:
C’est dans les luttes que nous gagnerons la rupture avec la politique au service du Capital. Nous ferons vivre le PCF, outil indispensable des travailleurs de lutte contre le capitalisme. Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !
Fréquence, régularité, confort, tarifs : la grève des agents du RER B défendent aussi notre intérêt d’usagers (et à
notre intérêt de citoyens)
Le mouvement de grève des agents du RER B a été très fortement suivi cette semaine, avec un taux de grévistes dépassant les 80%. Une nouvelle
fois, ils ont manifesté leur détermination à contrecarrer la logique de privatisation qui préside contre les conditions de travail, l’emploi et la qualité du service.
La suppression de l’interconnexion RATP/SNCF à gare du Nord en est une illustration de 1ère importance sur une ligne qu’empruntent
800.000 voyageurs par jour.
Elle n’a été envisagée par les décideurs de la RATP, de la SNCF et du STIF que dans cet objectif de maximisation de la rentabilité
financière.
Bien loin de fluidifier le trafic, la suppression des « glissements » dans les terminus sur une ligne de 60 kilomètres va aggraver
les dysfonctionnements, sans évoquer les risques pour la sécurité. Par ailleurs, les sacrifices demandés aux conducteurs se font sans augmentation du salaire net. Pendant ce temps, les guichets
disparaissent aux stations comme à Cité U dans notre arrondissement.
Communistes, nous apportons notre soutien plein et entier au mouvement des grévistes du RER B qui traverse notre arrondissement. Nous nous
efforçons de relayer les motifs de leur mouvement, à nouveau scandaleusement caricaturés, à l’occasion d’une nouvelle campagne contre le droit de grève.
La grève, suspendue à partir de demain 14 novembre, est appelée à reprendre au vu de la surdité des directions. Elle participe d’un mouvement
d’ensemble contre la marchandisation et la privatisation des services publics, d’une lutte qui rejoint celle des postiers, celle des enseignants, celle des cheminots qui seront en action à partir
du 24 novembre.
Usagers avec les cheminots de Montparnasse (et de France) qui seront massivement en grève le 20 octobre
2009
Mardi 20 octobre, à l’appel de trois organisations syndicales, les cheminots seront en grève. Nous reproduisons ci-dessous des extraits
du tract que la CGT de la gare Montparnasse (secteur Paris Rive gauche) diffuse aux usagers pour les alerter des vrais enjeux de leur lutte et contrecarrer la propagande
officielle
Sur le secteur Paris Rive
Gauche :
« Sur la Région SNCF de Paris Rive Gauche, qui rayonne sur 6 départements avec notamment les gares d’Austerlitz, Montparnasse, la
ligne C, il est envisagé plus de 250 suppressions d’emplois (pratiquement l’équivalent de la casse de Molex).
Alors que dans le même temps, il manque du personnel pour l’entretien des voies et des caténaires, pour l’entretien du Matériel y
compris les TGV. Situation qui entraîne de nombreux dysfonctionnements, retards, trains supprimés, etc… et dont vous subissez les conséquences au quotidien.
Pour ce qui est du transport des marchandises, de graves menaces présentes sur nos sites FRET de
Brétigny, Rungis, Trappes ou Chartres. Et pendant ce temps, les routes sont saturées de camions.
Comme au plan National, nous formulons des propositions pour redynamiser le Service Public des marchandises à partir de nos sites
ferroviaires qu’il faut préserver et moderniser pour des dessertes de proximité, redynamisant un tissu social diversifié, en utilisant notamment la petite ceinture ferroviaire autour de Paris,
pour amener les marchandises au plus près des lieux de production et consommation. »
Tract national
FRET SNCF :Tromperie sur la
marchandise…
Le gouvernement annonce « un engagement national pour le fret ferroviaire » à hauteur de 7 milliards d’euros. La SNCF parle
quant à elle d’un schéma directeur pour « un nouveau transport écologique de marchandises » doté d’un milliard d’euros. Ces investissements devraient permettre de créer un réseau d’autoroutes
ferroviaires, le doublement du transport combiné, le TGV fret, l’amélioration de la desserte des ports et la création d’opérateurs
ferroviaires privés de proximité. Dans le même temps, dans la presse, à la télévision,
une campagne médiatique à fort budget et au slogan pour le moins ambigu : « le rail, une nouvelle route pour la France », fait
état de ces projets. Mais cette vaste opération de communication cache une toute autre réalité. La Fédération CGT des Cheminots rétablit la vérité, alerte la population, les élus politiques et
les informe de la décision prise par trois organisations syndicales (CGT, CFDT, Sud Rail) sur les quatre représentatives à la SNCF,
de cesser le travail sur une journée, le mardi 20 octobre prochain.
Les camions sur les trains : FAUX !
De 2004 à 2008, les plans de restructuration successifs de la SNCF et du gouvernement ont mis chaque année 1 500 000 camions sur
les routes. Durant cette période, le volume de trafic fret réalisé par la SNCF a baissé de 12 milliards de tonnes par kilomètres. Les autres entreprises ferroviaires, sur trois ans d’ouverture à
la concurrence en ont réalisé une dizaine de millions. Sur la base du volume des trafics réalisés en 2008, l’abandon des dessertes locales programmé par la SNCF pour 2010 et 2011, afin d’investir
un milliard d’euros dans de nouveaux projets, ajoutera annuellement l’équivalent de 1 200 000 camions supplémentaires. A l’horizon 2020, au prix de multiples conditions économiques qui ne sont
pas finalisées, les projets du gouvernement et de la direction SNCF prévoient un report modal de 1 400 000 camions sur les trains, soit à peine le rattrapage des « dégâts environnementaux »
réalisés dans les deux prochaines années.
Pour la CGT, ces projets ne sont pertinents que s’ils s’appuient sur une politique de développement de tous les trafics plutôt
qu’en substitution de ceux existants. Ainsi, l’exemple de l’autoroute ferroviaire entre Perpignan et Luxembourg qui transporte actuellement 40 camions par jour est éclairant. La cadence serait
doublée en 2013, soit 80 camions alors qu’en 2009, le poste frontière du PERTHUS avec l’Espagne en voit passer 800 en moyenne. La situation est identique pour l’Autoroute Ferroviaire Alpine entre
AITON (Savoie) et ORBASSANO (Italie), où l’immense majorité des camions continue à emprunter le tunnel routier du Mont Blanc.
L’Etat investit 7 milliards : FAUX !
La réalité, c’est que l’Etat annonce un plan dont le coût est estimé à 7 milliards d’euros, mais les financements reposeront sur
les régions, des contrats de partenariats publics/privés, RFF, la SNCF et éventuellement sur le grand emprunt.
Dans le dossier présenté à la presse le 16 septembre par le Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de
la Mer (dossier disponible sur le site du ministère), l’engagement de l’Etat est pour le moins sujet à caution. Ainsi, dans la partie financement des projets on relève : « l’Etat cofinancera
dans le cadre des contrats de projets Etat Région… l’Etat accompagnera le plan d’investissement… l’Etat mettra en place des aides remboursables… l’Etat participera… »
Aucun engagement financier ferme n’est donc formellement acté. Pire, dans cette enveloppe, prés dès deux tiers (4,5 milliards)
concernent des investissements déjà arrêtés par le passé et non réalisés par défaut des budgets promis par l’Etat.
En vérité, à raison de 200 millions d’euros par an pendant 5 ans, seul le milliard investit par la SNCF est clairement financé.
Mais au prix de l’abandon des dessertes locales, d’une nouvelle suppression de près de 6 000 emplois et via le recours à des filialisations. En quelque sorte, l’avenir se ferait au détriment
de l’existant et de la réponse aux besoins immédiats de transport !
FRET SNCF : un enjeu de société…
Les besoins en ce domaine sont pourtant bien réels. En 2008, le transport intérieur de marchandises, tous modes confondus,
représentait 250 milliards de tonnes par kilomètre. Seulement 24 ont été transportés par le ferroviaire. L’enjeu du report modal, par conséquent du développement du mode ferroviaire et fluvial,
se situe à ce niveau et ce, dès maintenant.
Non contente de porter un coup fatal à sa messagerie ferroviaire et à ses dessertes locales via le quasi abandon de sa technique
du wagon isolé (60 à 70%), la direction de la SNCF privilégie les trafics internationaux de transit, considérés comme rentables.
Le comble, c’est que la SNCF se voit par ailleurs, sommée d’aider financièrement à s’installer des entreprises ferroviaires de
proximité de droit privé. Dès lors, quid de la sacro sainte concurrence libre et non faussée chère au traité européen de Lisbonne, à moins que le but ne soit précisément de mettre les cheminots
et leurs droits sous la coupe des lois du marché. Des éléments qui ne sont pas sans incidences sur vos conditions de transport, votre sécurité et la qualité de service public que vous êtes en
droit d’attendre de la part de cette entreprise publique. Ce repli, s’il devait voir le jour, au mépris du « Grenelle de l’Environnement », ne manquerait pas d’avoir de graves conséquences
économiques, sociales et environnementales.
Par conséquent, il ne saurait être fait l’impasse sur ce qui se décide aujourd’hui pour FRET SNCF. D’autant que le transport
international de voyageurs, à la veille de sa libéralisation et à un moment où le Secrétaire d’Etat aux transports se dit favorable à l’ouverture à la concurrence des trains régionaux de
voyageurs (TER), prend la même voie.
…avec des répercussions sur les voyageurs
Avec moins de marchandises transportées par le fer le coût des infrastructures, payé au travers de péages par la SNCF et RFF, va
se reporter sur les trains de voyageurs. Les conséquences pourraient se traduire pour les usagers par une augmentation du prix des billets (et/ou des impôts locaux), et sur l’offre puisque la
direction SNCF vient d’annoncer qu’elle n’entend plus assumer financièrement les liaisons corail, laissant aux collectivités locales le soin de payer ou à l’Etat de décider de leurs éventuelles
suppressions. On voit bien que le service public sera le grand perdant de cette stratégie.
Non seulement cette politique libérale des transports va à l’encontre des questions posées par le réchauffement climatique avec
l’émission de CO2des véhicules mais avec la taxe
carbone, nouvel impôt qui augmentera dans les années à venir, ce sont les ménages qui seront appelés à payer d’une part les conséquences du transfert de millions de wagons de marchandises sur les
routes et d’autre part, les exonérations importantes obtenues par les entreprises.
C’est pourquoi, à défaut d’être entendus sur ce sujet et afin que l’intérêt général prime sur la rentabilité financière,
les cheminots agiront par la grève le 20 octobre prochain.
Une fois n'est pas coutume, nous publions en lien un tract de la CGT (du Syndicat national des affaires sanitaires et sociales et d'autres syndicats CGT de la fonction publique).
Il dénonce de façon précise et pertinente "l'attaque inédite contre l'ensemble des fonctionnaires", de la fonction publique d'Etat comme de la fonction publique hospitalière et de la fonction
publique territoriale. Coupes budgétaires, RGPP, loi Bachelot (notamment avec les agences régionales de santé)... sont les instruments du "plus grand plan de suppressions d'emploi dans le
pays".
Il rappelle la raison d'être du statut de la fonction publique et montre comme la menace qui pèse sur lui constitue une attaque une attaque contre tous les salariés en fragilisant une référence
sociale pour l'ensemble du monde du travail, contre tous les citoyens.
A l’appel du SNJ-CGT France Télévisions et Audiovisuel, aura lieu un rassemblement, mercredi 1er avril à partir de 9h00, au 122 rue du Château des Rentiers (métro Nationale) devant les locaux de la Police judiciaire.
2 journalistes de France 3 sont en effet convoqués par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne,
conformément à une instruction du Procureur du Tribunal de grande instance.
Ils auraient été à l’origine de la diffusion des enregistrements « off », hors antenne, précédant l’intervention de
Nicolas Sarkozy sur France 3, le 30 juin 2008.
Ces images avaient montré un Président de la République exerçant personnellement une forme d’intimidation à l’encontre des
journalistes du service public et s’exprimant avec une morgue et un mépris proprement écœurants (voir l’article en lien).
Les pressions exercées maintenant à l’encontre de ces journalistes confirment la tentative de mise au pas de la télévision
publique, de France 3 en particulier. La contre-réforme de l’audiovisuel public, déguisée avec la suppression de a publicité, trouve déjà une de ses traductions anticipées : la répression
judiciaire et policière.
Aucun citoyen ne saurait sous-estimer la menace pour l’avenir des libertés publiques, de la liberté de la presse.
Aussi, communistes, nous associons-nous au rassemblement du 1er avril.
Tarifs SNCF : augmentations dans toutes les directions ! Un avant-goût de
privatisation.
Nombreux sont ceux qui expérimentent avec stupéfaction les
nouveaux tarifs de la SNCF. A ces prix là, pas intérêt à être déçus du voyage ! Ceux qui pensaient échapper à la hausse des carburants en prenant des trains électriques en seront pour
leurs frais. Les privatiseurs du rail comptent bien récupérer leur part du gâteau.
Les nouvelles grilles tarifaires ont un but : tirer globalement le maximum d’argent des voyageurs. En mire : la
rentabilité financière et la privatisation.
D’abord, il y a l’augmentation « habituelle », au 1er juillet : 2,5% pour les trains Corail et les TER.
Elle préfigure celle des tarifs TGV prévue pour le 1er janvier, avec une certitude, elle sera bien supérieure aux 2% d’augmentation de l’année dernière. 2,5% : c’est déjà bien
plus déjà que l’augmentation des salaires.
Mais ces chiffres sont trompeurs et une augmentation peut en cacher beaucoup d’autres, bien plus élevées.
La nouvelle politique commerciale de la SNCF est inspirée des pratiques peu scrupuleuses des compagnies aériennes. Officiellement,
la modulation des tarifs selon des offres promotionnelles, la date de réservation devraient permettre de remplir davantage les trains et faire faire des économies aux usagers prévoyants. En
réalité, sauf cas exceptionnel, ces pratiques ne font décoller que les tarifs.
La bataille du RER B, au cœur de l’avenir du service public, nous concerne tous
La lutte des agents RATP du RER B a dépassé toutes les prévisions, avec des taux de grévistes, notamment le 16 juin, côté RATP, comme côté SNCF, nettement supérieurs à 50%. Ce n’est pas qu’un
pied de nez au « service minimum » et la manifestation de notre droit de grève. C’est le signe de la gravité de l’attaque et de la portée de la lutte pour l’avenir du service public.
Le STIF a décidé en juillet 2007 d’établir « l’interopérabilité » entre la partie nord exploitée par la SNCF et la partie sud de la
ligne, exploitée par la RATP. A priori, le prétexte avancé semble répondre à une louable préoccupation : améliorer la régularité. A y regarder de plus près, ce n’est pas vraiment ça.
L’option du STIF s’est traduite maintenant traduite dans les nouveaux contrats STIF/RATP et STIF/SNCF, les directions des deux entreprises essayant de la mettre en place en ce moment.
L’interopérabilité n’amènera aucun bénéfice pour l’usager qui attend avec impatience la rénovation du nord de la ligne prévue pour 2012. Pour
les agents, rien que ceux de la RATP, la suppression de la « relève » (changement des équipes à Gare du Nord) se traduirait par la suppression de 16 emplois. La mise à niveau des normes
de travail RATP et SNCF donnerait aussi lieu à des difficultés techniques, de nouvelles contraintes et dégradations des conditions de travail, sans compensation.
Mais l’enjeu essentiel de la lutte va encore au-delà. Le STIF, syndicat des transports d’Ile-de-France, s’inscrit pleinement dans la
perspective de mise en concurrence et de marchandisation des réseaux de transports urbains d’Ile-de-France. La ligne B du RER, dans sa situation actuelle, n’y est pas adaptée. Quelle entreprise
privée, éventuellement même une filiale privée de la RATP ou de la SNCF, aurait intérêt à prendre possession d’une concession sur une moitié de ligne ?
L’interopérabilité cache l’arrière-pensée de préparer la mise en concurrence de la ligne en même temps qu’elle crée un précédent dans la
remise en cause des monopoles historiques que RATP et SNCF exercent sur les lignes de transports qui leur ont été confiées en 1948 et 1949.
La ligne spéciale « CDG express », en préparation de Roissy à la Gare de l’est, en doublon de la partie nord du RER B, illustre le
choix du gouvernement, de son côté, d’engager à un autre niveau la privatisation. Le trust Vinci s’apprête à se voir accorder le marché.
Le STIF, avec sa majorité de « gauche », ne doit plus jouer aussi la carte de la mise en concurrence et de la privatisation, sur le
réseau ferré comme sur le réseau bus. Il est de notre responsabilité politique de rappeler à ses responsables, désignés notamment par la majorité du Conseil régional et celle du Conseil de Paris
ce que veut dire défendre le service public d’entreprise publique.
La lutte des agents du RER B est notre lutte à tous, aussi bien sur contre la remise en cause des conditions de travail que contre la
perspective de privatisation, donc pour le respect de la répartition des attributions RATP et SNCF sur chaque partie de la ligne.
Le peuple irlandais vient de montrer avec éclat, après les Français et Néerlandais, le refus des peuples de l’UE de la « concurrence
libre et non faussée », de ses traités, directives et autres règlements qui servent à nos gouvernants à casser nos acquis, nos services publics. Sur tous les fronts, nous pouvons
gagner !
Nos camarades de la RATP analysent la situation dans leur entreprise après les négocations et les conditions d'une reprise de leur lutte en 2008. En
lien.
Les agents ne confondent pas les moyens et la fin. La lutte décisive continue !
On ne fait pas grève pour faire grève, pour le plaisir de perdre une journée de salaire. On ne négocie pas non plus pour jouir de la qualité
du « dialogue social ». Ni la grève, ni la négociation ne peuvent être des objectifs, des revendications, ce ne sont que des moyens.
Le pouvoir a joué de l’ouverture des « négociations » pour tenter de désamorcer le mouvement, s’appuyant sur une intense
orchestration médiatique. A la RATP, comme à la SNCF, le mouvement de grève des agents a été suspendu au bout de dix jours le 24 novembre.
Section syndicale CGT du dépôt RATP de Point du Jour
Déclaration approuvée à la réunion des sections syndicales CGT-BUS de tous les dépôts, le 17 novembre
2007
Le mouvement se renforce contre toute remise en cause du régime spécial RATP.
Nous appelons à poursuivre et amplifier le combat !
Après la mobilisation sans précédent du 18 octobre, la grève reconductible depuis le 14 novembre fait la démonstration de la
détermination des agents de tous les dépôts. Les chiffres sont supérieurs à ceux de 95 au bout de six jours de grève, avec un engagement très important des jeunes salariés.
Les agents rejettent massivement et globalement le projet du gouvernement de remise en cause des régimes spéciaux dont celui de la
RATP. Le mouvement se renforce de même à la SNCF. Les agents sont conscients de la gravité de l’attaque dirigée à la fois contre leur droit à la retraite, contre le système de retraite
solidaire par répartition de tous les salariés, du privé comme du public, et contre l’avenir du service public nationalisé.
Le gouvernement a engagé une épreuve de forces. Devant l’ampleur de la mobilisation, Xavier Bertrand tente une nouvelle manœuvre pour
désamorcer le mouvement. Il invite à arrêter la grève pour discuter pendant un mois des modalités d’application, entreprise par entreprise, de son projet. Dans le même temps, il réaffirme que
les principes généraux ne sont pas négociables. Les « textes réglementaires » seraient publiés à la veille de Noël.
Notre section syndicale CGT appelle les salariés à ne pas tomber dans le piège. Dans le contexte de montée des luttes, dans le
respect de ce qui se dégage des assemblées générales, elle appelle à l’amplification du mouvement et à la poursuite de la grève.
Rien n’a changé sur le fond depuis le début. Aussi notre section syndicale CGT réaffirme la position
adoptée au congrès du syndicat CGT-BUS le 16 octobre 2007: la remise en cause de notre régime de retraite n’est pas négociable, l’égalité face à la retraite doit commencer par le retour à
37,5 annuités pour tous.
Notre section syndicale réaffirme les positions défendues par la CGT lors de la rencontre avec Xavier Bertrand le 24 octobre
2007
1. La CGT est et restera opposée à l’allongement de la durée de cotisation. Ce n’est pas le bon levier. Ce n’est que l’amorce d’un
allongement ultérieur de la durée de cotisation. On ne peut travailler plus pour gagner moins.
2. La CGT ne discutera pas de l’instauration d’une décote. On sait que la décote ne modifie en rien le comportement des entreprises et
des salariés. Par contre, elle diminue fortement le niveau des retraites. C’est une double peine pour les agents, notamment les femmes, ayant une carrière incomplète.
3. La CGT est opposée au double statut qui supprimerait la reconnaissance des pénibilités et des contraintes de service public. On ne
peut pas jouer la carte « anciens contre les jeunes ». Nous revendiquons le maintien de l’unicité du statut notamment au travers de la reconnaissance de la pénibilité.
4. La CGT est opposée au régime additionnel par capitalisation. Nous revendiquons la prise en compte des primes pour le calcul de la
retraite mais pour que ce soit un complément de pension assis sur les actuels éléments non liquidables pour la retraite.
5. L’indexation des pensions sur les salaires doit demeurer.
6. La CGT est pour intégrer les années d’études supérieures, les années de formation et de stages dans le calcul des annuités de
retraite mais en prévoyant une participation des employeurs au rachat d’autres périodes que l’agent souhaite valider.
7. Le maintien du calcul de la pension sur le salaire moyen des 6 derniers mois pour la RATP, la SNCF ou encore le dernier salaire pour
les IEG doit rester la base liquidable de ces différents secteurs.
Les objectifs de Sarkozy et de ses amis du MEDEF ne font aucun doute : ils veulent liquider les régimes de retraites du public,
mettre fin à tous nos acquis pour mieux remettre en cause dès 2008, l’ensemble du système de retraite par répartition. Ils veulent lever un des obstacles à leur intention à court terme de
casser notre statut, de mettre en concurrence les dépôts, de privatiser la RATP.
Pour le pouvoir il s’agit d’abattre la force de résistance que nous représentons, tous ensemble, agents de la RATP, de la SNCF,
d’EDF-GDF, de La Poste...
Tous ensemble exigeons :
- le retrait du projet Bertrand-Fillon !
- le maintien et l’amélioration de toutes les dispositions du régime de retraite RATP, l’abrogation des décrets de 2005 organisant
l’adossement au régime général.
- le retour à 37,5 annuités pour tous !
Comme en 95, tous ensemble, nous avons les moyens de les faire céder !
Aujourd’hui, il est nécessaire d’amplifier et d’enraciner le mouvement, avec notre organisation syndicale CGT, sur la
base de l’activité quotidienne menée depuis des années.
Tout se joue dans nos dépôts, terminus, ateliers.
Nous devons gagner chaque collègue à rejoindre la lutte.
Salariés, retraités, jeunes: choisissez votre camp: celui de
ceux qui luttent!
Sarkozy et son gouvernement défendent le leur: celui du MEDEF!
Le président et le gouvernement se précipitentpour détruire les piliers de nos acquis sociaux et démocratiques: sécurité sociale, retraite par répartition, droit du travail, services
publics. Ils ont engagé une véritable course de vitesse. Ils veulent passer en forces avant que la riposte de tous ceux, une très large majorité,
qui subissent durement les conséquences de ces choix, n’ait le temps de s’organiser, de s’unir.
Abattre la résistance du secteur public, qui s’est manifestée dans l’intérêt de tous en
95 et en 2003, avant que le privé ne se mobilise : voilà leur calcul.La casse des régimes dits « spéciaux » de
retraite est clairement le préalable à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble de la retraite par répartition, avec le passage à 41, 42 annuités. La mobilisation grandit dans tous les secteurs. Elle peut les mettre en échec ! Salariés, retraités, jeunes, artisans,… soutenons-la car c’est notre intérêt à
tous !
Ils vous parlent « d’équité » ? Mais leur politique,
c’est:
- La justice pour les riches:suppression de 300 tribunaux de proximité, volonté de Mme Dati de faire payer aux plus pauvres l’aide juridictionnelle…
L’éducation nationale attaquée de front
avec 11200 suppressions de postes prévues pour 2008.
Une université à plusieurs vitesses, soumise au MEDEF et à la sélection par l’argent, contre la réponse aux besoins du pays. ...
C’est la contrepartie des 15 milliards d’eurosde cadeaux fiscaux accordésaux plus riches cet été et de nouvelles exonérations d’impôts pour les
gros actionnaires (qui bénéficient déjà de 40% d’abattement sur les dividendes) dans le budget 2008. Pour Sarkozy : c’est enrichissez-vous en
dormant du travail des autres !
-
Une santé toujours plus chère pour les malades:franchises médicales, déremboursements, fermetures d’hôpitaux.
Une retraite toujours plus lointaine et dégradée pour tous.
Mais 32 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales patronales pour le MEDEF et les
profits!
-
L’envolée des tarifs pour les consommateurs d’énergie
mais des profits record pour Suez et Total (1
milliard par mois):
la conséquence de la privatisation d’Elf et maintenant de GDF.
- Travailler plus pour gagner moins !
Des salaires bloqués mais un Président qui augmente son indemnité de 170%(alors qu’il garde ses revenus personnels et que tous ses frais sont pris en charge) pour rejoindre
le salaire du premier ministre :
dans ce cas « l’équité » marche « par le haut »!!
Ils vous parlent de « légitimité »! MaisSarkozy et ses alliés méprisent le choix souverain du peuple exprimé au référendum de 2005 contre la
« constitution » européenne en tentant de faire passer en forces le « nouveau traité ». L’élection présidentielle n’a pas été un référendum chaque question politique. Sarkozy
n’a pas été élu monarque de droit divin !Le débat démocratique, l’expression des intéressés doivent avoir leur place jusqu’à faire revoir ses copies au
gouvernement.
Il y a urgence à faire échec à cette politique au service des possédants. Elle
menace l’avenir du pays. On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche ». Comme à la présidentielle,
le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité européen vient
souligner cette connivence de fait.
Pour le moment, seul le mouvement social porte l’alternative politique.Communistes, nous déployons toute notre activité pour soutenir ces luttes, loin des combinaisons politiciennes.
Soutenons l’action des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF,de la fonction publique, des juges et avocats, des étudiants… ! Ces luttes sont justes. Rejoignons-les! Tous ensemble,
nous pouvons commencer à faire plier Sarkozy/Fillon!
Manifestation mardi 20
novembre: 14h00
Place d’Italie—direction Montparnasse
:
C’est dans les luttes que nous gagnerons la rupture avec la politique au service du Capital. Nous ferons vivre le PCF, outil indispensable des travailleurs de lutte contre le capitalisme. Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !
Réactions