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Luttes Poste

Lettre de Camille Marques à Pascal Cherki, maire du 14ème arrondissement

 

Paris 14, le 28 septembre 2009,

 

Monsieur le Maire, cher ami,

 

Mandaté par le Conseil d’arrondissement, vous avez adressé le 21 septembre à l’ensemble de nos concitoyens une lettre les invitant à se prononcer contre la privatisation de La Poste.

 

Au nom de mes camarades, je me réjouis de cette initiative. Cependant je me permets de vous faire part de plusieurs remarques sur votre démarche parce qu’elles me semblent nécessaires pour l’efficacité de notre combat devenu commun.

 

Il me semble particulièrement important de bien préciser l’objectif immédiat de la mobilisation en développement pour la défense du service public de La Poste. Aussi je m’étonne que votre lettre ne mentionne pas explicitement le projet de loi que le gouvernement cherche à faire passer d’ici la fin de l’année.

Gagner son abandon, son retrait, comme en 2006 celui qui voulait établir le CPE contre les jeunes travailleurs, est une obligation pour bloquer et commencer à inverser le processus de privatisation engagé depuis maintenant au moins 20 ans. C’est ce que réclament les syndicats de La Poste.

 

Comme vous le savez, le projet de loi comporte deux dispositions principales, la transformation de La Poste en société anonyme d’une part et d’autre part la transposition de la troisième directive européenne de « libéralisation », totale, de la distribution du courrier.

 

Les deux sont indissociables.

 

La victoire du NON au référendum sur le projet de constitution européenne en 2005, pour lequel nous avons milité vous comme moi, a permis que le parlement français puisse encore voter sur ces directives antidémocratiques conçues dans l’intérêt des multinationales, quand ce n’est pas directement par elles.

 

Votre parti, le PS, a, on le sait, le plus souvent approuvé à Strasbourg et à Bruxelles les directives de marchandisation. Le gouvernement Jospin, avec la loi Voynet, a transposé la 1ère directive de mise en concurrence du courrier contre La Poste. N’est-il pas temps de faire son autocritique, d’autant plus à la lumière des expériences dans les autres pays auxquelles vous faites référence ?

 

Contrairement à certains leaders de gauche qui s’impliquent dans la votation citoyenne contre la privatisation, vous n’éludez pas la question européenne dans votre lettre.

Mais votre analyse ne tient pas, excusez-moi de vous le dire. Les directives européennes ne sont pas seulement le prétexte mais aussi le moyen de casser les grands services publics nationalisés, de forcer leur privatisation. Il est largement démontré comment elles ouvrent les créneaux les plus rentables aux intérêts du profit privé laissant aux entreprises publiques subsistantes toutes les charges.

 

Je pense qu’il est indispensable de mettre ce débat au cœur de l’action actuelle contre la privatisation de La Poste comme de mettre le retrait du projet de loi clairement comme l’objectif primordial.

Sous peine que la « votation citoyenne » n’apparaisse comme une opération politicienne de récupération, à lointaine vue électorale, du profond mouvement qui s’élève chez les postiers et les usagers qui, par la lutte, n’entendent pas se laisser déposséder de la décision.

 

Je me permets de vous faire parvenir nos analyses sous forme de tracts et de pétition. Je suis à votre disposition et prête à échanger avec vous, car j’ai la conviction que vous comme nous pouvons contribuer à mettre en échec le projet du gouvernement contre La Poste.

 

Dans cette attente, saluant à nouveau votre volonté d’engagement pour le service public, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, cher ami, l’expression de mes sentiments cordiaux et fraternels,

 

Camille Marques, PCF Paris-14, cellule Losserand-Michelaere, conseillère d’arrondissement 2002-2008, membre du Conseil départemental du PCF Paris.

Lundi 28 septembre 2009
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Mardi 22, près d’un postier sur 2 a fait grève nationalement pour exiger le retrait du nouveau projet de loi  de privatisation (voir pétition au dos). Cette bataille concerne tout le pays.

Des mobilisations, sous des formes différentes se multiplient et soulignent les conséquences désastreuses du processus de privatisation. Lundi 21 septembre, 50% des agents des bureaux de Poste parisiens ont tiré le signal d’alerte et fait grève contre les suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail et du service rendu.

 

Cette expression de colère rejoint celle générale d’usagers-clients devant la réorganisation des bureaux partout à Paris.

Les motifs d’exaspération sont nombreux causés par une organisation incompréhensible, des prestations réduites, des aberrations:

- Des bureaux restent fermés des mois pour travaux. Dans plusieurs cas, des bureaux ont été détruits et reconstruits plusieurs fois de suite : cela a été le cas de Paris-Pernéty et de Paris-Denfert.

- Le problème n°1 dans les bureaux de poste, c’est la queue aux guichets, le manque de guichets ouverts (à cause des suppressions d’emploi, encore 140 en 2009 à Paris). Eh bien, dans les bureaux restructurés, on supprime physiquement la majorité des guichets ! Il n’y a plus que 2 en tout, 3 au mieux ! Evidemment, il y a encore plus de queue.

- La multiplication des automates ne facilite pas les choses. Ils sont peu « conviviaux » comme on dit en informatique, et pas que pour les personnes âgées. Souvent en panne, on se demande combien ils coûtent en fait.

- Dans plusieurs bureaux, les horaires d’ouvertures sont changés, notamment retardés à 8h30 le matin semaine. En revanche, certains restent ouverts le samedi après-midi. Mais enfin ! La visite dans un bureau de poste n’est pas une distraction à passer en famille le week-end, c’est un service dont on a besoin et qui est d’autant plus satisfaisant qu’on peut y aller avant ou après le travail et ne pas trop attendre.

- Les usagers n’ont rien à faire d’écrans de télévision pour les faire patienter ou leur faire absorber de la publicité. Ils n’ont rien à faire de l’espace « boutique », envahissant : La Poste, ce n’est pas une épicerie ou une papeterie !

Quant aux conditions de travail des agents, elles deviennent de plus en plus invivables. L’ambiance des bureaux se détériore. Certains agents ont désormais des postes en station debout sans aucun espace personnel.

Usagers et agents des bureaux ne font pas les frais d’erreurs de « management ».Les « restructurations » du réseau correspondent à une stratégie délibérée visant à préparer la privatisation.

En zone rurale et dans les petites villes, les bureaux sont progressivement transformés en « agences postales » ou remplacés par des points de contact. Les usagers n’ont plus accès à toute la gamme des prestations offertes normalement par un bureau de plein exercice. En tant que contribuables locaux, ils financent une bonne part du maintien d’une « présence postale » diminuée.

Pour les bureaux restants, en particulier dans les grandes villes, les bureaux sont restructurés de fond en comble pour devenir de petits centres de profit, identifiables à des agences bancaires.

Les activités courrier courantes sont considérées comme rapportant peu. C’est pour cela qu’elles devraient être massivement automatisées (à 50%) d’ici 2012. C’est pareil pour toute une série d’activités bancaires de base quand elles ne sont pas renvoyées vers des centres d’appels téléphoniques extérieurs privés.

En concordance, la direction de La Poste supprime des milliers d’emplois et entend ne plus renouveler 4 départs à la retraite sur 5.

Le nouveau bureau de poste est conçu pour soutirer le plus argent possible à l’usager-client tout en économisant au maximum sur le service rendu. C’est la logique de privatisation.

Peu importe que, dans les faits, la casse des bureaux de Poste, se solde pour l’instant, en plus de la casse du service public, par un insondable gâchis financier : coût des travaux, non-rentabilité absolue de l’espace « boutique » parasitaire (dont le but réel est d’imposer une logique marchande)… Puisque c’est la collectivité, les salariés, les usagers qui paient la note dans l’intérêt des futurs actionnaires privés.

Dans le « plan de relance » de Sarkozy, 600 millions d’euros sont comptés au titre de la Poste. 600 millions pour quoi faire ? Précisément pour continuer de casser physiquement le service public (« accélérer la modernisation des bureaux de poste… à travers mille chantiers modestes mais visibles » Bailly, PDG in le Figaro du 13 mars 2009). C’est proprement scandaleux.

Avec le projet de loi de changement de statut de La Poste que le gouvernement veut faire adopter avant la fin de l’année, la perspective de privatisation est encore plus claire.

La grève des guichetiers le 21 septembre, la grève de tous les postiers le 22 à l’appel de leurs organisations syndicales, l’exemple d’actions d’usagers dans les quartiers, montrent que l’on peut construire de larges mobilisations locales comme nationales, d’habitants, de salariés, aussi de commerçants contre les effets de la privatisation, donc contre la privatisation elle-même.

SIGNEZ, FAITES SIGNEZ LA PETITION POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI LAGARDE !

Dimanche 27 septembre 2009
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pétition au format PDF à reproduire

PETITION: arrêtons la privatisation de LA POSTE!

NON à l’application des directives européennes de marchandisation!

NON à la casse du statut public de La Poste!

 

RETRAIT DU PROJET DE LOI LAGARDE!

 

En qualité d’usager, de postier, d’élu, je demande au Président de la République et au gouvernement:

 

Le retrait immédiat du projet de loi relatif à « l’entreprise La Poste et aux activités postales » soumis en « urgence » au Parlement par la ministre Christine Lagarde visant d’une part à transposer la 3ème directive européenne de mise en concurrence de la distribution du courrier, d’autre part à supprimer le statut public de La Poste pour en faire une société anonyme, ouvrant la voie à une privatisation de son capital.

 

Il faut mettre un coup d’arrêt au processus de privatisation de La Poste engagé par les gouvernements successifs depuis 20 ans, à la remise en cause des principes du service public répondant à l’intérêt général : égalité d’accès pour tous aux mêmes services, qualité du service rendu, péréquation tarifaire et absence de logique lucrative.

 

Je demande:

 

- le maintien de l’ensemble des bureaux de poste du pays, la réouverture des bureaux transformés en « agences postales », des guichets supprimés dans les bureaux « restructurés ». Assez de queues ! La Poste doit continuer à jouer son rôle dans l’aménagement du territoire contre le processus de désertification économique de régions entières.

 

- le respect de la distribution du courrier à J+1 (le lendemain avec un dépôt au moins jusqu’à 19H00), de la distribution des recommandés à domicile, ce qui implique le maintien de tous les centres de tri et l’augmentation du nombre de tournées de distribution.

 

- l’arrêt du plan de suppression de dizaines de milliers d’emploi d’ici 2012 mais au contraire l’embauche des milliers de personnels sous statut de fonctionnaire nécessaires à la préservation et à l’amélioration du service, dans l’immédiat à la titularisation de tous les CDD.

 

- que la Poste, à l’opposé des banques privées, continue à offrir à tous sans discrimination, les services financiers indispensables à la vie de tous les jours (chéquier, carte de retrait, tout simplement un compte…), qu’elle pratique une politique tarifaire s’opposant à l’inflation des prestations des banques, que les dépôts et fonds d’épargne collectés par la Banque postale servent exclusivement au financement des priorités nationales: logement, équipements publics, hôpitaux... et n’alimentent pas les marchés financiers.

 

Pour cela j’estime nécessaire d’inverser le processus de privatisation et je me prononce  :

 

- Pour le maintien et la reconquête du monopole public postal, pour le rejet de l’application des directives européennes qui détruisent les services publics dans tous les pays. Elles n’ont aucune légitimité.

 

- Pour que la Banque postale, la seule qui ait encore échappé à la spéculation et à la « crise financière » soit réintégrée dans l’Etablissement public de La Poste.

 

Pour le retrait du projet de loi Lagarde, pour la défense et la reconquête du service public national de La Poste, je signe

 

NOM :

Prénom :

Adresse :

Adresse mail :

 

Renvoyer à PCF Paris 14 - Cellule Losserand-Michelaere - pcf.14@laposte.net

Dimanche 27 septembre 2009
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Assez d’expérimentations, que chaque Service Public assure sa mission !

 Communiqué commun de la CGT Postaux de Paris et de l’Union CGT RATP

 

Alors que La Poste et la RATP se vantent tant et tant de la qualité de leur dialogue social, c'est une nouvelle fois par la presse que nous prenons connaissance de son projet "expérimental" de remettre des lettres recommandées depuis un guichet RATP.

La Poste parle d'un service complémentaire et optionnel, ce serait l'usager qui choisirait de bénéficier ou non de cette "nouveauté". Sa politique actuelle est de trouver de nouveaux produits et d'assurer une valeur ajoutée : ce service serait-il payant ? quid de l'égalité des usagers dans ce cas ?

A la RATP, la recherche constante de productivité amène à de nouvelles organisations de travail prétextes, à de multiples réductions d’effectifs (- 730 pour l’année 2008), alors que les usagers réclament, et ceci à juste titre, des agents de station disponibles sur toutes les questions liées à leurs déplacements (renseignements, accessibilité, services après-vente, sécurité…), des services publics de qualité.

La Poste ne cache plus son projet de réviser les implantations de bureaux de poste. C'est ainsi que plus 5 000 d'entre eux sur 17 000 sont devenus des agences postales à la charge des communes ou de commerces. A Paris, ce sont des centaines d'emplois qui ont été supprimés dans les guichets. A chaque fois, La Poste réorganise tous les bureaux parisiens par des séparations de traitement, spécialisation de guichets, d'un côté financier de l'autre courrier et aussi par des changements d'horaires d'ouvertures.

Ces derniers se justifiaient, selon elle, pour permettre la remise des objets en instances (LR et Colis).

La CGT dénonce aussi les conditions actuelles de distribution du courrier. Là encore, des centaines de suppressions d'emploi ont eu lieu, aggravant les conditions de travail et dégradant le service rendu. Il faut savoir que La Poste n'autorise plus ses facteurs à représenter une nouvelle fois les LR et les oblige à les mettre en instances, alors que le facteur sait que le destinataire sera présent le lendemain.

Autre scandale, une lettre avisée dans un bureau d'instances, ne sera délivrée qu'à partir du lendemain.

Là encore c'est la conséquence des suppressions d'emploi.

Lorsqu'un expéditeur confie une lettre recommandée à La Poste, cette dernière doit lui garantir que cette mission sera assurée de bout en bout par La Poste seule. La CGT s'oppose à toute remise de recommandés hors du réseau postal.

Elle exige par ailleurs que chaque Service Public ait les moyens d’assurer sa mission, que ce soit La Poste ou la RATP.

 

A Paris, le 9 juillet 09

Jeudi 27 août 2009
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Ete 2009 : la nouvelle étape de la privatisation de La Poste est engagée.

 

Le gouvernement espère faire passer d’ici décembre, « en urgence », le projet de loi destiné :

 

-         d’une part à livrer à la concurrence et au marché privé l’ensemble de la distribution du courrier à partir de 2011, en transposant la 3ème directive européenne de « libéralisation »

-         d’autre part à supprimer le statut d’établissement public de La Poste en la transformant en société anonyme.

 

L’objectif est évidemment de lever l’obstacle juridique que représente ce statut à la privatisation du capital, à la mise en Bourse.

Le prétexte du gouvernement, selon lequel La Poste aurait besoin d’argent pour financer ses investissements, tombe de lui-même quand on sait que le PDG Bailly est prêt à faire racheter pour 1 milliard d’euros la banque italienne « Palatine » par la Banque postale. Songeons encore aux milliards d’euros accordés aux banques privées alors que la Banque postale publique n’a rien perdu dans la « crise financière ».

La promesse que le capital de la SA La Poste resterait détenu par des acteurs du secteur public n’engage que ceux qui veulent bien y croire. On l’a déjà vu pour France Telecom, GDF…

 

Dans la suite d’un processus entamé depuis 20 ans.

 

Le processus de privatisation de la Poste ne date pas d’aujourd’hui. Depuis 1990, les gouvernements successifs s’y sont attaqués progressivement (droite, PS ou « gauche plurielle » au niveau français comme européen) : casse des PTT, « libéralisation » du courrier au dessus de 50 grammes, transformations des services financiers de la Poste en « banque postale » de droit privé…

 

Ses conséquences multiples se font déjà lourdement sentir : suppressions de dizaines de milliers d’emplois, dégradation des conditions de travail, dégradation du service rendu (ex : levée du courrier de plus en plus tôt, distribution de plus en plus tard), augmentation des tarifs, multiplication des prestations facturées…

 

Ce qui est en jeu avec la lutte pour le retrait de la nouvelle loi anti-postale, c’est d’empêcher ce processus de continuer mais aussi de commencer à l’inverser.

Cela implique d’aller sur le fond politique de cette loi qui est le même que celui des contre-réformes précédentes.

 

Pour défendre et reconquérir le service public postal, nous nous battons

 

-         contre le changement de statut de La Poste qui ouvre la porte à la phase finale de la privatisation

-         contre l’application en France des directives européennes qui détruisent les services publics dans tous les pays. Elles n’ont aucune légitimité.

-         pour le maintien et la reconquête du monopole public postal, gage de l’égalité des usagers et des territoires, d’une logique de réponse aux besoins contre une logique de ponction pour les profits.

-         pour des services financiers de la Poste qui continuent d’échapper à la spéculation et aux « crises financières », garantissent l’accès de tous aux services bancaires, drainent l’épargne populaire vers le financement des priorités nationales. Cela implique la réintégration de la « Banque postale » dans l’établissement public.

 

Un véritable front de lutte peut se construire :

 

L’attachement du pays au service public de la Poste est à la hauteur de ce qu’elle représente dans la vie de tous les jours. Pour ne citer que cela, 2 millions de personnes se rendent chaque jour dans un bureau de Poste.

 

Des mobilisations diverses contre la privatisation et ses effets se sont multipliés, des salariés avec leurs organisations syndicales, comme des usagers.

Depuis 2005, il y a eu ainsi des actions dans plus de 200 centres de distribution contre les suppressions de tournées et postes de facteurs, avec la compréhension et souvent le soutien des usagers.

De nombreuses batailles ont lieu contre les fermetures de bureaux de Poste, leur « restructuration », la suppression de guichets… D’autres fois, c’est contre la suppression de boîtes aux lettres que se fait la mobilisation.

 

Tous ces mouvements permettent de freiner le mouvement de casse du service public.

Aujourd’hui la réunion de toutes ces luttes, qui s’opposent à la privatisation, leur développement, renforcés par l’expérience et le bilan désastreux de la privatisation partout dans le monde, peuvent converger pour gagner le retrait de la Loi de privatisation.

 

La convergence de lutte dépasse aussi La Poste.

Sarkozy a choisi de reporter le dépôt du projet de loi, initialement prévu pour le début de l’année, pour éviter qu’il ne coïncide avec les grandes mobilisations de salariés du 29 janvier ou du 19 mars.

Il a lui-même indiqué la voie pour le mettre en échec : la réunion de toutes les luttes des salariés de tous services publics, du privé, des usagers autour d’objectifs précis comme la défense de La Poste.

 

Des initiatives dès septembre :

 

Localement, nationalement, des mobilisations se préparent pour la rentrée. Communistes, nous y prendrons toute notre part comme force politique de lutte et de propositions.

 

Quatre organisations syndicales de salariés de La Poste de Paris viennent par exemple de décider d’appeler à une grève illimitée des agents des bureaux de Poste à partir de la « Fête » de La Poste, opération de propagande, organisée par la direction fin septembre. Nous appelons les usagers à soutenir ce mouvement. 

 

Des consultations populaires seront organisées sous des formes diverses le 3 octobre « contre la privatisation de La Poste ». Nous appelons à en faire autant de rendez-vous d’explication et de mobilisations précises pour faire monter l’exigence du retrait du projet de loi anti-postale, de la défense et la reconquête du service public national de La Poste.

Jeudi 27 août 2009
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Contre la privatisation de La Poste. Pour le monopole public des activités postales.

 

Salariés, usagers, participons nombreux à la manifestation unitaire :

 

Mardi 23 septembre 2008 - départ 13h30 au métro Rue du Bac direction le siège de La Poste, boulevard de Vaugirard Paris 15ème

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Lundi 22 septembre 2008
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Bailly, PDG de la Poste et Lagarde, ministre préparent le projet de loi de privatisation pour la rentrée. Faire converger les forces, agents,  tous statuts confondus, agents des autres services publics, salariés du privé,  usagers contre ce nouveau coup de force qui frappe la nation toute entière.


Annonce de la privatisation partielle de La Poste, préparer la riposte à la hauteur

Dans le processus de privatisation de La Poste, le gouvernement a décidé de passer brutalement à une nouvelle étape. En quelques jours, dans la presse d’abord, au Conseil d’administration du 10 juillet, le PDG Bailly et le ministre Novelli auront mis à l’ordre du jour tout à la fois le changement de statut et l’ouverture du capital de l’entreprise publique. La Poste deviendrait une société anonyme au lieu d’être un établissement public. 10 à 20% de son futur capital seraient cédés au privé, dans un premier temps. Le projet de loi, nécessaire à la privatisation, pourrait être déposé dès la rentrée.

La brutalité de l’annonce est visiblement destinée à décourager les esprits avant les vacances comme les récents propos de Sarkozy contre le principe même de la grève. Mais sauf cette précipitation, le choix politique ne saurait surprendre. Depuis des années, depuis la casse des PTT par Quilès en 89, les gouvernements successifs préparent progressivement la marchandisation des activités postales, potentiellement si juteuses pour les capitalistes.

La mobilisation doit et peut être beaucoup plus forte aujourd’hui que contre la loi antipostale de 2004 qui a transformé les services financiers en Banque postale de droit privé et livré à la concurrence la distribution du courrier au dessus de 50 grammes, à l’aide d’une directive européenne.

Dans tous les services publics, on peut mesurer les dégâts de la privatisation. L’expérience de la dégradation du service public postal s’est déjà durement vérifiée dans cette perspective.

Des milliers de bureaux de poste ont été fermés ou réduits à des « points poste », notamment dans les petites localités, pendant que des milliers de guichets étaient supprimés dans les villes.

Des milliers d’emplois dans la branche courrier ont été supprimés au prix pour les agents d’une dégradation sans précédent des conditions de travail et de rémunération. Les usagers subissent l’inégalité devant la distribution du courrier, la hausse des tarifs.

Le détournement des fonds des CCP vers la finance a commencé à produire ses effets néfastes pour les titulaires de comptes (frais financiers), les épargnants, la société (réforme du Livret A aux dépens du logement social). On annonce d’ailleurs aussi ces jours-ci le « partenariat » de la Banque postale avec une filiale de la Société générale dont on connaît les performances.

Voilà déjà le lourd prix de la casse du service public pour la recherche d’une rentabilité financière à terme pour les futurs actionnaires. Le coût de l’adossement en 2006 des retraites des fonctionnaires de La Poste au régime général, 2 milliards d’euros, est à ajouter. Cette atteinte au statut de 60% des postiers a bien été un préalable à une nouvelle attaque contre tous. Aujourd’hui, comme à France Télécom hier, le pouvoir creuse la dette de l’entreprise pour racheter des opérateurs à l’étranger au profit des marchés financiers en faisant payer l’addition par les usagers et les salariés.

La Poste représente l’un des services publics dont la population se sent le plus proche, auquel elle est le plus attachée. Les mobilisations d’usagers pour le maintien de la présence postale, endroit par endroit, sont très fortes. Les mobilisations, site par site, des agents des centres de distribution ou des centres de tri sont très fortes également contre l’application des plans de déstructuration de la branche courrier qu’ils s’appellent « cap qualité courrier » ou maintenant « facteur d’avenir ». Les grèves nationales sont aussi de plus en plus suivies dans les centres financiers.

Aujourd’hui, face à l’évidence de la globalité de l’attaque, la défense du service public de La Poste doit devenir une grande campagne nationale pour tous les progressistes.

Communistes, nous entendons y contribuer, en prenant nos responsabilités :

- celle de participer à construire les convergences de lutte, notamment avec les batailles pour les autres services publics, à mobiliser les usagers.

- celle de dégager la perspective politique du prétexte européen. NON, comme l’ont dit les Irlandais, après les Néerlandais et les Français, les traités et directives de casse sociale et économique n’ont pas de légitimité pour être appliqués en France !

- celle de dégager la perspective politique de la seule attente d’une hypothétique alternance en 2012, avec un retour aux affaires de la « gauche » qui a une lourde part de responsabilité dans le démantèlement de La Poste.

L’alternative politique, c’est dès la rentrée qu’elle se joue, dans les luttes !

Mercredi 23 juillet 2008
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Le rapport de force existe pour défendre et reconquérir le monopole de La Poste !

CGT-PTT.jpg Sans surprise, les ministres des 27 pays européens ont approuvé, le 1er octobre dernier à Luxembourg, le principe de l’ouverture totale à la concurrence de la distribution du courrier. La distribution des plis de moins de 50 grammes devrait être « libéralisée » dans 17 pays dont la France à compter du 1er janvier 2011, deux ans plus tard dans 10 autres pays.

C’est deux ou quatre ans plus tard que prévu initialement par les mêmes eurocrates. La marche forcée vers la concurrence totale se heurte dans chaque pays à de sérieuses résistances des agents des services postaux, des usagers et de l’ensemble de la population.

Le maintien annoncé d’un « service universel » (sur 5 jours et non 6), sorte de service minimum, à « tarif abordable » pour reprendre les mots hypocrites de Luxembourg, ne doit pas faire illusion. Les segments rentables de l’activité courrier iront au privé, les restes du service public, très dégradé, seront à la charge des contribuables, notamment locaux.

Mais l’affaire est loin d’être jouée. Ne nous trompons pas de responsables ! Il ne s’agit pas d’une nouvelle contrainte fatale, tombant du ciel de l’Europe, mais du choix des gouvernements nationaux et en particulier du gouvernement français de livrer l’activité courrier à de grandes multinationales capitalistes, existantes ou en formation. L’opposition à cette logique est très forte, comme les possibilités de convergences entre agents des différents services publics, populations mobilisées contre la fermeture des bureaux par exemple. Le rapport de force existe en France pour mettre en échec la future de loi de transposition de cette nouvelle directive antipostale et pour reconquérir le monopole de La Poste nationalisée, condition de la satisfaction de l’intérêt général. Les 55% de NON à la « Constitution » européenne, pour l’instant occultés, restent une réalité profonde dans le pays.

D’autant plus que l’expérience se fait chaque jour des conséquences du processus de marchandisation et de privatisation. La direction de La Poste française, suivant les orientations des gouvernements successifs l’a déjà largement engagé. Concernant les agents, c’est, sous les noms de « facteurs d’avenir » ou « cap courrier », la suppression de dizaines de milliers d’emplois (30000 depuis 2003), la dégradation des conditions de travail, la remise en cause des acquis sociaux et la généralisation de la précarité. Concernant les usagers et le pays, c’est la dégradation du service, la fermeture de milliers de bureaux de poste, la rupture de l’égalité, l’augmentation des tarifs…

Mardi 9 octobre 2007
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Intervention de Camille Marques au Conseil d'Arrondissement du 2 Mai 2007


Chers collègues,


Je pense que la lecture de l’exposé des motifs vous sera suffisante pour que vous adoptiez notre vœu. Aucun d’entre vous, je l’espère, ne se prononcera pour la poursuite de la dégradation du service public postal à Paris, sacrifié sur l’autel de la mise en concurrence, de la recherche du profit financier et de la privatisation.

Je veux revenir seulement sur un aspect.

Si nous laissons faire la suppression des centres de tri de Brune, dans notre arrondissement, de François Bonvin dans le 15ème, de Louvre, dans le 1er, voilà quel sera le nouveau trajet d’une lettre postée à Montsouris en direction de Montparnasse ou de Plaisance, dans notre arrondissement de 140000 habitants ?

Aujourd’hui encore, cette lettre est collectée dans le 14ème, dirigée vers le CTC de Brune dans le 14ème où elle est triée, puis transférée avec ses soeurs vers le centre de distribution situé également boulevard Brune.

Demain, cette même lettre, collectée dans le 14ème, sera regroupée dans un « centre de préparation » du courrier, vraisemblablement maintenu à Brune, puis expédiée à Wissous, c'est-à-dire à 20 kilomètres au sud, par camion. C’est là-bas qu’elle sera triée. Puis de Wissous, elle reviendra, toujours par camion, à Paris Brune au centre de distribution.

Où est la logique? Qu’est-ce qui peut bien justifier cette perte de temps et ce supplément de pollution sonore et atmosphérique?

Cette restructuration est d’autant plus grave et absurde, qu’elle ne concerne pas moins de 5 millions de plis traités chaque jour par la Direction du courrier de Paris sud, dont 60% sont à destination de Paris.

J’ajoute que la mécanisation des centres de tri de Bonvin et Brune a déjà représenté un investissement important, qui serait gâché demain.

Alors pourquoi cette délocalisation-liquidation ?

Pour diminuer les coûts du traitement du seul courrier dit « industriel », notamment les factures et la publicité adressée, qui représentent un marché privilégié dans la perspective de la privatisation.

Cette diminution des coûts s’effectuera, si nous laissons faire, au détriment de la qualité du service rendu, notamment du J+1, de l’égalité de chacun devant le service public postal, de l’environnement, des conditions de travail et de l’emploi, notamment dans notre arrondissement. La suppression des centres de Paris Nord et Est, dont l’activité a été déplacée à Gonesse, s’est ainsi déjà soldée par la perte de 600 postes.

Aussi, sur la base de ces arguments, je vous demande, chers collègues, d’adopter notre vœu au Maire de Paris.
Jeudi 3 mai 2007
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Conseil du 14ème arrondissement

2 mai 2007 

Vœu déposé par Camille Marques, conseillère d’arrondissement PCF

 

Salariés, usagers, citoyens rejettent de plus en plus massivement la marchandisation des activités postales et ses conséquences. Malgré cet état de l’opinion publique, la direction de la Poste fait le choix d’anticiper et de précipiter le processus de libéralisation du courrier et de privatisation rampante. Le plan “Cap Qualité Courrier” s’inscrit dans cette politique. Il prévoit entre autres la suppression de dizaines de milliers d’emplois dans le pays et la fermeture d’un tiers à trois quarts des centres de tri (traitement) du courrier (CTC).

Paris est particulièrement frappé avec le processus en cours depuis 2005 de fermeture des 7 CTC et de délocalisation de leurs activités vers deux nouvelles « plateformes industrielles » en périphérie.
 
Ainsi la liquidation du CTC de notre arrondissement, boulevard Brune, est programmée à l’horizon novembre 2007. Comme celles du CTC de la rue François Bonvin (15ème), ses activités seraient délocalisées à Wissous.
300 emplois disparaîtraient de notre arrondissement. Seuls 140 emplois seraient maintenus sur le site dans un premier temps. Le site historique du Louvre serait également touché. Il perdrait 400 emplois sur 600. Son activité serait orientée vers Wissous ou Gonesse, où ont déjà été transférés en 2005 celle des quatre CTC du nord de Paris.

Le premier bilan de l’expérience de la plateforme de Gonesse est négatif. Les objectifs affichés d’amélioration de la “Qualité Courrier” ne sont pas tenus, notamment le respect du “J+1”. Les horaires de levée des boîtes aux lettres ont été avancés. Conçues pour satisfaire en priorité les clients « industriels », les nouvelles plateformes remettent en cause le principe d’égalité de service public.
Leur organisation a entraîné une dégradation des conditions de travail. Pour les agents du CTC Brune, la délocalisation est porteuse d’incertitudes de reclassement –notamment pour les contractuels et les précaires. Wissous comme Gonesse sont synonymes d’un doublement moyen du temps de transport, peu compatible avec les horaires contraignants (3X8).
La délocalisation en grande banlieue n’est pas rationnelle non plus du point de vue environnemental, avec la démultiplication des trajets en camion sur des axes routiers surchargés, sachant que 60% des plis sont adressés de Paris vers Paris.

Il est de la responsabilité des élus de Paris de dénoncer et de combattre des projets qui constituent une menace pour l’emploi dans la capitale, pour le service public postal rendu aux Parisiens, pour l’environnement en Ile-de-France.
Aussi nous formons le vœu que le Conseil et le Maire de Paris marquent leur opposition au projet de délocalisation du CTC du boulevard Brune, interviennent auprès de la direction de la Poste et du ministère de tutelle, apportent leur appui aux agents de la Poste engagés, avec leurs organisations syndicales, dans la lutte pour la défense de l’emploi et du service public.

Mercredi 25 avril 2007
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