Combattre la « médecine mercantile » -
retrait de la Loi Bachelot !
GREVE ET MANIFESTATION DES PERSONNELS DANS L’UNITE AVEC LES MEDECINS
Mardi 28 avril, 11h00
de Montparnasse au Sénat, en passant par le ministère de la Santé
« … le Parlement va-t-il voter la loi “Bachelot” qui porte en elle la disparition de
cette médecine hospitalière au profit d’une médecine mercantile ? Le maître-mot n’est plus la santé mais la rentabilité. La préoccupation centrale n’est plus le malade mais le
compte d’exploitation de l’hôpital. Et les premières victimes en seront les patients et les soignants. (…)
La pensée marchande dont se prévaut cette loi réduit le qualitatif au quantitatif, le malade
au tarif de sa maladie. Dans le même temps on organise des suppressions massives et injustifiées d’emplois d’infirmières et d’aides-soignants. ... »
Extraits de l’appel lancé le 16 avril 2009 par
25 professeurs de médecine des hôpitaux publics.
Les dégâts de la « médecine mercantile » dans le 14ème.
La direction de l’AP-HP a
programmé la fermeture définitive de l’hôpital Broussais.
On se souvient de la lutte acharnée menée dans les années 95/99 par le Comité de défense de Broussais, créé à
l’initiative de la CGT et de notre section du PCF (Raymond-Losserand). Pour financer le nouvel hôpital de prestige « européen » Georges Pompidou (HEGP), l’AP-HP et les ministres
successifs avaient décidé de vendre les terrains de 4 autres hôpitaux (Boucicaut, Laënnec, Saint-Lazare et puisque cela ne suffisait pas avec les surcoûts du projet, Broussais dont on venait de
rénover la cardiologie). La lutte a permis de limiter les fermetures de lits et de services et de gagner le maintien d’une partie de Broussais.
C’est elle qu’ils veulent maintenant fermer : des services de rééducation cardiaque, d’alcoologie, d’orthogénie
(planification des naissances)…
En même temps, une crèche et un centre de loisirs, à la disposition des personnels de Broussais et de l’HEGP dont il
dépend maintenant, sont menacés.
Les personnels et leurs organisations syndicales, à Broussais et l’HEGP, sont mobilisés. Le lien est direct avec le
budget voté scandaleusement par le Conseil d’administration de l’AP-HP qui prévoit 700 suppressions d’emploi à temps plein pour cette année et avec la Loi Bachelot qui remet en cause le statut de
l’Assistance publique.
La nouvelle affaire Broussais vient s’ajouter aux déstructurations qui ont frappé et frappent Saint-Vincent-de-Paul, et
dans le secteur privé non lucratif, l’Institut de Puériculture, Notre-Dame-de-Bon-Secours (fondu dans Saint-Joseph avec Saint-Michel – 450 suppressions d’emplois en 2008/9)…
Assez ! La médecine « mercantile » a fait assez de dégâts comme cela ! Gagnons le retrait de la loi
Bachelot !
Mobilisation inédite le 28 avril, avant celle du 1er mai,
gagner le retrait de la loi Bachelot
(tract complet avec analyse de la Loi
)
AP-HP: une provocation!
Le gouvernement vient de faire voter un budget de l’AP-HP programmant 1200 suppressions d’emplois (700
équivalent temps plein) pour 2009.
Aggraver la pénurie de personnel, alors que la situation est déjà à la limite: c’est une provocation! Une provocation alors que le chômage s’envole. Une
provoca-tion quand on voit la distribution de milliards d’euros pour renflouer les banques et défendre les profits.
Le lien est direct avec la Loi Bachelot
Suppressions d’emplois, de lits, de services, d’hôpitaux, dégradation des conditions de travail, des statuts: la loi Bachelot est l’instrument pour prolonger
les « réformes » destructrices précédentes.
Elle veut instaurer un cadre institutionnel (Agences régionales de santé, gouvernance des hôpitaux…) fait pour accélérer le démantèlement de
l’hôpital public, la désorganisation du système de soins, au profit des intérêts privés, des groupes privés de «santé». Son passage en force s’accompagne d’ailleurs d’une campagne révoltante
de dénigrement de l’hôpital public.
La droite à l’Assemblée a ajouté à la loi une disposition attaquant frontalement le statut et la cohésion de l’AP-HP en la soumettant à l’agence
régionale.
Un rassemblement de plus en plus large
pour exiger le retrait de la loi et les vraies réformes, notamment les finan-cements dont l’hôpital public a besoin. La mobilisation des personnels avec leurs
organisations syndicales s’intensi-fient. Elles rencontre une sympathie et un soutien croissants des patients.
Les médecins rejoignent de plus en plus nombreux le mouvement, suite entre autres à l’assemblée du 24 mars à
l’Ecole de médecine et à l’appel de 25 éminents professeurs.
Ils mettent en accusation la logique financière de la loi et demandent, sans ambiguïté, le retrait de son volet hôpital.
Après les naufrages pour le service public des « réformes » précédentes, la tarification à l’activité (T2A), le plan hôpital 2007, toute la
communauté hospitalière sait qu’elle doit s’unir sur le fond. Les avances catégorielles que Bachelot ne va manquer de faire vont contre l’intérêt de l’immense majorité de tous les
personnels, médecins compris.
Le projet de loi revient discussion le 12 mai au Sénat.
C’est le moment de changer l’ordre des choses. Le 28 avril, les syndicats de l’AP-HP, plusieurs organisations
de médecins, appellent à manifester.
L’hôpital au cœur de la convergence des luttes
L’avenir de l’hôpital public est une question d’intérêt général, comme la défense de l’AP-HP, pôle
d’excellence de réputation mondiale.
Les luttes pour l’hôpital, l’exigence du retrait de la Loi Bachelot prennent place parmi les premières revendications du mouvement unitaire
interprofessionnel qui se développe contre la politique du pouvoir et du Medef.
Les convergences de luttes relèvent de l’évidence. Les dangers de « l’autonomie » (en fait de la dépendance au privé) sont ainsi les mêmes
qu’il s’agisse de l’université ou de l’hôpital.
Le 19 mars, nous avons été trois millions dans les rues, du privé comme du public. La manifestation
unitaire du 1er mai sera le nouveau point de rassemblement de toutes les luttes, de toutes les colères.
Les forces existent pour gagner une autre politique tout de suite, pour gagner le retrait de la Loi Bachelot.
Communistes des hôpitaux, des entreprises et des quartiers, nous mettons nos propositions, notre action au service de cette perspective d’alternative
immédiate, partant du mouvement populaire.
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