Partager l'article ! METTONS UN CARTON ROUGE AU PROJET BOUTIN: METTONS UN CARTON ROUGE AU PROJET BOUTIN Le scandale de la politique du loge ...
METTONS UN CARTON ROUGE AU PROJET BOUTIN
Le scandale de la politique du logement n’en finit plus d’éclater.
Notre pays connaît une pénurie sans précédent de logements sociaux. 1,5 millions de demandes (110000 à Paris) restent en souffrance.
Malgré les différents tapages, les effets de communication, les tromperies et mensonges, cette crise n'a fait que s'aggraver. Celle-ci demeure une triste réalité pour notre pays. Au lieu de se résorber, elle frappe durement des couches de plus en plus nombreuses de la population et particulièrement les familles de condition modeste ou très modeste.
La politique mise en oeuvre dans notre pays, n'entend pas apporter de réponses et de solutions économiquement et socialement efficaces.
Elle s'accompagne d'une campagne idéologique intense, qui tente d'opposer les mal-logés aux logés, qui accrédite l'idée que les locataires HLM ne sont que des nantis, et qu'une bonne part d'entre eux n’a rien à y faire. FAUX !
Au contraire, la demande est de plus en plus sociale.
Elle est sociale parce qu'elle touche les familles qui connaissent les plus grandes difficultés. Oui, aujourd'hui, en France, dans un pays riche, se loger et se maintenir dans son logement est « un véritable parcours du combattant ».
Est-il besoin de rappeler les dizaines de milliers de SDF, le million de locataires vivant dans un habitat précaire et indécent, le 1,5 millions de demandeurs de logements sociaux.
Dans le même temps, les loyers et les charges ne cessent de grimper, et contrairement à ce qui est répandu, ils progressent plus vite que l'inflation.
Les aides à la personne ne sont pas revalorisées à la hauteur des besoins des familles. La charge logement, premier poste du budget familial, est devenue insupportable. Mais dans le même temps, les cadeaux fiscaux ne cessent de progresser, les profits immobiliers n'ont jamais été aussi importants pour le secteur privé. Et ils en redemandent.
Des attaques de grandes envergures contre le logement social et les locataires HLM
La politique menée pour le logement est conforme aux orientations générales. C'est ainsi que l'État continu son désengagement financier de la construction sociale, sans pour autant diminuer son effort en matière d'exonération fiscale pour le secteur privé. Après le cadeau fiscal de 15 milliards d'euros en 2007, le gouvernement et sa majorité, veulent accentuer ce désengagement en transférant sur d'autres acteurs des charges financières et principalement sur les locataires HLM.
C'est ainsi, que le budget logement 2009 sera en diminution de 7 %, avec le passe-passe du 1 % logement. Cela va peser lourdement sur la construction sociale, la rénovation, l'équilibre du budget des organismes et particulièrement celui des familles. La solution va être trouvée : « le porte-monnaie des locataires ». Cela s'appelle : « des augmentations à venir contre le pouvoir d'achat des familles ». Cela est inacceptable.
De plus, avec la loi Boutin, cela va aggraver de manière brutale la situation des organismes d'une part mais aussi et surtout celle des familles. À ne pas vouloir voir les attaques qui sont menées, « du jamais vu », à tenter des consensus mous, à accorder du crédit à ces choix politiques, le logement social va être à terme le parking social que nous dénonçons depuis longtemps.
Ce projet, est une attaque frontale contre le logement social. C'est une remise en cause sans précédent, s'agissant de l'obligation de la Convention d'Utilité Sociale pour les organismes HLM, la mutualisation entre organismes donc entre locataires, la remise en cause de la garantie au maintien dans les lieux, dans le cas de dépassement de ressources ou de logements considérés comme insuffisamment occupés, prémices de l'instauration d'un bail à durée déterminée pour les locataires HLM, la baisse de 10 % des plafonds, la modification de l'article 55 de la loi SRU, la réduction des délais en matière d'expulsions locatives…
À cela s'ajoute les mauvais coups des congés, et un surloyer dit « dissuasif », qui va toucher brutalement les familles qui seront au-dessus des plafonds.
À cela s'ajoute la vente HLM, et l'accélération de la mobilité résidentielle.
Rester sans réagir serait grave de conséquences
Les tergiversations, les accords signés, ne sont en fait que des reculades, n'engageant que ceux qui les croient.
Le dernier exemple, démontre bien que l’objectif du gouvernement est la « casse » du logement social.
La solidarité nationale est l'élément fondateur et indispensable de celui-ci. Cette solidarité nationale ne peut s'exercer qu’entre locataires HLM, entre organismes. Celle-ci passe par un engagement financier, à la hauteur des enjeux de société de la part de l'État. Les acteurs du logement doivent se mobiliser.
Nous entendons prendre toute notre place, pour faire échec à cette politique de régression sociale, qui aggrave la pauvreté, la précarité, accentue l'exclusion.
Nous ne nous résignons pas à une telle situation, le logement social doit :
■ redevenir une véritable priorité nationale
■ L’Etat doit : prendre ses responsabilités et mettre les moyens nécessaires pour répondre aux besoins et aux urgences.
| Mai 2013 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
«Ce sont les loyers du marché qui sont en abus, pas les locataires des HLM»
Sipa ¦ Cité HLM dans le quartier des Sablons au Mans.
Loyer supplémentaire ou relogement
Soulignant qu’1,5 million de ménages sont inscrits sur les listes d'attente pour accéder aux HLM, le Président a prévenu que ceux qui occupent un logement alors que leurs revenus dépassent le plafond autorisé devront soit payer un loyer supplémentaire, soit envisager «un relogement dans un appartement plus adapté au sein du parc social ou un parcours d'accession à la propriété».
«Le parc social doit accueillir en priorité ceux dont les revenus ne leur permettent pas d'être logés dans des conditions décentes par le libre jeu du marché», a-t-il commenté, évaluant à 400.000 le nombre de logements occupés par des ménages dépassant le plafond de ressources.
Dominique Dujols, directrice des relations institutionnelles à l’Union sociale pour l’habitat qui gère les organismes HLM corrige: «Seuls 270.000 ménages sont en dépassement, soit 6,8% des 4,3 millions qui occupent un HLM», note-t-elle. Et parmi eux, «40.000, soit moins de 1%, dépassent le plafond de 40%». Selon elle, il s’agit en majorité d’infirmières ou d’instituteurs qui n’ont pas ou plus d’enfants à charge et dans une infime proportion de ménages aisés qui pourraient partir. Pour ces derniers, «le surloyer - qui existe déjà mais de façon modérée - devra effectivement être plus dissuasif».
Préserver la «mixité sociale»
En somme, pas de quoi parler «d’abus». «Ce sont les loyers du marché qui sont en abus», déplore Dominique Dujols qui plaide pour un habitat social ouvert à tous et pas seulement aux ménages les plus modestes. «La mixité sociale est une bonne chose, créer des ghettos une mauvaise.» Quant aux rendez-vous tous les trois ans - proposés par l’Union sociale de l’habitat en septembre -, elle précise qu’il ne s’agit pas d’un «acte répressif» mais d’une occasion de mieux gérer l’occupation des HLM en fonction de l'évolution de la situation des occupants.
La priorité, rappelle Dominique Dujols, reste de «rattraper le retard en termes de construction de logements sociaux». Nicolas Sarkozy a annoncé mardi que l'Etat allait lancer «un plan de vente des terrains de son domaine et de celui de ses établissements publics» pour la construction «d'ici 2012, 60.000 logements nouveaux». Sans préciser s’il s’agira de logements sociaux.
Sipa ¦ Cité HLM dans le quartier des Sablons au Mans.
Catherine Fournier (avec AFP)