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Droit au logement

METTONS UN CARTON ROUGE AU PROJET BOUTIN

 

Le scandale de la politique du logement n’en finit plus d’éclater.

Notre pays connaît une pénurie sans précédent de logements sociaux. 1,5 millions de demandes (110000 à Paris) restent en souffrance.

Malgré les différents tapages, les effets de communication, les tromperies et mensonges, cette crise n'a fait que s'aggraver. Celle-ci demeure une triste réalité pour notre pays. Au lieu de se résorber, elle frappe durement des couches de plus en plus nombreuses de la population et particulièrement les familles de condition modeste ou très modeste.

La politique mise en oeuvre dans notre pays, n'entend pas apporter de réponses et de solutions économiquement et socialement efficaces.

Elle s'accompagne d'une campagne idéologique intense, qui tente d'opposer les mal-logés aux logés, qui accrédite l'idée que les locataires HLM ne sont que des nantis, et qu'une bonne part d'entre eux n’a rien à y faire. FAUX !

Au contraire, la demande est de plus en plus sociale.

Elle est sociale parce qu'elle touche les familles qui connaissent les plus grandes difficultés. Oui, aujourd'hui, en France, dans un pays riche, se loger et se maintenir dans son logement est « un véritable parcours du combattant ».

Est-il besoin de rappeler les dizaines de milliers de SDF, le million de locataires vivant dans un habitat précaire et indécent, le 1,5 millions de demandeurs de logements sociaux.

Dans le même temps, les loyers et les charges ne cessent de grimper, et contrairement à ce qui est répandu, ils progressent plus vite que l'inflation.

Les aides à la personne ne sont pas revalorisées à la hauteur des besoins des familles. La charge logement, premier poste du budget familial, est devenue insupportable. Mais dans le même temps, les cadeaux fiscaux ne cessent de progresser, les profits immobiliers n'ont jamais été aussi importants pour le secteur privé. Et ils en redemandent.

Des attaques de grandes envergures contre le logement social et les locataires HLM

La politique menée pour le logement est conforme aux orientations générales. C'est ainsi que l'État continu son désengagement financier de la construction sociale, sans pour autant diminuer son effort en matière d'exonération fiscale pour le secteur privé. Après le cadeau fiscal de 15 milliards d'euros en 2007, le gouvernement et sa majorité, veulent accentuer ce désengagement en transférant sur d'autres acteurs des charges financières et principalement sur les locataires HLM.

C'est ainsi, que le budget logement 2009 sera en diminution de 7 %, avec le passe-passe du 1 % logement. Cela va peser lourdement sur la construction sociale, la rénovation, l'équilibre du budget des organismes et particulièrement celui des familles. La solution va être trouvée : « le porte-monnaie des locataires ». Cela s'appelle : « des augmentations à venir contre le pouvoir d'achat des familles ». Cela est inacceptable.

De plus, avec la loi Boutin, cela va aggraver de manière brutale la situation des organismes d'une part mais aussi et surtout celle des familles. À ne pas vouloir voir les attaques qui sont menées, « du jamais vu », à tenter des consensus mous, à accorder du crédit à ces choix politiques, le logement social va être à terme le parking social que nous dénonçons depuis longtemps.

Ce projet, est une attaque frontale contre le logement social. C'est une remise en cause sans précédent, s'agissant de l'obligation de la Convention d'Utilité Sociale pour les organismes HLM, la mutualisation entre organismes donc entre locataires, la remise en cause de la garantie au maintien dans les lieux, dans le cas de dépassement de ressources ou de logements considérés comme insuffisamment occupés, prémices de l'instauration d'un bail à durée déterminée pour les locataires HLM, la baisse de 10 % des plafonds, la modification de l'article 55 de la loi SRU, la réduction des délais en matière d'expulsions locatives…

À cela s'ajoute les mauvais coups des congés, et un surloyer dit « dissuasif », qui va toucher brutalement les familles qui seront au-dessus des plafonds.

À cela s'ajoute la vente HLM, et l'accélération de la mobilité résidentielle.

Rester sans réagir serait grave de conséquences

Les tergiversations, les accords signés, ne sont en fait que des reculades, n'engageant que ceux qui les croient.

Le dernier exemple, démontre bien que l’objectif du gouvernement est la « casse » du logement social.

La solidarité nationale est l'élément fondateur et indispensable de celui-ci. Cette solidarité nationale ne peut s'exercer qu’entre locataires HLM, entre organismes. Celle-ci passe par un engagement financier, à la hauteur des enjeux de société de la part de l'État. Les acteurs du logement doivent se mobiliser.

Nous entendons prendre toute notre place, pour faire échec à cette politique de régression sociale, qui aggrave la pauvreté, la précarité, accentue l'exclusion.

Nous ne nous résignons pas à une telle situation, le logement social doit :

■ redevenir une véritable priorité nationale

■ L’Etat doit : prendre ses responsabilités et mettre les moyens nécessaires pour répondre aux besoins et aux urgences.

Mercredi 29 octobre 2008
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Surloyers, conventionnement global, remise en cause du maintien dans les lieux : inacceptable !

La semaine dernière avait lieu la « fête des voisins » dans de nombreux groupes d’immeubles. La convivialité de bon aloi n’a pas occulté les inquiétudes pour l’avenir des conditions de logement : augmentation des loyers et des charges, perspective de surloyers prohibitifs pour les revenus « moyens », remise en cause du droit au maintien dans les lieux des conjoints et enfants… Autant d’inquiétudes fondées sur des menaces bien réelles dans le cadre de la politique gouvernementale de démantèlement du logement social, relayée sinon devancée par les bailleurs. L’heure est à la mobilisation dans l’intérêt de chacun comme de tous, résidents du parc social, du parc privé, demandeurs de logement.

Depuis le début de l’année, la ministre Boutin accumule les menaces sur la tête des résidents du parc social, en essayant de les culpabiliser d’avoir un logement ! Un projet de loi est en préparation, peut-être pour l’été. Une refonte du décret sur les charges locatives et un nouveau décret sur les « surloyers » sont aussi annoncés. Sur chaque point, nous avons toutes les raisons de dire NON !

- LOYERS : rien ne justifie les augmentations !

Dans le secteur social, les loyers doivent correspondre à des coûts objectifs : construction, foncier, entretien, remboursement des emprunts et non à la pseudo « loi du marché ». Les organismes HLM ne sont pas en faillite. Les différences de loyer avec le secteur privé donnent une idée de l’argent détourné des revenus du travail (salaires, retraites…) sur le logement par la spéculation immobilière.

Le secteur HLM doit cesser de dériver vers le système privé. C’est une nécessité à la fois pour les résidents du parc social et pour contenir l’envolée des loyers dans le parc privé.

Le gouvernement, relayé sinon devancé par certains bailleurs, essaie de tirer au maximum les loyers des logements sociaux vers les prix du marché, dans le cadre de la politique organisée de pénurie de logement.

Les nouveaux locataires se voient appliquer les loyers plafonds. Les réhabilitations sont l’occasion d’augmentations totalement démesurées, eu égard à la réalité des travaux. Les associations de locataires invitent à la vigilance au moment de l’acceptation des travaux et de leur réalisation. Les luttes obtiennent toujours des diminutions des hausses de loyer.

Comme de charges ! Un décret serait en préparation, allongeant la liste des charges non récupérables. Ne laissons pas faire !

- NON au conventionnement global !

Le gouvernement revient aussi à la charge sur le « conventionnement global ». Dans son projet de loi en préparation, la ministre Boutin compte rendre obligatoire à tous les organismes les actuelles « conventions globales de patrimoine », rebaptisées « conventions d’utilité sociales ». Le dispositif actuel autorise et incite les bailleurs sociaux à augmenter les loyers, de l’ensemble de leur parc, de façon différenciée selon la localisation des logements et les prix du marché dans les environs. Demain, le gouvernement veut le rendre systématique.

Il est triplement inacceptable. 1° : il augmente les loyers d’une façon totalement injuste. 2° : il rentre dans la loi du marché. 3° : les loyers plus chers dans les HLM des « beaux quartiers » vont avoir tendance à évincer les locataires les plus pauvres, à nouveau relégués aux zones les moins attractives. Et on nous parle de mixité sociale !

- NON aux surloyers prohibitifs !

A la suite des annonces de Sarkozy, le ministère prépare un décret destiné à étendre et alourdir considérablement les surloyers, « suppléments de loyer de solidarité », infligés aux locataires du parc social les moins pauvres. Par principe, ce système est injuste et néfaste. Il constitue une forme d’impôt sur le revenu déguisé. Il nuit à la mixité sociale des cités HLM en repoussant les catégories aux revenus dits « moyens » (ex : un instituteur en milieu de carrière). Il alimente la spéculation dans le privé. Le système s’évertue en outre à opposer les locataires entre eux.

Dans le projet Sarkozy/Boutin, les limites du tolérable sont franchies.

Les surloyers concerneront un bien plus grand nombre de locataires. Pour deux raisons. D’une part, le projet de décret veut rendre automatique l’application des surloyers, dès que le plafond de ressources est dépassé de 20%. Actuellement, le seuil est à 60% et entre 20 et 60, les bailleurs sont libres ou non de les appliquer (et tiennent compte de la mobilisation des locataires). D’autre part, le projet de loi veut abaisser les plafonds de ressources pour l’accès aux HLM de 10%, abaissant d’autant les seuils.

Le montant des surloyers va être considérablement rehaussé. Selon les estimations mêmes du ministère, en province notamment, pour des dépassements de 40% des plafonds, les loyers exigés seraient supérieurs à ceux du marché.

En région parisienne, la règle de calcul, très technique du surloyer, serait la suivante : 2,5 euros X le nombre de m2 de l’appartement X un coefficient de dépassement du plafond.

Celui-ci serait lui-même calculé ainsi : 0,27+ 0,06 multiplié par le taux de dépassement du plafond en pourcentage, au dessus de 20%. Faites votre calcul ! Vous verrez que cala fait vite vraiment beaucoup !

La seule limite annoncée est le taux d’effort qui ne devra pas être supérieur à 25%. C'est-à-dire que le loyer+le surloyer ne devront pas excéder 25% des revenus du ménage mais ce chiffre ne tient pas compte des charges et est porté à 35% dans certaines zones particulières.

Ce racket est inacceptable et il est socialement irresponsable de chercher à pénaliser et chasser les « classes moyennes » des cités.

- Non à la remise en cause du droit au maintien dans les lieux des veufs, veuves et enfants.

Dans le même objectif d’écarter certains résidents, la ministre prévoit de mettre fin au droit au maintien dans les lieux des conjoints ou enfants survivant au décès d’un résident avec qui ils habitaient.

Que l’on facilite, pour les veuves et veufs qui le désirent, le transfert dans un appartement plus petit, au même loyer du mètre carré, c’est une mesure de bon sens.

Mais ce que veut imposer la ministre n’a rien à voir. Elle veut remplacer le système existant par un maintien « dans le parc social », c'est-à-dire éventuellement un déplacement obligatoire dans un autre immeuble du même bailleur, pourquoi pas situé à 10 km de l’ancien domicile, ou à un loyer beaucoup plus élevé.

La logique du gouvernement, c’est de répartir la pénurie, d’opposer les résidents les uns aux autres, de les culpabiliser pour les rançonner le plus possible. Tout cela dans l’intérêt du marché de l’immobilier privé et de la spéculation.

Communistes, nous dénonçons cette logique et appelons à la mobilisation aussi bien au plan national pour une autre politique du logement, qu’au plan local, au niveau même de chaque cité, contre les conséquences des choix actuels.

Dimanche 8 juin 2008
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Le choix du pouvoir : appauvrir le logement social pour enrichir le marché spéculatif

1- Non au hold-up sur le Livret A!

Le Parlement discute en ce moment d’un projet de loi dit de « modernisation de l’économie » très lourd de conséquences pour le financement du logement social parce qu’il s’attaque à la collecte du Livret A.

Nous sommes 42 millions en France à détenir un Livret A, à la Poste ou à la Caisse d’épargne. Le montant total des sommes placées sur les livrets A (+ les livrets bleus équivalents du Crédit mutuel) atteint 140 milliards d’euros. L’épargne que nous y déposons est protégée et rémunérée par l’Etat. De l’autre côté, elle est utilisée par la collectivité à financer des investissements d’intérêt général, en premier lieu le logement social.

Les sommes collectées sont centralisées dans l’institution financière publique qu’est la Caisse des dépôts et consignations, qui accorde aux organismes HLM des prêts à des taux avantageux, sur de très longues durées (40 ans). La collecte annuelle du livret A a ainsi financé, à hauteur de plus de 75%, les constructions et réhabilitations de logements sociaux en 2007.

On s’en doute, les banques privées lorgnent sur notre épargne, qu’elles voudraient bien placer sur les marchés spéculatifs plutôt que pour construire du logement.

Mesurons le danger pour les épargnants comme pour le secteur HLM : en 2007, les nouveaux prêts à la construction de HLM sur livret A ont atteint 4,4 milliards d’euros, les placements volatilisés par la seule Société générale avec l’affaire Kerviel 4,9 milliards ! Le gouvernement est en train de satisfaire les banques privées.

Avec un prétexte « européen » bidon, il s’apprête à autoriser les banques à proposer des livrets A à leurs clients. Pour les banques, les livrets A n’ont pas d’intérêt financier mais serviront de « produits d’appel » pour attirer les épargnants et les pousser à transférer leur argent vers des placements financiers risqués, notamment en bourse. Puis plus rien pour le logement social !

Deuxième menace dans la loi : la Caisse des dépôts ne centraliserait plus l’ensemble de la collecte mais les banques pourraient récupérer et utiliser directement elles-mêmes 30% des sommes collectées sur les Livrets A et les ex-Codevi, maintenant « livrets de développement durable » : main basse sur 30% de l’épargne populaire !

2- Le projet du gouvernement : rabougrir et dénaturer le secteur du logement social.

En attaquant le livret A, en restreignant le budget du logement…, le gouvernement entretient la pénurie de logements sociaux. Il y a plus de 1,3 million de ménages demandeurs de HLM, 110.000 rien qu’à Paris. 600.000 pourraient demander à bénéficier du « droit au logement opposable », selon la loi inapplicable de 2006.

Les associations estiment qu’un plan de rattrapage prévoyant la construction de 900.000 logements locatifs véritablement sociaux en 5 ans serait nécessaire pour résorber la crise. On se situe à peine au quart de l’objectif (54.000 en 2007), et encore, sans décompter les démolitions et ventes de HLM, encouragées par le pouvoir.

Mesurons que cette situation n’est pas le résultat d’un manque de moyens mais celui d’un choix politique : celui d’encourager le secteur immobilier spéculatif, de prélever sur notre logement, au bénéfice de la finances et des rentiers, la part la plus grande possible de nos revenus, salaires et retraites.

Les dispositifs de subvention au logement privé, « amortissement de Robien ou Borloo », coûtent plus cher à l’Etat par logement que la construction de HLM.

Le « crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier », décidé par Sarkozy en 2007, coûte 3,7 milliards d’euros à la collectivité. Il ne profite qu’aux spéculateurs qui maintiennent des prix élevés, aux banques qui réhaussent leur taux et aux ménages les plus riches.

Pour les ménages aux revenus modestes, la « propriété pour tous » est un leurre. Le gouvernement s’apprête d’ailleurs à autoriser la saisie sur succession des dépenses liées à la prise en charge de la dépendance des personnes âgées à faible revenu…

A la pénurie organisée de logements sociaux correspond une privatisation rampante et la remise en cause de la conception même du logement social en France. Rappelons-en deux principes : être accessible à la majorité des salariés et pratiquer des loyers définis rationnellement sur le coût de l’achat du foncier, de la construction, de l’entretien et de l’amortissement des emprunts.

Le gouvernement refuse de construire des HLM pour répondre aux besoins, il préfère écarter des ménages, opposer les uns aux autres. Quitte à faire des cités HLM des ghettos de « pauvres » tout en réclamant à tous les locataires le maximum possible de loyer et de charges. Pousser les ménages les plus solvables à quitter le parc social, c’est aussi entretenir la spéculation dans le privé.

C’est aussi dans ce contexte que l’on doit comprendre les attaques faites aux résidents pour mieux y riposter. Voir ci-dessous.

Défendre et gagner une vraie politique nationale du logement social :

- Pas touche au livret A !

- Pas touche aux plafonds de ressources pour permettre une mixité sociale. Pas de « ghettos de pauvres » !

- Un plan d’urgence de 900000 constructions de logements sociaux en 5 ans (40000 à Paris).

- Création d’un service public national du logement et de l’habitat.

 

Le logement est un droit fondamental. Il doit échapper à la loi du marché et du profit.

Dimanche 8 juin 2008
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Vente de HLM : attention danger ! Demandons aux (futurs) élus de s’y opposer !

 Une aberration !

 

Notre pays connaît une pénurie sans précédent de logements sociaux. 1,3 millions de demandes (110000 à Paris) restent en souffrance. Mais le gouvernement veut développer la vente des HLM, c'est-à-dire la diminution du parc locatif social.

 

A la suite de son prédécesseur Borloo, la ministre Boutin a repris l’objectif de 40000 logements vendus par an, c'est-à-dire presque autant que de nouvelles constructions. Avec son objectif de démolitions au nom de la « rénovation urbaine », on arrive même à un solde négatif.

 

Le scandale de la politique du logement n’en finit plus d’éclater.

 

Quelles sont les motivations du pouvoir ? D’abord de continuer à assécher et détourner le financement du logement social, en premier lieu l’épargne populaire avec le Livret A, dont il veut permettre aux banques (ex : la Société Générale !) de s’emparer. Il pousse ainsi les organismes HLM à trouver d’autres ressources, notamment à monter les loyers et vendre leur patrimoine (pourtant leur raison d’être).

 

Deuxième objectif du gouvernement : soutenir le marché immobilier spéculatif en restreignant au maximum l’offre de logements accessibles. On est arrivé à la situation incroyable, au fil des politiques des gouvernements successifs, que davantage d’aides publiques, notamment fiscales, sont attribuées à des logements destinés à rentrer dans le parc privé marchand qu’à des logements sociaux (dispositifs Robien/Borloo…).

 

Malgré le désastre américain, Sarkozy a choisi d’encourager l’endettement immobilier en défiscalisant les intérêts d’emprunt. Ce ne sont pas les particuliers qui en profitent mais les spéculateurs et les banques à travers la hausse des taux et le soutien aux prix du foncier que représente cette mesure.

 

la vente des HLM : contre l’intérêt de quasiment tous les salariés!

 

Injustifiable en terme de politique du logement, la vente des HLM est défavorable aussi bien au demandeurs de logement, qu’aux locataires en place et même aux acheteurs aux revenus modestes ou moyens.

 

Les offices et sociétés HLM, à l’exemple des précédents étrangers (Grande-Bretagne…) sont tentés de vendre deux catégories de logements. Dans le premier cas, il s’agit d’ensembles mal situés et/ou exigeant d’importants travaux de rénovation. Les prix de vente ont l’air attractif mais cachent d’importantes charges aboutissant rapidement à des « copropriétés dégradées » invivables avec des logements impossibles à revendre. Dans le deuxième cas, ils cherchent à vendre les plus beaux logements, les mieux situés pour profiter des prix du marché. Là, bien souvent, les locataires sont dans l’impossibilité d’acheter et même s’ils le peuvent d’assumer ensuite les charges.

 

La baisse de l’offre de HLM, avec les ventes, contribue enfin à la hausse des loyers de l’ensemble du parc et est défavorable à tous les locataires.

 

intervenir dès à présent ! Le danger se précise.

 

Le 18 décembre, le gouvernement a signé un accord avec l’Union sociale de l’habitat (USH), présidée par l’ancien ministre PS Delebarre, qui regroupe les offices et sociétés HLM. Pour la 1ère fois, l’USH accepte l’objectif de 40000 ventes d’ici 2010. Une disposition menace particulièrement les locataires en place : si leur logement est mis en vente et qu’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas acheter, ils ne seront plus nécessairement maintenus dans les lieux mais pourront être relogés dans un appartement « équivalent », qui pourra être situé ailleurs.

 

Les garde-fous tombent même dans les villes n’atteignant pas l’objectif de 20% de logements sociaux comme Paris. Les sociétés pourront vendre la moitié du nombre des
appartements qu’ils
construisent ou financent.

 

Dans le cadre de la
campagne des municipales, des candidats reprennent les objectifs de vente du gouvernement. C’est notamment le cas de Panafieu à Paris qui veut supprimer 2500 HLM par vente par an.

 

Locataires, habitants, défenseurs du droit au logement, agissons dès à présent :

 

- dénonçons la politique de vente des HLM ! Soyons vigilants et
surveillons l’évolution de chaque ensemble de logements sociaux !

 

- exigeons des futurs élus municipaux qu’ils
s’engagent contre les ventes de HLM !

 

-combattons les
opérations de spéculation immobilière.

 
Les communistes du 14ème seront avec vous, comme toujours dans ce combat pour le droit fondamental au logement.

 

Dimanche 10 février 2008
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TRIBUNE DE CAMILLE MARQUES POUR LES ELUS COMMUNISTES AU CONSEIL DU 14EME DANS LE BULLETIN MUNICIPAL DE NOVEMBRE

Agir pour le droit au logement

Le drame des expulsions, des SDF est la face extrême d’une crise sociale généralisée du logement. Loyers et charges trop hauts, appartements trop petits, 5000 demandes de HLM non satisfaites : le 14ème est bien touché.

Une fatalité ? Non le résultat d’une politique.

Le crédit d’impôt sur les intérêts des prêts immobiliers coûtera 4 milliards d’euros par an : plus de 50% du budget de l’Etat au logement. Pour quel résultat ? Aider les banques et soutenir les prix du marché spéculatif ! La crise des « subprimes » aux USA ne sert-elle donc pas de leçon !

De l’autre côté, c’est le hold-up sur l’argent du logement social ! Les Caisses d’épargne privatisées en 1998, la « Banque postale » délaissent la collecte du Livret A. La Caisse des dépôts dilapide 200 millions de fonds publics pour les naufrageurs d’EADS.

Exiger d’autres choix, mieux résister à Paris à cette politique, voilà le sens de notre action.

Camille Marques, groupe communiste

Lundi 12 novembre 2007
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Le scandale du "crédit d'impôts" sur les emprunts immobiliers

 

La trêve hivernale des expulsions locatives commencera le 31 octobre. D’ici là, comme chaque année, les bailleurs vont tenter de multiplier les recours à la force. La plus grande vigilance est de mise pour tous les cas que nous connaissons. Au moindre signe avant-coureur, mobilisons famille, voisins, militants pour mettre en échec l’expulsion.

Pendant ce temps, le Parlement examine le budget de l’Etat pour 2008 en commençant par sa partie « recettes ». Le dispositif de crédit d’impôt sur les intérêts des prêts immobiliers, lancé dans le « paquet fiscal » de l’été y est encore aggravé. Nous disposons maintenant de chiffres plus précis sur le coût de cette mesure scandaleuse. suite...

Mercredi 24 octobre 2007
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LIVRER L'AVENIR DE L'AMENAGEMENT DE PARIS AUX RAPACES DE LA SPECULATION IMMOBILIERE, C'EST LE CONTRAIRE D'UNE POLITIQUE DE GAUCHE!

INCROYABLE! La municipalité de Paris veut faire rentrer les multinationales de l'immobilier Gecina et Unibail dans le capital de la plus grande SEM (Société d'économie mixte) de la Capitale, issue de la fusion entre la SEMEA 15 (Beaugrenelle..) et la SEM Paris Centre (Forum des Halles).


Camille Marques, élue communiste du 14ème, s'est élevée hier en Conseil d'arrondissement contre le projet que la municipalité de Paris veut faire adopter à la hussarde. Elle sera soumise à adoption au Conseil de Paris du 14 mai. Il est prévu que la fusion entre la SEMEA15 et la SEM Paris Centre soit effective le 19 juin. Malgré la période, il est d'une grande importance de ne pas laisser passer une telle décision en catimini. Dans le 14ème, le vote a donné le résultat suivant: contre 2 (les deux élus PCF), abstention 4 (Verts et un UMP), pour (PS).

 

Intervention de Camille MARQUES, conseillère communiste, au Conseil d'arrondissement du 14ème, le 2 mai 2007, sur la délibération n° DF 2007-06 prévoyant les modalités de la fusion entre la SEMEA15 et la SEM Paris Centre.


Chers collègues,


Je m’étonne et m’effraye qu’une délibération de cette conséquence soit traitée aussi rapidement et avec aussi peu de publicité. Elue attentive à la vie de la capitale et de notre arrondissement, je n’ai appris son existence qu’avec le présent ordre du jour, c'est-à-dire jeudi dernier. Son adoption au Conseil de Paris est programmée pour le 14 mai, dans à peine 10 jours dans le contexte électoral national que vous connaissez comme moi et qui n’offre guère les meilleures conditions pour l’échange démocratique sur un dossier de cette importance.

Le principe de la fusion entre la SEMEA15 et la SEM Paris Centre a été voté par le Conseil de Paris en juillet 2006. Elle va créer une société mixte d’aménagement absolument considérable, rayonnant sur 12 arrondissements, bien au-delà des sphères géographiques d’activités initiales des deux SEM. La future SEM-Paris-Seine aura notamment la charge de la ZAC Didot et de plusieurs ensembles du 14ème mais aussi du Forum des Halles et de l’ensemble du secteur Beaugrenelle/Front de Seine.

L’aspect le plus inquiétant de cette délibération est la recomposition du capital social de la future SEM avec l’intrusion comme actionnaires des deux groupes immobiliers Gécina et Unibail, via pour cette dernière, la Société civile du Forum des Halles.

Gécina et Unibail font partie de ces sociétés dotées du nouveau statut de « sociétés d'investissements immobiliers cotées », les SIIC. Ce sont de véritables géants de l’immobilier dans tous ses métiers dont la promotion immobilière, la gestion de bureaux, d’habitations, de centres commerciaux. La valeur des actifs de Gécina se monte ainsi à plus de 9 milliards d’euros.

Le comportement de prédateurs de ces sociétés s’est déjà manifesté durement à Paris. Gécina est par exemple à l’origine de la plus grave opération de spéculation par vente à la découpe, chassant des milliers de salariés parisiens de leur logement. Il est inacceptable de laisser de telles multinationales s’emparer de positions d’influence dominantes dans ce qui doit devenir la plus importante société d’économie mixte de notre Ville.

Je suis plus que sceptique en général sur les « partenariats public-privé » dont le coût final est toujours plus lourd pour les citoyens. Ici l’arrivée de Gécina et Unibail comme actionnaires représente un véritable conflit d’intérêt avec la collectivité.

Je remarque que les sociétés dont elles prendraient les parts étaient des sociétés ou fédérations du bâtiment, dont les activités sont complémentaires de celles des SEM. Avec Gécina et Unibail, nous en sommes en présence d’aménageurs directement concurrents de l’activité des SEM.

Nous connaissons tous les problèmes suscités par le réaménagement des Halles. Plusieurs associations de riverains s’inquiètent d’une dénaturation du quartier vers une domination absolue du commerce et de l’immobilier de standing. La future SEM, héritière de la SEM Paris Centre aura la gestion du dossier. Unibail est déjà détenteur des droits d’exploitation du centre commercial. Quelle impartialité attendre demain de la future SEM? Quelle prise en compte de l’intérêt des riverains, de l’intérêt général ?

A Beaugrenelle, le projet d’immense nouveau centre commercial provoque une levée de bouclier des riverains et de leurs associations face à un projet démesuré, de nature spéculative qui menace tous les équilibres notamment sociaux du 15ème. L’inquiétude est d’autant plus grande qu’une délibération du Conseil de Paris datée du 16 mai 2006, contestée par plusieurs recours, autoriserait la SEMEA15 et donc la nouvelle SEM à vendre la dalle et les emprises foncières des bâtiments de Beaugrenelle, au delà du seul centre commercial actuel, à des promoteurs privés. Cela bien que ces biens aient été acquis par la collectivité au nom de l’utilité publique, souvent par expropriation dans les années 60. Inutile de dire qu’il s’agit d’un secteur convoité ! 

Gécina, promoteur avec Apsys du projet de centre commercial Beaugrenelle, se retrouverait ainsi à la fois d’un côté acheteur potentiel et de l’autre côté actionnaire et membre du Conseil d’administration de la SEM vendeuse. Toutes les collusions sont ouvertes, tous les excès seront possibles.

Cette conception de l’aménagement de Paris sous l’égide et la domination des groupes financiers n’est pas la nôtre. Je n’ai pas cru comprendre qu’il s’agissait de celle de notre municipalité. Nous devons au contraire résister à leurs pressions. C’est une condition d’un aménagement harmonieux de l’avenir de Paris. Ecoutons les habitants et leurs associations ! Nous voterons contre cette délibération, vous l’avez compris et nous efforcerons, malgré la période de la dénoncer largement. Elle est incompatible avec nos positions comme avec les orientations affichées de la majorité municipale de Paris.
Jeudi 3 mai 2007
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La crise sociale du logement appelle un changement radical de politique, pas la compassion!

Ils sont venus, ils étaient tous là, comme dit la chanson, aux obsèques de l’Abbé Pierre, tous ceux dont les choix politiques depuis 25 ans dopent la spéculation immobilière, assèchent le financement du logement social, « modèrent » les salaires, les retraites et le pouvoir d’achat. Sans compter toutes les vedettes et autres philanthropes, demandeurs de logement en Suisse ou à Monaco pour échapper à l’impôt républicain. Est-ce de la mauvaise conscience? Plutôt de la démagogie et de l’hypocrisie! Le gouvernement et les forces politiques de l’alternance ne peuvent plus ignorer que le logement est la deuxième préoccupation de la population après l’emploi et les salaires. Pour autant, ils s’efforcent de masquer leurs responsabilités dans la crise sociale généralisée du logement en France. Pour eux, l’heure est à la démonstration de compassion, aux promesses électorales, aux mesures symboliques. Ainsi le projet de loi, actuellement discuté, sur le « droit au logement opposable » relève principalement de l’effet d’annonce. Ce texte permet aussi de réduire le problème à sa conséquence la plus dramatique, les sans-logis, pour mieux s’abstenir de s’attaquer aux causes et à l’ensemble de la situation. Le mérite de l’action de l’Abbé Pierre et à sa Fondation ces dernières années est au contraire de s’être progressivement écartés d’une pure logique de charité et d’avoir pointé les responsabilités politiques dans le cadre d’une approche globale de la question du logement.

C’est d’une crise sociale généralisée du logement qu’il faut parler.
Une majorité des salariés, des jeunes, des retraités sont touchés. 9 millions de personnes sont « officiellement » mal logées en France (sans domicile fixe, sans domicile propre, dans un habitat dégradé, des conditions de surpeuplement, dans des conditions précaires…). Mais l’envolée des loyers et des charges, de l’endettement des nouveaux propriétaires en frappent bien d’autres encore. Le taux d’effort des ménages pour le logement a crû d’un tiers depuis 1988. Il devient proprement intenable (40, 50%) pour de nombreux salariés, même dans les catégories « moyennes », en particulier à Paris. Cette situation globale appelle des mesures politiques globales qui ne peuvent se cantonner à la réponse d’urgence, nécessaire, à la situation des victimes les plus graves de la crise, les SDF et les plus mal-logés. Mais actuellement, on n’a ni l’un, ni l’autre!
Le projet de loi sur le droit au logement opposable: de la poudre aux yeux! Le « droit au logement opposable » est une revendication ancienne des associations. Il impose une obligation de résultat aux pouvoirs publics (assignables devant les tribunaux) pour la satisfaction du droit au logement. Avec le projet de loi de M. Borloo, on est loin du compte. 1°: Le « droit au logement opposable » ne s’appliquerait qu’au 1er décembre 2008 et pour les seules « personnes dans les situations les plus difficiles ». Seulement en 2012 pour les autres! 2° le projet de loi ne comprend aucun volet de construction, ni de places d’hébergement pour les personnes en très grande précarité, ni de logements sociaux accessibles à la majorité des habitants. D’ici la fin 2008: rien de changer. De 2008 à 2012: pas grand chose, les catégories ciblées étant déjà classés « ultra-prioritaires » en préfecture. Mais le projet rentre dans la logique de réserver l’offre de logements sociaux, quitte à renforcer les ghettos, aux plus pauvres, non solvables sur le marché spéculatif vers lequel on dirige l’immense majorité des salariés pour les pressurer. Communistes, nous ne nous résignons pas à cette évolution. Pas de promesses électorales, mais des axes d’alternative politique que le mouvement populaire peut porter et imposer au prochain gouvernement. C’est le sens des propositions que nous vous soumettons au débat. Nous mettons au centre les questions de financement. L’argent existe pour une politique sociale du logement. Il faut arrêter de le détourner. Les promesses électorales n’engagent que ceux qui les croient. Le rapport de forces dans le pays est décisif. La droite vient de faire la preuve de sa volonté de favoriser le mouvement de spéculation immobilière. Mais comment croire Mme Royal quand elle annonce la construction de 600000 HLM en 5 ans alors que les années de la « gauche plurielle » ont été les moins productives en la matière et qu’elle ne propose pas de financement? Communistes, nous mettons la lutte au centre, y compris de la campagne électorale.

 
Lundi 29 janvier 2007
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Abolir les privilèges fiscaux accordés aux spéculateurs immobiliers !

 

Les prix de l’immobilier, les loyers flambent. Les ventes à la découpe chassent des milliers de locataires de leur logement. Dans le même temps, certains des principaux responsables de cette spéculation immobilière accumulent les avantages fiscaux. Ainsi les « sociétés immobilières d’investissement côtées » se sont vus accorder, certes discrètement par un amendement à la loi de finances, par la majorité parlementaire et le gouvernement de décembre 2002 une disposition parfaitement scandaleuse. Toutes leurs opérations immobilières dont les bénéfices reviennent à leurs actionnaires sont depuis lors purement et simplement exonérées d’impôt sur les plus-values et sur les bénéfices, autrement dit l’exemption d’impôts pour toute opération spéculative. Sans surprise, l’aubaine a profité aux spéculateurs boursiers : la capitalisation boursière des foncières a bondi de 50 % en 2 ans. La foncière Gécina a par exemple pleinement profité de cette disposition en revendant sans taxe pour 1,2 milliards d’euros 100 immeubles parisiens acquis à bien moindre prix lors de l’absorption par OPA de la société Simco. A qui Gécina a-t-elle revendu ces immeubles : à un spécialiste de la vente à la découpe la société américaine Westbrook dont la sinistre réputation ne cesse de s’étendre. Westbrook s’est empressé de revendre « à la découpe et au prix le plus fort » un à un les 3200 logements concernés, aux dépens des locataires. Les revendeurs à la découpe bénéficient également d’incroyables avantages fiscaux. Leurs sièges sociaux sont basés au Luxembourg où ils sont exonérés de toute taxe sur les plus-values, y compris pour les opérations réalisées en France. Des mesures précises peuvent et doit être prises pour en finir avec ces privilèges fiscaux aux spéculateurs. Avec entre autres les associations de locataires, nous exigeons l’abrogation de l’article de la loi de finances 2003 exonérant les foncières d’impôts sur les plus-values et les bénéfices redistribués. Exigeons l’interdiction des opérations d’acquisition immobilière pour les sociétés basées dans des pays n’ayant pas de convention fiscale particulière avec la France  (comme le Luxembourg)! Par ailleurs, tout doit être entrepris pour freiner le développement de la mainmise des sociétés foncières et des fonds de pension sur le marché de l’immobilier et singulièrement à Paris. 

Lundi 4 décembre 2006
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Explication du voeu en séance:

 

Chers collègues,

 Vous ne pouvez pas ne pas connaître la situation de l’immeuble du 1 rue de Gergovie. Nous avions déjà adopté un vœu repris par le Conseil de Paris de décembre 2004 demandant au Maire de Paris d’intervenir auprès de la SNCF pour s’opposer aux augmentations de loyer que sa filiale, la SFCI , tente toujours d’imposer aux locataires.

 Il s’agit d’augmentation de loyer de 200% en six ans, pas moins que ça ! Les nouveaux entrants sont directement soumis à des loyers de 300% à 500% plus élevés que ceux des anciens occupants. D’autres immeubles sont concernés à Paris dont celui du 125 rue Castagnary exactement dans les mêmes conditions. Rien que pour ces deux immeubles, ce sont 400 logements que la SNCF entreprend de faire passer du parc social de fait au secteur dit « libre », c'est-à-dire spéculatif.

 Cette évolution est inacceptable d’autant plus de la part d’une entreprise publique. D’autant plus encore que cette même entreprise, via sa filiale ICF-Sablière, sollicite en ce moment même des prêts PLUS et PLAI, théoriquement destinés à financer la création de logements sociaux, pour acheter à la Ville des logements qui font déjà partie du parc social de fait.

 La SNCF achète des logements sociaux avec l’argent du logement social, soi-disant pour loger des cheminots dans le 14ème et le 15ème d’un côté, de l’autre elle entend spéculer librement sur son propre parc social d’origine.

 Chers collègues, je pense que nous ne pouvons pas l’admettre. C’est contradictoire avec les orientations de la politique du logement de notre municipalité. C’est contradictoire avec l’esprit de la délibération, dont nous avons également discuté ici, prévoyant la cession à ICF-Sablière de 1443 logements dont 775 situés dans le 14ème.

 Chers collègues, je pense que le texte de mon vœu est explicite. J’ajouterai seulement deux éléments.

 Premièrement, les locataires frappés par les augmentations sont pour la plupart des personnes de revenus modestes, souvent âgées, relogées après la construction de la nouvelle gare Montparnasse ou retraités de la SNCF , les cheminots actifs risquant eux aussi d’être concernés à court terme.

 Deuxièmement, je voudrais rappeler le statut d’origine de ces immeubles construits dans les années 50 dans les normes de la loi de 1953 du « logement social à prix économique ». Ces conditions de financement et de construction d’origine justifiaient l’application de loyers de type HLM, malgré l’absence de classement dans le secteur social.

 Sous réserves de ces éléments, je vous demande d’adopter ce vœu. La municipalité dispose d’un moyen de pression sur la SNCF , avec la vente de ses logements, pour défendre le logement social, défendre 1500 de nos concitoyens de la spéculation immobilière. Utilisons-le !

Sur les amendements proposés par la majorité municipale:

1-   Il me semble regrettable de ne pas rappeler dans l’expression directe du vœu en fin de texte la transaction en cours entre la Ville et ICF. C’est un moyen de pression important qu’il me semble judicieux de rappeler.

2-     Il me semble par ailleurs indispensable à la fin du vœu de se préoccuper de la situation de tous les locataires présents en précisant explicitement que tous les occupants présents avant le 31 décembre 2003 soient maintenus dans les lieux d’une part et que d’autre part leur soient appliqués les loyers de décembre 2003, revalorisés dans la stricte limite de l’évolution du coût de la construction. Il serait quand même illogique que le conventionnement se traduise pour certains par des augmentations supplémentaires.

Lundi 27 novembre 2006
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