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Le « grand emprunt national » annoncé le 22 juin par Sarkozy dans son discours de Versailles est une opération politique destinée à durer au moins tout l’automne. Aussi convient-il de dénoncer ce marché de dupes pour les citoyens et les contribuables.

 

1-     Un niveau de la dette publique insupportable…

 

Endetter l’Etat, ce n’est pas nouveau. Le gouvernement ne fait que çà et est passé à la vitesse supérieure au nom de la crise.

Un niveau préoccupant est atteint. Plus de 200 milliards d’euros auront été à nouveau empruntés cette année. L’endettement total de l’Etat avait déjà atteint un record fin 2008 : 1327 milliards d’euros.

Cette situation place notre pays sous une dépendance croissante des marchés financiers. Elle coûte extrêmement cher, toujours plus cher. La charge de la dette (remboursements et intérêts) devrait cette année devenir le premier poste budgétaire de l’Etat, dépassant l’Education nationale (en 2008, 54,6 milliards d’euros d’un côté et 58 milliards de l’autre).

Les mises en garde du Président contre les déficits « légués aux générations futures » sont contredites par sa propre pratique. Mais les discours cherchent avant tout à justifier les coupes sombres dans les budgets publics et sociaux.

 

2-     … parce que l’utilisation des emprunts est néfaste

 

Le gonflement du déficit budgétaire n’est pas une fatalité mais un choix politique.

 

Dans une logique tout à fait opposée, le déficit pourrait servir occasionnellement à financer des investissements fondamentaux pour le pays, par exemple pour les services publics, pour l’hôpital, pour défendre et reconstituer des filières industrielles…

Mais les faits indiquent à tous qu’il ne s’agit pas de cela, au contraire ! Au nom de la crise, on a donné et prêté aux banques qui en étaient responsables !

 

A l’autre bout de la même politique, le gouvernement, les gouvernements successifs, sapent les ressources de la puissance publique, creusent les déficits pour mieux les faire payer au plus grand nombre (on connaît la rengaine unilatérale des "critères de Masstricht").

 

Entre 2007 et 2009, pour ne remonter plus haut et pour ne citer que ces aspects (car nous condamnons quasiment tous les choix budgétaires !) :

- le « paquet fiscal » adopté juste après les élections (« bouclier fiscal », défiscalisation des heures supplémentaires, etc) coûte plus de 10 milliards d’euros par an

- les exonérations de cotisations sociales patronales ont encore augmenté de 6 milliards d’euros par an (27 à 33), pour les profits des entreprises et aux dépens du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale. 

- la charge de la dette de l’Etat elle-même s’emballe passant de 40,7 milliards d’euros à 54,6 milliards d’euros.

 

3-     « Le grand emprunt national » : antipopulaire !

 

Emprunter auprès des particuliers et non plus uniquement sur les marchés financiers ne change rien à la stratégie d’endettement du pays.

Le côté politique de l’opération transparaît dans les effets d’annonce. Un objectif du « grand emprunt » est d’impliquer directement les ménages dans les choix gouvernementaux, de les y faire adhérer.

Mais le « grand emprunt » est tout sauf populaire : il sera profondément injuste profitant aux plus riches et pesant doublement sur les plus pauvres.

 

Les ménages aisés, dont les revenus proviennent le moins du travail, sont ceux qui ont le plus intérêt à prêter. Pour les plus riches en effet, bénéficiaires du « bouclier fiscal », les intérêts que leur versera l’Etat seront sans impôt (peut-être 4,5% l’an comme l’emprunt EDF ou plus). Pour eux : un placement totalement sûr, nettement profitable.

Le comble, c’est qu’ils pourront prêter à l’Etat, contre rémunération, précisément l’argent que le gouvernement vient de leur donner en déduction d’impôt.

 

Les autres ménages, dont les revenus sont principalement issus du travail, vont surtout payer. Ceux qui souscriraient à l’emprunt ne bénéficieront pas de défiscalisation. Surtout, c’est eux qui vont payer les remboursements de la dette par l’Etat. Doublement : ils subissent de plein fouet la politique d’austérité des dépenses publiques et sociales ; ils vont subir de plein fouet le coût des nouveaux impôts et des hausses d’impôt qui se profilent déjà pour « régler la note de la crise ». Songeons à la Taxe carbone ! Souvenons-nous de ce qu’ont coûté les emprunts Giscard ou Balladur !

 

Salariés, retraités, jeunes, nous avons bien toutes les raisons de combattre le « grand emprunt national ».

 

4-     Dans le même temps, le gouvernement s’acharne sur le Livret A

 

A peine annoncé le « grand emprunt », on apprend que la rémunération du Livret A est encore abaissée à 1,25% par an, depuis le 1er août.

Le gouvernement accélère le démantèlement de l’épargne populaire réglementée. La « banalisation du Livret A », c'est-à-dire la possibilité pour toutes les banques privées de le distribuer depuis le 1er janvier, commence à produire ses effets néfastes : les banques s’en servent comme produit d’appel pour rediriger les épargnants vers des placements financiers plus risqués et inutiles à la société.

La poursuite de la privatisation de la Poste et de sa « Banque Postale » va dans le même sens. Dans le même temps, la centralisation des fonds par la Caisse des dépôts, garantie de leur affectation au financement du logement social, est remise en cause.

 

Le Livret A, c’est le contre-exemple du « grand emprunt ».

Plafonné, il s’adresse principalement à l’épargne des travailleurs qu’il garantit et rémunère.

Il ne coûte rien à la collectivité.

L’épargne des ménages est dirigée vers le financement d’un besoin premier des ménages : le logement social. Les organismes HLM trouvent une source de financement, sur de très longues durées, avec des taux modérés, qui n’existe pas sur les marchés financiers.

 

Plus que jamais est posée, avec le « Grand emprunt » comme avec la casse du Livret A, la question de la préservation et du développent des instruments publics permettant de drainer l’épargne vers l’investissement d’intérêt général.

 

Faire cesser le démantèlement des missions de la Caisse des dépôts et consignations est une exigence primordiale.

La (re)nationalisation des grandes banques est une revendication de bon sens qui s’affirme à nouveau fortement.

La bataille rassembleuse contre la privatisation de La Poste est une priorité, sous cet aspect aussi

Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 23:31
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