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Education Nationale

Pour la défense de l’éducation 

 

Les chiffres ne disent pas toute la politique d’abandon de l’éducation nationale mais en donne un raccourci frappant :


Budget 2009 de l’éducation nationale: 63 milliards d’euros, en baisse de 2% en euros constants, pour 12 millions d’élèves...

 

Suppression de 13.500 postes, dont 6.000 dans le primaire (60.000 d’ici 2012): 300 millions d’euros « économisés » au prix de la désorganisation de nos lycées et école.

 

Plan pour renflouer les spéculateurs : 360 milliards d’euros!!!

   

Parents, jeunes, les autres coupes sombres dans le budget de l’éducation nationale ne nous passeront pas inaperçues.

 

Enseignements supprimés, fermetures de classes, élèves en sureffectifs, dégradation des conditions d’accueil : voilà ce à quoi nous allons être confrontés, à quoi nous sommes déjà confrontés, établissement par établissement, et que nous devrons combattre. Moins d’école, c’est moins d’instruction, moins de chances pour nos enfants ! Ainsi les deux heures d’école supprimées le samedi, les restrictions de la scolarisation à l’école maternelle, sujette à une attaque en règle du ministre Darcos.

 

Le gouvernement aggrave et planifie un véritable démantèlement du service public d’enseignement. Son projet suit plusieurs objectifs :

 

- Transformer l’éducation en marché lucratif, pour que des groupes privés fassent de l’argent sur le dos de l’éducation nationale. L’investissement pour la nation devient un coût pour les familles.

- Attaquer la cohésion sociale en creusant les inégalités, en renforçant les logiques de ségrégations, par l’argent, par la disparition de la carte scolaire, en attaquant le caractère laïque et républicain de l’école.

- Mettre l’école sous la coupe réglée du Medef et de ses besoins à court terme. La casse de l’enseignement professionnel avec la remise en cause des BEP, de filières entières, les bacs pro en 3 ans au lieu de 4 correspondent par exemple à la volonté de saboter l’industrie du pays au profit de la finance. La remise en cause des concours nationaux pour les enseignants et de leur contenu appartient à la même logique.

- Casser les conditions de l’acquisition de l’esprit critique, de la culture générale, sources d’épanouissent pour l’individu mais menace pour l’ordre établi. L’attaque contre les IUFM, Instituts universitaires de formations des maîtres, anciennes écoles normales d’instituteurs reflète, entre autres, cette volonté.

 

Ces objectifs font partie d’un projet cohérent de démantèlement de l’éducation nationale qui répond à la cohérence de la politique gouvernementale au service du capitalisme mondialisé. L’Union européenne en a tracé la feuille de route de la marchandisation de l’éducation en 2000 dans « l’agenda » de Lisbonne (dont le gouvernement Ps avait également approuvé les conclusions).

 

Aujourd’hui, plus que jamais, l’heure est à la résistance. De très fortes luttes se sont développés ces dernières années, tant la situation vécue devient critique et les menaces se précisent. Elles ont atteint un niveau très élevé au printemps 2008, avant d’être interrompues avec la période des examens, associant enseignants, parents et lycéens. Tous les motifs de l’action pour défendre l’école demeurent et s’aggravent.

 

Etablissement par établissement, la vigilance et la mobilisation sont de mise, notamment sur la mise en place des « heures de soutien » et contre de probables suppressions d’enseignements et de classes. Dans le 1er degré, jeudi 16 octobre à Paris, plus de 50% des enseignants, un niveau historique, étaient en grève pour dénoncer es pressions du rectorat, l’atteinte aux droits syndicaux, la pénurie de personnels, notamment de remplacement.

 

La manifestation nationale du 19 octobre, unissant organisations syndicales, fédérations de parents d’élève et de multiples associations, constitue une nouvelle étape dans la mobilisation du pays pour son école, parallèlement au développement de luttes dans d’autres secteurs d’activité.

 

Quelle lutte revêt plus un caractère d’intérêt général que la lutte pour l’éducation nationale !

 

Le gouvernement doit rendre l’argent à l’école !

 

Communistes, nous entendons contribuer pleinement à ce combat décisif, à faire plier le pouvoir tout de suite, à construire l’alternative politique sans attendre 2012.

 

Vive l’école de la réussite de chacun pour l’intérêt de tout le pays !

Mardi 18 novembre 2008
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Le mépris et l’autoritarisme au service des réformes Darcos, ça suffit ! 

Tous en grève jeudi 16 octobre


à l’appel des syndicats parisiens

SNUipp-FSU, Se-Unsa, Sud Education, Sgen-Cfdt, CGT-Educ'action...


Quelle «année des enseignants» !

Cette année scolaire, qualifiée sans ironie « d’année des enseignants » par le Ministre de l’Education nationale, voit se dérouler des attaques sans précédent contre l’école.
La réforme de l’école primaire est mise en place au pas de charge : nouveaux programmes, 108 heures, stages de remise à niveau, service minimum d’accueil, suppression de postes, suppression de la formation…
Dans le même temps, les enseignants subissent au quotidien le mépris de leur hiérarchie dont les propos tenus par Xavier Darcos sur l’école maternelle sont une illustration parfaite.

Un Inspecteur d’académie méprisant et zélé

S’ajoute à ce contexte national déplorable, l’attitude méprisante et zélée de l’Inspecteur de l’académie de Paris. Les manifestations d’autoritarisme de notre IA sont monnaie courante, mais depuis la rentrée, le phénomène s’accélère  et les convocations infondées au rectorat deviennent légions.

Des inégalités imposées d’autorité

108h : l’IA ainsi que certains ICC s’empressent de mettre en place ce dispositif en utilisant toutes les pressions hiérarchiques possibles quitte à utiliser de faux arguments, notamment en ce qui concerne la mise en place des heures de soutien. Les inégalités de traitement entre les circonscriptions sont criantes, ce n’est pas acceptable!

Des réunions syndicales interdites

Devant la colère montante des enseignants, l’IA prive les collègues de pouvoir réagir collectivement aux attaques. Il entrave les droits des personnels par l’interdiction des réunions d’information syndicale. La stratégie du « diviser pour mieux régner » est à son point d’orgue.
Il s’agit d’une atteinte sans précédent aux droits syndicaux dans un climat de casse du Service public d’éducation.

Un SMA durci localement

Le service minimum d’accueil (SMA) remet en cause le droit de grève des enseignants. Pour sa part, l’IA, estimant sans doute que ce dispositif ne restreignait pas assez les droits des personnels, a interprète de manière abusive les textes ajoutant ainsi de nouvelles obligations aux collègues.
Enfin, l’IA a communiqué à la presse une liste d’écoles où plus de 25% des enseignants avaient déclaré leur intention d’être grévistes le 7 octobre. Or, les déclarations d’intention préalable ne doivent servir qu’à la mise en place du service minimum d’accueil (SMA) par la municipalité et non à livrer en pâture les collègues potentiellement grévistes.

Des conditions d’enseignement dégradées à Paris
Enfin, autre particularité parisienne : à un mois seulement de la rentrée, les absences non remplacées se multiplient tandis que les postes E dégelés restent vacants… Là encore, l’Inspecteur d’académie devance les désirs de son ministre en bloquant les recrutements sur liste complémentaire. Une fois de plus, l’IA est indifférent face à la dégradation des conditions de travail des enseignants et des conditions d’apprentissage des élèves.

Les syndicats parisiens SNUipp-FSU, Se-Unsa, Sud Education, Sgen-Cfdt, CGT Educ'action appellent les enseignants des écoles
à se mettre massivement en grève le jeudi 16 octobre 2008

- Pour le rétablissement du droit syndical dans le département, contre les convocations et les sanctions abusives qui remettent en cause la liberté d’expression

- Pour la fin des dérives autoritaires dans l’académie, pour une égalité de traitement entre les écoles parisiennes dans l’organisation de leur temps de service

- Contre la casse du métier, pour le respect de notre profession
Mercredi 15 octobre 2008
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De l’argent pour l’école ou de l’argent pour la guerre ?

Former les jeunes pour qu’ils construisent le pays et s’épanouissent ou les envoyer au casse-pipe pour l’intérêt des multinationales et des trusts pétroliers ?

L’actualité illustre malheureusement ce raccourci. Les opérations militaires extérieures auront coûté un milliard d’euros en 2008 (640 millions en 2007). Le renforcement de l’expédition française en Afghanistan derrières l’impérialisme américain près de 300 millions et tragiquement, pour l’instant, la vie de dix soldats.

300 millions d’euros, c’est précisément le montant des « économies » escomptées par le gouvernement avec la suppression des 11500 postes d’enseignants et de personnels de l’éducation nationale en 2008. Déjà, le ministre a annoncé la destruction de 13500 autres emplois en 2009 (60.000 d’ici 6 ans !). Une véritable saignée !

 

Parents, jeunes, les autres coupes sombres dans le budget de l’éducation nationale ne nous passeront pas inaperçues.

Enseignements supprimés, fermetures de classes, élèves en sureffectifs, dégradation des conditions d’accueil : voilà ce à quoi nous allons être confrontés dès cette rentrée, établissement par établissement, et que nous devrons combattre. Moins d’école, c’est moins d’instruction, moins de chances pour nos enfants ! Ainsi les deux heures d’école supprimées le samedi, les restrictions de la scolarisation en maternelle.

Le gouvernement aggrave et planifie un véritable démantèlement du service public d’enseignement. Son projet suit plusieurs objectifs :

- Transformer l’éducation en marché lucratif, pour que des groupes privés fassent de l’argent sur le dos de l’éducation nationale. L’investissement pour la nation devient un coût pour les familles.

- Attaquer la cohésion sociale en creusant les inégalités, en renforçant les logiques de ségrégations, par l’argent, par la disparition de la carte scolaire, en attaquant le caractère laïque et républicain de l’école.

- Mettre l’école sous la coupe réglée du Medef et de ses besoins à court terme. La casse de l’enseignement professionnel avec la remise en cause des BEP, de filières entières, les bacs pro en 3 ans au lieu de 4 correspondent par exemple à la volonté de saboter l’industrie du pays au profit de la finance.

- Casser les conditions de l’acquisition de l’esprit critique, de la culture générale, sources d’épanouissent pour l’individu mais menace pour l’ordre établi. L’attaque contre les IUFM, Instituts universitaires de formations des maîtres, anciennes écoles normales d’instituteurs reflète, entre autres, cette volonté.

Ces objectifs font partie d’un projet cohérent de démantèlement de l’éducation nationale qui répond à la cohérence de la politique gouvernementale au service du capitalisme mondialisé. L’Union européenne en a tracé la feuille de route de la marchandisation de l’éducation en 2000 dans « l’agenda » de Lisbonne (dont le gouvernement Ps avait également approuvé les conclusions).

Aujourd’hui, plus que jamais, l’heure est à la résistance. De très fortes luttes se sont développés ces dernières années, tant la situation vécue devient critique et les menaces se précisent. Elles ont atteint un niveau très élevé au printemps 2008, avant d’être interrompues avec la période des examens, associant enseignants, parents et lycéens. Tous les motifs de l’action pour défendre l’école demeurent et s’aggravent.

Etablissement par établissement, la vigilance et la mobilisation seront de mise dès la rentrée, notamment sur la mise en place des « heures de soutien » et contre de probables suppressions d’enseignements et de classes. En juin, dans plusieurs écoles du 14ème, des fermetures de classe ont été laissées en suspens pour la rentrée.

Une première journée nationale d’action (d’information et de sensibilisation pour ce premier temps) est prévue le 11 septembre par les organisations syndicales.

Le 7 octobre se dessine une mobilisation générale interprofessionnelle. L’aspiration à la jonction des luttes monte devant leur caractère d’intérêt général.

Le gouvernement doit rendre l’argent à l’école ! Celui des 15 milliards de déductions fiscales au profit des plus riches et des actionnaires ! Celui de la guerre !

Communistes, nous entendons contribuer pleinement à ce combat décisif, à faire plier le pouvoir tout de suite, à construire l’alternative politique sans attendre 2012.

Vive l’école de la réussite de chacun pour l’intérêt de tout le pays !

Mardi 2 septembre 2008
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Allocation de rentrée scolaire. M. Courtial : qui êtes vous pour insulter les pauvres ?

 

Depuis quelques jours, la presse relaie bruyamment la proposition d’un député UMP de remplacer l’allocation de rentrée scolaire (ARS) en « bons d’achat de matériel scolaire ». M. Coutial estime que les parents qui reçoivent l’ARS sont tentés d’utiliser l’argent pour eux-mêmes, pour des dépenses futiles et non pour l’éducation de leurs enfants.

Pour M. Courtial comme pour les dames patronesses du 19ème siècle: les pauvres ne savent pas gérer leur budget. Ils n’aiment pas leurs enfants ou en tout cas ne savent pas les élever !


Edouard Courtial

La photo du visage grassouillet du jeune député prénommé Edouard fait hésiter. Qui est-il pour donner des leçons aux familles populaires ? A 35 ans est-il encore un fils à papa ou déjà un papa gâteau ? A la lecture de son CV, les deux. Né dans la ouate à Neuilly-sur-Seine, héritier du poste d’élu de son père, sa bonne place dans la finance garantit à ses deux enfants de n’être privés de rien, surtout pas du superflu.

M. Courtial, à quoi utilisez-vous cette petite prime que représentent pour vous vos 6000 euros mensuels d’indemnité parlementaire ?

 

M. Courtial, vous évoluez dans la finance mais vous avez besoin de cours de gestion.

Les 3 millions de familles qui touchent l’ARS, de salariés mal payés ou privés d’emploi, pourraient vous les donner. Chaque semaine, elles doivent « arbitrer », comme vous dites, entre les dépenses d’alimentation, de vêtement, de chauffage. Pour beaucoup, assurer des vacances à leurs enfants demande des sacrifices toute l’année. Elles connaissent la rigueur et l’économie comme vous ne pouvez même pas vous l’imaginez. Elles savent aussi que leurs enfants doivent avoir une bonne éducation pour avoir un vrai travail, car ils n'en hériteront pas.


M. Courtial, si vous et ceux de votre caste affichez et propagez ce mépris pour les familles de salariés, c’est dans le fond parce que vous savez que votre richesse vient de leur exploitation. Votre morgue cache une peur des classes sociales « dangereuses ».

Il est sain qu’au mépris de classe réponde la lutte de classe.


 

CM. PCF Paris 14.

Mardi 2 septembre 2008
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Plusieurs centaines d'enseignants, parents et lycéens étaient rassemblés devant le lycée Paul Bert ce matin. La visite des trois ministres, après des semaines de grève, sur un tout autre sujet, a constitué une véritable provocation, renforcée par l'interpellation de 3 lycéens ce matin même par la police. Nous soutenons entièrement ce mouvement. Un pouvoir, qui n'a que la répression à opposer au monde éducatif, ne fait pas montre de force! Amplifions la mobilisation commune pour le 10 juin!

PCF 14ème Raymond Losserand.


Lettre ouverte de la communauté scolaire Paul Bert à Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l’Éducation et Madame la Garde des Sceaux

dimanche 1er juin 2008

En raison de la venue de X. Darcos, R. Dati et F. Fillon au lycée Paul Bert, Paris 14, métro Vavin ligne 4, les professeurs du lycée seront en grève et appellent tous ceux qui seront disponibles à se réunir ce lundi matin 2 juin, à 8h15, à l’angle du boulevard Raspail et de la rue Huyghens. Ils ont décidé en assemblée générale que tous les présents soient habillés, à cette occasion, complètement en noir pour être plus "visibles" et symboliser la mort de l’école publique.

Madame et Messieurs les Ministres vous n’êtes pas les bienvenus

Nous avons appris votre présence au Lycée Paul Bert (Paris XIVe) le lundi 2 juin au matin dans le cadre de la prévention des conduites à risques chez les adolescents.

Si cette action nécessite vraiment votre venue dans notre établissement, nous sommes tout d’abord étonnés de l’absence de Madame Bachelot, Ministre de la Santé, dans la mesure où dans notre conception de l’éducation, aux yeux des citoyens que nous sommes, ce problème nous paraît relever principalement de son ministère. Le décalage manifeste entre la dimension scientifique du travail entrepris au lycée Paul Bert sur l’addiction et l’opération de communication politique parachutée dans ce même établissement suscite la méfiance de l’ensemble de la communauté éducative.

Par ailleurs notre établissement accueille de nombreux élèves qui ont besoin de travailler dans un climat de sérénité. Or le fonctionnement de la cité scolaire se trouve fortement perturbé par tous les préparatifs qui entourent cet évènement.

Enfin, alors que dans nos demandes quotidiennes ainsi que dans le mouvement de la communauté éducative qui se poursuit depuis plusieurs mois, nous ne cessons de demander des moyens pour lutter à la fois contre l’échec scolaire et contre ces comportements à risques, le gouvernement dont vous êtes les représentants refuse de nous entendre. Depuis des années en effet nous réclamons pour assurer la réussite de tous les élèves l’amélioration de leurs conditions d’études : plus d’encadrement tant pédagogique qu’éducatif, des équipes stables d’enseignants qui puissent se concerter et travailler dans la durée, un personnel médico-social en nombre suffisant capable de mener une politique de prévention ainsi que des moyens matériels correspondants.

Cependant, alors que la situation de notre établissement se dégrade (baisse constante des moyens, incohérence des directives….), vous nous répondez par une dotation horaire amputée, des heures supplémentaires qui alourdissent la charge de travail des enseignants, des professeurs écartelés entre plusieurs établissements et la suppression des postes de surveillants.

Attachés à une Éducation Nationale de qualité qui réponde aux réels besoins des élèves, nous sommes lassés des effets d’annonce et des discours de politique spectacle.

C’est pourquoi nous considérons votre venue et sa mise en scène comme une provocation, dont nous refusons d’être les complices.

Lundi 2 juin 2008
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Manifestation du 15 mai : une étape dans le nécessaire renforcement du mouvement lycéen et enseignant

Darcos n’est peut-être pas un « bouffon » mais il veut payer les lycéens en monnaie de singe

 

Après avoir dénigré les enseignants grévistes, qui « râlent » et ne sont pas un « bon modèle » pour la jeunesse, Darcos a récidivé contre les manifestants lycéens qu’il qualifie de « bouffons » dans les colonnes du Figaro-Magazine. La provocation, la tentative d’humiliation de l’adversaire, fait décidément partie de sa méthode.

Comme la poudre aux yeux. Les media, toujours dociles, quoiqu’en dise Sarkozy, relaient abondamment les « résultats » de sa rencontre avec les syndicats lycéens le 9 mai. Ceux-ci auraient obtenu des avancées. Lesquelles ?

Sur les 11200 suppressions de poste en 2009 (90 000 d’ici 2012) : rien !

Quelle signification peut avoir dans ces conditions l’annonce d’un dispositif d’heures de soutien scolaire dans 200 lycées « en difficulté » ? Aucune sinon de répartir la pénurie, de dévaloriser la fonction enseignante (recrutement de 1500 précaires mais à budget constant), de rentrer dans la logique de stigmatisation de certains lycéens.

Sur la remise en cause des diplômes de l’enseignement professionnel : rien !

La généralisation des bacs pro en 3 ans reste programmée. Les garanties verbales sur la pérennité des BEP dans ce cadre nouveau ne rassurent que ceux qui y croient. Seul l’annonce d’une session de rattrapage (pour les bacs) est valable.

Les lycéens, comme les enseignants, ne se contenteront pas de cette monnaie de singe. Loin des « bouffonneries », ils luttent avec un grand sens de la responsabilité pour préserver leur avenir, les conditions de leur formation et de leur réussite, sans hypothéquer le présent. Il y a une conscience de classe dans ce mouvement.

Après le 15 mai, viendra le dimanche 18 avec la manifestation nationale à Paris pour l’école (13h00 Opéra, direction République puis Bastille). La bataille doit continuer jusqu’à l’abandon des suppressions de postes.

Mercredi 14 mai 2008
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La cuisine de Tricatel inscrite au patrimoine mondial de l’humanité ?

un savoir faire sacrifié
Quand il s’agit de faire diversion, Sarkozy n’est jamais en panne d’idées. Lors du dernier salon de l’agriculture, il a ainsi annoncé sa volonté de faire inscrire la gastronomie française comme "patrimoine mondial de l’humanité" par l'UNESCO.

Enfin une mesure qui ne coûte rien à personne et qui fait plaisir à tout le monde !

Le hic, c’est que depuis le ministre De Robien, le contenu des formations du CAP cuisine a été considérablement tiré vers le bas, suivant les injonctions des grands « marchands de soupe » -c’est le cas de le dire- tels que Sodexho et autres dignes successeurs de Jacques Borel.

La maîtrise de techniques de cuisine élémentaires telles que le détaillage des poissons, l’ouverture des huîtres, le débarbage des moules, le désossage, le pochage des quenelles, etc. ne sont plus requises à l’examen. Par contre, sont évaluées les techniques de réchauffage des produits surgelés, l’utilisation de produits semi-élaborés, la remise en température de légumes, viandes et poissons surgelés… On en passe et des pires !

La gastronomie est un patrimoine vivant. Une formation exigeante pour les professionnels de la restauration est indispensable pour assurer la préservation et le développement de cette richesse culturelle majeure pour notre pays. Avec ou sans « label UNESCO », les millions de touristes (et les autochtones! ) n’affluent pas chaque année dans les restaurants français pour se voir servir des cordons bleus Findus agrémentés de fond de sauce Vivagel !

Pour revaloriser les métiers manuels, mieux vaut compter sur les enseignants et les élèves des lycées professionnels en lutte contre le démantèlement du Bac Pro que sur la politique de Sarkozy qui s'applique à casser les diplômes et les savoir faire.
Jeudi 8 mai 2008
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La défense de l’enseignement professionnel public : une priorité

 

 

La mobilisation des lycéens tient bon malgré les campagnes de dénigrement. Le retour de vacances a été marqué dans chaque académie par des actions significatives. La manifestation du 6 mai à Paris a réuni près de 6000 lycéens. Elle constitue un jalon dans la préparation de la journée de grève du 15 mai qui s’annonce décisive, réunissant lycéens, enseignants, personnels techniques en convergence avec l’action des autres agents de la fonction publique.

N’en déplaise à M. Darcos, l’action des lycéens montre un sens élevé de la responsabilité. Ceux qui les taxent d’inconscience savent bien qu’ils veulent défendre leur avenir, défendre les conditions de leur formation et de leur réussite, dans l’intérêt du pays.

La mise en échec du plan de suppressions de 11200 postes, préalable à celle de 85000 autres d’ici 4 ans, est l’objectif capital (voir notre tract).

La défense de l’enseignement professionnel public est également un souci prioritaire.

Le projet de généralisation à partir de 2009 des bac pro en 3 ans, au lieu de 4 aujourd’hui, fait en effet peser une lourde menace pour l’ensemble du système.

Aujourd’hui, la préparation du bac professionnel comprend 2 ans de BEP puis 2 ans pour le bac pro proprement dit.

Le passage général à 3 ans, avec soi-disant le même contenu du diplôme (est-ce possible ?), va conduire à diminuer la qualification moyenne, à laisser encore davantage de jeunes sur le bord de la route. Pour deux raisons :

-         Un grand nombre d’élèves risquent de ne plus décrocher le bac. Déjà aujourd’hui, 61% des titulaires du BEP ne vont pas jusqu’au bac et 20% ont besoin de 5 ans pour construire leur qualification professionnelle et y arriver. Ce sera encore plus difficile en trois ans.

-         L’avenir et la valeur des BEP sont directement menacés. Après avoir laissé entendre leur disparition pure et simple, le ministère reste dans le flou et évoque un système d’obtention automatique par contrôle continu. Le BEP risque en fait de cesser d’être un diplôme en tant que tel, valorisable dans la vie active. La recréation éventuelle de CAP marquerait le recul de la qualification polyvalente.


Pour former 3 ans au lieu de 4, il y aura besoin de moins d’enseignants et de moins de moyens. Il n’est pas difficile de voir là une des motivations principales du gouvernement. Faire des économies pour compenser les cadeaux fiscaux consentis aux plus riches. Des milliers de postes, des établissements entiers sont menacés

L’autre objectif est de drainer des élèves vers les formations privées, payantes, entièrement contrôlées par le Medef suivant ses intérêts immédiats, à l’image de l’apprentissage à 14 ans, aux dépens notamment de la formation générale.

Le Medef déjà guidait en 2001 le gouvernement de « gauche plurielle » vers l’ouverture de filières « expérimentales » de préparation du bac pro en 3 ans. Les résultats traduisent le développement d’une forme de sélection. Les rapports officiels eux-mêmes estiment que l’expérience n’est pas généralisable.

Devant la mobilisation des lycéens et des enseignants, le pouvoir essaye de louvoyer. Il reporte certains transferts de 4 à 3 ans à 2009, suivant les rectorats. Il temporise pour laisser passer l’orage de la mobilisation générale de l’éducation nationale pour le maintien des 11200 postes.

Raison de plus pour amplifier et élargir la mobilisation, pour que le 15 mai sonne le recul de Sarkozy et Darcos.

Mardi 6 mai 2008
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N’en déplaise à Darcos : bons profs, bons citoyens et grévistes !

 

La manifestation d’hier, 15 avril, a montré combien la détermination augmente encore chez les lycéens et les enseignants contre les plans du gouvernement d’affaiblissement de l’éducation nationale, en particulier contre la suppression prévue d’au moins 11200 postes à la prochaine rentrée.

Du 14ème, on remarquait à nouveau dans le cortège la présence dynamique des lycéens de Paul Bert. Côté enseignants du 1er degré, le taux de grévistes « officiel » a atteint 38% dans toutes les écoles de l’arrondissement.

Le ministre Darcos semble avoir des réactions allergiques devant l’usage de ce droit constitutionnel. A tel point qu’il ne peut s’empêcher de dénigrer les professeurs devant leurs écoliers. Dans le journal destiné aux enfants à partir de 10 ans « Mon quotidien », il réponde à la question : « qu’est-ce qu’un bon prof ? » : «quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des professeurs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter.»

Faut-il qu’il soit paniqué et bien peu sûr de son mauvais coup ! Adulte, on se souviendra de son mépris pour la démocratie !

 


 

Mardi 22 avril 2008
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Mettre un coup d’arrêt à la casse de l’éducation nationale téléguidée par le MEDEF:

Maintien des 11200 postes menacés à la rentrée 2009 !


Dans la politique de casse sociale du gouvernement et du président, l’éducation nationale est une cible prioritaire. Ils s’y attaquent par tous les bouts en cherchant à :


- Affaiblir le service public de l’éducation par de nouvelles restrictions budgétaires. La suppression annoncée de 11200 postes d’enseignants et personnels techniques à la rentrée sape les moyens humains. Le ministre Darcos n’a pas démenti que ce chiffre pourrait augmenter à l’automne (20000 ?) et dans les années suivantes suivant le mot d’ordre de Sarkozy de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Classes encore plus surchargées et réduction de l’offre publique d’enseignement (ex : cours du samedi, 1ère année de maternelle, options) en sont logiquement les premières conséquences.

- Faire le lit de la privatisation à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’école publique. Certaines disciplines tendent à être externalisées (sports, voire langues). Le « plan banlieue » prévoit de subventionner spécialement encore les écoles privées. Les cours privés bénéficient de nouvelles défiscalisations et déductions de cotisations sociales. Comme quoi de l’argent public, il y en a !

- Remettre en cause la laïcité. Les discours de Sarkozy au Vatican, vantant le rôle d’éducateurs des religieux, sont des provocations.

- Attaquer les statuts des écoles et des personnels. Le pouvoir tente d’introduire, comme pour les universités, la concurrence entre les établissements en cherchant à les « autonomiser » et à les organiser comme des entreprises. Après la territorialisation des postes techniques, les enseignants sont frappés par l’offensive contre le statut de la fonction publique comme le rapport Pochard le préfigure.

- Renforcer la logique de ségrégation scolaire avec la suppression de la carte scolaire ou les enseignements de « soutien » stigmatisant certains élèves.

- Remettre en cause le contenu des enseignements avec un retour à des méthodes réactionnaires et les pressions pour modifier les programmes.


La disparité des mesures ne masque pas la cohérence de l’attaque. L’objectif est de mettre l’avenir des jeunes et du pays sous la coupe réglée du MEDEF.

Les prétextes avancés par Darcos ne tiennent pas une seconde.


- La baisse prévisionnelle des effectifs des lycées va s’inverser dès 2009 selon les démographes. Il n’y a aucune raison qu’elle ne soit pas utilisée pour alléger les classes.

- Le recours aux heures supplémentaires pour remplacer 5000 postes d’enseignants est impraticable et inacceptable. Leur temps de travail est déjà pleinement occupé. Nombreux, ils refusent le chantage consistant à les faire travailler plus mais moins bien pour gagner à peine plus ou même moins.

- Les « contraintes » du déficit du budget de l’Etat sont un argument irrecevable après les 15 milliards d’euros (par an) accordés par le « Paquet fiscal » aux plus riches et aux grandes entreprises.


Le MEDEF pense pouvoir imposer dans la période son projet d’évolution du système scolaire : la régression, l’inégalité et la marchandisation.  

Le patronat veut une main d’œuvre adaptée à sa conception de l’avenir économique de la France. Les fermetures d’entreprises, les délocalisations, les pratiques des faibles rémunérations, de la précarité en donnent l’idée.

Schématiquement, il lui faut d’une part des salariés hautement qualifiés en nombre restreint (en plus d’une éducation élitiste pour les rejetons des classes dominantes). D’autre part, une main d’œuvre déqualifiée, très spécialisée et donc subordonnée, à faible prétention salariale.

Tous les acquis de l’école laïque et républicaine en terme de développement de la culture générale, de l’esprit critique, de la citoyenneté lui ont toujours été insupportables. Il tente de profiter du rapport de force social pour les remettre en cause.

Dans le même temps, le patronat entend transformer, davantage encore, l’éducation en activité lucrative et source de profits financiers.

Il est gagnant financièrement sur tous les plans avec la politique du gouvernement. Il est le principal bénéficiaire des baisses d’impôts. Il est bénéficiaire de la casse de l’école publique qu’elles entraînent. Les familles solvables, angoissées par l’avenir de leurs enfants, sont invitées à se sacrifier pour payer des cours complémentaires, des écoles privées, des frais de scolarité galopants…

Les forces existent dans le pays pour mettre un coup d’arrêt à cette politique.

Le mouvement des enseignants et des lycéens est très fort et surtout très conscient des enjeux. Il suit les grandes mobilisations de 2003 ou bien dernièrement des étudiants contre la loi LRU, inspirée du même esprit que l’attaque contre l’école.

La résistance sociale se développe dans de multiples secteurs frappés par la politique au service du capital, qu’ils s’agissent des autres services publics (transports, énergie…) ou du secteur privé où les luttes pour l’emploi et les salaires s’organisent.

Le gouvernement et Darcos en particulier dans sa ville de Périgueux viennent d’essuyer un désaveu électoral. Ils ne peuvent plus se prévaloir d’un soutien majoritaire.

La perspective politique réside aujourd’hui dans ses luttes et dans leur convergence.

On se souvient des propos de Ségolène Royal sur les professeurs pendant la campagne électorale. Sa pensée est la même que celle de Sarkozy. Le soutien du PS à la ratification du nouveau traité européen de Sarkozy traduit son absence d’alternative politique. Le projet concerté de marchandisation de l’éducation et de la formation remonte au Conseil européen de Lisbonne en 2000 où siégeaient Chirac et Jospin. Ses conclusions sont en filigrane dans le nouveau traité.

En tout cas, comme lycéen, étudiant, enseignant, salariés… on ne peut pas se permettre d’attendre un éventuel (et improbable) changement de politique en 2012 et de se contenter des postures d’opposants des dirigeants du PS.


Militants communistes, nous entendons contribuer aux luttes, mettons nos organisations à la disposition de ceux qui les portent pour gagner tout de suite.


- Maintien des 11200 postes menacés à la rentrée 2009 !

- Maintien du bac pro en 4 ans et des BEP !

- Priorité budgétaire à l’éducation et à la formation !

- Non aux écoles ghettos !

- Fin des aides à l’enseignement privé !


Défendre l’école laïque et républicaine, c’est défendre la réussite pour tous, l’avenir de chaque jeune et celui du pays.

Mardi 15 avril 2008
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