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GAUCHE : LES ETATS MAJORS POLITIQUES ET SYNDICAUX DOIVENT TENIR UN LANGAGE DE VERITE

 

Par Aimé Halbeher

 

C’est au début des années 80 que les états capitalistes, qu’ils soient gouvernés à droite ou à gauche, se sont attaqués aux protections et garanties collectives conquises par les peuples durant le 20e siècle

L’énorme croissance financière accumulée par la baisse des salaires, l’augmentation de l’intensité du travail par la flexibilité du travail et des revenus salariaux, a crée d’énormes empires économiques et financiers.

Ceux-ci exigent des rendements de leurs capitaux de plus en plus élevés. Ils ont appauvri les peuples concernés, jusqu'à provoquer la spirale spéculative que l’on connaît aujourd’hui

Ces féodalités et les fortunes familiales qui les entourent ne sont pas inquiétées. Certes des actifs sont provisoirement dévalorisés, mais elles comptent sur les états majors politiques pour retrouver dans un court délai une situation encore florissante.

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Jeudi 6 novembre 2008
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Le philosophe et les liquidateurs

Sur De quoi Sarkozy est-il le nom ? d’Alain Badiou

 

On parle beaucoup, dans les médias, y compris L’Humanité, et jusque dans certaines sections du parti, du dernier livre d’Alain Badiou.

C’est un pamphlet qui répond aux lois du genre mais qui ne saurait pallier le manque d’analyse politique. Qualifier Sarkozy d’ « homme au rat » en référence à Freud et aux hiérarques du PS qui ont quitté le navire, est tout à fait cocasse. Montrer les points communs de l’idéologie dominante avec celle de Vichy n’est pas sans pertinence. Mais tout cela ne saurait constituer une étude des forces en présence. L’idée d’un front commun contre le Président actuel s’est imposée dans la gauche comme un lieu commun, d’où le succès du livre. Mais l’on devrait se méfier des évidences et des incantations. D’autant qu’une simple comparaison avec un pays proche, nous montre que l’anti-berlusconisme conçu comme alpha et omega du discours oppositionnel a eu pour conséquence de donner un blanc-seing au social-libéralisme italien. A ce compte, la stratégie d’union à tout prix contre la droite s’est soldée par la dilution des partis communistes et un virage à droite de toute la société italienne.

 

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Jeudi 5 juin 2008
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Alain, Olivier, votre démarche vise-t-elle à construire un nouveau « grand » parti anticapitaliste ou à participer à détruire le PCF ?

Nous sommes peut-être les mieux placés pour savoir que ce résultat ne résout pas tout. Mais la nette remontée du PCF, 9,3% aux cantonales, sur la base de 1300 campagnes locales ne masquant pas l’identité communiste, est une bonne nouvelle pour tous les militants révolutionnaires.

Il ne reste à ceux qui spéculent sur le « déclin inéluctable » du PCF que les colonnes du Monde pour expliquer qu’un bon score en est en fait un mauvais (Martelli, Grador…) ou celle de Rouge, l’hebdomadaire de la LCR. Alain Krivine, en politologue, s’y évertue à relativiser la « résistance au déclin » du Parti communiste.

Viendrait-elle contrecarrer les plans de la direction de la LCR ? Dans la motion majoritaire de son congrès, le « déclin du PCF » est présenté comme « continu et irréversible », notre parti comme « une force du passé », « incapable de rassembler » etc.

Cet effacement du PCF serait l’une des principales validations de la constitution du NPA, le Nouveau parti anticapitaliste.

Alain Krivine, Olivier Besancenot, si vous voulez vraiment renforcer la lutte politique anticapitaliste en France, vous faites fausse route.

 

Militants aguerris, comment ne vous inquiétez-vous pas de l’extraordinaire complaisance médiatique dont vous bénéficiez, à l’heure où tout ce qui bouge un peu trop dans le mouvement social subit étouffement et répression ?

Aux élections municipales (il n’y avait quasiment pas de candidats aux cantonales), télévision et presse rangent la LCR parmi les gagnants, sinon les grands gagnants alors qu’ils minorent les résultats du PCF. Pourtant les listes LCR ou apparentées n’étaient présentes que dans un nombre limité de communes et obtiennent des résultats contrastés.


A y regarder de près... Suite...
Dimanche 11 mai 2008
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Karl Marx fête ses 190 ans à Berlin-Est

Par Aymeric Monville

Le 5 mai dernier, nous fêtions le 190ème anniversaire de Karl Marx avec les camarades est-allemands. Je précise est-allemands, parce que malgré l’effacement programmé de la mémoire historique, notamment celle du premier Etat socialiste de l’histoire du pays, le fait est qu’il y a désormais, et pour longtemps, deux Allemagnes. En effet un récent sondage demandant « quel est le plus grand Allemand ? » n’a laissé aucune équivoque : l’ouest a répondu Konrad Adenauer et l’est a voté Karl Marx des deux mains.

Nous étions donc réunis au cœur de Berlin-Est, entre AlexanderPlatz et Unter der Linden, devant la statue de Marx et Engels. Un témoignage symbolique certes, mais dans une ville en perpétuel remodelage, au cœur d’une véritable forêt de symboles, les correspondances ne sont pas seulement celles du métro, mais de perpétuels enjeux politiques.  Suite

Jeudi 8 mai 2008
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Position commune sur la « représentativité syndicale » : grave étape d’un syndicalisme de lutte vers un syndicalisme de compromis

Par Stéphane Auriol, militant syndical à la RATP, membre du CN du PCF

Voilà  des années que le patronat et les gouvernements nous rabattent les oreilles sur le « dialogue social », l’essor de la « démocratie sociale ». La réalité tranche avec ces envolées : licenciements, délocalisations, blocage des salaires, démantèlement des service public, du statut des fonctionnaires…

Aujourd’hui Sarkozy se réjouit que « le dialogue social n’a jamais été aussi dense ni aussi constructif en France qu’au cours des derniers mois » et se félicite de la « position commune » sur la « représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme », adoptée le 9 avril par des représentants syndicaux et patronaux.

L’enthousiasme présidentiel rejoint celui du Medef qui salue « un texte historique, innovant et équilibré ». Cette convergence ne surprend pas. De façon plus inhabituelle, elle s’étend à la CFDT et surtout à la CGT dont la direction s’apprête à ratifier majoritairement le texte.

Comment imaginer une « position commune » avec le Medef au moment où la situation exige de faire converger les luttes, la riposte des salariés du privé et du public ? Comment admettre que le Medef dicte ses conditions sur des dispositions qui ne concernent que les syndicats de salariés ?

Le texte de cette « position commune » ne doit surtout pas passer inaperçu.
Militants politiques communistes à l’entreprise, il doit retenir toute notre attention. Parce que nous sommes tous également militants syndicaux, pour la plupart à la CGT. Mais aussi à titre de militants politiques décidés à animer la lutte des classes sur le lieu de l’exploitation.

L’analyse du texte confirme l’inquiétude intuitive ! Il porte sur des aspects différents de l’activité syndicale. Mais dès le préambule, paraît l’idéologie du texte : la négation de l’affrontement de classe et du rapport d’exploitation dans l’entreprise. On y lit que syndicats et patrons s’entendent pour « développer le dialogue social au regard des évolutions actuelles de la société et de ses composantes économiques et sociales ».

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Mercredi 7 mai 2008
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ILS ONT PEUR DE MAI 68

par Guy Poussy

 

Tout semble indiquer que le 40e anniversaire des évènements de mai 68 fera l’objet d’une offensive de type révisionniste. Sarkozy a fixé la ligne en proclamant » qu’il faut effacer mai 68 ». Cette période serait la source de tous les maux dont souffre la France. 

Dénaturer le déroulement des évènements, les objectifs du mouvement ouvrier, la CGT, le PCF en particulier. Faire le silence sur les acquis de cette lutte historique, taire la détermination du monde du travail – Durant des semaines la France fut paralysée, 10 millions de grévistes occupèrent les entreprises et les administrations, un mouvement plus fort qu’en 1936. 

Effacer tout cela, tel semble être l’objectif poursuivi. L’émission (*) de France 3 du 23 janvier a donné le ton. Pas une image de l’occupation des entreprises, aucun dirigeants de la CGT invité sur le plateau de télévision. En ces temps de recul de civilisation, les enseignements, la signification des luttes de mai 68 ne doivent pas être connus, ni donner envie de lutter. Il ne faut surtout pas nourrir l’idée que des crises sociales aigues peuvent mettre l’existence du pouvoir politique et économique en cause. 

L’expérience de grands mouvements victorieux, décidés à la base par les travailleurs eux-mêmes, imposant des avancées significatives. La confiance en ses propres forces, le rôle de la grève politique qui se combine avec d’autres formes de luttes, en particulier les grandes manifestations de rue, l’autogestion des grèves, toutes ces idées aujourd’hui dangereuses doivent disparaître. Elles ne doivent pas être enseignées aux jeunes générations. 

Pourtant l’histoire de notre pays nous apprend que pour avancer, pour vaincre les résistances des forces de l’argent, il faut passer par le conflit. La lutte fait partie intégrante de la démocratie. Comment construire des rapports de force sans lutte de classe ? Puisons donc dans les enseignements de mai 68 pour vaincre les divisions, l’esprit de capitulation.

MAI 68 est ineffaçable, retournons sa force contre la politique de Sarkozy et du MEDEF, ils seront battus.

(*) L’inventaire de mai 68 mercredi 23 janvier 20h50

 

Mercredi 7 mai 2008
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La « position commune sur la représentativité syndicale », entre les organisations syndicales et patronales, fait débat, dans les syndicats comme dans le pays.

Le projet de loi en discussion au Parlement sur la remise en cause du contrat de travail anticipe et souligne son enjeu politique.

Ce projet de loi suit l’accord signé par 4 confédérations syndicales sur 5 (sauf la CGT) le 11 janvier avec le Medef. Le gouvernement s’appuie sur ces signatures pour faire passer son projet de loi. Le PS ne s’y oppose pas au prétexte de l’accord entre « partenaires sociaux ». La question de l’opportunité de négociations préalables sur une régression sociale programmée, même en vue d’en diminuer l’impact, de « limiter les dégâts »,  soulève d’autant plus d’opposition.

La « position commune » sur la représentativité syndicale porte, au-delà de ses dispositions précises que les militants syndicaux sont en train d’examiner une par une, la perspective d’un syndicalisme de cogestion, de « compromis ». Le Medef et le gouvernement se félicitent de ce changement attendu de culture syndicale. Les grandes confédérations, CGT et CFDT, vont-elles la ratifier sur la même base ? Sans doute pas.

A la RATP, sur une question d’enjeu politique majeur, l’avenir des régimes spéciaux de retraite, nous vivons directement ces débats syndicaux.

Un texte de sections syndicales CGT circule dans le syndicat et dans l’entreprise. Nous le reproduisons ci-dessous (et en lien) pour illustrer ces débats en cours.

Jeudi 24 avril 2008
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L'Auto-dissolution du Parti Communiste Italien
par Pierre Laroche, PCF Paris V

Le Parti Communiste Italien, né en 1921, a été dissous par son 20è congrès en janvier 1991. Cette auto-dissolution est l’issue d’un long processus, dont tous les protagonistes n’avaient sans doute pas projeté ni le déroulement, ni la fin. Ainsi, le secrétaire général du PCI, Enrico Berlinguer, qui avait, au lendemain du coup d’Etat de Pinochet au Chili en 73, estimé qu’il n’était pas possible de diriger un pays avec un gouvernement minoritaire ou disposant d’une trop faible majorité, avait-il proposé en 74 pour l’Italie ce qu’il avait appelé un « compromis historique » entre les forces communiste, socialiste, et chrétienne. Suite...


Italie: l'unification de la gauche contre la lutte des classes

Recomposition politique à l'italienne avec disparition programmée des héritiers du PCI: un cas fort similaire à certains projets français. Une analyse de notre camarade italien Alessio Arena

 

 

 

La question de l’unification des composantes (Refondation Communiste, Verts, Communistes Italiens, Gauche Démocrate) situées à la gauche du Parti Démocrate[1] en train de se constituer, soulève de nombreuses interrogations. Ceux qui prônent cette recomposition insistent sur la nécessité de répliquer à la formation du Parti Démocrate et au recentrage de la vie politique italienne et de la coalition gouvernementale. L’unité entre les forces de la gauche serait la réponse nécessaire, inéluctable, la seule réaction valable devant l’hégémonie à gauche de la nouvelle formation politique centriste et la disparition des Démocrates de Gauche, jusqu’à présent le parti de gauche le plus puissant.

 

Ces arguments ne résistent pas à l’analyse rigoureuse de la situation. Ils proposent une solution permanente, de nature stratégique, à un problème conjoncturel. L’accélération du débat « unitaire » dans les derniers mois révèle comment derrière la réaction à la formation du Parti Démocrate, se cache une volonté politique plus profonde. Suite...

Mercredi 24 octobre 2007
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Guy Roux : incapable de travailler plus vieux (pour gagner encore plus)

 

 

Guy Roux vient de démissionner de son poste d’entraîneur de l’équipe de football de Lens. A 68 ans, il ne se sent plus capable de faire gagner l’équipe. Constat enfin lucide. En juin dernier, il avait complaisamment servi d’exemple à plusieurs ministres pour inviter les Français à travailler plus vieux. Président et gouvernement veulent faire travailler les « seniors », malgré les millions de chômeurs du pays, pour continuer à casser le système de retraite. L’exemple Guy Roux se retourne contre eux ! Bien fait ! Mais la plupart des futurs retraités n’auront pas le magot amassé par le bon père Roux. Comme tous les salariés, ils auront un seul moyen d’action pour défendre le droit à la retraite : la lutte.

Mardi 28 août 2007
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L´importance de faire remonter le vote communiste, inséparable de son contenu.

Par Camille Marques, conseillère d'arrondissement, membre du Conseil Départemental du PCF Paris



L´anticommunisme ne connaît pas de déclin ! La campagne politique et médiatique sur le thème du « déclin inéluctable » du PCF se déchaîne. Certes, le résultat à la présidentielle de Marie-George Buffet, candidate de la « Gauche populaire et antilibérale », redevenue secrétaire du Parti après l´élection, contribue à la nourrir.

Dans le Monde daté du 4 Juin, un éditorialiste écrit que « le PCF est condamné à disparaître ou à se renier ». Décidément, certains prennent leurs rêves pour des réalités.

Pour moi, il y a une nécessité, que l´arrivée au pouvoir de Sarkozy rend encore plus sensible : la remontée du PCF, non seulement aux élections mais comme force organisée dans nos entreprises et nos quartiers. Elle ne se fera pas en se « reniant ». Au contraire, elle se fera en faisant vivre tout ce qui a fait l´efficacité du PCF au service du plus grand nombre, du monde du travail, de la Nation : sa théorie révolutionnaire, marxiste, sa forme d´organisation de masse centrée sur ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme, maintenant mondialisé.

En 1997, 8 ans après la chute du Mur de Berlin, mon Parti avait progressé et obtenu 10% des suffrages aux législatives. Après 5 ans de participation à un gouvernement de « gauche plurielle» qui a loyalement servi les affaires du patronat, Robert Hue n´a obtenu que 3,37%. Aux régionales de 2004, dans le Nord-Pas-de-Calais, sur la base de l´affirmation de l´identité communiste et du refus de collaborer avec le social-libéralisme, nos camarades ont obtenu 12% des voix. En 2007, sous une appellation impossible à identifier, sur un programme consensuel placé sous le but de « rassembler institutionnellement de toute la gauche », Marie-George a obtenu le résultat que l´on sait et qui menace l´avenir de mon Parti.

Il est temps de réagir comme des milliers de camarades le font, de sympathisants et d´électeurs l´appellent de leurs voeux. Je suis convaincue que beaucoup dans les luttes actuelles ou à venir sont en attente du PCF.

Nous sommes le seul Parti qui dit NON à l´UE du capital. Que les dirigeants de la « gauche antilibérale » cessent de prétendre en notre nom être « farouchement pro-européens » ! Communistes, nous ne sommes pas là pour calculer notre place en 2012 comme le font Mme Royal, MM. Bayrou ou Delanoë, nous sommes là pour participer à organiser les luttes, leur donner une perspective politique.

C´est ce qui fait le sens du vote communiste, son utilité, parce qu´il correspond, non à une posture électoraliste, mais à une réalité dans le rapport de forces, dans le rapport de classe. C´est le sens de mon engagement avec mes camarades de la section du 14ème arrondissement.

Aux législatives du 10 juin, la direction parisienne du PCF a décidé de désigner arbitrairement, sans assemblée de section, en écartant les élus municipaux communistes, les candidats dans les circonscriptions correspondant au 14ème. Dans ces conditions difficiles, vu le court laps de temps, nous n´avons pas jugé utile de le contester.

Que ces candidats choisissent à l´avenir de disparaître ou de renier le nom du Parti sous l´étiquette duquel ils se présentent, je ne le sais pas. En tout état de cause, les communistes du 14ème restent maintenant et demain à la disposition des salariés et des habitants de l´arrondissement pour combattre du local au national la politique au service du MEDEF et de la mondialisation capitaliste.
Mercredi 6 juin 2007
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