A EDF-GDF, la détermination à combattre la casse des retraites et la privatisation est également très
grande.
Sarkozy est un bonimenteur.
C’est aussi un menteur.
(tract de nos camarades du Collectif PCF Ratp-Bus)
En 2004, il jurait solennellement devant la Nation et les électriciens et gaziers qu’il ne privatiserait pas EDF et GDF. Avec les militants communistes
et syndicaux de l’entreprise, bien sûr, nous n’en avons pas gobé un mot. Aujourd’hui, il tente de mettre sur les rails la privatisation de GDF via la fusion avec Suez. Il prépare les esprits
à la poursuite de la privatisation d’EDF.
Il a osé jeudi prétendre que la privatisation de 3% du capital servirait à financer l’université. La ficelle est vraiment grosse : dresser les étudiants en lutte et les électriciens en
lutte les uns contre les autres, banaliser la privatisation d’un secteur capital de l’économie à laquelle s’opposent 80% des Français. On se souvient que des privatisations ont déjà été
prétextées par les gouvernements précédents (depuis 2000) par le financement des retraites et du Fonds de réserves pour les retraites…
Dans un discours sur le « pouvoir d’achat », alors que le processus de marchandisation et de privatisation de l’énergie, gaz, pétrole et électricité conduit à une envolée des tarifs, c’est de
la provocation.
La campagne des media aux services du pouvoir pour minimiser les luttes des dernières semaines a réussi à occulter en partie la très forte mobilisation des électriciens et gaziers. Ses
effets sont certes moins directement sensibles que ceux de la grève des transports. Elle n’en a pas moins été d’un très haut niveau. A Paris, on a dénombré plus de 60% de grévistes le 14
novembre.
Comme à la SNCF et à la RATP, le rejet de la mise en cause des retraites et de la privatisation, la détermination des agents en lutte à les mettre en échec n’ont pas été entamés par
l’ouverture des « négociations ». Le mouvement est suspendu. Mais d’ores et déjà les négociations sont interrompues et une nouvelle journée d’action est prévue le 6
décembre.
La permanence de ce rapport de forces explique certainement les propos de Sarkozy. C’est aussi dans ce contexte que prend place la tentative d’intimidation contre les responsables
syndicaux CGT d’EDF-GDF Paris. Florian Alma, secrétaire général du Syndicat CGT Energie Paris a ainsi été convoqué mercredi 28 novembre au commissariat de police du 9ème suite à des plaintes
d’une direction locale de l’entreprise. Il a été retenu plus d’une heure. On reproche aux militants CGT parisiens des actions symboliques de coupure du gaz dans les « beaux quartiers ».
En fait, les privatiseurs ne peuvent pas tolérer la capacité de mobilisation et la clarté des revendications
Communistes du collectif PCF-RATP-Bus, nous assurons nos camarades syndicalistes CGT d’EDF-GDF Paris de notre solidarité la plus totale. Nous dénonçons le plus vigoureusement cs
tentatives de répression. Si elles venaient à se répéter, nous nous engageons à mobiliser nos collègues de la RATP.
Agents de la RATP, cheminots, électriciens et gaziers en lutte nous sommes engagés dans une bataille dont l’enjeu est capital pour l’avenir du pays. Ensemble, nous pourrons faire plier
Sarkozy et son gouvernement. exprimées depuis le début du mouvement, comme en 2004 par les électriciens et gaziers CGT de Paris. 37,5
annuités pour tous, renationalisation intégrale d’EDF et GDF, fusion des deux entreprises : la CGT énergie Paris se bat sur des positions justes, rassembleuses parce qu’elles sont d’intérêt
public et national.
Samedi 1 décembre 2007
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/2007
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