Il est de bon ton dans des milieux divers –mais dont certains revendiquent le label de gauche- de professer un mépris distingué à l’égard des « appareils » des partis et des syndicats qui seraient, paraît-il, sclérosés, conservateurs, sans âme et sans génie.
On remarquera d’abord que cette conception rejoint celle du général De Gaulle dont on sait le mépris de fer qu’il a toujours affiché à l’égard des organisations syndicales et des partis –autres que le sien.
Notons ensuite que l’anathème contre les « appareils » est souvent le propre de ceux qui ont toujours rêvé mais en vain d’en avoir un à leur disposition : laissés pour compte de la politique, transfuges du parti communiste, clercs sans contact réel avec la vie.
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