Les tarifs du gaz doivent baisser, au moins, de 15% !
Le baril de pétrole à 68 dollars
Depuis le début de l’année, les tarifs de GDF ont augmenté de plus de 15% au total : une augmentation de 4% en janvier, une deuxième de 5,5% en avril, une troisième de 5% au cœur du mois d’août. Pour une famille de 4 personnes se chauffant au gaz, la facture est alourdie de 180 euros par an selon l’estimation du gouvernement.
A chaque fois, le prétexte avancé par la direction de l’entreprise et les ministères qui autorisent les hausses, a été la hausse des prix du pétrole, sur lesquels seraient, prétendent-ils, plus ou moins, indexés les prix des importations de gaz.
Le 28 mai 2008, le PDG de GDF disait à TF1 : « Une nouvelle hausse des tarifs du gaz en juillet: le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, ne l'exclut pas "compte tenu de l'évolution inquiétante du prix du pétrole".
En avril, le gouvernement expliquait dans un communiqué, repris par RTL: « cette hausse des tarifs se justifie par un "contexte international de hausse du coût d'importation du gaz naturel" due à la hausse du prix du pétrole, qui se maintient au dessus des 100 dollars le baril à Londres et New York.
Maintenant, le baril est retombé sous les 70 dollars, en dessous, même en tenant compte de la baisse de l’euro des 95 dollars du 1er janvier.
Alors pourquoi le nouveau groupe GDF-Suez et pour celui qui reste son actionnaire principal l’Etat excluent-ils de répercuter la baisse ? Pour les mêmes raisons qu’ils ont augmenté les tarifs de 55% depuis 2004: pour alimenter les profits du nouveau groupe constitué sur la privatisation de GDF. Le résultat d’exploitation de GDF-Suez a bondi de 20% au premier semestre 2008 à 8,1 milliards d’euros, son bénéfice net, après notamment des rachats d’entreprises à l’étranger, est passé 3,38 milliards d’euros, en hausse de 14%.
Toutes les raisons invoquées ne sont que prétextes et finissent de tomber. GDF refuse de donner ses coûts de ses approvisionnements, issus à 80% de contrats à long terme, beaucoup moins sensibles à la conjoncture. Pour les PDG, le pétrole qui monte fait monter le gaz, le pétrole qui baisse fait aussi monter le gaz. Ils estiment que les usagers peuvent s’estimer heureux d’échapper pour l’instant à une quatrième hausse ! De qui se moquent-ils ? De qui se moque le gouvernement ?
Le racket des familles, des entreprises, de la collectivité qui assume les « tarifs sociaux » continue de plus bel.
Exigeons la baisse des tarifs réglementés du gaz de 15% !
Exigeons plus que jamais la renationalisation intégrale de GDF, sa fusion avec EDF pour le service public, l’intérêt de chacun et l’intérêt du pays !

Le projet de fusion
de GDF et de Suez va être officialisé sans doute ce soir (2 septembre). Il faudra encore des mois pour le finaliser. La période sera décisive pour s’opposer à cette privatisation de
GDF.
La pétition contre la privatisation de GDF, lancée il
y a seulement quelques jours, a déjà recueilli 871 signatures, sur les marchés, à la porte des entreprises, aux sorties de métro. Dans le 14ème, nous en avons pour notre part fait signer 229.
Continuons et amplifions cette dynamique de mobilisation!
Le gouvernement a annoncé son
intention de fusionner l’entreprise publique Gaz de France avec la multinationale Suez. Il s’agit dans les faits d’une absorption de GDF par Suez et d’une privatisation de l’opérateur public du
gaz, la part récessive de l’Etat dans le capital de l’ensemble tombant à 30%. Le gouvernement compte mettre à l’ordre du jour du Parlement un projet de loi autorisant la privatisation totale de
GDF en opposition avec ses engagements remontant à à peine deux ans. Les conséquences de cette privatisation ne manqueraient pas d’être très lourdes pour les agents de GDF et d’EDF, pour les
usagers, notamment 613700 ménages et 43800 entreprises parisiens, pour le pays tout entier. La Nation est sur le point de perdre la maîtrise d’une énergie essentielle. A plusieurs reprises, ces
dernières années et ces derniers mois, les élus parisiens sont intervenus pour dénoncer les effets des étapes précédentes du processus de privatisation de GDF notamment l’envolée des tarifs, les
restructurations des services et agences, la suppression de centaines d’emplois qualifiés et statutaires à Paris. Ainsi notre conseil avait protesté contre la fermeture de l’agence commerciale du
148 rue d’Alésia. Il n’y en a plus aucune dans notre arrondissement et la direction d’EGF prévoit maintenant à court terme la fermeture des deux agences les plus proches, celles de Grenelle et de
la Butte aux cailles. Le Conseil de Paris a également adopté un vœu contre le projet de suppression de deux des cinq agences d’exploitation gaz de notre ville et ses conséquences pour la qualité
du service rendu, l’emploi et la sûreté des installations. La responsabilité des élus de Paris, qui attribue sa plus grande concession de France à GDF, est de dénoncer et de combattre les
symptômes de la dégradation du service public de GDF qui frappent de plein fouet les Parisiens mais aussi d’en dénoncer les causes, la mise en place de la logique de la rentabilité financière à
court terme dans le domaine de l’énergie et la privatisation de GDF. Aussi nous formons le vœu que le Conseil et le Maire de Paris marque leur opposition au projet de privatisation de GDF via le
projet fusion GDF-SUEZ, qu’ils interviennent en direction du gouvernement pour lui demander d’abandonner ces projets, des agents de GDF et d’EDF pour leur apporter leur soutien dans leur lutte
contre le démantèlement de leur service public, des usagers parisiens pour les alerter des conséquences de cette privatisation.


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