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Vie du Parti

Renforcer la lutte internationaliste

L’internationalisme est une dimension essentielle de notre engagement communiste.
Le combat contre l’impérialisme, les impérialismes, implique une solidarité active entre les peuples en lutte contre sa domination, des échanges poussés entre les partis anticapitalistes, à commencer par les partis communistes du monde entier.

- La lutte pour la paix, contre la guerre impérialiste est une part essentielle de l’engagement des communistes. Le PCF est né du rejet de la guerre de 14/18 et du refus du ralliement de l’ancien Parti socialiste à l’Union sacrée. La mobilisation contre la guerre du Rif fut l’un de ses tout premiers combats.

Cet engagement doit se traduire aujourd’hui dans nos propositions concrètes :

-    Sortie de la France de l’OTAN et exigence de sa dissolution. Rejet de toute intégration des forces françaises dans une « défense européenne ». Sortie et exigence de dissolution de « l’Eurokorps ».
-    Concentration des moyens vers les seuls objectifs de défense nationale à l’opposé de la logique d’ingérence au nom de la « défense des intérêts européens partout dans le monde ». Suppression des forces dites « de projection » sur des théâtres d’opération étrangers.
-    Action pour le désarmement nucléaire multilatéral et pour l’interdiction des armes nucléaires. Diminution du gâchis abyssal des dépenses d’armements. (Re)-nationalisation de l’ensemble des industries d’armements (dont les groupes Lagardère, Dassault, Thalès…). Rétablissement des monopoles de fourniture des armées aux arsenaux, à la SNPE, au GIAT, à la Direction des constructions navales.
-    Action pour la condamnation par la France de toutes les interventions militaires impérialistes dans le monde.

L’ONU constitue le cadre aujourd’hui légitime où doivent se discuter les grands problèmes du monde. Comme contrepoids possible à la toute-puissance des Etats-Unis, nous nous prononçons pour le maintien du droit de veto de la France au Conseil de Sécurité et bien sûr contre son transfert à l’UE.

- Agissons pour que la France soit un des fers de lance de la lutte contre la mondialisation !

La France, comme toute nation, a un rôle à jouer dans le concert mondial. Ses atouts économiques, technologiques, ses services publics, d’une part, l’héritage émancipateur qu’elle incarne dans l’Histoire de l’Humanité, depuis la Révolution de 1789 en passant par la Commune de Paris lui confère une place particulière.

Le PCF, dans la suite de son engagement anti-impérialiste, antifasciste, anticolonialiste, doit continuer à agir pour contraindre les dirigeants français à utiliser ces positions dans le sens de la défense de la liberté et l’indépendance des peuples, de la résistance à la mondialisation capitaliste.

Contre la guerre d’Irak, les communistes ont su contribuer à la mobilisation du pays pour que les représentants de la France, quelles qu’aient été leurs arrière-pensées, s’opposent aux prétentions américaines.

Nous militons pour que la France :
-    intervienne pour le respect de la pleine souveraineté de chaque peuple et l’émancipation des peuples encore asservis.
-    montre l’exemple dans le domaine de l’aide au développement des pays les moins avancés et respecte l’objectif fixé par l’ONU de 0,7% du PIB à y consacrer.
-    montre l’exemple dans le domaine du respect de l’environnement, agisse pour des coopérations dans le sens de la prolongation des accords de Kyoto
-    prenne la tête d’une campagne mondiale contre la peine de mort et la torture et dénonce en particulier les agissements des Etats-Unis.

La France doit reprendre son autonomie à l’OMC et cesser d’être représentée par l’UE. Elle doit intervenir dans ce cadre, et hors de ce cadre, contre le libre-échangisme, un des vecteurs principaux de la mondialisation, de concert avec les peuples et les Etats qui la combattent.
Il est illusoire d’espérer au moins à court terme « réorienter » et « démocratiser » l’OMC, pas plus que le FMI.
La France peut et doit s’investir pour promouvoir des coopérations multilatérales entre Etats pour combattre la dictature de ces institutions et elle-même prendre des mesures audacieuses pour s’en émanciper.
Le système de coopération et d’échange, basé sur la réponse aux besoins réciproques et échappant aux règles des marchés internationaux, l’ALBA, créée à l’initiative des gouvernements vénézuélien et cubain, est plus qu’un symbole.
La France peut aussi interdire d’opérer sur son territoire aux compagnies dont les sièges sociaux sont situés dans des paradis fiscaux, aux sociétés maritimes battant pavillon de complaisance ou encore rétablir ponctuellement des droits de douane sur les produits réimportés des entreprises délocalisées…

- Pour une solidarité active avec les peuples opprimés en lutte contre l’impérialisme

La solidarité internationaliste est au cœur de notre engagement. Nous faisons nôtre les combats de libération nationale, la lutte des pays qui se sont libérés du capitalisme et sont assaillis par l’impérialisme.

Nous militons ainsi pour le droit du peuple palestinien à disposer d’un Etat aux frontières garanties internationalement avec Jérusalem comme capitale, ce qui suppose la suppression des colonies israëliennes et la destruction du Mur de la Honte.
Nous militons contre l’occupation militaire étrangère de l’Irak et le pillage de ses richesses par les transnationales américaines. Un peuple occupé qui se bat contre son occupant, ce n’est pas du terrorisme mais de la résistance.

La solidarité active avec le peuple cubain est plus que jamais à l’ordre du jour. Face à la mondialisation capitaliste et à l’impérialisme, Cuba est en première ligne. Bush l’a rangé en tête des pays à abattre. Ce n’est pas pour rien. Dans les conditions les plus difficiles, Cuba résiste et développe un projet socialiste original, qui représente un repère et une alternative pour les autres pays d’Amérique latine, un point d’appui pour les révolutionnaires et les communistes du monde entier. Nous devons intervenir contre le blocus, contre la campagne de désinformation et de dénigrement de la Révolution cubaine menée en France. Il est notamment inadmissible que l’Humanité relaie cette campagne régulièrement.

L’expérience de la « révolution bolivarienne » au Vénézuela qui tend ouvertement vers le socialisme, les récentes évolutions politiques en Bolivie méritent toute notre attention et notre soutien. La place du PCF dans le monde est d’être avec ceux qui résistent !

Pour le développement d’échanges et de coopérations entre les partis communistes et anticapitalistes de tous les pays, pour la sortie du PGE

Le renforcement d’échanges et de coopérations entre partis communistes et anticapitalistes de différents pays, européens ou non, est une exigence pour renforcer la solidarité entre les peuples et revivifier l’engagement internationaliste fondamental du PCF.

Dans le cadre de la stratégie de la « Mutation », la direction du Parti a fait un tout autre choix, celui d’intégrer le PCF dans le Parti de la Gauche européenne (PGE). Le PGE est directement inféodé aux institutions de Bruxelles et placé sous leur tutelle. Le PGE prête statutairement allégeance à l’objectif d’intégration européenne et promet d’y contribuer en vertu de quoi il est récompensé par une subvention de la Commission. Cette fonction de collaboration avec les autorités européennes coïncide avec une ligne ouvertement réformiste, comme la définit lui-même Fausto Bertinotti, son président. Elle est un élément central de la stratégie de la direction du PCF pour effacer l’identité de notre parti et une machine pour éliminer les partis communistes en Europe.
Déjà en 1980, dans « l’Espoir au présent », Georges Marchais mettait en garde contre « les fossoyeurs qui voudraient entraîner les partis communistes dans la voie de « l’Euro-gauche ». Cette soi-disant « Euro-gauche » ne signifierait rien d’autre que l’enlisement des partis communistes dans un bloc ouest-européen social-démocrate collaborant avec l’impérialisme, soumis à la tutelle américaine, et opposés aux autres forces révolutionnaires mondiales ». Ce qui paraissait inconcevable en 1980 devient malheureusement réalité avec la Mutation !

Nous exigeons que le PCF se retire immédiatement du PGE. L’adhésion n’a été approuvée que par moins d’un adhérent sur 4 et encore sans que ces derniers aient eu tous les éléments de l’opération. La majorité des partis communistes d’Europe qui ont gardé leur nom comme les partis communistes grec, portugais, tchèque, slovaque… ont refusé d’adhérer. De nombreux communistes italiens, autrichiens… exigent la sortie de leur organisation.

Comme le redoutait Georges Marchais, l’adhésion à « l’Euro-gauche » du PGE s’est traduite par le boycott des rencontres communistes internationales organisées à l’initiatives des partis communistes tchèque et  grec à Prague en avril et à Athènes en octobre qui ont réunit plus de 70 organisations communistes et anticapitalistes.

La direction et l’Huma n’y ont même fait aucune référence. Nous nous prononçons pour que le PCF s’inscrive désormais dans la démarche d’échanges entre partis communistes engagés lors de ces réunions.
Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /2006 16:27
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Faisons vivre et développons l’organisation révolutionnaire du PCF pour qu’il redevienne un parti de classe et de masse !


Le vote du 29 mai a exprimé avec force la volonté du peuple, particulièrement des classes sociales les plus victimes de l’exploitation, d’intervenir dans la vie politique. On est loin du désengagement, du rejet de la politique dont les media nous rebattent les oreilles. Si « crise de la politique » il y a, c’est le discrédit de la politique politicienne, des formations politiques qui enferment la vie politique dans le jeu de l’alternance « gauche/droite » pour mener grosso modo, sur les questions économiques et sociales, la même politique soumise aux intérêts du MEDEF.

La forme d’organisation originale du PCF apparaît plus valide que jamais. Le choix délibéré de la direction « mutante » de la détruire pour faire du PCF de plus en plus un parti comme les autres est une aberration, un reniement lourd de conséquences. Notre responsabilité de communistes aujourd’hui est de revitaliser notre organisation de masse, de raviver les cellules autant que possible, les sections, de maintenir ou de faire renaître, tant qu’il en est encore temps, les structures du parti révolutionnaire qu’a été et que doit redevenir le PCF.

La raison d’être du PCF est d’être tourné vers les catégories sociales qui ont objectivement le plus intérêt à renverser l’ordre capitaliste et de viser à les organiser politiquement. C’est en cela que c’est un parti de classe. Il doit le rester. Il est historiquement le seul en France. L’expression « parti de la classe ouvrière » a été abandonnée. Le concept reste juste mais s’est étendu à une grande partie du salariat au-delà des seuls ouvriers qui sont cependant loin d’avoir disparu avec 6 millions d’actifs et reste au centre de la classe ouvrière.

La « Mutation » a tourné le dos à cette vocation. Elle l’a même fait au nom de l’ouverture ! Ouverture vers des personnalités non communistes mais fermeture vis-à-vis du monde du travail. Il est remarquable que le Parti « fermé » ait obtenu plus de 20% des voix alors que le Parti « ouvert » a atteint 3,37%. Les catégories populaires sont progressivement évincées des directions du Parti. Il n’est évidemment pas question de rejeter les classes moyennes mais de porter un effort, de prendre des initiatives politiques, de conserver notre forme d’organisation tournée vers le monde du travail et les catégories populaires.

La « Mutation » a fait exactement le contraire en supprimant les cellules au 31ème congrès en tant que structure souveraine, ou ce qui revient au même en cessant d’impulser leur activité. Elle tend à transformer les sections dont le fait d’impulser l’activité devrait être la préoccupation centrale en « forums » de discussion principalement organisés autour des élections et des élus et dédiés à l’organisation des campagnes électorales.

Revitaliser les organisations de base que sont la cellule et la section doit être notre première préoccupation de communistes, même malgré les directions et les difficultés qu’implique leur défaillance.

Les statuts définissaient encore la cellule en 1994 comme la structure que « le Parti communiste met à la disposition de tous ceux qui refusent d’être dépossédés de leur pouvoir d’intervention et de choix ». L’organisation en cellule permet d’impliquer chaque adhérent, quelle que soit son origine sociale, dans l’action et normalement dans l’élaboration de la politique de l’ensemble du PCF. En ce sens, la cellule est un lieu d’ouverture, de souveraineté, une avancée démocratique conséquente. C’est aussi un lieu d’échanges humains et de fraternité qui met au centre l’épanouissement de la personne humaine. La cellule porte aussi la solidarité de classe des communistes français et immigrés réunis dans un engagement commun.

La cellule place le lieu de citoyenneté sur les lieux majeurs du combat idéologique :
-    l’entreprise, lieu de l’exploitation, de création de la plus-value, des richesses où sévit la « pensée unique » de la monarchie patronale.
-    l’autre lieu principal de la vie sociale : le quartier, le village.

La section, (ou un groupe de cellules ou même un collectif de camarades si la section en est incapable), doit retrouver son rôle d’impulsion de la vie des cellules, d’implication des camarades isolés, notamment en terme de propagande ou de formation des communistes. La formation militante des communistes, fondée sur les idées d’un marxisme créateur éloigné de tout dogmatisme est une nécessité pour l’avenir du Parti.

L’activité à l’entreprise est essentielle. L’affrontement de classes s’y déroule et c’est le point de départ de la plupart des luttes. La « Mutation » et sa ligne réformiste y ont fait et continuent d’y faire particulièrement des ravages. 80% des camarades de France Télécom ont par exemple rendu leur carte après le soutien à la privatisation partielle et n’ont plus d’activité politique.

L’effondrement de l’activité communiste à l’entreprise, la « Mutation » dans son ensemble, ont eu de lourdes conséquences dans la vie des organisations syndicales de classes auxquelles les communistes adhèrent naturellement, à commencer par la CGT (et la FSU). La ligne mutante a encouragé le développement du réformisme de la CGT et contribué à priver de nombreux syndicalistes d’un contre-feu idéologique à cette orientation dangereuse et extrêmement préjudiciable aux luttes. Cette orientation s’est manifestée de façon frappante au moment de la campagne du référendum, la haute direction de la CGT refusant de prendre position contre le projet de « constitution » européenne avant d’être mise en échec par la base et des directions intermédiaires. Ce positionnement s’inscrit dans la logique de l’affiliation à la Confédération européenne des syndicats, organisation ouvertement réformiste animée par la tradition de cogestion sinon de collaboration de classes de ses principales composantes. L’affiliation de la CGT à la CES n’est pas sans faire écho à l’adhésion de la direction du PCF au PGE. La CES est un partenaire privilégié et ouvertement un relais des institutions de l’UE du capital. 
L’un des enjeux et non des moindres de la reconstitution de l’organisation réellement communiste du PCF à l’entreprise est de contribuer, dans le respect de la démocratie syndicale, à combattre le réformisme dans la CGT.

Nous pensons que le renforcement des organisations communistes de base, sur des positions communistes et en vue de l’action communiste dont le pays a besoin, est aussi le meilleur moyen de s’opposer à la « Mutation-disparition » de l’ensemble du PCF.

Dans l’organisation nationale de la vie du Parti, l’indépendance totale du PCF est une nécessité aussi bien vis-à-vis des autres formations politiques que du PGE dont notre parti doit sortir.

Les élus communistes doivent continuer à verser l’intégralité de leurs indemnités aux organisations du Parti. Les municipalités et autres collectivités locales à direction communiste doivent être considérées, quel que soit le niveau des désaccords interne, comme un atout pour le Parti et un point d’appui important pour les populations concernées.

L’avenir du Journal l’Humanité nous préoccupe. Le PCF a besoin de cette expression quotidienne qui plus est sous ce titre historique et glorieux. C’est pour cela que nous exigeons sa « recommunicisation » à 100% et l’exclusion des groupes capitalistes (dont le marchand de canons Lagardère) de son capital. Il est inconcevable, au moment où toute la presse quotidienne est en train de tomber dans l’escarcelle de deux ou trois groupes, Bouygues, Lagardère, Dassault, que la direction du PCF entraîne l’Huma dans la même voie. Nous n’avons pas la naïveté de croire qu’un actionnaire capitaliste même minoritaire ne cherche pas à peser sur une ligne éditoriale. Lagardère n’est pas un bienfaiteur de l’Humanité !
L’Huma doit redevenir le journal du PCF, un journal d’opinion, à contre courant de l’idéologie dominante, indépendant des puissances d’argent, écrit par des journalistes communistes, militants impliqués dans la lutte. Ces remarques valent de la même façon pour la presse communiste régionale et ses deux quotidiens la Marseillaise et l’Echo du Centre.

Nous demandons que la direction du Parti fasse dissoudre la Fondation Hue, improprement dénommée « Gabriel Péri » dont l’existence est de nature à détourner la légitimité de l’Histoire du PCF, qui plus est sous la tutelle de l’Etat.

La question du mode de fonctionnement du Parti doit être reconsidérée avec la « Mutation ». Le centralisme démocratique a été abandonné au 28ème congrès et a largement laissé la place au centralisme tout court parfois même à la répression des camarades hostiles à la « Mutation ».
Aujourd’hui la diversité des personnes qui veulent être adhérentes du PCF est un fait. Certains, dont la plus grande partie de la direction, veulent poursuivre les orientations stratégiques de la Mutation-effacement du Parti. Une autre tendance présente au Conseil national estime que la forme parti est dépassée, que le mot communiste doit être abandonné et que le cadre français n’est plus le bon. En somme, comme ils le reconnaissent, ils récusent les lettres P, C et F. Pourtant ils prennent garde à rester dans le Parti pour essayer de conserver une part de sa légitimité historique. Dans ce contexte, les dizaines de milliers de communistes qui veulent le rester, pour lesquels la théorie marxiste continue d’être la référence, qui sont attachés à l’organisation révolutionnaire du Parti de masse et de classe ne sont vraiment pas les derniers ni les plus mal placés pour revendiquer la légitimité de leur présence dans le PCF à tous les niveaux, y compris les directions.

Les signataires, qu’ils soient adhérents du PCF ou qu’ils ne le soient plus, estiment que le Parti communiste français représente un acquis historique irremplaçable pour le monde du travail, pour notre pays. Plus que jamais, ils pensent qu’il y a besoin d’un parti communiste, d’un parti communiste fort pour l’alternative anticapitaliste pour laquelle ils militent.

Ils proposent cette base de discussion à l’ensemble des communistes pour engager la rupture avec la « Mutation-disparition» du PCF en relançant l’action communiste nécessaire pour le pays, pour le parti lui-même.

Les communistes doivent se réapproprier leur Parti !
Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes!

Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /2006 14:30
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Les communistes doivent se réapproprier leur Parti!
Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes!



Les 432 premières signatures du texte alternatif (3 février):

ALLIER : LUBRINA Antoine (instituteur retraité).

ALPES DE HAUTE PROVENCE :
DESPRETZ Claude (Professeur d’éducation physique retraité), DOURDENT Guy (retraité), ESMIOL Vanessa (étudiante), JAUBERT Daniel (retraité), SUFFIT Claude

HAUTES ALPES : PAUL Robert (Retraité du BTP)

ALPES MARITIMES :
BEAULIEU Claude (Président du Comité Valmy), BEAULIEU Sylvie (Secrétaire trilingue retraitée), GILLI René (Retraité, ancien Résistant)

AVEYRON : MARTINEZ Daniel (retraité de la RATP), MARTINEZ Joël (12)

BOUCHES DU RHONE : ACHILLI Adrienne, APRIN Henri (dessinateur) BACHELIER Richard (Technicien CNRS), BIANCHERI Charles (métallo en retraite), BROCAREL André (agriculteur), CHATAIN Monique (Infirmière), CHOISI Denise (agent PTT), CHOISI Guy (ouvrier retraité), COUREL Jean-Claude (ouvrier), DAUDET Louise (enseignante retraitée), DIJON Nathalie (secrétaire), FANTON André (cadre DDE retraité), GOMEZ Jean (artisan retraité), GOMEZ Marie (commerçante retraitée), GOMEZ Philippe (routier), GOUIRAND Marcelle (responsable agro-alimentaire CGT), LACHAPPE Bernard (Retraité SNCF), LUDOVICO Huguette, LUDOVICO Jacques (retraité), LUDOVICO Michel (routier), MOREAU Geoffroy (Etudiant), OLIVIER Roger (cheminot retraité), SEISSON Danielle (agricultrice, ancienne conseillère municipale), TEISSIER Magali (professeur), WAJS Luc (Technicien, courants faibles, université de Provence)

CHARENTE-MARITIME : 
CONSTANT Guy (retraité EDF-GDF), DUPUY Pierre (Technicien diéséliste, prêtre ouvrier au Chili, Vénezuela, Nicaragua et Cuba, Président du FAL-Oléron et de Cuba-Oléron)

HAUTE CORSE : JEAN Danielle (Professeurs retraitée), JEAN Robert (Professeur retraité)

COTES D’ARMOR :
NENNOT Christiane (Retraitée de l’enseignement), NENNOT Raphaël

DORDOGNE :
AUTIER Jean-François (Ajusteur-mécanicien retraité SNCF) BARRUCHE Annie (Agricultrice), BARRUCHE André (retraité agricole), CHARLET Lydia-Simone (commerciale), CHOULY Jacques, FRICOUT Hélène, FRICOUT Maurice, FRICOUT Serge (retraité RATP)

FINISTERE : LE COSTUMER Dominique (Postier)

HAUTE-GARONNE : MARTIN Michel (Traiteur)

GIRONDE : LARTIGUE Guy (retraité), LIABASTE (retraité SNCF), MILAN Paulette (agent hospitalier)

HERAULT : ABELLA Christiane (comptable retraitée), ABELLA Emile (Artisan retraité), APAP Georges (retraité), BALLESTE Jasmin (retraité TDF), BARBAZANGE Paul (Directeur d’école, professeur des écoles), BERGADA Aïda (Retraitée), BERTHELEMY Alain (Enseignant), BERTHELEMY Annie (Agent administratif), BOUSQUET Hugues (Cadre de banque retraité), CARNATZ Serge (secrétaire général de mairie), CARTADE Pierre (retraité SNCF), CASSAN Viviane, CAZAUX Jeannine (retraitée), CLARINIA Lionel (Agent administratif), COUQUET Aimé (Fonctionnaire territorial retraité), CRESPO Jean-Claude (Menuisier), CROS Jacques (Retraité de l’enseignement), CUBELLS Raymond (Technicien à France Télécom), DIAZ Serge (instituteur), DUVALET René (Technicien d’aviation, directeur de centre culturel), ENJALBAL Viviane (TISF), GARCIA Yvan, GENTIL Monique (retraitée PTT), JAILLET Remi (cadre SNCF retraité), KLEMENTIK Nicole (professeur), LAFON Roger (retraité territorial), LECOQ Armand, LECOQ Monique (Institutrice), VALETTE Andrée (Retraitée) MARTY Roland (Retraité), MEGNIUT Catherine (Femme au foyer, Bac + 3), MICHEL Claude (retraité des transports en commun), NEBOT Odenna (Chauffeur de bus), PAGES Christian (employé de commerce), , PRAX Jean-Paul (ouvrier), RAGONNET Martine (Bibliothécaire),SENEGAS Michel (Retraité d’EDF-GDF) VICTORIA Nicole (Retraitée), VICTORIA Vincent (Dessinateur), VINCI Christiane (Fonctionnaire)

ILLE-ET-VILAINE : DANG TRAN Jacqueline (universitaire retraitée)

LANDES : PINAR André

LOIR-ET-CHER :
AURIOL André (retraité RATP)

LOIRE-ATLANTIQUE : ABRAHAM Bernard (Professeur de philosophie retraité), ABRAHAM  Claudine (Professeur de lettre en lycée profesionnel), ABRAHAM François (psychiatre), ABRAHAM Michèle, ABRAHAM Wiliam (étudiant), NICOLO-VACHON (Architecte retraitée)

LOIRET : MAQUART Patricia (assistante maternelle), MENTZ Marie-Louise (retraitée), MENTZ Yvan-Henri (retraité)

LOT ET GARONNE: FRAISSE Huguette (retraitée), FRAISSE Luc (retraité)

MARNE : JOUY Yvon (cheminot, combattant volontaire de la Résistance)

MAYENNE : COLLET Marcel (Retraité construction, militant syndicaliste à la CGT depuis 1955), GARNIER Claude (agriculteur, Maire de Brée)

NIEVRE : BRUNEL Evelyne (chôemeuse), CORBIN Patrice (auteur)

NORD : BOVARLET Claude, DUBOIS Jeannette, DUPUIS Pascal, FAVIER Jean-Michel, HAGE Odile (secrétaire de la section de Douai), HENOCQ Yves, HERY Henriette, LAROSIERE Jean-François, LECLERCQ Christophe (ouvrier filtreur), LECLERCQ Jacques (secrétaire UL CGT de Douai), LEMAIRE Marcel, LEROUX Eugène (ancien résistant-déporté), MANIEN Denis, NIVET Monique, POUILLY Daniel, PRUVAUX Paulette, RENAUX Jacques, RIBBENS Marie, SURAY Emile, SURAY Hortense, TARNAT Robert, TIRMAN Odette

ORNE : MAZIRE Dominique (Enseignant), VAUJOIE Dominique (machiniste-receveur RATP)

PYRENEES ORIENTALES : TOURNE Claude-Emile (médecin spécialiste)

HAUTE-SAONE : GUERRIN Hubert (retraité de l’Education nationale)

SARTHE : FAINZANG Nathalie (Masseur Kinésithérapeute)

SAVOIE :
BERGER Pierre (Technicien dessinateur retraité) LE BERRE-BERGER Gabrielle (Comptable retraitée)

PARIS :
ABID Hasna (Conseiller), AMARD Geoffroy (Apprenti frigoriste), ANORGA Jacques, ARNAULT Micaella (retraitée), ARNAULT Pierre (retraité), ASUERO Evarista (retraitée), AURIOL Stéphane (Machiniste RATP) AVENEL Marco (Adjoint administratif) BARDOU Françoise (retraitée), BARNIER Jean-Pierre (Retraité de l’Imprimerie Nationale), BARRE Albert (Ouvrier métallurgiste au chômage, secrétariat PCF Paris 15ème), BARRE Morane (secrétaire) BEAULIEU Mireille (Programmatrice cinéma) BENECH Maryse (Traductrice), BERNARD Nicole, BERNARD Pierrette (retraitée), BERTHOME Hervé (RATP), BEYRIES Christine (Conseillère référente ANPE), BEZIAU Pierre (Retraité de la Fonction publique), BIDAUD Bernard (ouvrier retraité du livre), BIGNON Daniel, BOINEAUD Françoise, BOINON Roger (postier retraité), BOISSONADE Jérôme (Enseignant), BONNARD Marcel (Retraité de l’Imprimerie Nationale), BOUGEOIS Maud (retraitée), BOUKERKEB Cherif, BOULOT Monique (Retraitée de l’ANPE), BURLOT Evelyne (Educatrice), BYRNE Geoffrey, CARPENTIER Christine (Consultante marketing), CARTIGNY Bruno (machiniste-receveur RATP), CASALE Alain (militant syndical), CHARRET Thierry (machiniste-receveur RATP), CHATEIL Daniel (Retraité de La Poste), CHATEL Jean-Paul (Dessinateur industriel), CHAUVET Robert (Agent EDF, chargé d’affaires), CHEVREL Catherine (Postière), CHOULY Stéphane (Machiniste-receveur, RATP), CHRISTOFORIDES Catherine (Dessinatrice, Muséum d’Histoire Naturelle), CLARIS-LAFOURCADE Lise (Journaliste retraitée), CLOCHARD Jean (Retraité), CLOCHARD Lucette (Retraitée), COADOU François (Professeur de philosophie), CORADIN Régine, CORNACCHIA Fabien (Machiniste receveur RATP), COSTE Bernard (mécanicien RATP), COTTEVERTE Gérard (métallurgiste retraité), COVACHO Camille (Professeur retraité), COVACHO Paul (Professeur retraité), CRISTINA Gérard (agent RATP), DANG TRAN Emmanuel (secrétaire de section Paris 15ème), DE SMET Jean-Pierre (Machiniste receveur RATP), DEGAUGUE Arlette (Fonctionnaire au ministère des affaires sociales), DEL MASCHIO Gérard (agent EDF), DERRIEN Henri (Ouvrier typographe retraité, ancien Conseiller de Paris, dirigeant associatif pour le droit au logement), DESGRE Bernard (Postier), DHOMS Jean (Agent de conduite PTT retraité), DICONNE Daniel (Ouvrier imprimeur), DICONNE Stéphane (chômeur), DIMENT Bernard (Agent EDF), DIRER Françoise, DOIX Bernard (Technicien), DUPONT Rémy (ouvrier électricien, EDF), DUVAL Nicole (retraitée), EL KHATIB Aïcha, ESNAULT Danièle (Retraitée), FAINZANG Claude (enseignante, conseil départemental), FAINZANG Fabien (employé), FAUCHEROT Luc (agent GDF), FONDACCI Domitile (retraitée, bénévole dans une association de non-voyants), FOUTRIER Bernard (chercheur spécialiste du phénomène communiste), GALTAUD Josette (Retraitée PTT), GASSANE Pierre (Ouvrier d’Etat), GAUTHE Marc Fleuriste), GAWSEWITCH Josette (Laboratoire central des Ponts et Chaussées, secrétariat PCF Paris 15), GAWSEWITCH Stéphane (Agent SNCF), GAZZOLA Patricia, GAZZOLA Serge, GENNARI Robert (ouvrier RATP), GIBERT Didier (Agent EDF), GROS Serge (Chauffagiste), GUILLON François (médecin), GUILLOT Vincent (Journaliste), HAGE Julien (Enseignant), HERRERA Rémi (Chercheur au CNRS, docteur en économie), HORVATH Lucien (employé), HOTTE-HUILLARD Nicole (Retraitée de la Radio), HUARD Raymond (Retraité), JJ (Etudiant), KREYDER Julien (Retraité), KUPERSTEIN Armand (secrétaire de cellule, CDH), LANA Annie (retraitée de la RATP), LANA Serge (Architecte retraité), LATREILLE Michel (agent GDF), LAURENT Renée (Retraitée), LAVEANT Paul (Ingénieur, Docteur ès sciences retraité), L Nadège (enseignante), LECLERCQ Gabrielle (Retraitée), LECLERCQ Michel (Retraité), LEDELETER Bernard, LEGER Jean (costumier retraité), LE STRAT Ernest (Chauffeur de la Poste retraité), LE STRAT Yvonne, L’HASTENNEC Aline (Manipulatrice en radiologie), L’HASTENNEC Yvon (Manipulateur Radio), L’HERITIER Brigitte (Fonctionnaire MAE), LILLO Marc (gardien d'immeuble), LUCAS Fabrice (Agent RATP), MANALAÏ Angar (Veilleur de nuit), MARQUES Camille (Agent d’accueil et de vente, conseillère d’arrondissement du 14ème), MARTIN Michel (Retraité), MARTINEZ Sonia (Adjoint administratif), MEGE Daniel (Dessinateur-projeteur retraité), MERCIER Pierre (Adhérent depuis 1928, ancien cheminot, ancien commerçant), MOINE Dominique (Enseignante), MORILLON Guy (Retraité RATP), MOUZAS Claire (retraitée du mouvement associatif), MOUZAS Byron (architecte retraité), MURCIA Gérard (Ouvrier RATP), NEIERS Sylvain (Machiniste receveur RATP), ODOUL Alain (Gérant de commerce), PACLET Michel (Retraité de l’Imprimerie nationale), PANIGHETTI Norma (retraitée), PASSOT Bruno (Agent de recouvrement du Trésor) PAYS Octave (Retraité), PECULIER Bernard (Pâtissier), PEINTRE Junon (Ouvrier RATP), PILLEUX Jacqueline (Retraitée), PINCHON Paul (enseignant), PIPARD André (Retraité SNCF), PORTEJOIE Serge (retraité de la Poste), RATINAUD Jean (Ouvrier de la presse retraité), REZE Marie-Thérèse, RICHARD Jean-Yves, RICHARD Simone (Commerçante retraitée), RICHE Sandrine (Employée), RICHY Gilbert (Retraité), RIPPE Joël (Agent EDF), RONCORONI Raymond (Retraité), ROUTIER Eliane (employée), SAUTREAU Serge (écrivain),SELLOS Micheline, SENE Odette (retraitée), SOLEES Nadia (aide de laboratoire à l’Institut Pasteur), SOLET Nicole (Ministère de l’emploi), SOUSTRE Jean (Artiste dramatique), SPELLEMAN Jean-Jacques (Agent SNCF), STEMPFELET Jean-Paul (Retraité), STUCK François (Informaticien), TEBOURBI Belgacem (Ouvrier du livre) TENEZE Gilbert (docteur en sociologie, professeur en sciences économiques et sociales), TORNER Emile (Retraité, ancien déporté-résistant, secrétariat PCF Paris 15), URBANO Mario, VIGNIER Luc (Ouvrier RATP), VINCI Claude (chanteur-auteur), YAGHLEKDJIAN Pierre (étudiant), YAHIAOUI Marcel (Ouvrier spécialisée dans l’automobile), ZALACAIN Victoria (Cadre d’édition)

SEINE-MARITIME: RICOUARD Roland (métreur retraité, ancien adjoint au maire du Havre)

SEINE-ET-MARNE :
FLEURET Colette (enseignante retraitée), FLEURET Victor (enseignant retraité), PEDRANA Aurélio (Fonctionnaire territorial)

YVELINES : BOUTAUD Georges (employé RATP), GLORY Jean-Louis (Professeur de philosophie retraité), HELLIO Jean-Louis (Retraité, RATP), HEURDIER Nelly (Enseignante retraitée), LAMARQUE Christian (enseignant retraité), MIDOL Christian (Bibliothécaire-documentaliste), RONDEAU Alain (retraité de la Métallurgie)

SOMME : BOURGOIS-INDERBITZEN Denise (artiste-peintre), CHARPENTIER Jean-François (préposé PTT), CHARPENTIER Marcelle (invalide), COLLAS Evelyne (retraitée), COLLAS Georges (retraité PTT), CORSELLE Gérard (Retraité), CRIGNY Philippe (Manipulateur en radiologie), DEBEAUVAIS Fabienne (Employée de commerce, militante syndicaliste), DESCAMPS Catherine (employée restauration, ville d’Amiens), DUCHAUSSOIS René (Retraité), HENON Jonathan (Etudiant, pion), WARNET Pierre (Rmiste)

TARN : JALADE Eric (Enseignant)

VAR : CARDONA Georges-Bernard (employé de bureau), CHATAIN Jocelyne, GIMENEZ Roger (retraité des douanes), VANDROMME Huguette, VANDROMME Pierre (métallurigiste retraité), 

VAUCLUSE : BONNEBEAU Marianne (agricultrice), FEULOLLEY Raymond, MATHIEU Marcel (Artisan retraité), MEYER Monique, MEYER Régina, MEYER Robert (agriculteur retraité)

HAUTE-VIENNE :
BOULESTEIN Claude (France Télécom)

YONNE : YAGHLEKDJIAN Marc

TERRITOIRE DE BELFORT :
BOUR Daniel (Agent EDF-GDF, adjoint au maire de Delle), RICHARD Jean-Pierre (agent EDF-GDF)

ESSONNE : BRACHET Alain (retraité EDF), DUMON Nicole (Publiciste), GELLEE Janine (enseignante retraitée), JAMELOT Gérard (Physicien), MADRANGE Philippe, MOLINA Jules (retraité), SALEM Gilberte

HAUTS-DE-SEINE :
BASSARTIER Micheline, BELLESORT Annick (Cadre territoriale), CALASSOU Dominique (agent de maîtrise communal), CAUDRON Auguste (Retraité), CAUDRON Wanda (Retraité), CHANTRELLE Jean (Retraité de la fonction publique territoriale), CHANTRELLE Laurence (Retraitée de la métallurgie), CHAPLAIN Eliane (Agent territoriale), CLAVEL Evelyne (Fonctionnaire en préretraite), CLAVEL Gilles (Professeur de sciences physiques), CLAVEL Jean (Ouvrier métallurgiste retraité), CLAVEL Nicolas (Agent d’animation) DREYFUS Charles (Retraité RATP), FONTAINE Bernard (Ingénieur territorial), FONTAINE Ghislaine, FOUARD Violette (Retraitée), GARRY Bernard, GAULTIER Guy (retraité du livre), GAULTIER Simone (retraitée administration communale), GUIGNARD Denise (retraitée), GUILLOIS Françoise, GUILLON Anne (Intermittante du spectacle), GUILLON Claire, GRANGEREAU-LECOMTE Paula (Directrice d’école retraitée), HEROT Jean-Pierre (typographe retraité), LARRERE André (Mécanicien monteur), LARRERE Joëlle (Agent de bureau), LE CAM Christine (infirmière), LE CAM Hubert (kinésithérapeute retraité), LECHERBOURG Gaston (Retraité), LECOMTE Jean-Jacques (Publiciste), L. Pierre (Masseur Kinésithérapeute), MALLIERE Jean, MARIN Antonio, MONNERON Yvette; MONVILLE Aymeric (Traducteur, éditeur), PAYS Eliane (Retraitée), POUPEAU Jean (infirmier libéral), POUPEAU Sylvie, SANCHEZ Michel (Technicien de reportage, France 3),THOMAS Claudine (Rédactrice territoriale, militante féministe), VERCHER Jean (Expert comptable), YAGHLEKDJIAN Raymonde (Retraitée), ZANET Walter (Machiniste, RATP)

SEINE-SAINT-DENIS :
BELLIER Georges, CLER Jacques (professeur agrégé de mathématiques retraité), DE ANDRADE André (dessinateur projeteur), MANNKER Michel (retraité), MULLER Christiane (Retraitée), MULLER Jean (Retraité), PARADOT Raymond (syndicaliste), RODRIGUEZ François (machiniste-receveur RATP), RUBE Christian (syndicaliste), TALLOT Jean-Claude (professeur d’Allemand retraité), THIERY-LEVESQUE Michèle (Syndicaliste)

VAL-DE-MARNE :
ARNOLD Marise (secrétaire), BAKULI Marcel, BOUARAH André (retraité), CHINAULT-PAYEN Marie-France (Secrétaire), CORCELLE Sylvain (employé RATP), DAMIANI Jacques (Retraité), DE POILLY Alain (Ingénieur), DESCHAMPS Lucien (technicien), FLORES GUEVARA Roberto (médecin chercheur), GAUTHIER Marcel (Cadre administratif), GRAUX Christian (Attaché territorial), HEUDE Bertrand (Machiniste RATP), HEUDE Patricia (Machiniste RATP), INGERT Dorothée (Maître de conférence), JOLY Simone (Retraitée), PAYEN Bernard (Directeur commercial au chômage), PINTADO Josiane, WALIGORSKI Carol (Pré-retraité)

VAL D’OISE :
BAUER Roland (retraité du livre, secrétaire de cellule, conseiller municipal), BOISSY Olivier (Employé de presse), GIBOUDEAUX Lucienne (retraitée PTT conseillère municipale), GUILBAUD Serge (retraité SNCF), HAYS Alain, HIVERT Klébert (Enseignant retraité), REDOIS Joëlle (retraitée secteur social), SANTONI Roger (retraité), SANTONI Janine (retraitée), VOVARD Jacques (agent des PTT retraité, élu municipal d’Argenteuil 1977-2001)
Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /2006 13:52
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Le PCF doit présenter des listes dans toutes les régions et rompre avec la Mutation-démolition du Parti


Déclaration des communistes de la section du 15ème, adoptée à l'assemblée du 5 novembre 2003


L’enjeu des élections régionales de mars 2004 est d'ampleur nationale (beaucoup plus que celui des élections cantonales qui se dérouleront aux mêmes dates).

Elles pourraient constituer la première occasion électorale de s’opposer et de faire grandir une alternative à la politique menée par le gouvernement Raffarin qui poursuit à un rythme accéléré la déstructuration de l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques, des atouts économiques du pays.

La mobilisation populaire de grande ampleur du printemps, de nombreuses luttes depuis, traduisent le rejet profond de cette politique. Mais le mouvement social bute sur l'absence d¹alternative politique et le large consensus, devenu évident, autour de l'idéologie dominante des deux forces d'alternance : la droite et la sociale-démocratie avec ses satellites parmi lesquels la direction du PCF a rangé notre parti.

A Barcelone en mars 2002, Chirac et Jospin signaient ensemble les conclusions du sommet européen prévoyant le recul de 5 ans de l'âge de départ de la retraite dans tous les pays d'Europe et la privatisation de l'énergie.

Comment ne pas voir que la droite pousse aujourd'hui l'avantage que lui ont donné les choix de la " gauche plurielle " ? Avec les privatisations (" ouvertures de capital "), la sape du financement de la Sécurité sociale au nom des 35 heures, l'abaissement, déjà, des prélèvements sur les revenus des plus riches et les entreprises, ou encore le lancement de vastes programmes de démolitions de HLM et l’affaiblissement du Livret A, la " gauche plurielle " a bien préparé le terrain à la politique antisociale de la droite.

C’est sur cette base qu'elle peut se permettre toutes les provocations à l'égard du monde du travail que ce soit l¹allégement de l'impôt des plus riches, la hausse du forfait hospitalier, la suppressions des allocations des chômeurs en fin de droits ou la suppression d¹un jour férié au nom des morts de la canicule.

Les élections régionales vont constituer la première échéance électorale depuis les élections présidentielles et législatives de 2002 lors desquelles la " gauche plurielle " a été profondément désavouée pour cette gestion loyale des affaires du capital.

Il serait d'une grande importance pour le monde du travail qu'elles permettent un vote anticapitaliste au plan national.

Pour nous, c’est normalement la raison d¹être du vote communiste.

En 2002, l’électorat a sanctionné sans appel (3,37%) la stratégie de la Mutation et la participation active pendant 5 ans à un gouvernement de collaboration de classe par lesquelles la direction du PCF a vidé de son sens le vote communiste.

Pour nous, communistes de la section du 15ème , les élections régionales pourraient être l’occasion salutaire de rompre avec cette Mutation-démolition du Parti que la direction continue à mettre en oeuvre malgré les désastres électoraux et le désaveu des communistes dont plus de 400000 n’ont pas repris leur carte depuis 1994. Seuls 16% des adhérents restants se sont prononcés pour la base commune de la direction au 32ème congrès en février 2003.

Les régionales pourraient marquer un premier acte fort et visible, vital, de rupture avec la stratégie d’alignement sur le PS dans la " gauche plurielle " ou maintenant la " gauche unie ".

Naturellement, nous excluons la constitution de listes d¹union avec le Parti socialiste.

Qui peut croire que le PS a changé d’orientation alors qu¹il a tant de mal à faire semblant de s’opposer au nouveau gouvernement sur le fond.

On l’a vu de façon flagrante dans le débat sur les retraites. Sur le projet de Constitution européenne, comme pour faire obstacle à l¹exigence d’un référendum, le PS, déjà ardent défenseur de Maastricht, masque mal son accord.

En position d’attendre que l'impopularité du gouvernement s’accroisse et que le souvenir du bilan de la " gauche plurielle " s¹estompe, le PS gauchit le discours pour mieux préparer l’alternance.

Le PCF devrait absolument sortir du jeu politicien du PS et de ce schéma de l'alternance en fonction depuis 20 ans pour rouvrir la perspective révolutionnaire qui est sa raison d’être et le motif de notre engagement.

Pour cela, nous considérons qu'il est nécessaire que le PCF présente des listes dans toutes les régions et en ce qui nous concerne en Ile-de-France. Nécessaire mais pas suffisant.

La présentation de listes par le PCF n'aura de sens, d’utilité, de chance de succès que si, à l’opposé de tout calcul tactique, le contenu politique qu'elles portent expriment clairement la rupture avec les orientations fondamentale de la Mutation.

Rupture avec le choix du 30ème congrès de Martigues de privilégier les institutions sur les luttes qui sert à justifier l'alliance avec le PS en toute situation.

Rupture avec les glissements et reniements idéologiques qui sont apparus au grand jour avec la participation au gouvernement de la "gauche plurielle" et qui perdurent derrière les déclarations "anti-droite" des dirigeants du PCF (ex : sur l'opposition aux privatisations, sur le financement de la Sécurité sociale par la cotisation, sur la lutte contre l'Europe de Maastricht et même son action impérialiste dans les Balkans...).

Un axe majeur de la campagne devrait être le refus de l¹Europe des régions dans le cadre d'une large campagne contre toute forme de Constitution européenne. Une autre priorité devrait être le combat contre la décentralisation de Raffarin et ses premiers effets.

La campagne devrait naturellement porter la bataille pour la sauvegarde de notre potentiel économique, en particulier industriel, des services publics (nationaux), pour les (re)nationalisations, pour l'emploi, les salaires, la protection sociale, le logement social, la laïcité...

La démarche imposée unilatéralement par la direction du parti laisse clairement envisager le contraire.

En refusant de soumettre au débat des propositions précises, en repoussant au dernier moment la "consultation" des communistes, en organisant des "forums" faisant la part belle aux représentants des associations et des autres formations politiques, à des " personnalités" non communistes voire anticommunistes, la direction dans ses différents clans (Buffet, Braouézec...) cherchent à conditionner les communistes, nos électeurs à des alliances plus ou moins déguisées avec le PS, peut-être à une nouvelle liste type " Bouge-l'Europe ".

Nous, communistes du 15ème, exprimons à nouveau l'exigence d¹une opposition radicale à la politique mise en oeuvre depuis 20 ans et refusons tout compromis selon la formule de Lionel Jospin, à laquelle les dirigeants mutants ont prêté allégeance, prônant: "une politique progressiste dans les conditions du monde actuel", c'est à dire s'inclinant à chaque fois devant les exigences du monde capitaliste actuel.

Cette orientation politique, remettre le PCF sur les rails de la lutte des classes, est la condition pour recrédibiliser le Parti, lui rendre son utilité, sa nécessité pour construire une alternative politique à la droite, pour barrer la route à l'extrême-droite.

Nous appelons les communistes de toute la région, à défendre cette position dans le cadre de la préparation des élections régionales. Pour nous, il s'agit d'une nouvelle étape pour rassembler les communistes sur une base révolutionnaire.

Nous réitérons ainsi notre appel de la Fête de l'Huma pour que les communistes, avec ou sans carte, isolés, dans leurs cellules ou leurs sections, mènent l'action communiste immédiatement nécessaire dans leurs quartiers et entreprises, émancipés des directions mutantes et se rassemblent pour se réapproprier le PCF, acquis essentiel de l'histoire du mouvement ouvrier dans notre pays.

A Paris, dans la région Ile-de-France, nous nous prononçons dès à présent contre la candidature de Véronique Sandoval, conseillère régionale sortante, qui se situe à l'opposé des orientations exprimées ci-dessus, s'est totalement alignée en tant qu¹élue sur le PS et n'a, qui plus est, jamais rendu compte de son mandat en cinq ans et demi devant les communistes.
Jeudi 6 novembre 2003 4 06 /11 /2003 19:27
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