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Non à l'Europe du Capital

IRLANDE, Pays-Bas, France : 3 peuples, 3 fois NON

 

L’UE des multinationales, ses traités, ses
directives, ses promoteurs en France :

 

DEFINITIVEMENT DISQUALIFIES !

 

Le peuple irlandais ne s’est pas laissé intimider.

 

Malgré l’intense campagne de propagande et les pressions internationales, il a rejeté sans ambiguïté le projet de nouveau traité de l’UE, dit « de
Lisbonne » lors du référendum du 12 juin.

La conscience des réalités a prévalu sur les discours des eurocrates
nationaux ou étrangers qui alternaient publicité et menaces, tout en essayant de masquer le contenu du texte que le gouvernement a refusé d’envoyer aux électeurs. Mme Merkel ou M. Barroso sont venus à Dublin vanter le Traité mais il n’a pas échappé aux Irlandais qu’ils n’avaient pas le courage de le soumettre au vote dans leurs propres pays.

 

Contrairement à l’image véhiculée, l’UE ne fait pas le bonheur des
Irlandais 
depuis les années 80! Juste celui des multinationales, notamment américaines, pour lesquels l’île est devenue une tête de pont sur le marché européen.

Les avantages fiscaux dont elles bénéficient privent le pays de la majeure partie des rentrées possibles en même temps qu’ils tirent vers le bas les
politiques publiques des autres pays de l’UE. Maintenant, les gouvernements des pays de l’est concurrencent à leur tour l’Irlande sur le terrain du moins-disant fiscal et menace son « modèle ».

 

Comme dans les autres pays, l’UE est synonyme de recul social, de recul démocratique, et aussi d’alignement sur la politique guerrière de
l’OTAN,
alors que le peuple irlandais est attaché à la neutralité de son pays.

 

Décontenancés, les eurocrates sont tentés de faire comme d’habitude : de mépriser la souveraineté et l’expression démocratique des peuples. Merkel et Sarkozy veulent continuer à faire ratifier le traité, pourtant maintenant caduc, dans les autres pays. D’autres parlent de faire revoter les Irlandais jusqu’à obtenir un oui…

 

Mais les Irlandais ne sont pas seuls. Leur vote suit celui des Néerlandais et des Français en 2005 qui ont rejeté le projet de « constitution » européenne dont le traité de Lisbonne est la copie quasi conforme. Dans tous les pays, le refus s’affirme de l’UE au service du capitalisme mondialisé, de cette
machine à broyer les acquis sociaux et démocratiques nationaux. La semaine dernière, elle a mis à l’ordre du jour une directive sur le temps de travail
autorisant la semaine de 64 heures… Si des référendums avaient lieu, le NON l’emporterait probablement dans tous les pays.

 

Nous nous félicitons que le vote des Irlandais repose le débat dans notre pays, après le coup de force de février.

Le 4 février 2008, à Versailles, les parlementaires UMP, PS, UDF et Verts (à de rares exceptions près) ont bafoué l’expression du peuple en 2005. A
l’unisson, Sarkozy, Bayrou, Hollande comme Delanoë ont ratifié en catimini le texte de traité rejeté par référendum populaire.

Il faut dire que l’UE sert de matrice à la politique « ultralibérale » de casse sociale, de privatisation, comme d’alignement sur l’OTAN… que leurs partis mènent à tour de rôle, en alternance. Les traités et directives que le président et le premier ministre français signent à Bruxelles leur servent à la fois de prétexte et d’outil pour imposer leurs mauvais coups en France.

 

Cela ne peut plus marcher ! L’UE au service du capital finit de perdre toute légitimité. Elle est disqualifiée !

 

Certains eurocrates s’en rendent compte. Ils vont chercher à proposer un plan B, un plan C, un plan Z, teinté de formules sur « l’Europe sociale » pour tenter de réhabiliter un projet tourné depuis le départ contre les peuples. C’est le rôle qu’une « gauche », notamment le PS, va tenter de jouer pour faire oublier sa collusion avec Sarkozy.

 

La présidence française de l’UE, à compter du 1er juillet, va être
l’occasion de pousser ces débats en France.

 

Notre position est claire :

NON, toujours NON à l’UE supranationale du capital !

Ses traités, directives et règlements n’ont plus aucune légitimité pour
s’appliquer en France contre la volonté et les intérêts de notre peuple.

Oui au développement de coopérations démocratiques, mutuellement avantageuses entre Etats souverains d’Europe (et au-delà).

 

Cette logique de coopération a fait le succès technologique et social d’un projet comme Airbus. La logique « libérale » cause maintenant la fermeture des usines en France et la confiscation des bénéfices par les actionnaires
privés.

 

Dimanche 15 juin 2008
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Comment faire avaler le traité de Lisbonne aux Irlandais ?

Réflexions entre eurocrates.

 

Le peuple irlandais sera le seul à pouvoir se prononcer sur la ratification du nouveau traité de l’UE, cette copie quasiment conforme de la « constitution » rejetée en France en 2005. La constitution nationale irlandaise l’impose. Le vote aura lieu le 12 juin prochain.

Ce pays de 4 millions d’habitants devient l’objet de toutes les sollicitudes des eurocrates. Angela Merkel et José-Manuel Barroso sont déjà venus soutenir le premier ministre Bertie Ahern et vanter le texte sur lequel ils ne veulent pas que leurs propres peuples votent. C’est la face publique, habituelle, de leur propagande concertée.

Une fuite, un « courriel » mal adressé, publié par le quotidien Irish Daily Mail, en a révélé la face cachée. Il s’agit d’un compte-rendu, rédigé par une diplomate britannique, d’une réunion au ministère des affaires étrangères irlandais regroupant des eurocrates de plusieurs de pays de l'UE. A l'ordre du jour : comment  favroriser le vote Oui?

suite

« Indépendance de
l’Irlande ou super-Etat
européen »

Affiche de la campagne pour le NON 
« Peace and Neutrality Alliance »
pour la paix et la neutralité à laquelle
s’associe le Parti communiste d’Irlande

Mardi 29 avril 2008
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Strasbourg intégré dans un Eurodistrict ? Nouvelle tentative de démantèlement du territoire national par l’UE.

Par Anthony Crézégut, PCF Paris 15

Roland Ries ou le projet d’un « nouveau Washington DC»

A peine élu, le nouveau maire PS Roland Ries cherche à prouver que sa vision de l’avenir de Strasbourg déborde celle de la sortante UMP Fabienne Keller. Sur la droite !

Keller avait créé en 2005 l’Eurodistrict Strasbourg-Orthenau avec 5 communes allemandes. Ries veut en faire un « Washington DC » européen « au bord du Rhin »!

Pour l’instant, l’Eurodistict est juridiquement « une entité administrative européenne regroupant des agglomérations urbaines situées de part et d'autre d'une frontière », disposant d’une autonomie financière (tout en étant financé par l’UE). En s’appuyant sur des projets de coopération ponctuels et concrets, ce type de projet se fixe comme but final de créer un espace trans-frontalier politiquement et économiquement intégré. Le projet mis en route en 2005 n’a pas encore dépassé le cadre classique, en partie justifiable, de la coopération intercommunale. L’UMP en a rêvé, le PS va le faire !

Ries n’a pas tout trouvé tout seul. Il a des inspirateurs.

L’OTAN a décidé d’organiser son sommet de 2009 conjointement à Strasbourg et à Kehl. Il s’est empressé de la remercier : «l'événement ne pourra que renforcer la vocation européenne et internationale de l'espace urbain formé par l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau».

Le Maire de Strasbourg a surtout bien assimilé la devise de l’UE, « la concurrence libre et non faussée ». Strasbourg serait en concurrence avec Bruxelles qu’il faudrait devancer dans la création d’un « district européen » à statut juridique et fiscal propre. Ce serait la condition pour sauver le Parlement européen à Strasbourg, dont le siège est pourtant fixé dans les traités d’origine.

Suite...

Samedi 26 avril 2008
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Montrons que notre peuple refuse qu'on bafoue sa souveraineté !

Manifestons le 4 février à Versailles !

 

 

Le 29 mai 2005, le peuple rejetait largement le projet de « constitution » européenne par référendum.

 

 

Députés et sénateurs s'apprêtent à adopter quasiment le même texte malgré le vote des Français. Le nouveau traité européen, dit « de Lisbonne » reprend en effet la quasi-totalité des dispositions du projet de « constitution », ce que personne ne conteste.

 

Les parlementaires voteront dans leurs chambres respectives les 6 et 7 février prochains. Auparavant, le 4 février, ils sont convoqués en congrès à Versailles pour modifier la Constitution Française, préalable nécessaire à l'adoption du traité de Lisbonne. Ils l'avaient déjà fait, exactement dans les mêmes termes en 2005, avant que le référendum n'invalide ces changements.

 


Communistes, nous avons mené une campagne active pour le NON en 2005 et nous continuons sans relâche à combattre l'UE des multinationales. La manière dont on veut maintenant imposer le nouveau traité européen ne peut que conforter les électeurs du NON et ébranler les électeurs du Oui.

 

 

Mais quel que soit leur vote de 2005, les citoyens français ne peuvent pas accepter que la décision souveraine du peuple soit ainsi bafouée.

 

Nous appelons à intervenir d'ici le 4 février auprès de chaque député et sénateur, quel que soit son parti pour qu’ils votent contre la modification de la Constitution française  L'opposition de  40% des parlementaires à Versailles est nécessaire à bloquer le projet du gouvernement. Chacun doit être placé devant ses responsabilités vis-à-vis de la Nation.

 

Dans le 14ème, nous diffusons avec d'autres organisations une pétition adressée à M. Yves Cochet, député de la 11ème circonscription et à M. Serge Blisko député de la 10ème circonscription. Cette pétition rappelle que leurs partis, les Verts et le PS, s'étaient engagés à organiser un référendum sur tout nouveau traité européen.

Nous appelons à la manifestation organisée à Versailles le 4 février pour dénoncer le coup de force institutionnel et marquer son illégitimité devant le peuple.

 

 
Un tel déni de démocratie n'engagera pas les citoyens, les travailleurs à l'avenir et ne les empêchera pas de résister aux politiques « européennes » qu'ils rejettent.
Lundi 21 janvier 2008
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Notre position sur le traité européen (en lien)

La « Charte européenne des droits fondamentaux » : pas même un alibi social mais bien une escroquerie "ultra-libérale" !

 


Elle sent le réchauffé. Voilà maintenant 7 ans et le sommet européen de Nice que les eurocrates ne trouvent que leur « Charte des droits fondamentaux » pour parer de bons sentiments de leur UE de l’argent. Ils viennent, une nouvelle fois, de la proclamer solennellement au Parlement européen le 12 décembre à l’occasion d’une séance mouvementée. Des dizaines de députés, dont une bonne partie des députés des partis communistes européens, ont refusé de se plier au jeu. Ils ont demandé avec bruit la tenue de référendums sur le nouveau traité européen.

 

Il y a deux ans, les grands pontifes de l’UE du patronat avaient essayé d’adjoindre la Charte au projet de constitution de Giscard. Peine perdue. Les peuples français puis néerlandais ont rejeté l’ensemble.

Les eurocrates tentent une nouvelle tactique aujourd’hui. Ils savent que le traité de Lisbonne ne rencontrera d’adhésion populaire dans aucun pays. Ils escomptent le faire passer en force, contre les peuples, sans référendum, avec la complicité des gouvernements et parlementaires nationaux. Utile pour écraser les acquis sociaux et démocratique de chaque peuple, le Traité de Lisbonne manquera complètement de légitimité. Ils en sont bien conscients. L’ensemble de l’UE du capital est dénuée de légitimité. Aussi les eurocrates ressortent-ils la « Charte des droits fondamentaux » pour essayer de lui donner bonne figure. Cette fois-ci, ils prennent soin de la dissocier du nouveau Traité qui lui conférera pourtant, s’il est ratifié, la même validité juridique que feue la « constitution ».

 

Mais il y a de surcroît tromperie sur la marchandise. La « Charte » n’est pas qu’un texte humaniste vague, rappelant quelques généralités. Les progressistes français et notamment les communistes, qui ont décortiqué le texte de la « constitution » en 2005 le savent bien. La « Charte » n’a rien à voir avec, par exemple, les textes et l’esprit de l’Organisation internationale du travail, dépendant de l’ONU.

Les « droits fondamentaux » qu’elle prétend contenir représentent, dans le meilleur des cas, le plus petit dénominateur commun des droits existants dans les pays de l’UE qu’ils s’agissent des droits politiques ou sociaux. La « Charte » est en fait un outil, qui se veut de surcroît moral, d’harmonisation par le bas des législations nationales dans le cadre du processus d’intégration dans l’UE du capital. Notre pays l’a déjà expérimenté notamment avec l’extension du travail de nuit des femmes dans l’industrie en 2001, prétextée par les principes d’égalité entre les sexes de la « Charte ».

Le Président polonais et le gouvernement britannique ont obtenu cette année des dérogations parce que sur certaines dispositions, leurs législations sont encore en dessous de la « charte » : ce sont les exceptions qui confirment la règle.

 

La « Charte » est complètement imprégnée de l’idéologie de « l’ultra-libéralisme » (le mot toujours entre guillemets tellement il est éloigné de la « liberté » qu’il évoque). Elle porte par exemple la remise en cause de la laïcité telle que la conçoit la République française (l’article 10 s’occupe des conversions ( !) et défend le « droit de manifester sa religion en public ». L’article 14 défend les écoles confessionnelles). Sur un autre registre non moins grave, la « Charte » remplace le droit au travail contenu dans la plupart des constitutions nationales dont la nôtre par « la liberté de chercher un emploi », autant dire d’être chômeur selon le bon vouloir des possédants. On pourrait multiplier les exemples comme nous l’avions fait en 2005.

 

Aussi, on ne nous fera pas plus prendre des vessies pour des lanternes en 2008 qu’en 2005. La « Charte » des droits fondamentaux, conçue sur mesure pour légitimer l’intégration dans l’UE du capital, la résignation aux droits démocratiques et sociaux nationaux, souvent durement acquis, est tout autant à rejeter que l’ensemble des textes du Traité de Lisbonne. Ce n’est pas la base « perfectible » d’un progrès international mais c’est un instrument d’une régression supranationale.

 

NON toujours NON à l’UE du capital. Faisons respecter le vote du peuple français du 29 mai 2005 !

Mardi 18 décembre 2007
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Vendredi 30 novembre 2007
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Pourquoi ne pas le faire savoir?

A l’initiative du Parti communiste portugais, 29 partis communistes et ouvriers ont adopté une position commune face au nouveau traité européen, le 18 octobre.
Le PCF fait partie des signataires. C’est la première fois depuis longtemps que la direction du PCF co-signe un appel international de partis communistes. Une coopération entre partis communistes de différents pays d’Europe se développe à nouveau, à l’initiative notamment des partis portugais, grec, tchèque mais aussi espagnol, allemand…  Jusqu’à présent, sans justification sur le fond, la direction du PCF s’en était tenue à l’écart.
On a pu déplorer ainsi qu’elle ne s’associe pas, dans la dernière période, à des déclarations communes contre la guerre israélienne au Liban, contre le déploiement de bases de missiles américaines en Europe de l’est, contre les sanctions économiques visant Cuba, à propos du 50ème anniversaire de la CEE…
Cette fois la direction du PCF signe. Tant mieux. Mais elle ne fait absolument aucune publicité à cette position commune. Pas un mot dans l’Huma ou sur le site internet du Parti, pas davantage dans Infos-hebdo, destinés aux animateurs de section. On ne trouve même pas de traduction française du texte.  Suite...
Mardi 30 octobre 2007
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Faire respecter le NON des Français du 29 mai 2005 !

Sans nouveau référendum, le nouveau Traité de l’UE n’aura aucune légitimité.


En 1992, après le NON du peuple danois au traité de Maastricht, les eurocrates avaient été obligés de le faire revoter jusqu’à ce qu’ils arrachent un vote favorable sous la pression et au prix de quelques concessions.


En 2005, les peuples français et néerlandais ont clairement rejeté le projet de « constitution » européenne. Cette fois-ci les eurocrates n’osent plus soumettre à nouveau leur texte parce qu’ils savent bien qu’il serait encore balayé, en France, aux Pays-Bas comme dans bien d’autres pays. Depuis 1992 et même depuis 2005, les peuples ont fait plus durement encore l’expérience des politiques de casse sociale et démocratique menées par leurs gouvernements au nom de l’Europe.

Le conseil informel des chefs d’Etat et de gouvernements des 27 pays membres, à Lisbonne le 18 octobre, a donc opté pour une autre tactique : le passage en force, pays par pays.

Sarkozy se vante d’en être à l’initiative et veut montrer l’exemple, suivi par les dirigeants de droite ou de « gauche » des autres pays. Le nouveau traité européen devrait être ratifié par voie parlementaire en France dès le mois de décembre.

C’est un déni de démocratie. Mais Sarkozy n’est pas le seul à bafouer la souveraineté du peuple français. Pour être adopté par les députés et les sénateurs, le traité devra être approuvé par une majorité des trois cinquièmes. Le PS se dirige vers un vote oui ou vers une abstention, alors que Royal s’était engagée à organiser un autre référendum. La quasi-totalité des dirigeants du PS qui, sentant le sens du vent, avaient adopté la posture du non en 2005, s’apprêtent à se ranger, prétextant que le « nouveau » traité ne serait plus le même texte. Rien n’est plus difficile à démontrer !

Le « nouveau » texte n’a rien d’un « mini-traité », encore moins « simplifié ». Il est au contraire encore moins lisible que le projet de « constitution ». Ses 256 pages renvoient à 3000 pages de protocoles et textes européens antérieurs.

Après décryptage, se retrouvent pratiquement toutes les dispositions de la « constitution » refusée par le peuple français. Les prérogatives de L’UE sont considérablement étendues comme les domaines de vote à la « majorité qualifiée » sur lesquels le droit d’opposition d’un pays ne s’exercerait plus. L’UE est toujours dotée de la « personnalité juridique ». La règle de la « concurrence libre et non faussée » est reprise directement sous la mention « d’économie de marché où la concurrence est libre », avec la remise en cause notamment des services publics qu’elle implique. La « charte des droits fondamentaux » demeure dans le « nouveau » texte avec la même fonction : tirer vers le bas les acquis sociaux de chaque pays concerné, les gouvernements britannique et polonais ayant pris soin de s’en exonérer. La politique extérieure est toujours chapeautée par un ministre européen, rebaptisé « haut représentant pour la politique étrangère ». Militarisation et alignement sur l’OTAN sont toujours de mise. Etc…

La seule véritable différence : ce texte ne s’appelle pas « constitution » et les symboles de l’Etat supranational en formation sont abandonnés (du texte): hymne, drapeau… Ces reculs ne sont pas que symboliques. En les concédant, les tenants de l’UE du capital renoncent eux-mêmes à donner à leur texte vis-à-vis des peuples la même portée, la même légitimité qu’à une « constitution ». Le même repli se retrouve dans la refus de demander leur avis aux peuples.

Le peuple français a déjà voté. Il a dit NON. Lui seul peut se déjuger au nom de son droit imprescriptible à disposer de lui-même. Seule la tenue d’un autre référendum pourrait revenir sur sa décision. Les tenants du oui ont peur du verdict populaire en France! Ils ne se trompent pas et veulent le contourner. Mais s’ils adoptent par la bande le « nouveau » traité, celui-ci n’aura aucune légitimité pour s’appliquer dans notre pays.

Communistes français, nous n’accepterons pas plus demain qu’aujourd’hui la fatalité de l’application des traités, directives et règlements européens par lesquels les gouvernements nationaux détruisent la sécurité sociale, les services publics, l’industrie de notre pays…

28 partis communistes et ouvriers européens ont adopté le 18 octobre une position commune à l’initiative du Parti communiste portugais. Nous nous en félicitons. Elle condamne la volonté d’écarter les peuples et réclame un référendum dans chaque pays. Elle dénonce la violation de la souveraineté des peuples français et néerlandais. Elle dénonce une UE militarisée, soumise aux intérêts des possédants. Le PCF a signé cette position commune mais nous nous étonnons qu’elle n’ait pas été rendue publique en France.

Cette coopération dans la lutte entre partis communistes de pays d’Europe s’oppose à la logique du Parti de la gauche européenne, le PGE, dont les principales composantes, italienne et allemande notamment, revendiquent et entendent légitimer une « constitution européenne ». Le futur président du PGE Bisky se réjouit même de l’introduction dans le « nouveau » texte de la notion « d’économie sociale de marché ».

Pour les communistes, aucun compromis n’est possible avec l’UE du capital !

Vendredi 26 octobre 2007
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Une manifestation historique à Lisbonne

071018-manif-Lisbonne.jpg A l’appel du syndicat CGTP et avec le soutien du Parti communiste portugais, plus de 200000 personnes ont manifesté jeudi 18 octobre dans les rues de Lisbonne à l’occasion de la tenue du sommet informel de l’UE. C’est la plus grande mobilisation de ce type depuis plus de 20 ans, faisant écho au succès de la grève générale du 30 mai (article en lien). Les manifestants ont défilé pour l’emploi et exprimé le refus de la précarité, de la remise en cause du droit du travail, du droit syndical que le gouvernement portugais tente d’imposer au nom de l’Union européenne, et notamment du modèle de « flexsécurité » qu’elle veut imposer.). La manifestation a marqué une première étape dans la mobilisation contre le nouveau traité européen et pour l’obtention d’un référendum pour que le peuple portugais ait la possibilité de dire NON.

Mardi 23 octobre 2007
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NON-UE-drapeau.gif Simplifié ? Ils ont dit un projet de nouveau traité européen simplifié ! 

 

Le projet de nouveau traité européen « modificatif » vient d’être rendu accessible sur internet aux adresses suivantes :

 

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/cg00004re01fr.pdf pour le préambule

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/cg00001re01fr.pdf pour les modifications d’articles

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/cg00002re01fr.pdf pour les protocoles annexés.

 

Ces textes seront soumis au sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement du 18 octobre à Lisbonne. Le « mini-traité » de Sarkozy comprend ainsi pas moins de 231 pages renvoyant systématiquement à des dizaines d’autres textes européens antérieurs aussi peu connus qu’obscurs pour le citoyen.

Après l’échec devant les peuples du projet de « constitution », les eurocrates choisissent de resservir le même contenu mais rendu encore plus illisible. Mais il n’y a pas besoin de décodeur pour savoir où veulent aller, à l’unisson, les gouvernements nationaux de droite ou de « gauche », la Commission européenne qu’ils ont nommée et le patronat européen : casser les acquis sociaux et démocratiques de chaque peuple au nom de l’Europe pour satisfaire le capitalisme mondialisé. Les peuples en font la dure expérience tous les jours.

Les NON des peuples français et néerlandais en 2005 ont ouvert une brèche et fait la démonstration de l’absence de légitimité de l’UE du capital. Renonçant au mot de « constitution » et à sa signification, les eurocrates ont fait un premier recul. 

Le processus de ratification, nécessaire pour tout traité international dans chacun des 27 pays membres, peut et doit être l’occasion pour les peuples, prenant appui sur les NON de 2005, pour mettre en échec le nouveau traité et continuer à invalider les traités, directives et règlements existant. Plusieurs partis communistes et progressistes se cordonnent dans ce sens.

Dans les semaines qui viennent, le décryptage des textes va permettre d’en rendre plus évidents les enjeux et menaces.

NON à ce nouveau traité, NON à l’UE du capital et à sa politique et oui à la promotion d’une logique de coopérations mutuellement avantageuses entre peuples souverains !

Jeudi 11 octobre 2007
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