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  • : PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • : C’est dans les luttes que nous gagnerons la rupture avec la politique au service du Capital. Nous ferons vivre le PCF, outil indispensable des travailleurs de lutte contre le capitalisme. Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !
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Tribunes

La brochure de Stéphane Hessel « Indignez-vous ! » rencontre un succès considérable. Certains montrent leur agacement pendant que d’autres s’efforcent de le reprendre à leur compte. Rien ne justifie que les communistes adoptent l’une ou l’autre de ces réactions.

 Aussi, nous ne pouvons qu’être surpris de voir cette brochure vendue en vente militante par les diffuseurs de l’Huma, par exemple au sein de l’Assemblée des délégués des sections du PCF du 8 janvier 2011.

 Avec le grand âge, la vivacité d’esprit et l’intrépidité de Stéphane Hessel ont pris un côté jubilatoire dont il ne manque pas de jouer. Cette personnalité a sa part dans le succès du livre, de même que son contenu, en fait tellement consensuel à « gauche ».

 Hessel défend son analyse politique. Mais elle n’est pas celle des communistes, même si elle peut la rejoindre sur quelques points.

Aux dernières élections régionales, il s’est présenté sur les listes d’Europe écologie. Maintenant, il se prononce pour la candidature de Martine Aubry tout en vantant l’action de Strauss-Kahn qui « est en train de transformer le FMI assez utilement » (interview à Rue89 le 30 décembre 2010).

 

Sa brochure est en cohérence avec ces positions et sa conception de la politique. Hessel est cohérent avec lui-même et il n’y a rien à lui reprocher.

 L’ « indignation » est un sentiment, une réaction morale. Elle correspond bien aux états d’âme de la bourgeoisie libérale devant les « excès » du capitalisme. « Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux » (page 12). L’indignation, c’est une hygiène de vie que nous recommande Stéphane Hessel pour ceux qui ont en ont le loisir!

Quelle distance avec la révolte, la lutte qui répondent à une nécessité, vitale, pour les travailleurs exploités !

« Si vous rencontrez quelqu’un qui ne bénéficient pas des « Doits de l’Homme », « plaignez-le… » (page 12) ajoute Hessel : du catéchisme laïcisé !

 

La défense du Programme du CNR est devenue une banalité à « gauche » qui le vide malheureusement de son sens. Reconnaissons que Hessel est plus habilité que d’autres en la matière. Mais quelle contradiction avec des affirmations (pour le monde) comme : « la décennie précédente, celle des années 90, avait été source de grands progrès » (page 21) ! … sans revenir sur son soutien, non exprimé dans le livre à la gauche de la collaboration de classe.

 L’autre problème qui nous oppose à Stéphane Hessel, c’est son anticommunisme, pas un anticommunisme primaire mais un anticommunisme que nous réfutons avec tout le respect que nous avons pour Hessel.

Les travailleurs français doivent, pour une part prépondérante, le programme du CNR et les acquis de la Libération aux communistes. Il faut le dire et le reconnaître. L’analyse de la trahison des capitalistes français en 1940 était fondamentale dans l’appel du 10 juillet 1940 de Duclos et Thorez. Le réactionnaire de Gaulle, quel que soit son rôle dans la Résistance, n’en avait cure.

Hessel reconnaît que le fascisme a été causé par les « possédants, qui, avec leur égoïsme, ont eu terriblement peur de la Révolution bolchévique » (page 12). Mais c’est pour ensuite considérer le communisme sans distinction comme « une forme insupportable de totalitarisme », pour se réjouir unilatéralement de la « destruction de l’empire soviétique et de la chute du Mur de Berlin » (page 21). Pour nous communistes, les rapports de classe mondiaux sont autrement plus complexes et la fin du camp socialiste, du camp non capitaliste, est déterminante dans l’exacerbation de l’exploitation capitaliste en France et ailleurs.

 Stéphane Hessel ne crache jamais dans la soupe. Ancien déporté à Buchenwald, il sait qu’il doit sa survie à la résistance communiste dans le camp. Dans des conditions dramatiques, elle a pu permettre à 3 aviateurs venus de Grande-Bretagne, trois seulement, dont Stéphane Hessel, d’échapper à l’exécution programmée par les SS en prenant la place et le matricule d’un déporté déjà décédé. L’éditeur de la brochure serait mieux inspiré de reprendre ce fait dans sa postface que d’ignorer la Résistance dans le camp.

 Il est une question sur laquelle nous rejoignons pleinement Stéphane Hessel, c’est celle du combat pour les droits des Palestiniens. Nous saluons son intervention personnelle, son « indignation » active, devant les crimes de l’Etat israélien à Gaza et en Cisjordanie. 

 Elle est le signe, que, dans certains cas, à certaines époques, l’indignation de personnes comme Stéphane Hessel rejoint la lutte de classe que les communistes s’efforcent d’organiser. A ces moments de l’Histoire, notre solidarité est totale parce qu’elle part d’une conscience entière de ce qui nous sépare et de ce qui nous réunit.

 Amitié et respect à Stéphane Hessel !

Mardi 18 janvier 2 18 /01 /Jan 10:15
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De la générosité populaire et de l'escroquerie gouvernementale

André Wurmser brocarde dans sa chronique quotidienne de l’Huma (Mais...) l’hypocrisie d’une opération médiatique destinée à financer la recherche médicale par la générosité publique. On ne croirait pas cette chronique écrite il y a 40 ans.

Article d’André Wurmser dans l’Humanité publié le 17 mars 1970

 

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L124xH109/Telecon-b6307.jpgIl est d'utilité publique de revenir sur la manœuvre qui rassembla de braves gens dans leurs mairies – mairies arbitrairement et par force placées (sans que les élus de la municipalité ni ceux de la nation aient été consultés) aux ordres d'un office « indépendant », et pourquoi? Afin que ne soient pas prélevés trois milliards d'impôts sur les profits des trusts de produits pharmaceutiques! Contrecarrer sur-le-champ un tel subterfuge est impossible: à supposer que nous puissions nous faire entendre, le peu que nous dirions serait interprété par les tendeurs de sébille comme « Au diable, la recherche médicale! », ce qui n'est évidemment pas notre pensée. C'est donc à froid qu'il faut exposer le mécanisme de l'opération.

http://bellaciao.org/fr/IMG/gif/profits_2009.gifObservons d'abord qu'elle se fait au profit de l'État, à qui incombent si bien les dépenses nécessaires à la Santé publique qu'elles figurent au budget du ministère ainsi nommé. Or cet État dépense par an et par habitant 85 francs prégaullistes pour la recherche médicale, l'État suédois 255 francs, le britannique 265. Tripler les crédits rapporterait à la recherche médicale française cinq fois plus chaque année qu'une seule fois la quête nationale. Mais justement, une fois fixés les chiffres d'un budget où surabondent les milliards gaspillés qui auraient largement suffi à subventionner la Recherche médicale, l'opération consiste à substituer les dons des Français les plus généreux -et ce sont les moins fortunés, à des impôts qui, pour injuste que soit notre fiscalité, coûteraient tout de même davantage aux grandes compagnies et rien, où beaucoup moins que leur actions-vie, aux contribuables les plus modestes.

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L160xH112/sebille_a_votre_bon_coeur-3f64a-07061.jpgD'autre part, le pouvoir veut habituer les Français à tenir pour naturel que le fonctionnement de la nation -Santé publique, Recherche médicale ou scientifique, Université, téléphone, autoroutes...- soit assuré non par l'État (« A bas l'étatisme! »), mais par des particuliers. En dernière analyse, c'est donc pour préserver les profits des trusts que le gouvernement escroque les téléspectateurs, à l'esbroufe – car la prétendue recherche d'un effet de surprise a pour fin réelle de ne pas laisser aux gens le temps de s'informer, ni même de réfléchir.

http://bellaciao.org/fr/IMG/jpg/kouchner_riz-f6931.jpgPrenons par exemple le premier tapage à grand tapage. Le prétexte en fut le peuple laotien ; qui ne souhaitait pas lui manifester sa solidarité? Seulement, aujourd'hui, chacun sait ce que le gouvernement le laissait alors ignorer : qu'une partie du Laos était soumise à l'influence américaine, l'autre aux bombardements américains. À quels Laotiens les milliards raflés par l'O.R.T.F. sont-ils allés? À qui le riz fut-il acheté? À quel prix? Mais allez donc conseiller aux braves gens de n'écouter leur coeur qu'une fois les réponses fournies à des questions raisonnables ! C'est justement en quoi consiste l'escroquerie : elle abuse de l'ignorance des généreux.

Celui qui tend la main et force la main est ce ministre qui reconnut : « La recherche médicale subira, elle aussi, bien sûr, le contre-coup du freinage que le gouvernement a dû décider. » A dû, puisqu'il était décidé à ne pas faire payer les profiteurs de la recherche médicale. Ce ministre est, par sa fonction, responsable du fait que la France occupe, pour la densité médicale, le dix-neuvième rang dans le monde, qu'elle dispose de moitié moins de médecins que l'U.R.S.S. , d'un tiers de médecins de moins que l'Allemagne fédérale, de 20% de moins que les U.S.A. , du fait aussi qu'en 1970 la Recherche médicale ne pourra recruter AUCUN nouveau chercheur, dans AUCUNE discipline. Mais le plus grave est que ces chiffres et ces faits ne furent pas les seuls que le ministre cacha : son émission se garda de toute allusion aux profits que l'opération avait pour but d'épargner !

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L135xH90/france_television-caf75-66672.jpgJe ne m'étonne pas que tant de Français aient répondu à l'appel de l'O.R.T.F. : je connais leur cœur. Je ne m'étonne pas non plus que d'éminents savants les en aient remerciés : il leur appartient d'employer les crédits, non d'en déterminer la source. Et je m'étonne moins encore bien sûr, du silence goguenard des ingrats bénéficiaires de la générosité populaire : Rhône Poulenc, les laboratoires Roussel et leurs rares pareils.

 

17 mars 1970

 

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L109xH118/coluche-2d2ae-0dd9d.jpgLe scandale avait de tout autres dimensions que je ne l'imaginais. Il devait être par la suite révélé que ces pathétiques appels avaient été fructueux pour l'entreprise commerciale chargée de l'opération, pour beaucoup de voix tremblotantes d'émotion, pour l'État lui-même qui, pour comble, prélevait sa dîme sur le « chiffre d'Affaire ». (commentaire d’André Wurmser en 1974 lors de la publication de "150 nouveaux MAIS...")

Samedi 4 décembre 6 04 /12 /Déc 17:03
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« Les grands faits et les grands personnages se produisent, pour ainsi dire, deux fois : la première fois comme tragédie, la seconde comme farce. »

Karl Marx, le Dix-Huit Brumaire

« Il faisait l'histoire et j'ai appris comme un fou en le regardant faire »

Jean-Luc Mélenchon, à propos de François Mitterrand

« Notre objectif fondamental, c’est de refaire un grand Parti socialiste sur le terrain occupé par le PC, afin de faire la démonstration que, sur les cinq millions d’électeurs communistes, trois millions peuvent voter socialiste. »

François Mitterrand, Discours prononcé devant le congrès de l’Internationale socialiste, le 27 juin 1972 à Vienne quelques heures après avoir signé le Programme commun.

Mitterrand au congrès d'Epinay de 1971 s'exprimant devant une cohorte de notables socialistes : « Celui qui n’accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi, politique, cela va de soi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste. » 

 


Tribun du peuple ou bateleur de foire? Mélenchon fait assaut de démagogie et d'emphase lyrique pour amadouer la volaille communiste et ouvrière: « Je pense à vous travailleurs et travailleuses de Merlin-Gérin qui fabriquez chaque année 32 millions de pièces, qui avez les doigts et les épaules si gourds et si déformés de ce travail  »

 

«  Nous nous flattons d’être aux cotés des travailleurs de la Celanese a coté de Pau et nous leur disons les yeux dans les yeux : Dans votre malheur, lorsqu’on ferme votre entreprise, nous savons que quand vous vous battez, vous défendez l’intérêt général, celui de la République Française, celui de l’Europe. (...) Votre patron aux Etats-Unis qui a décidé de rapatrier le carnet de commande et les brevets sortis de l’intelligence du travail collectif des ouvriers de la Celanese, des ingénieurs et des chercheurs se sera approprié le meilleur, vous laissant sur le carreau. Et quand  nous, nous vous disons : au moins, assumez votre dignité d’être libre, lorsque vous prendrez votre bulletin de vote, vous voterez pour les châtier. »  

Travailleurs, travailleuses licenciées de toutes les industries, dans votre malheur, le Front de Gauche est à vos côtés, vous pourrez "châtier" les patrons... dans le secret de l'isoloir! Le Front de Gauche se dévoile: une grossière opération de récupération électoraliste au service d'une branche de la social-démocratie, dans laquelle le PCF n'a décidemment rien à faire.


 

  En lien :

Difficile de trouver meilleurs arguments contre la stratégie du Front de gauche que ceux que M. Mélenchon nous donne de lui-même.

Jean-Luc Mélenchon : « Maastricht est un compromis de gauche ».

Opération Mélenchon

Le PCF dans un « parti de la gauche » avec Mélenchon : non merci !

 

Communistes, nous ne pouvons pas nous contenter d’être présents « aux côtés » de ceux qui luttent. Notre raison d’être, c’est de contribuer, sur la base d’un contenu politique, à ce que les luttes gagnent, construisent l’alternative, c’est de rechercher les convergences de lutte, l’unité d’action.

Tout le contraire de la démarche ouvertement électoraliste de Mélenchon, pour ne citer que lui mais on pourrait citer certains soi-disant « anticapitalistes », qui renvoient tout à 2012.

Samedi 4 septembre 6 04 /09 /Sep 15:55
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Non, ma fille, tu n'iras plus avorter à l'hôpital public ! (Tribune parue dans Le Monde)

Bientôt la loi du 30 novembre 1979 aura trente ans. Elle symbolise le mépris dans lequel sont tenues les femmes dès lors qu'il s'agit de disposer de leur corps, puisque la loi de 1975, dite loi Veil, n'a été votée que pour une durée de cinq ans, à l'essai.

Il fallait que les femmes, ces éternelles irresponsables, fassent leurs preuves ; qu'elles fassent montre d'une saine modération après la scandaleuse audace qu'elles avaient eue en descendant dans la rue, en signant des manifestes magnifiques, en pratiquant des avortements au sein du mouvement social exemplaire que fut le Mouvement pour la libération de l'avortement et la contraception (MLAC) ; il fallait qu'elles prouvent, évaluation démographique à l'appui, qu'elles n'avorteraient pas "par commodité".

 

En 1979, les parlementaires estimèrent donc que les femmes avaient donné satisfaction et mérité d'être confirmées dans leur nouveau droit. Ils votèrent la loi dite Veil-Pelletier, qui impose "l'obligation hospitalière" : chaque hôpital public doit créer une structure pour pratiquer les interruptions volontaires de grossesse. Il s'agit de faire d'un droit formel un droit réel, accessible à toutes (ce qui ne sera le cas qu'en 1982 avec le remboursement par la Sécurité sociale).

 

Aujourd'hui, la principale menace contre le droit à l'avortement ne vient plus de ses traditionnels opposants religieux, mis politiquement à genoux, mais du démantèlement de l'hôpital public. La situation de l'IVG à l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris (AP-HP) en Ile-de-France est exemplaire de la dégradation rampante mais planifiée des capacités de réponse du service public aux besoins de santé de la population.

 

Alors que les délais d'attente pour avorter sont de trois semaines et que plus de la moitié des IVG en Ile-de-France sont réalisées par le secteur privé qui ne respecte pas toujours les tarifs réglementaires et refuse parfois de prendre en charge les mineures ou les étrangères sans papiers, l'AP-HP n'a rien trouvé de mieux à faire que de fermer trois structures IVG depuis le mois de mai 2009 : celles des hôpitaux Jean-Rostand (Ivry-sur-Seine), Tenon (Paris-20e) et Broussais (Paris-14e). Le centre d'IVG de l'hôpital Avicenne (Bobigny) fermera bientôt. Ces quatre structures réalisaient environ 2 800 IVG, sur les 12 000 pratiquées chaque année à l'AP-HP en Ile-de-France.

 

L'AP-HP assure que cette activité sera transférée sur ses autres hôpitaux. Ces fusions de services sont superposables aux autres restructurations orchestrées par l'AP-HP dans d'autres domaines.

 

Dans la novlangue qu'elle pratique à merveille, cela s'appelle des "économies d'échelle". Le principe est simple et familier au monde de l'entreprise, et ce depuis qu'existe l'exploitation de l'homme par l'homme : il s'agit de faire faire le même travail par moins de monde. Le risque est grand que l'AP-HP profite de ces divers déménagements pour assouvir sa principale passion : supprimer des postes.

 

Autre échantillon de ce vocabulaire pittoresque qui s'apparente à la forêt amazonienne tellement il relève de la langue de bois : l'AP-HP jure ses grands dieux que l'IVG fait partie de ses "activités socles". En d'autres termes, elle considère qu'il s'agit d'un service de proximité. Chacun peut constater ce que devient la proximité et la qualité de l'accueil du public quand on supprime quatre structures IVG pour les agréger à d'autres plus lointaines. Il est permis de se faire du souci pour d'autres activités qui ne font pas partie dudit "socle"...

 

Cette politique supprime les centres d'IVG autonomes (produits de la lutte et de la pratique du MLAC) et les unités fonctionnelles d'IVG dont les personnels et les locaux sont dédiés à cette activité. Il s'agit de les noyer dans les services de gynécologie-obstétrique dont l'IVG est parfois la dernière des préoccupations, et d'en finir ainsi avec des équipes militantes et motivées, sous prétexte de réintégrer l'IVG dans le "droit commun" hospitalier - langage cette fois juridique qui vient rappeler à qui l'aurait oublié que le combat pour la légitimité de l'avortement n'est jamais définitivement gagné. Ce processus de normalisation répond donc à des objectifs économiques autant qu'idéologiques.

 

D'autre part, l'argument relatif à la nécessaire réduction des délais d'attente pour avorter est parfois utilisé à mauvais escient, notamment contre le service public. La possibilité d'avorter hors de l'hôpital par la méthode médicamenteuse doit être défendue comme un moyen d'élargir la palette de choix des femmes, non comme un prétexte pour dédouaner le service public de ses responsabilités en matière d'avortement.

 

Et pendant que le service public de santé se saborde, le privé se désengage progressivement de la pratique des IVG, jugée peu rentable.

 

Le gouvernement et la direction de l'AP-HP présentent cette évolution comme inéluctable, ce qui correspond à une technique de communication largement éprouvée pour désarmer les luttes et toute velléité de contestation de la part des professionnels et des usagers. Pourtant, il s'agit bien d'une politique consciente, entamée depuis plusieurs années sous la houlette des gouvernements successifs et qui concerne l'ensemble du système de santé, et son échec est patent : depuis 1987, la moitié des maternités françaises ont été fermées, et avec elles leur activité IVG.

 

L'argument selon lequel ces fermetures sont liées à des impératifs de sécurité est un mensonge, et loin de réduire les inégalités sociales, cette politique les creuse : la très riche ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a conservé trois maternités pour ses 70 000 habitants, tandis que l'ouest du Val-de-Marne n'a plus que deux maternités pour 400 000 habitants et quatorze agglomérations. Un des résultats de cette politique désastreuse, c'est que la situation actuelle de l'avortement à l'hôpital public correspond à un recul grave par rapport à l'obligation hospitalière incluse dans la loi de 1979.

 

Cette dégradation du service public de santé n'est pas inévitable, elle résulte de décisions politiques. La politique, c'est le rapport de forces. Ce que le pouvoir politique a fait, les luttes sociales peuvent le défaire. La lutte paie, en 1979 comme en 2009, et c'est pour cette raison parmi d'autres que nous manifesterons nombreuses et nombreux le 17 octobre, pour les droits des femmes, pour leur liberté, pour leur autonomie, pour la défense de l'hôpital public et de ses structures IVG autonomes (en termes de personnel, de budget et de direction), et pour la création d'autres structures dédiées à l'IVG dans les hôpitaux où elles n'existent pas.

 

Pour que le droit à l'avortement ne soit pas un article de loi sans contenu ni garantie, mais un droit réel, pour toutes. En 1979 comme en 2009.

 


Maud Gelly, Béatrice Fougeyrollas et Emmanuelle Lhomme, médecins au centre d'IVG de l'hôpital de Colombes (Hauts-de-Seine). Maya Surduts et Nora Tenenbaum, militantes de la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception.

Jeudi 7 janvier 4 07 /01 /Jan 18:03
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Une réflexion de notre camarade juriste Roland Weyl

Valmy440.jpg
Valmy : l'armée républicaine défait la coalition des Rois 


Et si le débat sur l'identité nationale abordée du seul point de vue de l'immigration, lancé par Satkozy visait aussi à masquer, dans notre pays, la perte de souveraineté populaire au profit des grands groupes de la finance prenant appui sur l'Europe supra nationale?
Et si l'arbre de l'immigration était pointé du doigt pour mieux masquer la forêt des abandons de souveraineté consentis à l'Europe du Capital ?

Une abstention majoritaire, et un basculement à droite. Ces deux constatations n’en font qu’une, surtout si l’on retient aussi que c’est un phénomène qui ne se limite pas à un ou quelques pays, mais affecte l’ensemble des pays d’Europe.

Cela oblige à en faire une analyse qui se libère de toute éventuelle savante explication autojustificative des uns et des autres pour en comprendre la vraie leçon. Pour cela on ne peut pas faire l’économie de ce que, en dehors d’une droite nationaliste, aucune liste n’a remis en cause le principe même de l’Union Européenne Supranationale. Le Parlement Européen étant par lui-même une institution supranationale, le seul choix qui a été offert aux électeurs a été entre une Union Européenne supranationale à objectif libéral et une Union Européenne supranationale à objet social.

Suite sur le blog des communistes clichois...

Lundi 30 novembre 1 30 /11 /Nov 19:49
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GAUCHE : LES ETATS MAJORS POLITIQUES ET SYNDICAUX DOIVENT TENIR UN LANGAGE DE VERITE

 

Par Aimé Halbeher

 

C’est au début des années 80 que les états capitalistes, qu’ils soient gouvernés à droite ou à gauche, se sont attaqués aux protections et garanties collectives conquises par les peuples durant le 20e siècle

L’énorme croissance financière accumulée par la baisse des salaires, l’augmentation de l’intensité du travail par la flexibilité du travail et des revenus salariaux, a crée d’énormes empires économiques et financiers.

Ceux-ci exigent des rendements de leurs capitaux de plus en plus élevés. Ils ont appauvri les peuples concernés, jusqu'à provoquer la spirale spéculative que l’on connaît aujourd’hui

Ces féodalités et les fortunes familiales qui les entourent ne sont pas inquiétées. Certes des actifs sont provisoirement dévalorisés, mais elles comptent sur les états majors politiques pour retrouver dans un court délai une situation encore florissante.

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Jeudi 6 novembre 4 06 /11 /Nov 15:47
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L'éditorial du bulletin "combat communiste"


AFFAMEURS:

La Conférence internationale de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui vient de se réunir à Rome, s’est séparée sans qu’aucune décision importante ne soit prise pour faire face à la faim dans le monde et aux révoltes dans les pays pauvres. C’est pour le moins un constat d’échec. Et pour cause ! Pour faire face à cette situation il lui aurait fallu engager l’action contre les responsables de cette catastrophe humanitaire : la loi du marché et le système capitaliste.

Illustrons notre propos par cet exemple : en avril dernier, lorsque dans des dizaines de pays, éclatent les émeutes de la faim, avec des centaines de morts, dans le même temps, Cargil, le géant mondial des céréales annonce une hausse de ses profits de 86 % soit 1,03 milliards de dollars pour le trimestre écoulé. Les économistes de la Banque mondiale estiment que 37% de la flambée des prix agricoles étaient dus à la spéculation.

Comment en est-on arrivé là ? Depuis des décennies, sous la pression du FMI, véritable arme d’expansion du libéralisme, (dont le directeur général est Strauss-Khan), de la Banque mondiale, de l’OMC, (dirigée par un autre socialiste, Pascal Lamy), les pays en voie de développement ont orienté leur production agricole vers l’exportation (coton, café…) au détriment de leur agriculture vivrière, base de leur autosuffisance. Dans le même temps, grâce aux énormes subventions des pays riches à leurs propres agriculteurs, il revenait moins cher aux pays pauvres d’importer leurs aliments. Ce qui n’a fait qu’accroître leur dépendance vis-à-vis de leur importation alimentaire. Déséquilibrant ainsi leur économie, tout en augmentant leur dette.

A cela s’ajoute le fait qu’à la fin de l’an passé, la crise des marchés financiers a provoqué la ruée des spéculateurs sur les marchés agricoles, plombant d’autant plus les pays pauvres .On pourrait aussi parler de la course effrénée aux agrocarburants présentés comme la panacée universelle face au pétrole. Outre qu’elle sacrifie d’énormes quantité de céréales, elle réduit d’autant les surfaces pour les cultures vivrières. Alors que près d’un milliard d’hommes, de femmes, d’enfants souffrent de la faim dans le monde ! Ce n’est plus à la Bourse et aux affameurs, de fixer les prix des échanges alimentaires, mais à des accords entre pays producteurs et consommateurs. Les princes qui nous gouvernent sèment le vent. Qu’ils ne s’étonnent pas de récolter la tempête !

Lundi 23 juin 1 23 /06 /Juin 05:38
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Le philosophe et les liquidateurs

Sur De quoi Sarkozy est-il le nom ? d’Alain Badiou

 

On parle beaucoup, dans les médias, y compris L’Humanité, et jusque dans certaines sections du parti, du dernier livre d’Alain Badiou.

C’est un pamphlet qui répond aux lois du genre mais qui ne saurait pallier le manque d’analyse politique. Qualifier Sarkozy d’ « homme au rat » en référence à Freud et aux hiérarques du PS qui ont quitté le navire, est tout à fait cocasse. Montrer les points communs de l’idéologie dominante avec celle de Vichy n’est pas sans pertinence. Mais tout cela ne saurait constituer une étude des forces en présence. L’idée d’un front commun contre le Président actuel s’est imposée dans la gauche comme un lieu commun, d’où le succès du livre. Mais l’on devrait se méfier des évidences et des incantations. D’autant qu’une simple comparaison avec un pays proche, nous montre que l’anti-berlusconisme conçu comme alpha et omega du discours oppositionnel a eu pour conséquence de donner un blanc-seing au social-libéralisme italien. A ce compte, la stratégie d’union à tout prix contre la droite s’est soldée par la dilution des partis communistes et un virage à droite de toute la société italienne.

 

Suite

Jeudi 5 juin 4 05 /06 /Juin 15:32
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Alain, Olivier, votre démarche vise-t-elle à construire un nouveau « grand » parti anticapitaliste ou à participer à détruire le PCF ?

Nous sommes peut-être les mieux placés pour savoir que ce résultat ne résout pas tout. Mais la nette remontée du PCF, 9,3% aux cantonales, sur la base de 1300 campagnes locales ne masquant pas l’identité communiste, est une bonne nouvelle pour tous les militants révolutionnaires.

Il ne reste à ceux qui spéculent sur le « déclin inéluctable » du PCF que les colonnes du Monde pour expliquer qu’un bon score en est en fait un mauvais (Martelli, Grador…) ou celle de Rouge, l’hebdomadaire de la LCR. Alain Krivine, en politologue, s’y évertue à relativiser la « résistance au déclin » du Parti communiste.

Viendrait-elle contrecarrer les plans de la direction de la LCR ? Dans la motion majoritaire de son congrès, le « déclin du PCF » est présenté comme « continu et irréversible », notre parti comme « une force du passé », « incapable de rassembler » etc.

Cet effacement du PCF serait l’une des principales validations de la constitution du NPA, le Nouveau parti anticapitaliste.

Alain Krivine, Olivier Besancenot, si vous voulez vraiment renforcer la lutte politique anticapitaliste en France, vous faites fausse route.

 

Militants aguerris, comment ne vous inquiétez-vous pas de l’extraordinaire complaisance médiatique dont vous bénéficiez, à l’heure où tout ce qui bouge un peu trop dans le mouvement social subit étouffement et répression ?

Aux élections municipales (il n’y avait quasiment pas de candidats aux cantonales), télévision et presse rangent la LCR parmi les gagnants, sinon les grands gagnants alors qu’ils minorent les résultats du PCF. Pourtant les listes LCR ou apparentées n’étaient présentes que dans un nombre limité de communes et obtiennent des résultats contrastés.


A y regarder de près... Suite...
Dimanche 11 mai 7 11 /05 /Mai 08:37
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Karl Marx fête ses 190 ans à Berlin-Est

Par Aymeric Monville

Le 5 mai dernier, nous fêtions le 190ème anniversaire de Karl Marx avec les camarades est-allemands. Je précise est-allemands, parce que malgré l’effacement programmé de la mémoire historique, notamment celle du premier Etat socialiste de l’histoire du pays, le fait est qu’il y a désormais, et pour longtemps, deux Allemagnes. En effet un récent sondage demandant « quel est le plus grand Allemand ? » n’a laissé aucune équivoque : l’ouest a répondu Konrad Adenauer et l’est a voté Karl Marx des deux mains.

Nous étions donc réunis au cœur de Berlin-Est, entre AlexanderPlatz et Unter der Linden, devant la statue de Marx et Engels. Un témoignage symbolique certes, mais dans une ville en perpétuel remodelage, au cœur d’une véritable forêt de symboles, les correspondances ne sont pas seulement celles du métro, mais de perpétuels enjeux politiques.  Suite

Jeudi 8 mai 4 08 /05 /Mai 12:01
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  • : PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
  • : C’est dans les luttes que nous gagnerons la rupture avec la politique au service du Capital. Nous ferons vivre le PCF, outil indispensable des travailleurs de lutte contre le capitalisme. Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !
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