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Jeudi 15 septembre 2005 4 15 /09 /2005 21:30
Par La Section PCF du 14è - Publié dans : Actualité politique-France
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Dimanche 29 mai 2005 7 29 /05 /2005 21:48
Par Collectif PCF 17 - Publié dans : Non à l'Europe du Capital - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 29 mai 2005 7 29 /05 /2005 21:44
Par Collectif PCF 17 - Publié dans : Non à l'Europe du Capital - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 10 avril 2005 7 10 /04 /2005 00:17
Une place Marcel Paul dans le 14e

De très nombreux résistants et déportés étaient présents

La Place Marcel Paul a été inaugurée le 7 octobre, au niveau du 69 rue Raymond Losserand, en présence de Suzanne Barrès-Paul. La Fédération nationale des Internés resistants et patriotes, dont Marcel Paul était le fondateur, tenait le même jour les assises de la mémoire, pour son 60e anniversaire. Les participants étaient venus massivement à l’inauguration. Parmi eux de nombreux élus et les élus communistes de Paris et ceux du 14e, Jean Calvary et Camille Marquès. En hommage à Marcel Paul, ont pris la parole le Maire du 14e, Frédéric Imbrecht pour la CGT EDF-GDF, Guy Ducoloné pour la FNDIRP et le Maire de Paris. Tous ont mis en avant l’énergie et le courage de de cet enfant de l’assistance publique, devenu militant syndical et politique de premier plan, résistant et déporté, qui a su organiser la résistance à Buchenwald et sauver tant de vies humaines, enfin ministre communiste qui a mis en place en 1946 la nationalisation du secteur de l’énergie, de l’électricité et du gaz. Bien entendu,les graves menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’oeuvre du ministre Marcel Paul étaient fortement présentes ddans cette cérémonie.

Lettre de Camille Marques à l'Humanité
Par La Section PCF du 14è - Publié dans : Luttes, Paris et 14ème - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 4 avril 2005 1 04 /04 /2005 18:10
Intervention de Camille MARQUES, conseillère d’arrondissement communiste, à la réunion du Conseil du 4 avril 2005.



Chers collègues,

La création d’une place Marcel Paul à Paris répond au vœu réitéré à maintes reprises des élus communistes. Elle vient enfin combler une lacune injustifiable : l’absence dans la capitale d’un nom de rue honorant la mémoire et l’œuvre du grand résistant-déporté, de l’homme d’Etat de premier plan qu’était Marcel Paul. Que la future place Marcel Paul se situe dans le 14ème honore notre arrondissement.

C’est un juste retour des choses. Pour lui, d’abord. Enfant abandonné, il a fut trouvé place Denfert-Rochereau le 14 juillet 1900 et porté à l’Assistance à ce qui devait devenir l’hôpital Saint-Vincent de Paul. Pour les habitants du 14ème, ensuite. Marcel Paul fut l’élu de notre arrondissement au Conseil de Paris de 1935 à 1938. Dans cette période de crise, ouvrier lui-même, il agit inlassablement, il se démène pour la défense des travailleurs parisiens, ceux de nos quartiers, ceux de Plaisance en particulier, alors l’un des secteurs les plus miséreux de Paris.

Permettez-moi de citer quelques unes des innombrables propositions qu’il a défendues avec les élus communistes avec opiniâtreté face à une majorité réactionnaire. Certaines ne sont pas sans faire écho, souvent malheureusement, à nos débats d’aujourd’hui :
-réalisation de centres sociaux, de piscines, de bains douches, de lavoirs municipaux.
-création d’un nouveau square, déjà, à Plaisance
-organisation d’une soupe populaire dans tous les arrondissements
-amélioration de la garde et de l’éducation des enfants avant l’âge scolaire
-Municipalisation du service des assistants d’hygiène
scolaire.
-étrennes pour les enfants des chômeurs.
-Création d’hôpitaux pour les vieux.
-Création d’une commission d’enquête sur la société du gaz de Paris.
Et bien d’autres. Cet acharnement, cette passion à servir les intérêts des travailleurs les plus démunis, les victimes du système économique, la cause du peuple, Marcel Paul devait bientôt être amené à les consacrer au pays tout entier.

La reconnaissance tardive par la Ville de Paris de la personnalité de Marcel Paul tombe opportunément en cette année de 60ème anniversaire de la libération des camps de concentration et de la capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie.

Marcel Paul entre dans la clandestinité dès 1940. Il est alors à Nantes où il participe aux débuts de l’organisation de la résistance bretonne puis à la création de l’OS, l’Organisation secrète, qui allait être lamatrice des futurs FTP, francs tireurs et partisans. Le 13 novembre 1941, il est arrêté par la police de Vichy. Il est successivement interné à la Santé, à Fontevraud puis à Compiègne avant d’être déporté à Buchenwald via Auschwitz en avril 1944, classé NN par les nazis, “ Nuit et brouillard ”, ceux qui ne devaient en aucun cas revenir.

Au fond l’enfer de Buchenwald, Marcel Paul a joué un rôle décisif dans l’organisation de la Résistance française. Animé de l’esprit d’Union nationale de la Résistance qui continuera de caractériser son action toute sa vie, il est à l’origine de la constitution du “ Comité de défense des intérêts français ” dans le camp. Avec le colonel Mahnès, il parvient à réaliser l’union des 33 groupes de résistance dont les déportés français sont issus. Au cœur de la barbarie nazie, l’organisation, la solidarité sont essentielles pour survivre. En liaison avec les Résistants d’autres nationalités et particulièrement allemands, Marcel Paul contribue à sauver nombre de vies françaises, sans distinction d’obédience. Marcel Dassault, parmi d’autres, a su rendre hommage
à de nombreuses reprises à l’action de Marcel Paul.
Dans quelques jours le 11 avril, on célèbrera le 60ème anniversaire de la Libération de Buchenwald à laquelle la brigade française d’action libératrice, dans le cadre de l’organisation internationale de la résistance du camp a héroïquement contribué. Toute sa vie, Marcel Paul a continué à se dévouer pour ses compagnons de souffrance dans le cadre de la Fédération nationale des déportés, internés résistants patriotes, FNDIRP qu’il a fondée. Son action exemplaire d’élu parisien exemplaire, sa participation héroïque à la Résistance suffisent amplement à justifier la création d’une place Marcel Paul.

Mais c’est aussi évidemment l’homme d’Etat, l’ouvrier Homme d’Etat et son œuvre qu’il convient de célébrer. De retour des camps, Marcel Paul reprend immédiatement ses activités militantes syndicales et politiques. Depuis les années 30, il est dirigeant de la fédération syndicale CGT de l’éclairage, il le redevient. Elu député, dirigeant du Parti communiste, il est nommé par le Général de Gaulle ministre de la production industrielle le 21 novembre 1945. Il le reste jusqu’en décembre 1946, le temps d’accomplir un des pans majeurs du Programme du Conseil national de la Résistance : la nationalisation du secteur de l’énergie, de l’électricité et du gaz.

Il réussit le tour de force de regrouper 1300 compagnies privées en 2 grandes entreprises nationales, EDF et GDF. Il se bat et obtient la nationalisation de toutes les activités du secteur, de la production, du transport et de la distribution. Cette unité est nécessaire pour garantir le développement du pays en lui fournissant un équipement énergétique moderne et une énergie bon marché, en imposant à cette activité, essentielle à toute l’économie, à la vie de chacun, la logique du service public et de l’intérêt général. Marcel Paul, qui a connu lui-même les ravages du chômage, de la précarité, de la misère, profondément animé de l’esprit de progrès social, gagne également le statut exemplaire des électriciens et gaziers, et une organisation des oeuvres sociales d’EDF-GDF tout aussi exemplaire. Ce véritable modèle social inspirera et imprégnera toute les conquêtes sociales des décennies ultérieures.

Cet héritage reste infiniment précieux pour la France d’aujourd’hui, même si l’œuvre de Marcel Paul est menacée comme jamais encore depuis 1946. Aujourd’hui, malgré l’ampleur de la mobilisation des électriciens et des gaziers du printemps dernier, le soutien majoritaire de la population, la privatisation partielle d’EDF serait programmée avant la fin de l’année, celle de GDF pour le début du mois de mai. Mais à lire la presse, elle serait reportée pour ne pas influencer (dans quel sens, je vous laisse deviner) le référendum sur le projet de “ constitution ” européenne. Il serait encore reporté si le NON l’emportait. Permettez-moi de le rappeler, la nationalisation de l’énergie est inscrite dans le préambule de la Constitution française de 1946, intégrée dans la Constitution de la 5ème République…

Dans cette période, l’inauguration de la Place Marcel Paul sera d’une actualité brûlante.

Chers collègues, elle célébrera l’œuvre d’un militant communiste qui a su servir au plus haut niveau l’intérêt national.
Par Camille Marques - Publié dans : Luttes, Paris et 14ème - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Vendredi 25 février 2005 5 25 /02 /2005 14:45


Par La Section PCF du 14è - Publié dans : Luttes, Paris et 14ème
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Jeudi 11 décembre 2003 4 11 /12 /2003 19:36

Discours prononcé au Sénat par Marie-Claude Beaudeau, seule sénatrice, seule parlementaire communiste à avoir voté contre « l’élargissement » de l’Union européenne.

Le 10 décembre 2003

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, à vous entendre, les dix pays qui vont entrer dans l'Union européenne n'ont que des amis qui leur souhaitent la bienvenue. Pour ma part, amie sincère de ces dix pays, je ne peux pas leur souhaiter ce que je ne souhaite pas à mon peuple : l'Europe du capital ; je ne peux pas non plus leur souhaiter ce que j'ai toujours combattu et continue à combattre : les traités, directives et règlements européens qui font sa domination.

M. Dominique de Villepin ne tarit pas de références littéraires et humanistes, et je reconnais son talent pour donner avec lyrisme une dimension « historique » à cet élargissement.

Les textes sont plus prosaïques que ses discours. L'entrée dans l'Union européenne de dix nouveaux Etats, c'est leur entrée dans « un marché unique où la concurrence est libre et non faussée », c'est l'objectif prioritaire de l'Union européenne rappelé dès l'article 3 du projet de Constitution.

Vous insistez sur l'engouement populaire à rejoindre l'Union européenne. Rien n'est moins vrai. Le « oui » à l'adhésion a péniblement atteint 40 % des inscrits aux différents référendums, malgré le battage médiatique et le chantage au chaos orchestrés par les gouvernements.

En République tchèque, en dépit de l'ouverture des bureaux de vote pendant deux jours, la participation électorale fut à peine de 50 %, avec un quart de votes contre. L'un des deux seuls pays où le « oui » est majoritaire, de justesse, est la Lituanie , étrange démocratie où le parti communiste est interdit.

Pour les jeunes qui approuvent l'adhésion, la première motivation est de pouvoir s'expatrier à l'Ouest pour échapper à une vie quotidienne très difficile et à l'absence de perspective d'épanouissement individuel, après dix ans de restauration capitaliste.

On est loin de l'enthousiasme, vous le voyez !

Cet « acquis communautaire » - c'est ainsi que vous l'appelez - que ce traité leur impose de reprendre intégralement, ces peuples peuvent déjà voir à quoi il aboutit, comme ils savent le prix des sacrifices infligés au nom de l'adhésion.

L'expérience de notre peuple, depuis Maastricht, est parlante. Le nombre de chômeurs a augmenté de deux millions dans les pays des Quinze. La précarité de l'emploi s'est étendue comme jamais. Au nom de l'Europe, les services publics, les systèmes solidaires de protection sociale ont été largement démantelés, privatisés, les dépenses publiques et sociales sacrifiées.

Au sommet de Barcelone en mars 2002, les gouvernements européens ont décider de reculer de cinq ans l'âge de la retraite et de mettre en concurrence le marché de l'électricité. Ils s'y appliquent depuis, contre les peuples mobilisés en masse ; on l'a vu en France, en Autriche, on le voit maintenant en Italie.

L'Union européenne s'est révélée n'être qu'une formidable machine de guerre contre les travailleurs, visant à démolir les aquis sociaux et démocratiques de chaque peuple.

Maastricht devait aussi garantir la paix : l'Union européenne a attisé la guerre des Balkans et renforcé la militarisation des Etats membres, en collaboration étroite avec l'OTAN.

Non, je me refuse à présenter ce passif de l'« acquis communautaire » comme un cadeau aux dix futurs membres, lesquels risquent d'être d'autant plus broyés par l'Europe du capital que leur économie sinistrée est passée sous la coupe réglée des multinationales, auxquelles leurs gouvernements sont soumis. La quasi-totalité du secteur bancaire polonais, les deux tiers des entreprises industrielles qui n'ont pas été liquidées, l'essentiel des médias, leur ont été bradés.

Toujours en Pologne, 52 % des familles vivent en dessous du seuil de pauvreté et le taux de chômage officiel frôle les 20 %.

Certains s'imaginent que l'avènement de l'Union européenne va atténuer les effets d'un capitalisme sauvage. Rien n'est moins sûr. L'agriculture des pays de l'Est est déjà vouée à une restructuration dramatique.

Le gouvernement tchèque annonce une remise en cause du système de retraite pour 2004. Les privatisations se poursuivent partout.

Le précédent de la RDA , pourtant annexée par l'Etat le plus puissant d'Europe, est éloquent : après plus de dix ans, le chômage y reste de 20 % et deux millions de personnes, soit plus de 10 % de la population, ont dû quitter leur ancien territoire.

En revanche, l'utilisation par Bruxelles et par le patronat européen des nouveaux territoires de l'Union à l'Est, dont les économies et les Etats sont fragilisés et vassalisés, pour délocaliser et intensifier la concurrence entre travailleurs, le dumping social dans toute l'Union européenne, fait pleinement partie de la logique de l'élargissement.

Madame la ministre, mes chers collègues, hier encore, vous vous réjouissiez de ce que vous qualifiiez de « libération » des pays de l'Est du joug soviétique et de leur souveraineté recouvrée. Aujourd'hui, vous vous réjouissez qu'ils perdent leur souveraineté nationale dans l'Europe supranationale

Pour ces peuples, dont vous vous dites amis, vous avez approuvé un calendrier qui les a fait se prononcer sur leur adhésion avant même de savoir dans quel cadre institutionnel l'Union européenne fonctionnera. Je parle évidemment du projet de Constitution européenne élaborée par la Convention présidée par M. Giscard d'Estaing.

Je n'ai le temps ici que d'évoquer le danger extrême que représente ce texte pour les salariés et les peuples d'Europe. En donnant aux traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice le statut de loi fondamentale, en substitution des constitutions nationales, il vise à imposer de façon irréversible le carcan de l'Europe de la finance et du patronat. De même, il constitutionnalise l'instrument de recul social généralisé en Europe que représente la charte des droits fondamentaux.

Sur le plan institutionnel, il prépare l'avènement d'un Etat européen en instituant un président de l'Union européenne et en étendant la règle de la majorité qualifiée, qui prive les Etats de leur droit de veto.

C'est tout simplement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, leur liberté, que le principe de Constitution européenne veut abattre.

Vous vous réjouissez de faire entrer dix pays de plus dans cette perspective, dont la plupart des gouvernements ont déjà exclu de nouveaux référendums. Pas moi !

Je refuse le dogme de la nécessité d'une construction européenne, au nom duquel nous devrions tout accepter. Je ne suis ni pour ni contre l'Europe. Elle n'est qu'une réalité géographique.

Ce que j'appelle de mes voeux, c'est le développement de coopérations mutuellement profitables, qui n'ont rien à voir, je le précise, avec les coopérations renforcées prévues par le projet de Constitution, entre nations souveraines, européennes ou non, contribuant à un monde de paix et de progrès.

Je me bats pour la sortie des traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice, pour la dissolution de la Commission européenne, pour le respect de la souveraineté nationale de chaque pays à tout niveau, condition de ce qui pourrait être une véritable coopération régionale entre nations d'Europe.

Dans l'immédiat, je m'engage dans la campagne pour exiger un référendum sur le projet de Constitution européenne, qui permette à notre peuple de dire « non » à ce texte, comme à toute constitution européenne. Dans ce combat, les peuples d'Europe, en particulier ceux des dix nouveaux pays de l'Union, sauront s'unir, j'en ai l'espoir.

Fidèle à mes convictions, je voterai contre ce projet de loi, persuadée d'exprimer par ce vote l'opinion de beaucoup d'autres.

 

 

 
Par Marie-Claude Beaudeau - Publié dans : Non à l'Europe du Capital - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 1 décembre 2003 1 01 /12 /2003 11:24

 La direction du PCF décrète la création de la "Fondation Hue" pour déposséder les communistes de leur histoire.

 

 

La presse l’annonçait depuis mai 2002: Robert Hue, disqualifié aux élections, veut se reconvertir à la tête d'une "fondation politique". La direction du PCF l'a exhaucé en approuvant le 24 octobre dernier, évidemment sans consulter les communistes, la constitution de la "Fondation Gabriel Péri".

 

La portée de ce nouveau coup de force va bien au delà de la satisfaction d'un caprice personnel, il s'agit de placer l'histoire du PCF, son patrimoine intellectuel, une part de la légitimité liée à son nom, entre les mains d’un carteron de dirigeants mutants.

 

Dans le projet entièrement ficelé qui a été adopté ont déjà été désignés 10 des 12 futurs administrateurs: Hue comme président, Gayssot, Borvo, Martelli, Obadia, Bruhnes, Mayer, Pourre, Mairal, Vieu. Seuls le représentant du personnel et une "personnalité" non adhrérente au PCF n’ont pas encore été désignés. Pour parfaire le "processus démocratique", non seulement ces "administrateurs" seront irrévocables par le Parti mais la Fondation, placée sous la tutelle du ministère de l’intérieur, sera totalement indépendante du PCF qui n'est même pas le "fondateur officiel", celui-ci étant la société anonyme gérant l'immobilier du Parti.

 

La liquidation du patrimoine immobilier du Parti, acquis au prix de dizaines d'années d'efforts des communistes, que nous avons déjà relatée a plusieurs reprises, va donc servir à financer cette opération de dépossession intellectuelle. Les communistes vont même à nouveau être sollicités à souscrire, à cotiser pour apporter les 5 millions de francs nécessaires à la dotation initiale en capital de la Fondation.

 

Demain, la "Fondation Hue" pourra se prévaloir du titre de "Fondation politique du PCF" (même outrageusement du nom de Gabriel Péri), aura les moyens financiers, y compris des subventions publiques, pour déformer, dénigrer à sa guise le communisme et son histoire.

 

C’est bien pour cela que la direction du PCF s’est bien gardée d¹informer les communistes et de leur laisser la décision. Un parti communiste n’a besoin d’aucune fondation, comme le PS, l’UDF ou l’UMP.

 

La fondation Hue anticipe-t-elle la disparition programmée du PCF?

PCF MUTANT ET LAÏCITE:

 

Incroyable et scandaleux

 

Dans la déclaration du "Comité exécutif national du PCF" du 18/11, intitulée "Laïcité, attention au piège", on lit: "Nous proposons la représentation des courants religieux et philosophiques dans les instances de conseil et de débat de la République telles que le Conseil économique et sociale." Les mutants sont pour la réintégration des églises dans l'Etat! Et même dans le Parti puisqu¹est proposée également la présence de représentants des 4 principales religions au "conseil scientifique" de la Fondation Hue.

 

Par La Section PCF du 15è - Publié dans : Tribunes - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Jeudi 6 novembre 2003 4 06 /11 /2003 19:27
Le PCF doit présenter des listes dans toutes les régions et rompre avec la Mutation-démolition du Parti


Déclaration des communistes de la section du 15ème, adoptée à l'assemblée du 5 novembre 2003


L’enjeu des élections régionales de mars 2004 est d'ampleur nationale (beaucoup plus que celui des élections cantonales qui se dérouleront aux mêmes dates).

Elles pourraient constituer la première occasion électorale de s’opposer et de faire grandir une alternative à la politique menée par le gouvernement Raffarin qui poursuit à un rythme accéléré la déstructuration de l'ensemble des acquis sociaux et démocratiques, des atouts économiques du pays.

La mobilisation populaire de grande ampleur du printemps, de nombreuses luttes depuis, traduisent le rejet profond de cette politique. Mais le mouvement social bute sur l'absence d¹alternative politique et le large consensus, devenu évident, autour de l'idéologie dominante des deux forces d'alternance : la droite et la sociale-démocratie avec ses satellites parmi lesquels la direction du PCF a rangé notre parti.

A Barcelone en mars 2002, Chirac et Jospin signaient ensemble les conclusions du sommet européen prévoyant le recul de 5 ans de l'âge de départ de la retraite dans tous les pays d'Europe et la privatisation de l'énergie.

Comment ne pas voir que la droite pousse aujourd'hui l'avantage que lui ont donné les choix de la " gauche plurielle " ? Avec les privatisations (" ouvertures de capital "), la sape du financement de la Sécurité sociale au nom des 35 heures, l'abaissement, déjà, des prélèvements sur les revenus des plus riches et les entreprises, ou encore le lancement de vastes programmes de démolitions de HLM et l’affaiblissement du Livret A, la " gauche plurielle " a bien préparé le terrain à la politique antisociale de la droite.

C’est sur cette base qu'elle peut se permettre toutes les provocations à l'égard du monde du travail que ce soit l¹allégement de l'impôt des plus riches, la hausse du forfait hospitalier, la suppressions des allocations des chômeurs en fin de droits ou la suppression d¹un jour férié au nom des morts de la canicule.

Les élections régionales vont constituer la première échéance électorale depuis les élections présidentielles et législatives de 2002 lors desquelles la " gauche plurielle " a été profondément désavouée pour cette gestion loyale des affaires du capital.

Il serait d'une grande importance pour le monde du travail qu'elles permettent un vote anticapitaliste au plan national.

Pour nous, c’est normalement la raison d¹être du vote communiste.

En 2002, l’électorat a sanctionné sans appel (3,37%) la stratégie de la Mutation et la participation active pendant 5 ans à un gouvernement de collaboration de classe par lesquelles la direction du PCF a vidé de son sens le vote communiste.

Pour nous, communistes de la section du 15ème , les élections régionales pourraient être l’occasion salutaire de rompre avec cette Mutation-démolition du Parti que la direction continue à mettre en oeuvre malgré les désastres électoraux et le désaveu des communistes dont plus de 400000 n’ont pas repris leur carte depuis 1994. Seuls 16% des adhérents restants se sont prononcés pour la base commune de la direction au 32ème congrès en février 2003.

Les régionales pourraient marquer un premier acte fort et visible, vital, de rupture avec la stratégie d’alignement sur le PS dans la " gauche plurielle " ou maintenant la " gauche unie ".

Naturellement, nous excluons la constitution de listes d¹union avec le Parti socialiste.

Qui peut croire que le PS a changé d’orientation alors qu¹il a tant de mal à faire semblant de s’opposer au nouveau gouvernement sur le fond.

On l’a vu de façon flagrante dans le débat sur les retraites. Sur le projet de Constitution européenne, comme pour faire obstacle à l¹exigence d’un référendum, le PS, déjà ardent défenseur de Maastricht, masque mal son accord.

En position d’attendre que l'impopularité du gouvernement s’accroisse et que le souvenir du bilan de la " gauche plurielle " s¹estompe, le PS gauchit le discours pour mieux préparer l’alternance.

Le PCF devrait absolument sortir du jeu politicien du PS et de ce schéma de l'alternance en fonction depuis 20 ans pour rouvrir la perspective révolutionnaire qui est sa raison d’être et le motif de notre engagement.

Pour cela, nous considérons qu'il est nécessaire que le PCF présente des listes dans toutes les régions et en ce qui nous concerne en Ile-de-France. Nécessaire mais pas suffisant.

La présentation de listes par le PCF n'aura de sens, d’utilité, de chance de succès que si, à l’opposé de tout calcul tactique, le contenu politique qu'elles portent expriment clairement la rupture avec les orientations fondamentale de la Mutation.

Rupture avec le choix du 30ème congrès de Martigues de privilégier les institutions sur les luttes qui sert à justifier l'alliance avec le PS en toute situation.

Rupture avec les glissements et reniements idéologiques qui sont apparus au grand jour avec la participation au gouvernement de la "gauche plurielle" et qui perdurent derrière les déclarations "anti-droite" des dirigeants du PCF (ex : sur l'opposition aux privatisations, sur le financement de la Sécurité sociale par la cotisation, sur la lutte contre l'Europe de Maastricht et même son action impérialiste dans les Balkans...).

Un axe majeur de la campagne devrait être le refus de l¹Europe des régions dans le cadre d'une large campagne contre toute forme de Constitution européenne. Une autre priorité devrait être le combat contre la décentralisation de Raffarin et ses premiers effets.

La campagne devrait naturellement porter la bataille pour la sauvegarde de notre potentiel économique, en particulier industriel, des services publics (nationaux), pour les (re)nationalisations, pour l'emploi, les salaires, la protection sociale, le logement social, la laïcité...

La démarche imposée unilatéralement par la direction du parti laisse clairement envisager le contraire.

En refusant de soumettre au débat des propositions précises, en repoussant au dernier moment la "consultation" des communistes, en organisant des "forums" faisant la part belle aux représentants des associations et des autres formations politiques, à des " personnalités" non communistes voire anticommunistes, la direction dans ses différents clans (Buffet, Braouézec...) cherchent à conditionner les communistes, nos électeurs à des alliances plus ou moins déguisées avec le PS, peut-être à une nouvelle liste type " Bouge-l'Europe ".

Nous, communistes du 15ème, exprimons à nouveau l'exigence d¹une opposition radicale à la politique mise en oeuvre depuis 20 ans et refusons tout compromis selon la formule de Lionel Jospin, à laquelle les dirigeants mutants ont prêté allégeance, prônant: "une politique progressiste dans les conditions du monde actuel", c'est à dire s'inclinant à chaque fois devant les exigences du monde capitaliste actuel.

Cette orientation politique, remettre le PCF sur les rails de la lutte des classes, est la condition pour recrédibiliser le Parti, lui rendre son utilité, sa nécessité pour construire une alternative politique à la droite, pour barrer la route à l'extrême-droite.

Nous appelons les communistes de toute la région, à défendre cette position dans le cadre de la préparation des élections régionales. Pour nous, il s'agit d'une nouvelle étape pour rassembler les communistes sur une base révolutionnaire.

Nous réitérons ainsi notre appel de la Fête de l'Huma pour que les communistes, avec ou sans carte, isolés, dans leurs cellules ou leurs sections, mènent l'action communiste immédiatement nécessaire dans leurs quartiers et entreprises, émancipés des directions mutantes et se rassemblent pour se réapproprier le PCF, acquis essentiel de l'histoire du mouvement ouvrier dans notre pays.

A Paris, dans la région Ile-de-France, nous nous prononçons dès à présent contre la candidature de Véronique Sandoval, conseillère régionale sortante, qui se situe à l'opposé des orientations exprimées ci-dessus, s'est totalement alignée en tant qu¹élue sur le PS et n'a, qui plus est, jamais rendu compte de son mandat en cinq ans et demi devant les communistes.
Par PCF Paris 15 - Publié dans : Vie du Parti - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Samedi 20 septembre 2003 6 20 /09 /2003 11:23
Lors du procès de l’incendie du Reichtag à Leipzig qui a débuté le 21 septembre 1933, Georges Dimitrov, membre de l’exécutif de l’Internationale communiste, parvint à confondre ses accusateurs nazis, à démonter leur machination, à défendre haut et fort l’organisation et l’idéal communistes. Bien qu’ayant dû préparer sa défense enchaîné et isolé du monde, faisant preuve d’une rigueur et d’un sang-froid à toute épreuve face à la partialité des juges nazis, Dimitrov réussit à faire comparaître Goering et Goebbels, à mettre le premier hors de ses gonds et à tenir tête au second, à renverser le sens du procès spectacle voulu par les nazis et à gagner son acquittement. Dimitrov deviendra secrétaire général de l’Internationale communiste puis après la guerre premier dirigeant de la Bulgarie démocratique. Sa défense héroïque, entre les crocs de la bête immonde, a représenté une étape déterminante du développement de la lutte antifasciste dans les années 30.
Par PCF Paris 15 - Publié dans : Histoire - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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