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Luttes EDF-GDF

Les tarifs du gaz doivent baisser, au moins, de 15% !

Le baril de pétrole à 68 dollars

 

Depuis le début de l’année, les tarifs de GDF ont augmenté de plus de 15% au total : une augmentation de 4% en janvier, une deuxième de 5,5% en avril, une troisième de 5% au cœur du mois d’août. Pour une famille de 4 personnes se chauffant au gaz, la facture est alourdie de 180 euros par an selon l’estimation du gouvernement.

 

A chaque fois, le prétexte avancé par la direction de l’entreprise et les ministères qui autorisent les hausses, a été la hausse des prix du pétrole, sur lesquels seraient, prétendent-ils, plus ou moins, indexés les prix des importations de gaz.

 

Le 28 mai 2008, le PDG de GDF disait à TF1 : « Une nouvelle hausse des tarifs du gaz en juillet: le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, ne l'exclut pas "compte tenu de l'évolution inquiétante du prix du pétrole".  

 

En avril, le gouvernement expliquait dans un communiqué, repris par RTL: « cette hausse des tarifs se justifie par un "contexte international de hausse du coût d'importation du gaz naturel" due à la hausse du prix du pétrole, qui se maintient au dessus des 100 dollars le baril à Londres et New York.

 

Maintenant, le baril est retombé sous les 70 dollars, en dessous, même en tenant compte de la baisse de l’euro des 95 dollars du 1er janvier.

 

Alors pourquoi le nouveau groupe GDF-Suez et pour celui qui reste son actionnaire principal l’Etat excluent-ils de répercuter la baisse ? Pour les mêmes raisons qu’ils ont augmenté les tarifs de 55% depuis 2004: pour alimenter les profits du nouveau groupe constitué sur la privatisation de GDF. Le résultat d’exploitation de GDF-Suez a bondi de 20% au premier semestre 2008 à 8,1 milliards d’euros, son bénéfice net, après notamment des rachats d’entreprises à l’étranger, est passé 3,38 milliards d’euros, en hausse de 14%.

 

Toutes les raisons invoquées ne sont que prétextes et finissent de tomber. GDF refuse de donner ses coûts de ses approvisionnements, issus à 80% de contrats à long terme, beaucoup moins sensibles à la conjoncture. Pour les PDG, le pétrole qui monte fait monter le gaz, le pétrole qui baisse fait aussi monter le gaz. Ils estiment que les usagers peuvent s’estimer heureux d’échapper pour l’instant à une quatrième hausse ! De qui se moquent-ils ? De qui se moque le gouvernement ?

 

Le racket des familles, des entreprises, de la collectivité qui assume les « tarifs sociaux » continue de plus bel.

 

Exigeons la baisse des tarifs réglementés du gaz de 15% !

Exigeons plus que jamais la renationalisation intégrale de GDF, sa fusion avec EDF pour le service public, l’intérêt de chacun et l’intérêt du pays !

Jeudi 23 octobre 2008
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A EDF-GDF, la détermination à combattre la casse des retraites et la privatisation est également très grande.

Sarkozy est un bonimenteur.
C’est aussi un menteur.


(tract de nos camarades du Collectif PCF Ratp-Bus)

En 2004, il jurait solennellement devant la Nation et les électriciens et gaziers qu’il ne privatiserait pas EDF et GDF. Avec les militants communistes et syndicaux de l’entreprise, bien sûr, nous n’en avons pas gobé un mot. Aujourd’hui, il tente de mettre sur les rails la privatisation de GDF via la fusion avec Suez. Il prépare les esprits à la poursuite de la privatisation d’EDF.
 
Il a osé jeudi prétendre que la privatisation de 3% du capital servirait à financer l’université. La ficelle est vraiment grosse : dresser les étudiants en lutte et les électriciens en lutte les uns contre les autres, banaliser la privatisation d’un secteur capital de l’économie à laquelle s’opposent 80% des Français. On se souvient que des privatisations ont déjà été prétextées par les gouvernements précédents (depuis 2000) par le financement des retraites et du Fonds de réserves pour les retraites…
Dans un discours sur le « pouvoir d’achat », alors que le processus de marchandisation et de privatisation de l’énergie, gaz, pétrole et électricité conduit à une envolée des tarifs, c’est de la provocation.
 
La campagne des media aux services du pouvoir pour minimiser les luttes des dernières semaines a réussi à occulter en partie la très forte mobilisation des électriciens et gaziers. Ses effets sont certes moins directement sensibles que ceux de la grève des transports. Elle n’en a pas moins été d’un très haut niveau. A Paris, on a dénombré plus de 60% de grévistes le 14 novembre.
 
Comme à la SNCF et à la RATP, le rejet de la mise en cause des retraites et de la privatisation, la détermination des agents en lutte à les mettre en échec n’ont pas été entamés par l’ouverture des « négociations ». Le mouvement est suspendu. Mais d’ores et déjà les négociations sont interrompues et une nouvelle journée d’action est prévue le 6 décembre.  
 
La permanence de ce rapport de forces explique certainement les propos de Sarkozy. C’est aussi dans ce contexte que prend place la tentative d’intimidation contre les responsables syndicaux CGT d’EDF-GDF Paris. Florian Alma, secrétaire général du Syndicat CGT Energie Paris a ainsi été convoqué mercredi 28 novembre au commissariat de police du 9ème suite à des plaintes d’une direction locale de l’entreprise. Il a été retenu plus d’une heure. On reproche aux militants CGT parisiens des actions symboliques de coupure du gaz dans les « beaux quartiers ».
 
En fait, les privatiseurs ne peuvent pas tolérer la capacité de mobilisation et la clarté des revendications
 
Communistes du collectif PCF-RATP-Bus, nous assurons nos camarades syndicalistes CGT d’EDF-GDF Paris de notre solidarité la plus totale. Nous dénonçons le plus vigoureusement cs tentatives de répression. Si elles venaient à se répéter, nous nous engageons à mobiliser nos collègues de la RATP.
 
Agents de la RATP, cheminots, électriciens et gaziers en lutte nous sommes engagés dans une bataille dont l’enjeu est capital pour l’avenir du pays. Ensemble, nous pourrons faire plier Sarkozy et son gouvernement.
exprimées depuis le début du mouvement, comme en 2004 par les électriciens et gaziers CGT de Paris. 37,5 annuités pour tous, renationalisation intégrale d’EDF et GDF, fusion des deux entreprises : la CGT énergie Paris se bat sur des positions justes, rassembleuses parce qu’elles sont d’intérêt public et national.
 
Samedi 1 décembre 2007
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L’heure est à la mobilisation générale contre la privatisation de GDF par la fusion avec Suez


Ribouldingue-Filochard-Croquignol.png Le projet de fusion de GDF et de Suez va être officialisé sans doute ce soir (2 septembre). Il faudra encore des mois pour le finaliser. La période sera décisive pour s’opposer à cette privatisation de GDF.


Il n’y avait aucune illusion à se faire, évidemment, sur la volonté de Sarkozy de livrer à une multinationale un pan stratégique de l’économie, acquis de la Résistance. Le projet de fusion a pris du retard le temps de la campagne électorale. Cela faisait mauvais effet pour Sarkozy de parjurer après sa promesse « solennelle » de 2004 que la privatisation de GDF et d’EDF ne serait que « partielle ». Un temps qui a aiguisé les rivalités et les appétits des actionnaires de Suez et des multinationales, notamment candidates à la reprise de ses activités environnementales.

La question politique majeure de l’avenir de GDF (et d’EDF) s’est retrouvée incroyablement esquivée du débat politique de la campagne, y compris par la « gauche ». Il est encore temps, il est plus que jamais temps de lancer une action nationale, associant agents du secteur énergétique nationalisé, salariés et usagers contre l’application de la loi de l’automne 2006 de privatisation de GDF et de marchandisation (depuis le 1er juillet) du gaz et de l’électricité. L’envolée des tarifs, la remise en cause des conditions de sécurité, d’approvisionnement selon l’intérêt du pays, des conditions de travail et de dizaines de milliers d’emplois stables sont directement en jeu.

Aucun moindre mal illusoire, comme le maintien d’une minorité de blocage publique dans le capital de Suez-GDF, n’est à négocier avec Sarkozy, le président qui depuis le Pavillon de la Lanterne à Versailles abolit les conquêtes populaires. Dans le 14ème, nous avons collecté près d'un milliers de pétitions l’an dernier contre la privatisation de GDF et la mise en concurrence du secteur. Les convergences d’intérêt entre salariés et usagers sont plus fortes que jamais sur cette question particulièrement sensible. Nous appelons à une mobilisation nationale contre la privatisation de GDF dans la perspective de la reconquête du monopole public du gaz et de l’électricité à travers la fusion d’EDF et de GDF, 100% renationalisés. EDF et GDF nationalisés ont fait la preuve de leur excellence au service de l’économie, de la population et de l’intérêt général.

Liens vers nos tracts et articles antérieurs pour GDF:

Voeu de Camille Marques contre la privatisation de GDF

Menons la bataille contre la privatisation d'EDF-GDF
 

Continuons la bataille du Gaz

Manif pour GDF mardi 3 octobre

La bataille du Gaz - Suite

Contre la privatisation de GDF - tract actualisé

Contre la privatisation de GDF : un report pour gagner !

   
Mercredi 5 septembre 2007
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Contre la privatisation de GDF : un report pour gagner !


Tant mieux !
Les difficultés techniques et juridiques s’amoncellent sur le projet du gouvernement de fusion-absorption de GDF par la multinationale Suez. Le Tribunal de grande instance de Paris vient de reporter la tenue du Conseil d’administration de GDF qui devait valider ce projet, décision confirmée en appel. Le motif n’est pas anodin : GDF n’a pas respecté son devoir d’information des personnels sur les conséquences sociales de la fusion. La pratique du coup de force antidémocratique est sanctionnée. Ce jugement renvoie la suite du processus en 2007 au cœur de la campagne électorale. C’est une deuxième chance pour mettre en échec la privatisation de GDF. Le rapport de forces existe. Près de 80% des usagers, 94% des agents s’opposent à cette opération. Les très lourdes conséquences de la privatisation de GDF sont largement reconnues : l’indépendance énergétique, la sécurité des approvisionnements, la sûreté des installations, des milliers d’emplois sont directement menacés. Usagers, contribuables, salariés refusent la nouvelle envolée des tarifs, la fin des principes du service public d’égalité de traitement et de péréquation tarifaire, pour nourrir les dividendes boursiers. L’avenir de GDF va devenir un enjeu électoral important. On ne peut pas compter sur les deux grandes forces politiques de l’alternance pour remettre en cause la privatisation. Elles ont successivement engagé depuis 10 ans le processus de privatisation de l’énergie. Rappelons que MM. Chirac et Jospin signaient ensemble en mars 2002 au sommet européen de Barcelone l’ouverture totale des marchés du gaz et de l’électricité fixée au 1er juillet 2007, là aussi au lendemain des élections. On sait aussi quel crédit accorder aux promesses. En 2004, M. Sarkozy s’était engagé à ne pas privatiser plus de 30% d’EDF et de GDF. Il vient de faire voter le contraire. Il n’y a évidemment rien à attendre de ce côté-là. Mais on ne peut que constater que le programme du PS ne comporte pas la renationalisation de GDF et l’on se souvient qu’en 1997, la « gauche plurielle » a privatisé France Télécom alors que M. Jospin venait de promettre le contraire. La mobilisation populaire sera seule décisive avant comme après les élections. Dans le 14ème, nous avons rassemblé depuis mai dernier près de 1000 pétitions contre « la privatisation de GDF, contre la transposition en droit français des directives européennes de marchandisation de l’électricité et du gaz » et pour la « renationalisation intégrale et la fusion d’EDF et de GDF ». Au plan national, des centaines de milliers, des millions de pétitions peuvent et doivent pendant la période électorale empêcher le démantèlement du service public de l’énergie, gagner la non-application de la loi de privatisation de GDF et des directives européennes. EDF, GDF, entreprises hautement performantes ont permis sans discontinuer depuis leur nationalisation en 1946, la réduction des inégalités sociales et territoriales, l’indépendance énergétiques du pays, l’essor de l’industrie et de toute l’économie au moindre coût. Il n’y a aucune fatalité à ce que cela prenne fin.

Lundi 4 décembre 2006
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Salariés, usagers, notre intervention est décisive contre la privatisation de GDF

Participons nombreux à la manifestation du 3 octobre (11h30 à partir de Denfert Rochereau, direction Invalides) !


L’opposition ne cesse de grandir dans le pays à la privatisation de GDF.
Les agents de GDF et d’EDF multiplient les actions pour défendre le service public avec le soutien de plus en plus fort des usagers. Face à l’expérience désastreuse des privatisations, les boniments du gouvernement ne tiennent pas. 
Pour les usagers, les salariés, la Nation , les conséquences de la privatisation totale de GDF et de la « fusion-absorption » par la multinationale Suez seraient extrêmement lourdes. L’indépendance énergétique, la sécurité des approvisionnements, l’investissement à long terme, la sûreté des installations, des milliers d’emplois, tout ce que seul le service public nationalisé peut garantir, serait directement remis en cause. L’envolée des tarifs est inscrite dans la privatisation et les déréglementations, avec l’instauration de la logique du profit et la fin des principes du service public d’égalité de traitement des usagers et de péréquation tarifaire. Tout le secteur énergétique, dont en premier lieu EDF, est directement attaqué. Le projet de loi comprend aussi la transposition en droit français des directives européennes d’ouverture totale des marchés de l’électricité et du gaz au 1er juillet 2007. 

 

La bataille contre la privatisation de GDF peut être gagnée.

L’exemple du CPE l’a montré. La détermination des salariés, des jeunes, a contraint le pouvoir à retirer le sous-statut du travail pour les jeunes, qu’il venait de faire voter par sa majorité à l’Assemblée. Le NON à la « constitution européenne »  a exprimé la force majoritaire du rejet des privatisations et de la domination de la « concurrence libre et non faussée ».

Il s’agit maintenant de concrétiser ce rapport de forces pour contraindre le pouvoir à reculer. La bataille de procédures parlementaires, les postures préélectorales sont secondaires et même démobilisatrices.
Qui peut encore se laisser bercer par les promesses et postures électorales, surtout quand elles viennent de ceux qui ont successivement engagé depuis 10 ans le processus de privatisation de l’énergie et signé les directives européennes de marchandisation (Chirac et Jospin au sommet de Barcelone en mars 2002)?
Aujourd’hui, la mobilisation populaire, la convergence des luttes sur la base de notre convergence d’intérêt à tous, salariés du privé et du public, usagers, citoyens est décisive. Engageons la reconquête du service public nationalisé de l’énergie! Signez et faites signer la pétition ! MANIFESTONS LE 3 OCTOBRE!

Dimanche 1 octobre 2006
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Ne laissons pas passer la privatisation de GDF!

 

 

Le mouvement s’élève dans le pays contre la privatisation de GDF. Le NON majoritaire à la « constitution européenne »  a exprimé le rejet des privatisations et de la domination de la « concurrence libre et non faussée ». Au printemps, la mobilisation a mis en échec le CPE. Les actions des agents de GDF et d’EDF se multiplient pour défendre le service public avec le soutien de plus en plus fort des usagers. Notre peuple a fait l’expérience désastreuse des privatisations.

 

 

 

Le gouvernement s’acharne pour faire passer au plus vite son projet de loi de privatisation. L’examen au Parlement en session extraordinaire est fixé à partir du 7 septembre. Pour livrer GDF à la multinationale Suez via une « fusion absorption », le gouvernement veut rendre possible la privatisation totale de GDF (malgré la promesse « solennelle » de M.Sarkozy à la CGT en 2004). Le projet de loi comprend aussi la transposition en droit français des directives européennes d’ouverture totale des marchés de l’électricité et du gaz au 1er juillet 2007.

 

 

 

Pour les usagers, les salariés, la Nation , les conséquences seraient extrêmement lourdes.

EDF est directement attaqué également. L’indépendance énergétique, la sécurité des approvisionnements, l’investissement à long terme, la sûreté des installations, des milliers d’emplois, tout ce que seul le service public nationalisé peut garantir serait directement remis en cause. L’envolée des tarifs est inscrite dans la privatisation et les déréglementations, avec l’instauration de la logique du profit et la fin des principes du service public d’égalité de traitement des usagers et de péréquation tarifaire.

La bataille contre la privatisation de GDF peut être gagnée.

L’exemple du CPE l’a montré. La détermination des salariés, des jeunes a contraint le pouvoir à retirer le sous-statut du travail pour les jeunes qu’il venait de faire voter par sa majorité à l’Assemblée. La mobilisation des salariés, des jeunes, des retraités, de l’ensemble des usagers est décisive.

Qui peut encore se laisser bercer par les promesses et postures électorales, surtout quand elles viennent de ceux qui ont successivement engagé depuis 10 ans le processus de privatisation de l’énergie et signé les directives européennes de marchandisation (Chirac et Jospin au sommet de Barcelone en mars 2002)?

Engageons la reconquête du service public nationalisé de l’énergie!

Signez et faites signer la pétition.

Rassemblement parisien des agents EDF/GDF, à l’appel des organisations syndicales

vendredi 8 septembre, place Edouard Herriot (derrière l’Assemblée) de 11h00 à 15h00.

Journée nationale d’action, mardi 12 septembre

 

Fête de l’HUMA, 15, 16, 17 septembre

DEBAT sur le stand du PCF 15ème et du collectif PCF RATP Bus, samedi 16 à 15H00

« 20 ans de privatisation, arrêtons les dégâts!

Tous dans la lutte pour défendre les services publics!

Forts de la victoire du NON, rejetons les directives européennes!

Gagnons des (re)nationalisations! »

Avec des responsables syndicaux et politiques d’EDF-GDF, de la RATP , de La Poste et de la SNCF.

Dimanche 17 septembre 2006
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La pétition contre la privatisation de GDF, lancée il y a seulement quelques jours, a déjà recueilli 871 signatures, sur les marchés, à la porte des entreprises, aux sorties de métro. Dans le 14ème, nous en avons pour notre part fait signer 229. Continuons et amplifions cette dynamique de mobilisation!

Vendredi 23 juin 2006
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Voeu déposé pour le Conseil d'Arrondissement du 26 Juin 2006

Projet de fusion GDF/Suez

 

Le gouvernement a annoncé son intention de fusionner l’entreprise publique Gaz de France avec la multinationale Suez. Il s’agit dans les faits d’une absorption de GDF par Suez et d’une privatisation de l’opérateur public du gaz, la part récessive de l’Etat dans le capital de l’ensemble tombant à 30%. Le gouvernement compte mettre à l’ordre du jour du Parlement un projet de loi autorisant la privatisation totale de GDF en opposition avec ses engagements remontant à à peine deux ans. Les conséquences de cette privatisation ne manqueraient pas d’être très lourdes pour les agents de GDF et d’EDF, pour les usagers, notamment 613700 ménages et 43800 entreprises parisiens, pour le pays tout entier. La Nation est sur le point de perdre la maîtrise d’une énergie essentielle. A plusieurs reprises, ces dernières années et ces derniers mois, les élus parisiens sont intervenus pour dénoncer les effets des étapes précédentes du processus de privatisation de GDF notamment l’envolée des tarifs, les restructurations des services et agences, la suppression de centaines d’emplois qualifiés et statutaires à Paris. Ainsi notre conseil avait protesté contre la fermeture de l’agence commerciale du 148 rue d’Alésia. Il n’y en a plus aucune dans notre arrondissement et la direction d’EGF prévoit maintenant à court terme la fermeture des deux agences les plus proches, celles de Grenelle et de la Butte aux cailles. Le Conseil de Paris a également adopté un vœu contre le projet de suppression de deux des cinq agences d’exploitation gaz de notre ville et ses conséquences pour la qualité du service rendu, l’emploi et la sûreté des installations. La responsabilité des élus de Paris, qui attribue sa plus grande concession de France à GDF, est de dénoncer et de combattre les symptômes de la dégradation du service public de GDF qui frappent de plein fouet les Parisiens mais aussi d’en dénoncer les causes, la mise en place de la logique de la rentabilité financière à court terme dans le domaine de l’énergie et la privatisation de GDF. Aussi nous formons le vœu que le Conseil et le Maire de Paris marque leur opposition au projet de privatisation de GDF via le projet fusion GDF-SUEZ, qu’ils interviennent en direction du gouvernement pour lui demander d’abandonner ces projets, des agents de GDF et d’EDF pour leur apporter leur soutien dans leur lutte contre le démantèlement de leur service public, des usagers parisiens pour les alerter des conséquences de cette privatisation.

 
Mardi 20 juin 2006
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Défense du vœu sur le gaz lors de la séance du 26 Juin.

Camille Marques:

Le gouvernement a confirmé sa volonté de privatiser GDF en la fusionnant avec la multinationale Suez. Le projet de loi de privatisation
doit être adopté en conseil des ministres après-demain 28 juin puis soumis au Parlement en session extraordinaire dès septembre. Ce nouveau calendrier traduit d’une part la volonté de précipiter la privatisation. Il traduit d’autre part la force des oppositions qu’il rencontre.

La majorité parlementaire en est consciente. Elle s’est confondue en atermoiements sur le dossier ces dernières semaines, craignant visiblement le coût politique d’un reniement si prompt de l’engagement de M. Sarkozy en 2004 de ne pas privatiser plus de 30% du capital de GDF. La journée d’action des gaziers et électriciens le 20 juin a fait une première démonstration de leur capacité de mobilisation. De plus en plus, les usagers, les citoyens prennent conscience des graves menaces que porte la privatisation pour leur ménage comme pour le pays. Notre section du Parti communiste recueille des signatures par centaines dans l’arrondissement demandant le retrait immédiat du projet de loi et l’abandon du projet.

La tentative de coup de force du pouvoir et sa gravité appellent la réaction rapide de tous ceux qui entendent défendre les usagers, l’intérêt national que représentent les services publics de GDF et d’EDF, notamment celle de notre conseil.
Les habitants de Paris, 617000 ménages, vous le rappeliez M. le Maire, reliés au gaz, ceux du 14ème entre autres, subissent violemment les effets des premières étapes de la privatisation. Les tarifs se sont élevés de 34% depuis deux ans, de 65% depuis 1999, sans commune mesure avec l’évolution des coûts d’approvisionnement. C’est un véritable racket qui s’abat sur les usagers pour alimenter la bourse et les investissements purement financiers de GDF dont les profits ont bondi de 29% l’an dernier à 3 milliards d’euros avant impôts. Chaque ménage chauffé au gaz est ainsi spolié de 100 euros par an en moyenne sur sa facture.
Que dire de la gabegie des 340 millions d’euros que va coûter aux usagers l’édition de factures EDF et GDF séparées !
 
M. le Maire de Paris s’est inquiété dans un communiqué du 4 avril dernier des effets de la hausse des tarifs sur les ménages les plus précaires et a demandé l’établissement d’un « tarif social » dans le contexte, je cite « de la valorisation de gaz de France dans la perspective de la fusion avec Suez ».

Je partage l’inquiétude mais je considère qu’il faut s’attaquer à la racine du mal : la privatisation et la marchandisation de l’énergie.

En 2005, les prix de l’électricité sur le marché des clients professionnels ouvert à la concurrence a grimpé de 48%. L’agence de cotation JP-Morgan a récemment estimé dans un rapport que les tarifs de GDF étaient encore sous-évalués de 24% pour satisfaire les appétits de profits des marchés financiers. Voilà ce qui nous attend si on laisse passer la marchandisation totale du gaz prévue le 1er juillet 2007 et la fusion privatisation de GDF avec Suez, une multinationale, dont les actionnaires français ou majoritairement étrangers sont aussi soucieux de patriotisme que ceux d’Arcelor.

Notre conseil, comme le Conseil de Paris représentant la première autorité concédante de France ne peuvent non plus être indifférents à toutes les autres menaces que fait peser cette opération. 6000 emplois qualifiés sont directement menacés. La question de la sûreté des installations est également posée. Les raisons de la grande panne d’avril dans les 9 et 10ème arrondissements n’ont pas été publiquement élucidées. Il est impensable et irresponsable que le rythme de renouvellement des conduites dangereuses, notamment en tôle bitumée, soit encore ralenti. Pourquoi : parce que c’est un coût qui ne rentre pas dans la logique du profit, comme le maintien des agences d’exploitation, pourtant indispensables à la sécurité et à la qualité du service ou des agences commerciales. Tout est lié. Notre conseil, le conseil de Paris ont adopté des positions contre ces dégradations du service public. Soyons conséquents aujourd’hui !

Un autre choix existe : celui de la défense et de la reconquête du service public, du refus de la loi de l’argent, concrètement de la renationalisation intégrale de GDF, d’EDF, pourquoi pas des activités énergétiques françaises de Suez afin plus largement de préserver l’indépendance énergétique de notre pays, de contrer le poids des multinationales, d’impulser des coopérations internationales équitables.

Voilà, j’espère suffisamment de raisons, chers collègues, même si vous ne les partagez pas toutes, pour que vous votiez ce vœu.
Mardi 20 juin 2006
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Le gouvernement tente d’accélérer le processus de privatisation de l’énergie avant les remous électoraux de 2007. Après l’ouverture du capital d’EDF et de GDF, il tente maintenant de livrer GDF à la multinationale Suez via une fusion-absorption. A cette fin, il cherche les moyens de faire passer au Parlement avant les vacances le projet de loi nécessaire à la privatisation totale de GDF.

Ce projet serait très lourd de conséquences pour les usagers, les salariés, la Nation. EDF serait gravement fragilisé. L’indépendance énergétique, la sécurité des approvisionnements, la sûreté des installations, des milliers d’ emplois sont directement menacés, l’envolée des tarifs déjà quasiment programmée.

Dans la suite du succès face au CPE, la mobilisation populaire peut faire échouer cette opération. Notre peuple a déjà fait l’expérience désastreuse des privatisations. Les agents de GDF et d’EDF sont déterminés à défendre leur service public. Ils organisent une journée de riposte le 20 juin.

Le rejet des privatisations a été une des principales motivations du NON majoritaire à la « constitution européenne ».

C’est dès maintenant que se joue la bataille contre la privatisation de GDF pas dans les promesses pour 2007, surtout quand elles viennent de ceux qui ont signé l’ouverture totale des marchés de l’énergie (Chirac et Jospin au sommet de Barcelone en mars 2002) prévue pour le 1er juillet 2007.

Engageons la reconquête du service public nationalisé de l’énergie! Signez et faites signer la pétition. NON à la privatisation de GDF!

 
Jeudi 15 juin 2006
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