Quantcast

Recherche

Recommander

Présentation

  • : PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • : C’est dans les luttes que nous gagnerons la rupture avec la politique au service du Capital. Nous ferons vivre le PCF, outil indispensable des travailleurs de lutte contre le capitalisme. Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Syndication

  • Flux RSS des articles

Défense des services publics

Avec les cheminots, engageons la bataille du rail contre la privatisation !

 

Jeudi 16 juin 2011, les cheminots sont appelés à une manifestation nationale à Paris par leurs organisations syndicales pour la défense du service public ferroviaire.

Cette mobilisation est une étape dans la nouvelle bataille du rail qui s’engage.

 

La mise en concurrence du transport de voyageurs et la privatisation des activités de la SNCF est une priorité du pouvoir pour les toutes prochaines années, avant et après les élections de 2012.

Le processus à l’œuvre suit les exemples plus avancés, désastreux pour les salariés, les usagers et l’intérêt national, de France Télécom ou d’EDF-GDF (voir les augmentations de tarifs !).

 

L’Union européenne, le traité de Lisbonne et ses directives, servent, à nouveau, à la fois de prétextes et d’instruments à la marchandisation. Ils ont été adoptés en commun par la droite et le PS et sont appliqués de la même façon dans les pays d’Europe que les gouvernements soient de droite ou de « gauche ».

Souvenons-nous que c’est le gouvernement Jospin qui a divisé la SNCF en deux en séparant le réseau de l’exploitation et en créant RFF, Réseau ferré de France. A la collectivité, les investissements coûteux, les pertes, le « déficit », au privé à terme les activités les plus juteuses, les profits.

 

Autant dire que sur cette question politique comme sur les autres, ce qui sera décisif, c’est la mobilisation des salariés, la convergence de lutte, notamment avec les autres services publics, l’intervention des usagers.

 

Ce sera tout aussi vrai au niveau des régions, autorités organisatrices des Trains express régionaux, les TER qui pourraient être les premiers à être livrés au privé.

 

Dégradation de la qualité du service rendu, augmentation des coûts pour satisfaire les actionnaires, dégradation des conditions de travail et du statut de l’emploi : la logique de privatisation aboutit partout aux mêmes résultats.

La mise en concurrence du transport de marchandises en 2006 le confirme. Gouvernement et direction de la SNCF accélèrent le démantèlement de cette activité, abandonnent le système du « wagon isolé » qui permet aux PME/PMI de recourir au rail, encouragent le développement du transport par camion, polluant, effectués par des salariés sous-payés, bientôt aux normes sociales de l’Europe de l’est pour le plus grand profit d’entreprises qui ne paient pratiquement pas pour les infrastructures routières.

Depuis 3 ans, 2,5 millions de camions supplémentaires circulent sur les routes de France, dénonce la CGT.

La préparation de la privatisation se fait déjà largement sentir pour les voyageurs. Les tarifs, de plus en plus incompréhensibles, augmentent plus vite que l’inflation. Les retards se multiplient devant les suppressions de postes et les retards dans l’entretien des voies. Des trains sont supprimés. La direction de la SNCF annonce même le lancement de trains à horaire aléatoire !

Les gares et les guichets ferment.

La pression sur les agents s’accroît avec les suppressions d’emplois mais aussi avec la volonté des privatiseurs d’éradiquer l’esprit de service public qui anime les cheminots. Par exemple, le guichetier ne devrait plus être pour donner le meilleur renseignement mais pour vendre le plus de produits, utiles ou non.

La casse du statut, des retraites, des cheminots, est à la fois un moyen de privatiser et celui d’abaisser les normes sociales de tous les travailleurs.

 

Cette nouvelle « bataille du rail », pour défendre la nationalisation gagnée au moment du Front populaire, peut et doit devenir l’affaire de tous, salariés de la SNCF, de la RATP, de tous les services publics confrontés à la même politique, usagers, citoyens.

 

ENSEMBLE,

  • Défendons la SNCF, entreprise publique intégrée !
  • Exigeons les financements nécessaires au maintien et au développement du service public ferroviaire, aux investissements et aux embauches correspondant aux besoins du pays !
  • Refusons l’application des directives européennes de marchandisation !
  • Défendons, reconquérons le monopole public SNCF des transports ferroviaires ! 

 

Le rapport de force existe pour gagner, faire reculer la politique au service de l’argent, d’où qu’elle vienne !

Mercredi 15 juin 3 15 /06 /Juin 15:56
- Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Médecine du travail :

Non à l’abrogation de la Loi CROIZAT !

 

  Par le Groupement National "SAUVONS LA MEDECINE DU TRAVAIL"

www.slmt.fr

Après l’échec de la négociation entre partenaires sociaux, après la sanction par le Conseil Constitutionnel d’un texte cavalier inséré dans une loi sans rapport avec la Médecine du Travail ou la Santé au Travail, après l’adoption rocambolesque par le Sénat d’un copié collé de ce texte présenté par des sénateurs centristes, la proposition de loi de liquidation de la médecine du travail redevient d’actualité. En effet, sous les pressions conjuguées du Medef dont c’est le texte et de certains élus obstinément à son service, Bruno Dupuis, conseiller de Xavier  Bertrand, Ministre du Travail, vient d’en annoncer une prochaine présentation le 27 Juin prochain à l’Assemblée Nationale.

Le document n’a pas changé. Il consacre le transfert de la prévention médicale des risques professionnels aux employeurs. Il ne propose rien pour éviter la disparition de la médecine du travail, et fournit aux managers tous les moyens pour gérer la santé des salariés au plus près des intérêts patronaux, fondés sur l’objectif de rentabilité à court terme. 

Le pseudo paritarisme de façade concernant la gouvernance des services interentreprises de santé au travail (SIST) s’est vite révélé être un leurre. En effet, il consacre une présidence alternée permettant à un représentant des salariés d’appliquer la politique définie par l’Assemblée Générale des employeurs adhérents du SIST. Cette tromperie, qui a permis un premier vote sans opposition au Sénat, abusera-t-elle également les députés ? C’est pour obtenir l’adoption de la partie législative du programme du Medef que les employeurs et leur lobby tentent, une fois de plus, de faire adopter cette loi. Ils insistent pour que soient légalisées les dispositions qu’ils ont conçues et déjà en partie mises en place malgré leur actuelle illégalité.

La quasi-totalité des SIST fonctionne illégalement en « privilégiant certains examens médicaux … examens d’embauche, de reprise, nécessitant une surveillance renforcée » au détriment de la surveillance régulière de tous les travailleurs, abandonnée au profit d’urgences décidées par les seuls employeurs, car ce sont eux qui déterminent quels salariés doivent bénéficier d’une« surveillance médicale renforcée ». C’est la pénurie de médecins du travail qu’ils ont organisée avec les gouvernements depuis plus de 20 ans qui leur permet de justifier l’abandon des prestations qu’ils doivent réglementairement fournir aux salariés. Ainsi, les maxima réglementaires concernant les effectifs de salariés surveillés par médecin (actuellement 3300) sont explicitement dépassés (souvent plus de 5000).

La proposition de loi qui prévoit de remplacer ces obligations par des « contrats d’objectifs négociés » permettrait de légaliser ces abandons. Certains grands SIST anticipent aujourd’hui ces futurs « contrats d’objectifs » pour obtenir du gouvernement les dérogations régularisant leur situation.

 

Cette proposition de loi permettrait aussi le recours à des médecins non spécialistes en médecine du travail pour assurer la surveillance médicale de certains risques professionnels ou pour certains salariés. Elle légaliserait les « expériences », autorisées par le ministère du travail, qui consistent à charger des infirmiers dits « de santé au travail » de fonctions médicales. Le prêt de main-d’œuvre qui permettrait à un SIST de fournir un « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » sans protection ni indépendance à un employeur adhérent pour intervenir pour son propre compte, et sans nécessité de lien avec l’activité médicale, serait légalisé. La rédaction des fiches d’entreprise (documents légalement sous la responsabilité du Médecin du Travail) par des IPRP ou des infirmières sans statut de salarié protégé, sans aucune garantie d’indépendance, serait encouragée de façon à « soulager la charge des médecins du travail ». Il serait donc demandé à ces derniers de signer ces fiches et d’attester de l’innocuité de conditions de travail dont ils n’auraient pas été les témoins directs. Le Législateur, si ce texte était voté, en arriverait à demander aux médecins du travail d’établir des certificats de complaisance, ce qui serait contraire aux règles déontologiques qui s’imposent à tous les médecins. La promulgation de la loi permettrait de légitimer un train de textes réglementaires avalisant le reste du programme du Medef, tel que proposé aux organisations syndicales en 2009 et  unanimement refusé par elles. Ce serait notamment le cas, par exemple, des dispositions prévues pour favoriser le licenciement des salariés malades et la limitation de la durée de leurs arrêts de travail. Lors des « Assises de la simplification du droit », le 29/4/2011, F. Lefebvre, secrétaire d’Etat au Commerce et à l’Artisanat, a présenté, parmi les « 80 mesures pour simplifier la vie des entreprises et soutenir leur compétitivité », la fiche n°19. Il s’agit du copié collé du projet de protocole d’accord proposé par le Medef le 29/9/2009. Elle prévoit que, sur signalement du médecin conseil de la Sécurité Sociale, le salarié, dont l’arrêt serait prolongé, devrait subir une visite de pré reprise obligatoire durant la suspension de son contrat de travail, laquelle remplacerait le premier examen de reprise de travail. Ainsi, dès son retour d’arrêt de travail, le salarié présentant une restriction d’aptitude, quelle qu’en soit l’importance, pourrait se voir signifier une inaptitude définitive à son poste et à tout emploi de l’entreprise, suivie dans les 3 semaines de son licenciement, sans possibilité de recours réel.

Cette proposition de loi ne comporte aucune des dispositions nécessaires au maintien et à la modernisation de la surveillance médicale des risques professionnels. Elle n’existe que pour légaliser le programme de destruction voulu par le Medef. D’ailleurs, son propre rapporteur, Guy Lefrand, député UMP de l’Eure et médecin, n’a-t-il pas déclaré à la Commission de réflexion sur la souffrance au travail : « La santé au travail doit être gérée par [le ministère de] la Santé. » ? N’a-t-il pas proposé que « ce médecin ne soit plus rémunéré par les entreprises mais par un fonds auquel celles-ci abonderaient et qui serait géré par les ARS (Agences Régionales de Santé) » ? N’a-t-il pas précisé qu’ainsi «Les médecins du travail seraient peut-être moins nombreux mais plus efficaces» ? Si le député Lefrand évite de préciser pour quelles tâches, c’est peut être dans l’espoir qu’ils jouent enfin leur «rôle de filtre entre le salarié et l’entreprise ». Quoi qu’il en soit, selon lui, «Il faut redonner un rôle beaucoup plus important au généraliste, et qu’il s’approprie une part de la médecine du travail [pour les] 2 millions de salariés qui travaillent à domicile (emplois services) ». Le rapporteur est en phase avec le Medef et J.F. Copé, lequel, dans la même commission, assignait à la médecine du travail 2 actions principales :

1-      La «visite d’aptitude lors de l’entrée dans la vie professionnelle», sans doute pour exercer le «filtre» du rapporteur. Le Medef, plus pragmatique, définit l’aptitude en cause « comme l’absence de contre-indication physique ou psychique à la tenue, par le salarié, du poste de travail actuel ou envisagé » (Medef Sept 09). Cette action de sélection que les employeurs n’avaient pas encore réussi à imposer aux médecins du travail, le Gouvernement et sa Majorité tentent de l’imposer par la Loi.

2-       Le «bilan de suivi en milieu de carrière » pour proposer « une requalification et une réorientation » du salarié. Le Medef parle plus clairement de l’inaptitude qui «se définit comme l’existence de contre-indication physique ou psychique entraînant une restriction pour le salarié de remplir une ou plusieurs tâches liées à son poste de travail » (Medef Sept 09).

C’est la légalisation de cette conception de la santé au travail (qui impliquerait également la lutte contre l’absentéisme et la consommation d’alcool et de drogues illicites) que le Medef et certains élus veulent obtenir par la loi. C’est aussi ce qu’attendent, avec impatience, les marchands de santé au travail, lesquels  se pressent aux portes des SIST, de leurs directions et de leur chambre syndicale (le CISME) pour proposer dans le même service : Assurance Complémentaire de santé, Prévoyance, Contrôle de l’absentéisme, et Surveillance des Risques Professionnels et de Santé Publique Cette marchandisation de la santé des salariés, et notamment de leur santé au travail, n’est pas acceptable. Elle ne doit pas être acceptée.

Le 10 juin 2011

 Groupement National SAUVONS LA MEDECINE DU TRAVAIL

www.slmt.fr

Lundi 13 juin 1 13 /06 /Juin 15:57
- Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 1 juillet 4 01 /07 /Juil 21:20
- Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Avec 40% de grévistes parmi les conducteurs et les contrôleurs, les cheminots font la démonstration de leur capacité de mobilisation contre la politique de privatisation rampante de leur service public. Nous reproduisons ci-dessous le tract de la CGT en direction des usagers. Il explique les vrais enjeux de cette bataille, masqués par la propagande officielle. La mobilisation est particulièrement élevée à Paris-Montparnasse, ce que Dominique Launay, secrétaire du secteur Paris – Rive Gauche (Austerlitz – Montparnasse) explique dans une interview au Parisien que nous reproduisons aussi. 

Cette démonstration de force constitue un point d’appui important, dans l’une des plus grandes et plus structurantes entreprises de service public, pour les luttes à venir, notamment contre la nouvelle étape du démantèlement du système de retraite par répartition.

Le 20 avril, le premier mai sont les prochaines dates. Elles seront décisives dans la construction de la convergence des luttes auquelle les cheminots participent au premier plan.  

 

 

 

USAGERS, SALARIES, CITOYENS, CE QUE NE VOUS DIRONT PAS LES MEDIAS !

 

Dans quelques jours, si dans le cadre du dialogue social, les orientations du Gouvernement et de la Direction SNCF ne s’inversent pas quant à l’avenir du Service public ferroviaire, les cheminots pourront envisager de s’engager dans un mouvement social de grève à caractère national.

 

En effet, il y a urgence à faire entendre d’autres choix de développement pour la SNCF afin d’améliorer la qualité et l’efficacité du Service Public, de répondre aux défis environnementaux, aux enjeux d’aménagement du territoire, aux besoins de la Nation en matière de transport et de stopper les suppressions massives d’emploi qui impactent vos conditions de transport et les conditions de vie et de travail des cheminots.

Vous êtes usagers de la SNCF, salariés, citoyens, vous êtes donc concernés à plusieurs titres par les décisions politiques qui impactent le service public ferroviaire.

 

Parce que la SNCF appartient à la Nation, les mobilisations sociales des cheminots, à l’appel de la CGT, relèvent de l’intérêt général.

Explications …

 

Concerné par l’avenir de la SNCF, car usager !

Alors que toutes expériences d’ouverture à la concurrence des services publics tels l’eau, l’énergie, les télécommunications,… ont eu des effets néfastes pour les consommateurs, et pour toute la société en général, répondant aux injonctions de Bruxelles et du Gouvernement français, la direction SNCF entraîne l’entreprise publique sur les voies de la privatisation.

En supprimant près de 22 000 emplois en 7 ans, en réalisant 80% de productivité en 20 ans et en se structurant à l’instar des grands groupes privés, la SNCF se transforme, avec comme seul objectif : la rentabilité financière.

Les usagers deviennent des clients, les tarifs augmentent, la qualité du service se dégrade, les trains deviennent des produits commerciaux, les gares « non rentables » ne sont plus desservies, … c’est le monde « moderne » de la libéralisation.

Dans ce cadre, l’égalité de traitement, l’accès pour tous, le maillage territorial, la sécurité des circulations et la réponse aux besoins sont une entrave aux objectifs purement comptables des dirigeants de la SNCF.

La CGT n’entend pas se résoudre à la dissolution du Service Public dans les lois du marché. Nous sommes là, bel et bien face à un choix de société !

 

Concerné par l’avenir de la SNCF car salarié !

Au nom de la concurrence, de la compétitivité, de la rentabilité, des dogmes de la technostructure, tout est prétexte pour abaisser les conditions sociales des cheminots.

Contrairement aux idées préconçues, le salaire minimum à la SNCF est à peine 20 € au dessus du SMIC.

Cette situation dégrade les conditions de vie et de travail des cheminots mais c’est aussi une mauvaise nouvelle pour les salariés en général.

Le statut social des cheminots est justifié par les contraintes et les sujétions d’un service public fonctionnant 24h/24, 7j/7 et 365 jours/an en tout point du territoire.

Il est, de plus, un gage d’indépendance dans l’application des règles de sécurité, d’égalité de traitement,...

Souvent stigmatisé par les adversaires du service public, il offre pourtant un point d’appui non négligeable pour l’ensemble du salariat.

Ainsi, en abaissant les garanties sociales des cheminots, ce sont bien les conditions de vie et de travail de tous les salariés qui sont tirées vers le bas !

Les vrais privilégiés ne sont-ils pas du côté de ceux qui touchent 100 à 200 années de SMIC par mois et des retraites « chapeau » de 13 millions d’Euros (PDG de Veolia) ?

Les revendications sociales des cheminots sont légitimes et la CGT n’entend pas se résoudre à l’austérité et à la régression sociale.

Concerné par l’avenir de la SNCF car citoyen !

Dans un contexte où les questions environnementales sont au coeur des préoccupations et alors que des engagements ont été pris dans le cadre du “Grenelle de l’Environnement”, la Direction SNCF et le Gouvernement font le choix catastrophique de sacrifier la part du ferroviaire dans les transports de marchandises. Pire, ils se servent de la SNCF comme banque pour financer le développement des filiales routières FRET du groupe GEODIS.

Ainsi, le plan Fret SNCF se fixe comme objectif de réduire les trafics ferroviaires, d’abandonner la desserte de plusieurs territoires et de se séparer de moyens humains et matériels (locomotives, wagons, installations…).

C’est la logique du business qui prend, là aussi, le pas sur l’intérêt général et le développement durable.

Ce choix politique met à nouveau des millions de camions sur les routes et provoquera d’ici à 2020 une émission supplémentaire de 3 millions de tonnes/équivalent Co2. C’est inacceptable !

La CGT fait de ce dossier un objectif revendicatif prioritaire car au-delà du service public ferroviaire, c’est bien l’avenir de la planète qui est menacé !

 

Au travers de ces quelques éléments, la Fédération CGT des cheminots souhaitait vous sensibiliser sur les enjeux importants qui nous sont posés, à chacun, au travers des politiques mises en oeuvre à la SNCF.

Parce que les cheminots, seuls, sans l’appui de l’opinion publique et sans l’intervention citoyenne, ne pourront inverser durablement les orientations actuelles, il faut exiger un véritable débat public sur l’avenir du service-public SNCF.

 

Cheminots, usagers, salariés, citoyens,

Ensemble pour un Service Public SNCF qui réponde à sa mission : l’Intérêt Général.

 

Montreuil, le 26 mars 2010

 

 

Interview de Dominique Launay, secrétaire CGT du secteur Paris – Rive – gauche (Montparnasse – Austerlitz), par le journal Le Parisien (Bénédicte Alaniou) – édition du 7 avril 2010

100407_dominique_launay.gif

« Cela fait près de trente ans que j’entends parler de la rénovation de la gare d’Austerlitz et je ne suis pas sûr de la voir achevée avant ma retraite », dit Dominique Launay dans un sourire, en contournant une palissade de chantier. Mais le sourire s’efface dès qu’on interroge ce contrôleur de 49 ans sur les raisons de ce nouveau conflit, qui risque d’exaspérer davantage les usagers. « Nous sommes conscients des désagréments d’une grève. Mais pour le public, le plus gênant, ce sont les dysfonctionnements quotidiens : des trains supprimés à cause d’une rupture d’électricité, d’autres pour cause d’avarie, des rames plus petites que prévues… Tout cela découle des réorganisations mises en place par la direction et que nous dénonçons depuis des mois. »
Principal motif de discorde, l’emploi. Sur une carte de France, la CGT-Cheminots a récapitulé, région par région, les 7 600 suppressions de postes prévues d’ici à 2012. « Sur les sites de Montparnasse et Austerlitz, on compte déjà 100 agents en moins par rapport à fin 2009. Les conditions de travail se dégradent.
Les agents préposés au matériel sont contraints de travailler de plus en plus de nuit. Auparavant, c’était marginal… »
La réorganisation du fret oppose également CGT et direction. Les salaires sont également une source de grogne. Avec vingt et un ans de maison au compteur, Dominique Launay, contrôleur, comme Didier Le Reste, touche 2 100 € net par mois. « En 2010, on nous propose 0,9 % d’augmentation. Ce n’est pas acceptable. » Ce conflit peut-il durer ? « Tout dépend de la direction. Il y a une véritable rupture du dialogue social à la SNCF », dénonce Dominique Launay. A la question de savoir si Guillaume Pepy porte la responsabilité de cette situation, le cheminot ne répond pas directement. Mais il stigmatise une « direction qui, depuis plusieurs années, veut faire aboutir ses projets de restructuration, quelles qu’en soient les conséquences ».
« Beaucoup de collègues sont en grande souffrance et ont le sentiment d’être méprisés, avertit le responsable CGT. On ne veut pas devenir le France Télécom de demain. »

Le Parisien

 

Jeudi 8 avril 4 08 /04 /Avr 19:01
- Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

  A Paris-Montparnasse, plus 500 grévistes ont pris l’initiative de se rassembler devant la direction.

3 février 2010 - Les cheminots annoncent la couleur : celle de la lutte, de la détermination à défendre le service public

Il y a quelque chose qui cloche dans la propagande du pouvoir et des media à son service. D’un côté, ils s’efforcent par tous les moyens de minimiser le taux de grévistes à la SNCF ce 3 février 2010 mais, de l’autre, ils ne peuvent s’empêcher de faire parler des usagers sélectionnés pour exprimer leur exaspération face au manque de trains.

La vérité, c’est que les cheminots ont montré leur détermination croissante à s’opposer et faire échec au plan de casse de pans entiers de leur service public avec près de 40% de grévistes (35,65% à 11h00, davantage l’après-midi) à l’appel de 4 organisations syndicales. La direction ne se risque d’ailleurs pas à contester la progression de 5 à 10% en moyenne dans chaque secteur par rapport à la mobilisation du 20 octobre 2009.

Le rejet des plans du PDG Guillaume Pépy est massif. Il y a de quoi !

La marche accélérée à la privatisation qu’il programme doit se traduire par 3713 suppressions de postes pour la seule année 2010. C’est autant de reculs du service public.

La même logique a déjà fait reculer les activités de fret de 18% en 2009. D’ici 2011, 255.000 wagons de marchandises seraient remisés avec l’abandon des dessertes jugées les moins rentables. De quelle rentabilité s’agit-il quand on sait que cela représente plus de 500.000 camions supplémentaires, en pleine contradiction avec les objectifs nationaux de limitation des rejets de CO2 ?

L’abandon de nombreuses lignes interurbaines est également programmé. La direction a commencé à préparer l’opinion à la fermeture de plusieurs lignes de TGV de ville de province à ville de province, alors que les tarifs TGV viennent encore d’être augmentés de 1,9% au 1er janvier. Pourtant la branche voyageurs de la SNCF enregistre un excédent d’exploitation de 1,5 milliard d’euros par an.

La direction ne parvient pas à masquer ces objectifs : créer les conditions d’une rentabilité financière maximale, dégager de nouvelles marges de profit pour préparer la privatisation, rentrer dans la concurrence européenne en rachetant des réseaux à l’étranger, développer des filiales privées (y compris de camions et d’autocars) aux dépens de l’établissement public ferroviaire.

La question des transports et de la SNCF devrait être un sujet central des élections régionales. Le développement de la lutte peut permettre que le débat de fond ne soit pas escamoté comme les principaux partis, par exemple signataires des directives européennes, le voudraient.

Les régions peuvent et doivent s’opposer au processus de mise en concurrence et de privatisation, refuser de rentrer dans la logique de partition de la SNCF, refuser d’appliquer les directives de marchandisation, être un point d’appui de la lutte pour la défense du monopole et la reconquête du monopole public national de la SNCF.

Concrètement, elles peuvent et doivent, entre autres, rejeter la régionalisation des lignes, pas seulement le financement des lignes nouvelles par des PPP (ces « partenariats-public-privé » qui enchaînent la collectivité et le service public aux intérêts financiers privés), mener la bataille contre la fermeture délibérée des centres de maintenance SNCF, refuser ou détourner les procédures d’appel d’offre. Force est de constater qu’avec des différences, les régions de gauche ne l’ont guère fait, l’ont fait insuffisamment.

Le développement du mouvement dans la période n’en est que plus important.

Les mêmes choix politiques nationaux de démantèlement du service public frappe La Poste, la RATP, EDF, GDF, d’une autre façon l’hôpital et l’école etc.

On comprend pourquoi le gouvernement veut absolument dénigrer la force du mouvement à la SNCF. Les cheminots pourraient, comme en novembre-décembre 95, comme au moment des luttes contre la casse des retraites en 2003, être le pivot de larges convergences nationales de lutte des salariés sur ces questions aussi importantes et fédératrices que sont la défense du service public et celle des retraites, à nouveau menacées par une deuxième loi Fillon.

Communistes, dans notre soutien au mouvement, nos priorités sont, dans notre expression et nos initiatives, de démonter la finalité réelle des projets du pouvoir, de contribuer à créer ces convergences de luttes. Elles sont d’intérêt général, elles seront décisives.

Dimanche 7 février 7 07 /02 /Fév 10:27
- Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
98% de grévistes sur des revendications justes et légitimes. Pourquoi la direction de la RATP et le gouvernement s'obstinent? Lire l'article de nos camarades:

Les revendications des agents du RER A sont pleinement légitimes.


Dimanche 13 décembre 7 13 /12 /Déc 08:35
- Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Plusieurs fédérations cheminotes ont échangé leur point de vue sur la situation sociale et revendicative à la SNCF.


Toutes ont souligné l’accélération et le contenu des réorganisations du système ferroviaire français qui, à terme, mettent en péril l’entreprise publique SNCF et fragilisent le service public.

Elles constatent que ces transformations souhaitées par le gouvernement et le président de la SNCF s’accompagnent de
décisions dramatiques sur l’emploi des cheminots, avec des conséquences sur la qualité de la production, la sécurité de l’exploitation ferroviaire et les conditions de travail.
Au mécontentement créé par ces transformations à marche forcée et facteur de stress s’ajoute la situation du pouvoir d’achat des actifs et retraités qui enregistre un recul.

Les Fédérations Syndicales ont également noté la multiplication des actions à caractère local, régional et national depuis la rentrée.

Des mobilisations qui prennent la forme de grèves, de rassemblements, de manifestations avec parfois la participation des populations qui refusent le recul du service public.

Dans ce contexte, où les projets sont menés au pas de charge sans véritable concertation approfondie, avec une direction et un gouvernement qui ne veulent pas entendre les exigences revendicatives portées par les cheminots et leurs représentants.,

Les cheminots actifs et retraités sont appelés à participer à une manifestation nationale à Paris le mardi 08 Décembre 2009

Usagers avec les cheminots de Montparnasse (et de France) qui seront massivement en grève le 20 octobre 2009

HAUSSE INCESSANTE ET SOURNOISE DES TARIFS SNCF: ASSEZ !

La bataille du RER B

Le renouvellement des trains doit être effectué en France!

Lundi 7 décembre 1 07 /12 /Déc 10:22
- Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Fréquence, régularité, confort, tarifs : la grève des agents du RER B défendent aussi notre intérêt d’usagers (et à notre intérêt de citoyens)

Le mouvement de grève des agents du RER B a été très fortement suivi cette semaine, avec un taux de grévistes dépassant les 80%. Une nouvelle fois, ils ont manifesté leur détermination à contrecarrer la logique de privatisation qui préside contre les conditions de travail, l’emploi et la qualité du service.

 

La suppression de l’interconnexion RATP/SNCF à gare du Nord en est une illustration de 1ère importance sur une ligne qu’empruntent 800.000 voyageurs par jour.

Elle n’a été envisagée par les décideurs de la RATP, de la SNCF et du STIF que dans cet objectif de maximisation de la rentabilité financière.

Bien loin de fluidifier le trafic, la suppression des « glissements » dans les terminus sur une ligne de 60 kilomètres va aggraver les dysfonctionnements, sans évoquer les risques pour la sécurité. Par ailleurs, les sacrifices demandés aux conducteurs se font sans augmentation du salaire net. Pendant ce temps, les guichets disparaissent aux stations comme à Cité U dans notre arrondissement. 

 

Communistes, nous apportons notre soutien plein et entier au mouvement des grévistes du RER B qui traverse notre arrondissement. Nous nous efforçons de relayer les motifs de leur mouvement, à nouveau scandaleusement caricaturés, à l’occasion d’une nouvelle campagne contre le droit de grève.

 

La grève, suspendue à partir de demain 14 novembre, est appelée à reprendre au vu de la surdité des directions. Elle participe d’un mouvement d’ensemble contre la marchandisation et la privatisation des services publics, d’une lutte qui rejoint celle des postiers, celle des enseignants, celle des cheminots qui seront en action à partir du 24 novembre.

 

Lien vers un article de nos camarades du collectif PCF-RATP-Bus

Vendredi 13 novembre 5 13 /11 /Nov 16:18
- Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Usagers avec les cheminots de Montparnasse (et de France) qui seront massivement en grève le 20 octobre 2009

 

Mardi 20 octobre, à l’appel de trois organisations syndicales, les cheminots seront en grève. Nous reproduisons ci-dessous des extraits du tract que la CGT de la gare Montparnasse (secteur Paris Rive gauche) diffuse aux usagers pour les alerter des vrais enjeux de leur lutte et contrecarrer la propagande officielle

 

 

Sur le secteur Paris Rive Gauche :

 

« Sur la Région SNCF de Paris Rive Gauche, qui rayonne sur 6 départements avec notamment les gares d’Austerlitz, Montparnasse, la ligne C, il est envisagé plus de 250 suppressions d’emplois (pratiquement l’équivalent de la casse de Molex).

Alors que dans le même temps, il manque du personnel pour l’entretien des voies et des caténaires, pour l’entretien du Matériel y compris les TGV. Situation qui entraîne de nombreux dysfonctionnements, retards, trains supprimés, etc… et dont vous subissez les conséquences au quotidien.

Pour ce qui est du transport des marchandises, de graves menaces présentes sur nos sites FRET de

Brétigny, Rungis, Trappes ou Chartres. Et pendant ce temps, les routes sont saturées de camions.

Comme au plan National, nous formulons des propositions pour redynamiser le Service Public des marchandises à partir de nos sites ferroviaires qu’il faut préserver et moderniser pour des dessertes de proximité, redynamisant un tissu social diversifié, en utilisant notamment la petite ceinture ferroviaire autour de Paris, pour amener les marchandises au plus près des lieux de production et consommation. »

 

 

Tract national

 

FRET SNCF : Tromperie sur la marchandise…

 

Le gouvernement annonce « un engagement national pour le fret ferroviaire » à hauteur de 7 milliards d’euros. La SNCF parle quant à elle d’un schéma directeur pour « un nouveau transport écologique de marchandises » doté d’un milliard d’euros. Ces investissements devraient permettre de créer un réseau d’autoroutes ferroviaires, le doublement du transport combiné, le TGV fret, l’amélioration de la desserte des ports et la création d’opérateurs

ferroviaires privés de proximité. Dans le même temps, dans la presse, à la télévision,

une campagne médiatique à fort budget et au slogan pour le moins ambigu : « le rail, une nouvelle route pour la France », fait état de ces projets. Mais cette vaste opération de communication cache une toute autre réalité. La Fédération CGT des Cheminots rétablit la vérité, alerte la population, les élus politiques et les informe de la décision prise par trois organisations syndicales (CGT, CFDT, Sud Rail) sur les quatre représentatives à la SNCF,

de cesser le travail sur une journée, le mardi 20 octobre prochain.

 

Les camions sur les trains : FAUX !

 

De 2004 à 2008, les plans de restructuration successifs de la SNCF et du gouvernement ont mis chaque année 1 500 000 camions sur les routes. Durant cette période, le volume de trafic fret réalisé par la SNCF a baissé de 12 milliards de tonnes par kilomètres. Les autres entreprises ferroviaires, sur trois ans d’ouverture à la concurrence en ont réalisé une dizaine de millions. Sur la base du volume des trafics réalisés en 2008, l’abandon des dessertes locales programmé par la SNCF pour 2010 et 2011, afin d’investir un milliard d’euros dans de nouveaux projets, ajoutera annuellement l’équivalent de 1 200 000 camions supplémentaires. A l’horizon 2020, au prix de multiples conditions économiques qui ne sont pas finalisées, les projets du gouvernement et de la direction SNCF prévoient un report modal de 1 400 000 camions sur les trains, soit à peine le rattrapage des « dégâts environnementaux » réalisés dans les deux prochaines années.

Pour la CGT, ces projets ne sont pertinents que s’ils s’appuient sur une politique de développement de tous les trafics plutôt qu’en substitution de ceux existants. Ainsi, l’exemple de l’autoroute ferroviaire entre Perpignan et Luxembourg qui transporte actuellement 40 camions par jour est éclairant. La cadence serait doublée en 2013, soit 80 camions alors qu’en 2009, le poste frontière du PERTHUS avec l’Espagne en voit passer 800 en moyenne. La situation est identique pour l’Autoroute Ferroviaire Alpine entre AITON (Savoie) et ORBASSANO (Italie), où l’immense majorité des camions continue à emprunter le tunnel routier du Mont Blanc.

 

L’Etat investit 7 milliards : FAUX !

 

La réalité, c’est que l’Etat annonce un plan dont le coût est estimé à 7 milliards d’euros, mais les financements reposeront sur les régions, des contrats de partenariats publics/privés, RFF, la SNCF et éventuellement sur le grand emprunt.

Dans le dossier présenté à la presse le 16 septembre par le Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (dossier disponible sur le site du ministère), l’engagement de l’Etat est pour le moins sujet à caution. Ainsi, dans la partie financement des projets on relève : « l’Etat cofinancera dans le cadre des contrats de projets Etat Région… l’Etat accompagnera le plan d’investissement… l’Etat mettra en place des aides remboursables… l’Etat participera… »

Aucun engagement financier ferme n’est donc formellement acté. Pire, dans cette enveloppe, prés dès deux tiers (4,5 milliards) concernent des investissements déjà arrêtés par le passé et non réalisés par défaut des budgets promis par l’Etat.

 

En vérité, à raison de 200 millions d’euros par an pendant 5 ans, seul le milliard investit par la SNCF est clairement financé. Mais au prix de l’abandon des dessertes locales, d’une nouvelle suppression de près de 6 000 emplois et via le recours à des filialisations. En quelque sorte, l’avenir se ferait au détriment de l’existant et de la réponse aux besoins immédiats de transport !

 

FRET SNCF : un enjeu de société…

 

Les besoins en ce domaine sont pourtant bien réels. En 2008, le transport intérieur de marchandises, tous modes confondus, représentait 250 milliards de tonnes par kilomètre. Seulement 24 ont été transportés par le ferroviaire. L’enjeu du report modal, par conséquent du développement du mode ferroviaire et fluvial, se situe à ce niveau et ce, dès maintenant.

 

Non contente de porter un coup fatal à sa messagerie ferroviaire et à ses dessertes locales via le quasi abandon de sa technique du wagon isolé (60 à 70%), la direction de la SNCF privilégie les trafics internationaux de transit, considérés comme rentables.

 

Le comble, c’est que la SNCF se voit par ailleurs, sommée d’aider financièrement à s’installer des entreprises ferroviaires de proximité de droit privé. Dès lors, quid de la sacro sainte concurrence libre et non faussée chère au traité européen de Lisbonne, à moins que le but ne soit précisément de mettre les cheminots et leurs droits sous la coupe des lois du marché. Des éléments qui ne sont pas sans incidences sur vos conditions de transport, votre sécurité et la qualité de service public que vous êtes en droit d’attendre de la part de cette entreprise publique. Ce repli, s’il devait voir le jour, au mépris du « Grenelle de l’Environnement », ne manquerait pas d’avoir de graves conséquences économiques, sociales et environnementales.

 

Par conséquent, il ne saurait être fait l’impasse sur ce qui se décide aujourd’hui pour FRET SNCF. D’autant que le transport international de voyageurs, à la veille de sa libéralisation et à un moment où le Secrétaire d’Etat aux transports se dit favorable à l’ouverture à la concurrence des trains régionaux de voyageurs (TER), prend la même voie.

 

…avec des répercussions sur les voyageurs

 

Avec moins de marchandises transportées par le fer le coût des infrastructures, payé au travers de péages par la SNCF et RFF, va se reporter sur les trains de voyageurs. Les conséquences pourraient se traduire pour les usagers par une augmentation du prix des billets (et/ou des impôts locaux), et sur l’offre puisque la direction SNCF vient d’annoncer qu’elle n’entend plus assumer financièrement les liaisons corail, laissant aux collectivités locales le soin de payer ou à l’Etat de décider de leurs éventuelles suppressions. On voit bien que le service public sera le grand perdant de cette stratégie.

 

Non seulement cette politique libérale des transports va à l’encontre des questions posées par le réchauffement climatique avec l’émission de CO2 des véhicules mais avec la taxe carbone, nouvel impôt qui augmentera dans les années à venir, ce sont les ménages qui seront appelés à payer d’une part les conséquences du transfert de millions de wagons de marchandises sur les routes et d’autre part, les exonérations importantes obtenues par les entreprises.

 

C’est pourquoi, à défaut d’être entendus sur ce sujet et afin que l’intérêt général prime sur la rentabilité financière, les cheminots agiront par la grève le 20 octobre prochain.

 

Montreuil, le 13 Octobre 2009

Lundi 19 octobre 1 19 /10 /Oct 17:26
- Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Une fois n'est pas coutume, nous publions en lien un tract de la CGT (du Syndicat national des affaires sanitaires et sociales et d'autres syndicats CGT de la fonction publique).

Il dénonce de façon précise et pertinente "l'attaque inédite contre l'ensemble des fonctionnaires", de la fonction publique d'Etat comme de la fonction publique hospitalière et de la fonction publique territoriale. Coupes budgétaires, RGPP, loi Bachelot (notamment avec les agences régionales de santé)... sont les instruments du "plus grand plan de suppressions d'emploi dans le pays".

Il rappelle la raison d'être du statut de la fonction publique et montre comme la menace qui pèse sur lui constitue une attaque une attaque contre tous les salariés en fragilisant une référence sociale pour l'ensemble du monde du travail, contre tous les citoyens.

Cliquez sur: Journal de la CGT spécial défense du service public et du statut
Lundi 12 octobre 1 12 /10 /Oct 22:29
- Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Calendrier

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Présentation

  • : PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • : C’est dans les luttes que nous gagnerons la rupture avec la politique au service du Capital. Nous ferons vivre le PCF, outil indispensable des travailleurs de lutte contre le capitalisme. Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Contact/Adhésion

Pour joindre les Communistes du 14ème Arrondissement:

PCF-Paris14 (a) orange.fr


Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés