avec le « Grand emprunt » comme avec la casse du Livret A, la question de la préservation et du développent des instruments publics permettant de drainer l’épargne vers l’investissement d’intérêt général.

 

Faire cesser le démantèlement des missions de la Caisse des dépôts et consignations est une exigence primordiale.

La (re)nationalisation des grandes banques est une revendication de bon sens qui s’affirme à nouveau fortement.

La bataille rassembleuse contre la privatisation de La Poste est une priorité, sous cet aspect aussi

Jeudi 20 août 2009
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Eureka ! Les chercheurs du Medef et du gouvernement ont trouvé ! Pour diminuer la pollution au carbone, il faut baisser les salaires et la protection sociale !

 

Et ils sont rejoints par un autre spécialiste : Michel Rocard, juste nommé par Sarkozy président de la « conférence d'experts ( !) sur la contribution climat-énergie ».

 

A son tour, il a estimé sur RMC ce 27 juillet que la Taxe-Carbone envisagée serait compensée par un « allègement de charges sociales patronales pour les entreprises ».

 

Pas besoin d’être savant mathématicien pour comprendre le résultat net de ces trois opérations :


« + 5 – 5 + 6,3 = 6,3 » : le patronat, les profits des capitalistes, vont gagner 6,3 milliards d’euros par an.

« + 5 – 6,3 = - 1,3 » : le budget de l’Etat, les dépenses publiques et sociales, vont perdre 1,3 milliard d’euros par an.

« - 5 = - 5  » : la Sécurité sociale, les retraites, la santé, l’hôpital, vont encore se trouver amputés de 5 milliards d’euros par an de leur financement solidaire par la cotisation sociale.

 

Pas besoin non plus d’être physicien pour comprendre les conséquences sur la pollution : aucune. Les entreprises les plus « polluantes », notamment les industries, seront davantage pénalisées par la Taxe carbone mais plus avantagée par la suppression de la taxe professionnelles pesant sur leur équipement. (Nous ne rentrons pas dans le débat ici sur la nécessité prioritaire de défendre les filières industrielles nationales).

 

Enfin pas besoin d’être savant logicien pour traduire simplement le raisonnement des experts à la solde du patronat et du gouvernement : puisque ce seront les assurés sociaux, les salariés, les retraités qui seront pénalisés, il faut croire que c’est parce que c’est eux qui sont responsables de la pollution !

 

Et puis quoi encore ? Un nouvel impôt sur les ménages à hauteur de 4 milliards d’euros par an!

 

Dans le même temps, l’autre partie de la taxe carbone pèsera comme sur les ménages, d’abord sur les salariés et les retraités aux revenus les plus modestes mais bien obligés de se chauffer et souvent de se déplacer pour aller travailler. On évoque 15% d’augmentation du prix du gaz, ou 8 centimes d’euro de plus par litre d’essence. Les « compensations » annoncées, de façon vaseuse par Rocard et cie, seront impossibles à fixer et très incomplètes.

 

Syndicats, consommateurs commencent à réagir avec force sur cet aspect.

 

Sur l’ensemble de la question, nous pouvons mettre en échec le gouvernement et sa taxe carbone.

Refusons tout prélèvement sur les ménages !

Refusons toute exonération de cotisations sociales patronales !

Refusons de tomber dans le piège hypocrite et cynique qui vise à mettre en avant les questions de protection de l’environnement pour justifier une politique antisociale ! Elles méritent une autre réflexion et d’autres mesures.

 

La pollution, ce n’est pas notre protection sociale ! C’est leurs profits !

 (source : pcf paris 15)

 

 

Une intervention de Jean-Claude DANGLOT, sénateur communiste du Pas-de-Calais


Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement du dicton populaire qui avait cours pendant la « quatrième république » lorsque les gouvernements alternaient et ne tenaient que quelques mois, voire quelques semaines : « Un ministre socialiste arrive c’est donc une nouvelle taxe qui va nous tomber dessus ! » Certes l’histoire ne repasse pas les mêmes plats, dit-on, mais force est de constater que nous vivons, à gauche, une période bien étrange sur le plan des repères…

En effet, Michel Rocard, mandaté par Sarkozy, vient de confirmer, au nom d’un prétendu consensus de personnalités qualifiées s’arrogeant une fois encore le droit de dire ce qui serait bon pour notre pays, que la taxe carbone serait mise en œuvre dès 2010. Cette taxe aurait notamment pour objet de compenser l’allégement de la taxe professionnelle, contre l’avis des associations d’élus. Une fois encore, les principaux contribuables qui paieront la nouvelle taxe carbone seront les ménages puisque celle-ci sera incluse dans le prix des carburants et sur les factures de chauffage. 8 centimes de plus sur le litre de super sans plomb et quelques autres de plus pour le fuel domestique ou le chauffage au gaz, voilà le prix qu’il conviendra de payer, et jusqu’à 300 euros par an ! Venant peu de temps après l’annonce de la hausse des charges locatives liée au financement des économies d’énergie, voici clairement des mesures qui vont continuer à diminuer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles. Les ménages paient déjà un lourd tribut en matière de taxes et il n’est pas inutile de rappeler que c’est la TVA qui grève le plus les budgets populaires. De fait, les salariés les plus modestes, ceux dont les revenus sont trop faibles, bien souvent, pour pouvoir habiter près de leur lieu de travail, seront les premières victimes de cette contribution habilement baptisée « climat énergie ». La cause de la défense de l’environnement doit elle passer par une nouvelle mise en cause de l’égalité devant l’impôt ? S’il faut agir pour l’environnement, ce qui est indispensable, pourquoi ne pas réserver l’allégement de la taxe professionnelle aux seuls investissements éco responsables ? Pourquoi ne pas consacrer une partie des 25 milliards d’euros de la taxe sur les produits pétroliers au financement de la protection de l’environnement, à l’amélioration des performances énergétiques des immeubles et logements ? On peut d’ailleurs se demander comment les 8 milliards d’euros de la taxe carbone pourraient, par miracle, faire demain ce à quoi les 50 milliards d’euros de l’actuelle fiscalité environnementale n’ont pas encore permis de faire ? Je suis intervenu à plusieurs reprises lors du débat sur le « Grenelle de l’environnement » pour défendre ces propositions mais il paraît indécent pour le gouvernement et sa majorité de parler des moyens financiers et de justice sociale lorsque s’agit surtout d’évoquer de manière abstraite les enjeux environnementaux. Les Sénateurs du groupe CRC SPG, , sont clairement opposés à l’instauration d’une nouvelle taxe venant ponctionner un peu plus le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles populaires. Nous réaffirmons notre opposition résolue à la mise en place de la taxe carbone version Sarkozy, Juppé et Rocard."


Par Jean-Claude Danglot

Vendredi 14 août 2009
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Quelques rappels d'une syndicaliste des finances. A toutes fins utiles face à la loi sur la "mobilité" des fonctionnaires et à la RGPP.

POURQUOI UNE FONCTION PUBLIQUE SOUS STATUT

 

D’abord, le principe d’égalité, par référence à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui dispose que l’on accède aux emplois publics sur la base de l’appréciation des « vertus » et des « talents » c’est-à-dire de la capacité des candidats ; nous en avons tiré la règle que c’est par la voie du concours que l’on entre dans la fonction publique.

Ce principe est parallèlement celui de l’égalité d’accès et de l’égalité de traitement des citoyens. Un recrutement en dehors des concours favorise le clientélisme et induit un traitement différent des citoyens. 

Le principe d’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif que permet le système dit de la « carrière » où le grade, propriété du fonctionnaire, est séparé de l’emploi qui est, lui, à la disposition de l’administration ; principe ancien que l’on retrouve déjà formulé dans la loi sur les officiers de 1834.

Le principe de la continuité :

Le service public doit assurer ses missions de manière permanente quel que soit le pouvoir en place ou les conditions extérieures et sur l’ensemble du territoire.

La RGPP avec la restriction des implantations, les fusions, les suppressions d’empois et la régionalisation des services publics, ajoutées à la loi sur la mobilité qui remet en cause le statut et les principes énumérés plus haut (recrutements précaires, mobilité contrainte, temps partiel contraint...) mettent en péril ce principe.

Le contrat opposé au statut

Pourquoi le fonctionnaire a-t-il été placé par la loi vis-à-vis de l’administration dans une situation statutaire et réglementaire et non contractuelle (art. 4 Titre 1er)? et pourquoi les emplois permanents des collectivités publiques doivent-ils être occupés par des fonctionnaires (art. 3 T I) ? Parce que le fonctionnaire est au service de l’intérêt général à l’inverse du salarié de l’entreprise privée lié à son employeur par un contrat. Remettre en cause cette spécificité c’est déconnecter le fonctionnaire de l’intérêt général pour le renvoyer vers des intérêts particuliers, le sien ou celui de clients ou d’usagers.

Le métier opposé à la fonction

Dans le système dit de la carrière, propre à la conception française, on ne sert pas l’État comme on sert une société privée. C’est une fonction sociale qui s’apparente aussi bien à la magistrature, au sens donné à ce mot dans l’ancienne Rome, qu’au service public moderne dans toute la gamme des technicités requises pour la mise en œuvre des fonctions collectives d’une société développée comme la société française.

La notion de métier doit être considérée comme péjorative dans la fonction publique.

En effet, la substitution du concept de métier à celui de fonction vise à rien moins qu’à substituer la logique du marché à celle du service public, une fonction publique d’emploi à une fonction publique de carrière. Elle est accordée à la substitution du contrat à la loi, du contrat au statut.

Elle touche donc au cœur la conception française de fonction publique en remettant en cause le principe d’indépendance.

L’individualisation de la performance opposée à la recherche de l’efficacité sociale

L’atomisation salariale (différentes composantes de la rémunération : rémunération indiciaire, au mérite, GVT, primes, bonifications, etc., s’ajoutant l’atomisation fonctionnelle et contractuelle, est dangereuse en tant qu’elle isole le fonctionnaire de ses collègues. Elle le rend par là plus vulnérable dans un contexte qui tendra à devenir plus clientéliste, plus sensible aux pressions administratives, politiques ou économiques. C’est au bout du compte l’intégrité de la fonction publique qui risque d’être mise en cause et la responsabilité que conférait à l’agent public l’article 15 de la DDHC : «  La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »

Pour finir un rappel historique :

 

En 1945, la libération a été marquée par la reconstruction de l’État, le grand débat national pour le renouvellement des institutions et la constitution de la IVe République, la mobilisation pour la renaissance du pays, les grandes réformes économiques et sociales et les nationalisations. C’est ainsi que des entreprises comme EDF-GDF ou la SNCF deviennent entreprises d’État avec un statut particulier.

C’est aussi la naissance de la Sécurité Sociale qui doit garantir les risques pour tous, de la naissance à la vieillesse. Dans ce contexte Maurice Thorez entré au gouvernement provisoire constitué le 22 novembre 1945, en qualité de Ministre d’État chargé de la fonction publique allait mettre en route une politique s’appliquant à l’ensemble des fonctionnaires. Le Statut général des fonctionnaires est voté à l’unanimité le 5 octobre 1946.

Maurice Thorez affirma que le Statut était :

« une loi essentiellement démocratique qui fait honneur à notre pays », et que « le fonctionnaire était enfin considéré comme un homme et non comme un rouage impersonnel de la machine administrative ».

Samedi 8 août 2009
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D'après AFP.

Bonus BNP Paribas: Candelier (PCF) propose la nationalisation des grandes banques

Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord, entend déposer, après le "nouveau scandale" à la BNP Paribas sur l'octroi de bonus, une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour la "nationalisation des grandes banques" et la création d'un "pôle public financier".

"Après avoir touché 5 milliards d'euros de l'Etat, la BNP Paribas en provisionne un pour rétribuer ses spéculateurs. C'est indécent", affirme le député communiste dans un communiqué, soulignant que les banques "sont les principales responsables" de la crise.

"Pour sortir de cette mauvaise farce, on ne peut pas attendre grand-chose du président de la République. Celui-ci fait penser à un pompier pyromane", selon M. Candelier.

Le député PCF estime qu'il faut légiférer "vertement et vigoureusement" et pour ce faire, il va déposer, avec son collègue communiste Maxime Gremetz, "une proposition de loi sur le bureau de l'Assemblée nationale pour réformer de fond en comble notre système financier".

"Nous proposons de nationaliser les grandes banques capitalistes françaises (dont la BNP Paribas), de démocratiser leur fonctionnement, avec la participation des salariés et des usagers" et "ce, dans le cadre d'un nouveau service public et d'un large pôle public financier", ajoute-t-il.

Vendredi 7 août 2009
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Après leur victoire contre le Medef, merci aux travailleurs guadeloupéens, à l’avant-garde de nos luttes !

 

Après plus de 6 semaines de grève, les travailleurs guadeloupéens ont gagné sur quasiment toutes leurs revendications. Ils ont ouvert une brèche dans le front qui unit patronat et gouvernement. Ils les ont battus sur le fond. Oui, de l’argent, il y en a, pour satisfaire les revendications ! Oui, répondre aux besoins, notamment augmenter les salaires, c’est commencer à apporter une solution à la crise que nourrit la politique du pouvoir.

 

Hausse des bas salaires de 200 euros net par mois, des autres salaires de 6%, des minima sociaux, diminution des prix des produits de première nécessité et des carburants, gels des loyers... : les exigences des salariés guadeloupéens rejoignent celles de tous les salariés français. Eux aussi se battent pour le maintien et le développement de l’investissement productif. 

Leur victoire appelle immédiatement celle des travailleurs martiniquais et réunionnais.

 

Elle est d’autant plus éclatante qu’elle a été gagnée sur une classe dominante arrogante, à la fois imbue de ses privilèges néocoloniaux et avide de se débarrasser de tout les acquis sociaux pour s’aligner sur les conditions d’exploitation des îles avoisinantes.

Le Medef et les possédants n’ont toujours pas digéré que le SMIC dans les DOM soit porté dans les années 90 au niveau de la métropole. Ils n’ont toujours pas digéré que les populations martiniquaise et guadeloupéenne votent NON aux référendums de 2003 par lesquels le gouvernement tentait de remettre en cause le statut de département des DOM.

 

La confiance et la dignité renforcées des travailleurs guadeloupéens avec ce mouvement sont les meilleurs gages de la défense des nouvelles conquêtes sociales que le patronat ne manquera pas de tenter de leur reprendre. Car tout n’est pas gagné bien sûr. Leur financement n’est pour l’instant prévu que pour trois ans et une partie importante des augmentations de salaires est couverte par une baisse des cotisations patronales aux dépens de la Sécurité sociale (« les charges »).

 

Le niveau d’organisation du mouvement, autour en particulier des organisations syndicales dont la CGTG, le soutien massif de la population, de la jeunesse ont été les conditions de la persévérance jusqu’à la victoire.

 

Cette démonstration représente une aide inestimable pour tous les salariés des autres DOM comme de métropole. Merci aux grévistes antillais!

Lundi 16 mars 2009
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Antilles françaises : les racines du mécontentement

source: http://www.cgt.fr/spip.php?article35685

Si l’on ne peut juxtaposer des situations économiques, sociales, politiques, culturelles à l’identique pour tous les pays d’Outre-mer (notamment par l’Histoire et l’influence des continents auxquels ils se rattachent géographiquement), il n’en demeure pas moins des réalités semblables.

Réalités semblables que sont les inégalités encore plus accentuées sur ces territoires qu’en France, un accès plus limité aux services publics et aux logements, (avec l’existence de véritables bidonvilles) une fiscalité discriminatoire (avec la création de zones franches) et une quasi absence de développement industriel qui accroît la dépendance économique vis-à-vis de la France :
- d’où un chômage qui frappe plus de 25% de la population active de ces territoires (Martinique : 24,1% - Guadeloupe : 26,9% - Guyane : 28,5). Les taux de chômage des 15-24 ans y dépassent les 50% (60% en Guadeloupe),
- d’où un coût de la vie plus important qu’en France, (estimé à plus de 30%) avec un taux d’inflation souvent supérieur de 2 à 3 points à celui enregistré en métropole.
La plupart des produits manufacturés, énergétiques - voire alimentaires - sont souvent importés de France. Outre les coûts de fret, s’ajoute la taxe douanière sur les produits importés (dite "l’octroi de mer") en Guyane, Guadeloupe, Martinique et Réunion. Cette taxe constitue une ressource essentielle des communes pour les DOM, d’autant que celles -ci sont incapables de satisfaire aux besoins de leurs populations. Ces réalités du quotidien sont vécues dans les pays d’outre-mer comme une exception aux lois de la République Française. Autant d’exceptions qui constituent pourtant la règle ; tant sur plan fiscal, qu’éducatif, statutaire ou social. L’outre-mer reste indéfini dans la République et l’éternel parent pauvre de la France. Mises sous tutelle par un Etat plus guichetier que solidaire, ces collectivités n’ont guère eu le choix que de subir les déclinaisons locales d’une politique nationale peu adaptée à leurs besoins si ce n’est au coup par coup et souvent de façon conjoncturelle, notamment dans le domaine agricole ou pour l’emploi.
Leur économie entièrement dominée par des figures parisiennes ou étrangères n’est pas un facteur de croissance, dès lors que la richesse qui en émane n’est pas redistribuée ou réinvestie. Au final, ces régions sont plus administrées depuis Paris que gouvernées localement selon le principe d’autonomie des collectivités locales. Une gestion disqualifiée qui oscille entre abandon et ingérence intéressée, faute de les accompagner dans un développement durable et autosuffisant. Il en ressort que des manifestations de mécontentement contre une certaine logique « néocoloniale » continuent d’alimenter les débats publics sur le rapport entre la France et ses territoires. Débats qui traversent – et pour cause ! - largement les organisations syndicales de ces territoires au point d’en faire une priorité revendicative en Nouvelle Calédonie (USTKE) ou en Guyane (UTG).

La situation actuelle

48 organisations (syndicales, politiques, associatives) se sont regroupées dans une alliance (LKP : Rassemblement contre l’exploitation). Enracinement populaire d’autant que la population dans son ensemble soutient ce mouvement, répondant massivement aux manifestations. Cette alliance a exigé de discuter avec tout ceux qui représentent tout ou partie du pouvoir économique, social et politique sur le territoire (Medef et pme, Etat, Conseil régional et général.

Des revendications sociales contre la vie chère

Les revendications portent sur la lutte « contre la vie chère »
- le relèvement « immédiat » de 200€ des plus bas salaires, des retraites et des minimas sociaux.
- le gel des loyers pour une durée indéterminée et l’annulation de l’augmentation prévue en 2009.
- l’opposition à tout licenciement et l’ouverture des négociations par branches ou entreprises
- la réhabilitation et l’indemnisation des transporteurs qualifiés de « clandestins »
- L’indemnisation des victimes professionnelles et civiles du chlordécone. (pesticide utilisé dans les bananeraies)
- le maintien et l’aménagement du foncier dans le secteur agricole. Pour la pêche, la suppression de certaines taxes et la révisions des coûts des intrants.
- un moratoire de quatre ans est demandé sur la suppression de postes dans l’éducation nationale avec la titularisation des contractuels et des contrats aidés.
- plus de transparence sur la formation des prix et une diminution de 50 centimes sur les prix du carburant, une baisse du prix de l’eau, une baisse sur le prix des communications et une autre sur celui des transports collectifs. Le départ précipité du Ministres des DOM-TOM a laissé les organisations syndicales circonspectes sur un projet d’accord.

En MartiniqueLa population martiniquaise a suivi avec beaucoup d’attention le conflit

En Guadeloupe. Réunis dans un collectif dit du « 5 février, », la grève générale lancée par les syndicats martiniquais porte sur des revendications identiques à celles des camarades de Guadeloupe (avec une « augmentation de 300 € pour tous) La première séance de négociations a essentiellement porté sur la question des "prix des produits alimentaires et des services" et plus largement sur la question des coûts. Si les négociateurs sont tombés d’accord sur la réalité de la cherté de la vie, les discussions ont vite achoppé sur l’exigence formulée par le collectif "d’une baisse immédiate des prix de 30%", Les négociations devraient reprendre ce jour.

En Guyane, le collectif "Contre la vie chère", l’une des organisations à l’origine du mouvement pour la baisse des prix des carburants fin 2008, a annoncé son intention de se joindre aux mobilisations lancées par les syndicats ce jour.

Mercredi 18 février 2009
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Déclaration du Parti Communiste Guadeloupéen (PCG)



«La situation socio-économique à l'origine du puissant mouvement social qui paralyse la Guadeloupe ne relève ni du hasard, ni d'un malentendu, encore moins d'un accident de l'histoire.

Il s'agit de l'accélération brutale de la crise structurelle qui mine le pays depuis déjà bien longtemps, sous la conjonction de deux phénomènes : La mise en œuvre de la politique capitaliste anti-sociale et anti-démocratique agressive du gouvernement français d'une part, et l'explosion de la crise du système capitaliste mondialisé, d'autre part.

La réalité objective de la crise structurelle de la société guadeloupéenne a été mise en évidence depuis 1958 dans la résolution constitutive du Parti Communiste Guadeloupéen. Son évolution constamment étudiée et vulgarisée, de même que les voies pour en sortir : La lutte des masses au grand jour et l'unité des forces anti-colonialistes et anti-capitalistes.
La déclaration du Comité Central du 11 mai 1999 : «La Guadeloupe avance vers une déflagration» appelant à paralyser le système qui, à l'époque, a «tétanisé» les forces politiques et sociales a été un jalon important dans l'éveil des consciences et a contribué à faire naître le mouvement d'aujourd'hui.
Dix ans après, suite aux différentes actions, luttes et réflexions menées par les forces sociales, les associations culturelles et de défense, les partis politiques, ensemble ou séparés, le processus de développement socio-historique de notre pays est arrivé à cette étape : La paralysie du système de domination coloniale.

Pour sortir de cette paralysie annoncée en 1999 et réelle aujourd'hui, nous avons deux nouvelles étapes à franchir.

La première est la sortie victorieuse de la bataille menée avec détermination par les masses populaires sous la direction de «Liyannaj Kont Pwofitasyon» contre toutes les « pwofitasyon » et toutes les discriminations dans notre pays.

Contrairement à ce que disent le Secrétaire d'Etat et le Président du Medef, nous ne sommes pas tous responsables de cette situation de déclin économique, de la flambée des prix, du chômage, de la misère sociale et morale qui frappent des milliers de Guadeloupéens.

Les responsables que sont l'Etat colonial français, les capitalistes parasitaires de France, de Martinique et de Guadeloupe, les élus guadeloupéens assimilationnistes et intégrationnistes doivent répondre sans atermoiement aux revendications des salariés et des citoyens, contenues dans la plate-forme du LKP.

Le Collectif «LKP» qui a déjà remporté une grande victoire morale sur tous ces décideurs, qui avaient pris l'habitude de regarder les travailleurs et le peuple guadeloupéen pour moins que rien, a le mérite de montrer au monde et aux Guadeloupéens eux-mêmes qu'il y a une autre Guadeloupe de compétence, de courage, d'intelligence, de solidarité et d'honnêteté qui émerge de la faillite du système.

La deuxième est la conquête d'un pouvoir politique guadeloupéen. L'incapacité ou le refus de l'Etat colonial et des patrons capitalistes, l'impuissance des assemblées locales majeures à apporter des réponses concrètes et fiables aux revendications du peuple ont conduit à la paralysie du système. Cela indique clairement que :

• C'est la faillite de la gouvernance politique tricéphale basée sur le mensonge, le vèglaj, la communication aliénante.
• C'est la faillite du système de l'assistanat économique sur lequel s'est développé un capitalisme parasitaire.
• Les contradictions entre les intérêts des travailleurs et du peuple guadeloupéen d'une part et ceux des capitalistes français, martiniquais et guadeloupéens d'autre part sont arrivées à maturité. Il faut les résoudre en faveur du peuple.

Le mouvement enclenché par le «LKP » place les forces politiques qui luttent contre la domination coloniale et l'exploitation capitaliste face à leurs responsabilités.

Ce mouvement fait la démonstration que dans la vie, c'est l'unité d'action sur la base d'objectifs démocratiquement arrêtés qui ouvre la voie du possible.

Le Parti Communiste Guadeloupéen qui, à son XIè congrès des 9 et 10 février 2008, a appelé à la construction d'un Front Patriotique pour un Etat Autonome de Guadeloupe, invite toutes les forces politiques, sociales et culturelles, toutes les personnalités guadeloupéennes, engagées dans le combat pour l'émancipation de la Guadeloupe, à poursuivre le mouvement du «Liyannaj » sur le terrain politique.

C'est la voie pour que le combat exemplaire mené par le peuple guadeloupéen en confrontation directe avec le système colonialiste et capitaliste français, ne soit pas sans lendemain.»
Mardi 17 février 2009
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La convergence des luttes fera plier le gouvernement!


Le 29 janvier prochain, les huit confédérations syndicales de salariés appellent ensemble à une journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations pour l’emploi, le pouvoir d’achat, la Sécurité sociale, la relance économique…

 

Cet appel constitue un événement en lui-même. Il découle du développement de luttes, fortes, dans de nombreux secteurs : de l’éducation nationale à l’automobile, en passant par l’audiovisuel, l’hôpital, la Poste ou la justice. Il répond à l’aspiration à l’unité d’action pour faire reculer le gouvernement et gagner une rupture immédiate avec la politique au service du Medef.

Rendez-vous capital, le 29 janvier s’annonce comme un commencement.

 

Pour 2009, le Medef et le gouvernement promettent sang et larmes au peuple mais dorlotent banquiers et actionnaires

 

La crise a bon dos. Le gouvernement s’en sert de prétexte pour faire passer la poursuite des politiques antisociales et anti-économiques qui en sont précisément à l’origine.

Ils disent « relance » ? Le gouvernement trouve soudain des centaines de milliards d’euros mais pour renflouer les banques coupables de spéculations, sans aucune contrepartie, en faisant peser leurs dettes sur le pays. Il pousse la seule grande « banque » qui a échappé à la catastrophe, la Poste, vers la privatisation.

Pour les dépenses utiles, celles qui alimentent une croissance saine et durable répondant aux besoins, la santé, l’éducation… les salaires et les retraites, la consommation populaire, c’est plus que jamais le régime des restrictions.

De nouveaux cadeaux sont accordés au grand patronat au moment même où il utilise la crise pour accélérer ses restructurations. Les profits des entreprises du CAC 40 sont toujours au plus haut: 94 milliards d’euros en 2008. Mais Renault choisit d’en redistribuer 850 millions en dividendes aux actionnaires et de supprimer 4000 emplois directs en France plutôt que de d’investir pour améliorer sa réponse aux besoins…). Arcelor-Mittal vient d’enregistrer un profit record de 11,3 milliards mais prépare la suppression de 9000 emplois et la fermeture de plusieurs sites !

Le gouvernement poursuit le démantèlement systématique des services publics (dont ceux de l’Etat lui-même) pour les livrer aux multinationales et casser un modèle républicain d’égalité.

 

La coupe est pleine. L’exaspération monte. Il est urgent d’arrêter la remise en cause des fondements mêmes de notre système social.

 

Les salariés n’ont pas à payer leur crise, la crise du capitalisme !

 

De plus en plus de salariés, du privé comme du public, de retraités, de privés d’emploi, de jeunes sont déterminés à ne pas payer la « crise » une deuxième fois. Ils ont déjà fait les frais de 20 ans de politiques de pressions sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail, de démantèlement des dépenses sociales et des services publics. La « financiarisation » de l’économie aura été le moyen d’extorquer encore davantage le fruit de leur travail.

 

La caractéristique de presque toutes les luttes qui se développent depuis des mois est qu’elles portent l’intérêt général du pays: la défense de l’industrie, du droit du travail, de la protection sociale, des services publics…

En cela, la cohérence des luttes se heurte frontalement à la cohérence de la politique du pouvoir. L’ancien n°2 du Medef, Kessler, l’avait résumée: la « refondation du capitalisme », c’est défaire méthodiquement tous les acquis depuis 1945 (le programme du Conseil national de la Résistance). Avec la crise, le capitalisme se montre dans toute sa réalité : l’enrichissement sans limite de quelques uns ne peut se faire qu’au détriment de la masse des travailleurs et du développement du pays.

 

Il n’y aura pas d’alternative sans ruptures avec sa logique.

 

La crise fait aussi voler en éclats l’illusion d’un accommodement du capitalisme, de sa « réforme ». Sarkozy l’a bien compris et s’efforce de voler au secours du système. Ses tirades sur la « régulation », la « moralisation » du capitalisme ne servent qu’à masquer la réalité de sa politique.

 

Pour cette raison aussi, le PS est incapable de représenter une véritable alternative. Après sa gestion loyale des affaires du capital, il est un soutien indéfectible du Traité de Lisbonne, matrice des politiques antisociales menées dans chaque pays de l’UE. Il vient d’approuver le plan de renflouement des banques.

 

L’alternative politique se gagne ici et maintenant

 

Certains voudraient inviter le monde du travail à attendre sagement une alternance aux élections de 2012 et d’hypothétiques changements. Les salariés ont déjà fait l’expérience de ce jeu politicien sur fond de consensus politique. Ils ne peuvent pas se contenter de postures d’opposant à l’Assemblée, de rendez-vous électoraux.

 

Certains voudraient court-circuiter les luttes en France et font miroiter le mirage d’une « Europe sociale ». Au contraire, la résistance, les luttes, les victoires dans chaque pays permettent à tous les peuples de s’opposer plus efficacement à la mondialisation capitaliste dont l’UE est l’instrument.

 

Aujourd’hui, objectivement, la perspective politique immédiate passe par le mouvement populaire, par des victoires concrètes contre la politique du pouvoir.

 

Depuis des mois, des mobilisations très fortes se succèdent, souvent majoritaires dans leur secteur (école, hôpitaux, poste, transports, impôts, industrie…). Elles bénéficient d’un large soutien parmi les usagers, dans les bassins d’emplois… Leur convergence peut commencer à faire plier le gouvernement, à mettre en échec ses projets, un par un. Le pouvoir l’a bien senti en faisant reculer Darcos sur la contre-réforme du lycée : cela vérifie que l’on peut rapidement ouvrir des brèches.

 

Communistes, salariés, jeunes, retraités, militants dans les entreprises et les quartiers,

 

Nous appelons à soutenir massivement les grèves et manifestations du 29 et à y participer.

Nous mettons notre action et nos propositions au service des convergences et des rassemblements nécessaires pour faire reculer le gouvernement et mettre en échec ses contre-réformes.

Nous mettons en avant des propositions pour sortir de la crise en commençant à rompre avec la logique capitaliste.

 

Dès le 30 janvier, nous appellerons à des rencontres, dans les entreprises, les bassins d’emplois, les localités pour construire ensemble l’alternative politique immédiate.

 

Nous appelons au rassemblement pour:

 

Mettre en échec les projets du gouvernement et gagner l’annulation des 13500 suppressions de poste dans l’éducation nationale en 2009, le retrait de la Loi Bachelot contre l’hôpital public, de la loi Boutin contre le logement social, l’arrêt de la RGPP et le retrait du projet de loi sur la « mobilité » (Révision générale des politiques publiques qui désorganise les services de l’Etat et remet en cause le statut de la fonction publique), l’abandon définitif du projet de changement de statut et de privatisation de La Poste…

Ce sont des préalables à toute véritable réforme, allant dans le bon sens.


Orienter l’argent vers les moteurs de la croissance :
la consommation populaire et l’investissement : 15 milliards d’euros par de « paquet fiscal » pour les plus riches, 21 milliards, déjà, pour les banques peu regardantes, 33 milliards par an d’exonérations de cotisations sociales patronales aux dépens de la Sécu (condamnées même par la Cour des comptes), 94 milliards d’euros de profits en 2008 pour les entreprises du CAC40, 320 milliards d’emprunts bénéficiant de la garantie de l’Etat au profit des banques… ASSEZ DE GACHIS AVEC NOTRE ARGENT !

Demandons entre autres:

- la baisse des tarifs des services publics, en particulier de GDF et EDF.

- une baisse du taux normal de TVA et sa suppression pour les produits de première nécessité

- un plan de construction de 900.000 logements véritablement sociaux en 5 ans, plutôt que de renflouer les promoteurs et de livrer l’argent des livrets A aux banques.

- un plan d’urgence pour l’hôpital public (embauches, formations, équipement…).

- une revalorisation du SMIC à 1500 euros net, de l’ensemble des salaires et retraites de 10% (inflation et gains de productivité captés par les profits).

- paiement à 100% du salaire lors des périodes de chômage partiel financé par saisie sur les dividendes aux actionnaires.


Gagner de premières mesures structurelles contre la « loi » du capitalisme : battons-nous pour

- gagner un droit de veto suspensif sur les plans de licenciements et de suppressions d’emplois

- la constitution d’un pôle public financier dirigeant l’épargne populaire et le crédit vers le développement économique, autour de la « Banque » postale, réintégrée à l’établissement public de La Poste, de la Caisse des dépôts et consignations et impliquant la renationalisation des principales banques d’affaires et de dépôts (plutôt que leur renflouement sans contrepartie).

- la défense et la reconquête des monopoles publics pour les activités d’intérêt général relevant des services publics (énergie, transports, eau, courrier et télécommunications…), rejet des directives européennes et renationalisations intégrales des opérateurs historiques du service public.

- un plan de défense de l’industrie, sanctionnant les délocalisations, impliquant des relocalisations correspondant à la réponse aux besoins nationaux, mobilisant les salariés, les populations des bassins d’emplois pour imposer des choix d’intérêt public aux industriels dont des (re)nationalisations démocratiques.

 

----

 

 

94 milliards d’euros de profits pour le CAC 40 en 2008:

 

Total: 15 milliards

Arcelor-Mittal: 11,3 milliards

Sanofi-Aventis (médicaments): 7,1 milliards

GDF-Suez: 5,8 milliards

EDF: 4,7 milliards (exigeons une baisse des tarifs!)

BNP-Parisbas: 4,1 milliards

Vivendi: 2,8 milliards

Renault: 1,8 milliard

...

 

40 milliards de dividendes pour les actionnaires!

Des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, d’heures de chômage technique pour les salariés!

 

----

 

L’institution emblématique du capitalisme, la bourse détourne et détruit des milliards d’euros de valeurs produites par le travail:

en 2007, les firmes du CAC40 ont ainsi englouti 19 milliards d’euros pour racheter de leurs propres actions au lieu d’investir dans la recherche, l’emploi ou les salaires).

Mercredi 28 janvier 2009
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