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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 10:22
Plusieurs fédérations cheminotes ont échangé leur point de vue sur la situation sociale et revendicative à la SNCF.


Toutes ont souligné l’accélération et le contenu des réorganisations du système ferroviaire français qui, à terme, mettent en péril l’entreprise publique SNCF et fragilisent le service public.

Elles constatent que ces transformations souhaitées par le gouvernement et le président de la SNCF s’accompagnent de
décisions dramatiques sur l’emploi des cheminots, avec des conséquences sur la qualité de la production, la sécurité de l’exploitation ferroviaire et les conditions de travail.
Au mécontentement créé par ces transformations à marche forcée et facteur de stress s’ajoute la situation du pouvoir d’achat des actifs et retraités qui enregistre un recul.

Les Fédérations Syndicales ont également noté la multiplication des actions à caractère local, régional et national depuis la rentrée.

Des mobilisations qui prennent la forme de grèves, de rassemblements, de manifestations avec parfois la participation des populations qui refusent le recul du service public.

Dans ce contexte, où les projets sont menés au pas de charge sans véritable concertation approfondie, avec une direction et un gouvernement qui ne veulent pas entendre les exigences revendicatives portées par les cheminots et leurs représentants.,

Les cheminots actifs et retraités sont appelés à participer à une manifestation nationale à Paris le mardi 08 Décembre 2009

Usagers avec les cheminots de Montparnasse (et de France) qui seront massivement en grève le 20 octobre 2009

HAUSSE INCESSANTE ET SOURNOISE DES TARIFS SNCF: ASSEZ !

La bataille du RER B

Le renouvellement des trains doit être effectué en France!

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Défense des services publics - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 18:59

Inauguration de la Place Ambroise CROIZAT dans le 14ème

« Jamais nous ne tolérerons que soit rogné un seul des avantages de la Sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie cette loi humaine et de progrès. » Ambroise CROIZAT

  Mercredi 2 décembre 2009 à 11h15
Intersection de l'Avenue Paul Appell et des rues Porto Riche et Monticelli , Métro Porte d'Orléans


Un lieu portera enfin le nom d'Ambroise Croizat à Paris, près de 60 ans après sa mort. Les communistes de la cellule Plaisance-Michelaere  se félicitent de l'aboutissement d'une démarche qu'ils ont initié il y a plus de 3 ans avec Camille MARQUES, alors conseillère d'Arrondissement. Nous regrettons cependant le moment choisi pour l'inauguration, une matinée de semaine, qui ne rend pas justice au grand dirigeant ouvrier, fondateur de la Sécurité Sociale.
Rappelons ce que Camille disait si justement aux élus du 14ème : "Rendre hommage à Ambroise Croizat, le métallo, le militant, le précurseur n’a pas de sens si l’on s’en tient à une célébration historique. Je vous le dis : pour moi, pour les communistes, pour l’immense majorité des travailleurs de ce pays, la sécurité sociale n’est pas un sujet de commémoration historique, c’est un sujet de lutte présent et à venir. L’attribution du nom d’une place à Ambroise Croizat n’a de sens que pour perpétuer ce combat !
"

Voeu pour une rue ou une place Ambroise Croizat (29 Mai 2006)

Intervention de Camille Marques le 3 décembre 2007 au Conseil du 14ème Arrondissement 



Par PCF Paris 14 - Publié dans : Histoire - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 19:49

Une réflexion de notre camarade juriste Roland Weyl

Valmy440.jpg
Valmy : l'armée républicaine défait la coalition des Rois 


Et si le débat sur l'identité nationale abordée du seul point de vue de l'immigration, lancé par Satkozy visait aussi à masquer, dans notre pays, la perte de souveraineté populaire au profit des grands groupes de la finance prenant appui sur l'Europe supra nationale?
Et si l'arbre de l'immigration était pointé du doigt pour mieux masquer la forêt des abandons de souveraineté consentis à l'Europe du Capital ?

Une abstention majoritaire, et un basculement à droite. Ces deux constatations n’en font qu’une, surtout si l’on retient aussi que c’est un phénomène qui ne se limite pas à un ou quelques pays, mais affecte l’ensemble des pays d’Europe.

Cela oblige à en faire une analyse qui se libère de toute éventuelle savante explication autojustificative des uns et des autres pour en comprendre la vraie leçon. Pour cela on ne peut pas faire l’économie de ce que, en dehors d’une droite nationaliste, aucune liste n’a remis en cause le principe même de l’Union Européenne Supranationale. Le Parlement Européen étant par lui-même une institution supranationale, le seul choix qui a été offert aux électeurs a été entre une Union Européenne supranationale à objectif libéral et une Union Européenne supranationale à objet social.

Suite sur le blog des communistes clichois...

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Tribunes - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 09:22

Après la grève du 24 novembre à la Poste, on peut toujours gagner !

 

Tous les éléments existent pour engager une bataille décisive pour l’avenir du service public de La Poste :

la bataille pour gagner le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en SA et de mise en concurrence de toute la distribution du courrier, pour commencer à inverser le processus de privatisation.

 

La grève du 24 novembre, les assemblées générales, les initiatives prises partout en France par les militants syndicalistes ne peuvent que nous renforcer dans cette conviction.

Le rejet de la politique du gouvernement et du PDG Bailly est massif et hautement conscient. La volonté d’agir est grande, d’agir efficacement en se donnant tous les moyens pour gagner.

 

Les taux de grévistes à Paris, où les principaux syndicats appelaient à la grève reconductible, ont atteint par exemple les 35%, dépassant 50% dans plusieurs centres de distribution, 43% aux services financiers. Le 25 novembre, constatant les disparités dans les formes de mobilisation nationale, les assemblées de salariés optaient pour ne pas reconduire la grève et garder des forces. Plusieurs luttes locales sur des objectifs précis continuent.

 

Pour la suite, la perspective de convergences de lutte pour le service public s’impose plus que jamais.

Par la voix de la Cour des comptes, le pouvoir attaque à nouveau le statut de la SNCF et des cheminots et demande que les TER ne soient plus confiés à la SNCF au nom de la concurrence. Le 20 octobre, un premier mouvement contre l’éclatement de l’entreprise et notamment le démantèlement du fret, toujours au nom de la concurrence, a été bien suivi.

Le 24 novembre, les enseignants défilaient à côté des postiers contre les suppressions d’emploi, contre le sabotage de l’offre publique d’éducation.

Dans les mêmes termes, les personnels des hôpitaux affrontent les suppressions d’emploi, le déclin organisé de l’offre publique de soins, dans l’intérêt de la concurrence privée.

La grève des employés de plusieurs banques vient aussi souligner l’importance du maintien de la Banque postale comme banque de dépôt publique de référence et la nécessité de sa réintégration dans l’établissement public.

On pourrait citer tous les services publics attaqués par la politique de privatisation et de marchandisation.

Novembre/décembre 2010 après novembre/décembre 1995 ! Ce n’est pas une vue de l’esprit mais un objectif que, militants politiques, communistes, nous voulons contribuer à réaliser.

 

Des millions de salariés, de jeunes, de retraités, une majorité de la population sont opposés à la destruction du service public « à la française » en général, dont ils subissent déjà lourdement les conséquences, sont attachés au service public postal en particulier.

La « votation » du 3 octobre l’a confirmé. C’est son mérite.

Maintenant la question imminente est comment transformer en action cet état d’esprit, comment créer les conditions pour que cette majorité soutienne activement la lutte des postiers.

 

Car c’est eux qui sont décisifs !

Il est bien évident que ce ne sont pas les parlementaires de « gauche », minoritaires, qui arracheront la victoire. Comme l’ont fait les sénateurs communistes, ils ne peuvent qu’éclairer les intentions du gouvernement, faire gagner du temps pour ceux qui luttent.

Ce n’est pas davantage l’attente d’une alternance électorale « à gauche » en 2012 qui répond à l’exigence pressante. En 1996, on a déjà donné dans le jeu des promesses parlementaires avec France Télécom. En 1997, Jospin, à peine élu, privatisait !

 

La bataille de la Poste est beaucoup trop sérieuse pour être laissée aux arrière-pensées politiciennes. L’union avec la « gauche » qui approuve le traité de Lisbonne et les directives de marchandisation des services publics n’est pas en mesure de prolonger les 55% de NON de 2005 à la Constitution européenne. Elle ne peut pas se traduire en propositions et en actions pour gagner.

Nous le voyons bien dans la carte pétition des « comités » qui refuse de demander le retrait du projet de loi, de mettre en cause la concurrence européenne, qui continue de demander gentiment à Sarkozy un référendum sans même préciser sur quelle question.

 

Aujourd’hui, la priorité politique que nous faisons nôtre, est de construire les convergences de lutte entre salariés des services publics et de renforcer le soutien, politique et pratique, des populations au mouvement des postiers.


La section du PCF a rassemblé plus de 3000 signatures, collectées dans les autres entreprises et les quartiers, pour le retrait immédiat de la loi Lagarde.

 

Nous continuons prendrons de nouvelles initiatives parce que La Poste est une bataille essentielle qu’ensemble nous pouvons gagner ! La grève du 24 novembre a été une nouvelle étape encourageante.

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes Poste - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 18:37

Hommage à Guy Gibout

Ses camarades et amis vous informent, avec beaucoup de peine et de tristesse, du décès de Guy Gibout, intervenu le 23 décembre 2009 des suites d’une longue maladie.


Toute sa vie Guy aura lutté contre les injustices d’un système ou le fric est devenu roi, pour une autre société, le socialisme, débarrassée de toutes ses néfastes dérives.


Les obsèques de Guy auront lieu,

mercredi 2 décembre à 11 heures,

à l’ancien cimetière de Champigny (Rue du cimetière)


Un hommage lui sera rendu par son fils Melen et par Guy Poussy


Une collecte est organisée parmi ses amis et camarades. Les dons sont à adressés à madame Mireille Gibout, 15 avenue Wilson 94350 Joinville le Pont.

Pour se rendre au cimetière en transport en commun :

RER A Champigny

Prendre le 106 au RER A CHAMPIGNY-SAINT MAUR jusqu'à GABRIEL PERI-HENRI BARBUSSE

Gare des Boulleraux Champigny

Prendre le 110  RER E  LES BOULLEREAUX-CHAMPIGNY jusqu'à  GABRIEL PERI-HENRI BARBUSSE



Par PCF Paris 14 - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 17:29

Maire de Joinville-le-Pont de 1977 à 1983 Né le 26 juin 1933 à Asq (Nord), il débute sa carrière professionnelle de tourneur sur métaux à 17 ans dans une usine de roulements à bille, les ADR, située à Champigny sur Marne. Il adhère au Parti Communiste Français (PCF) en 1954. Il devient membre de la direction de la Fédération Seine-Sud, puis du Val-de-Marne. Pendant la guerre d’Algérie, il assume la rédaction du journal clandestin Soldats de France. En 1967 il devient journaliste, puis rédacteur en chef de l’hebdomadaire communiste départemental Le Réveil du Val-de-Marne et en 1974 du journal Les Nouvelles du Val-de-Marne. Après la disparition de ces publications, il intègre la rédaction du quotidien L’Humanité. Il dirige également la Cité internationale de la Fête de l’Humanité.


Guy Gibout est élu conseiller municipal communiste de Champigny de 1959 à 1965, et devient maire de Joinville en 1977.


Il est réélu lors d’un scrutin partiel en 1978 puis battu en 1983. Guy Gibout siège comme conseiller municipal jusqu’en 2001. Il devient maire honoraire en 2004. Très sportif, Guy Gibout a participé à de nombreuses compétitions cyclistes entre 1947 et 1958. Ceinture noire de judo, il s’était vu décerner la médaille de la jeunesse et des sports.


Passionné de vélo il se consacrera notamment à la défense de l’environnement menacé par le projet de doublement de l’autoroute A4.


Très critique sur l’évolution du PCF, il participe en 1996 à la publication de journaux d’opposition interne.


Il démissionne du PCF en 2000, en désaccord avec la mutation du PCF et avec ce qu’il considérait comme « la liquidation de l’Humanité en tant que journal du parti ». Il conservera cependant d’excellentes relations avec l’équipe de « son » journal.


Cette même année, avec d'autres camarades Guy Virgile Martin, Guy Poussy, Guy Perlican et Gilberto Boni, il participe à l'édition d'un journal d’opposition à la ligne du parti communiste : « Dialogues », Ce titre se transforme en septembre 1998 en « Echanges », pour terminer en octobre 2000 sous l'appellation de " Combat communiste". Dans la même année se crée l'association « RPCF » « Reconstruire le parti communiste français », qui se voulait être une voix de la résistance aux compromissions du PCF vers une dérive social-démocrate.


Les communistes du 14ème saluent sa mémoire et s'associent à la douleur de sa famille et de ses proches à qui ils adressent leurs condoléances attristées.


Par PCF Paris 14
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 15:04

Affaire du stade Jean Bouin : ne mélangeons pas tout !


J'ai eu l’occasion de m’exprimer contre le projet de reconstruction du Stade Jean Bouin qui me semble démesurément coûteux (200 millions d’euros avec frais annexes– 150 millions de plus que l’adaptation du stade Charléty) et dirigé vers les intérêts des grands sponsors du rugby bien plus que vers la réponse aux besoins des sportifs et de la population.


 Depuis le Conseil de Paris d’octobre, voilà que le Maire de Paris, Bertrand Delanoë se trouve convoqué par les juges de la brigade financière qui enquêtent sur les conditions d’attribution en 2004 de la concession de l’actuel Stade Jean Bouin à une association liée au groupe Lagardère. Ladite concession doit justement être renouvelée vraisemblablement aux mêmes. L’affaire fait les choux gras des élus de l’UMP qu’on ne sache pas tellement bégueules d’habitude quand il s’agit de satisfaire l’appétit des groupes financiers.


 Je considère pour ma part que les deux questions sont distinctes et doivent le rester.


 Nous n’avons pas les éléments pour juger de la légalité de la concession de 2004. Mais ce que nous pouvons continuer à dénoncer, c’est le principe retenu de renoncer à gérer en direct, en régie, un si grand nombre d’équipements parisiens aux dépens du service public, des statuts et conditions de travail des salariés mais au profit de groupes comme Lagardère.


Concernant le projet de reconstruction du stade Jean Bouin, les Parisiens doivent disposer de tous les éléments pour juger d’un tel investissement au moment où la municipalité entend augmenter si considérablement la pression fiscale. Le jeu politicien de postures entre UMP et « gauche » ne doit pas embrouiller le débat public et masquer les vraies données.


Camile Marques

 

Voir mon article sur le sujet :Nous aimons le rugby dans le respect du citoyen parisien : nous choisissons Charléty et non Jean Bouin !

 

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes, Paris et 14ème - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 11:54

Le 24 novembre, le même jour que les postiers et les enseignants, les employés de la Société Générale sont également appelés à la grève.


La banque, comme ses sœurs, a repris de plus bel ses activités spéculatives, tout en continuant à facturer au prix fort ses services aux clients ordinaires. Elle affiche un profit insolent de 450 millions d’euros pour le seul 3ème trimestre.

Mais côté salaires, la direction de la Société générale propose 0,7% d’augmentation en 2010 tout en agitant la menace de suppressions d’emploi et en alourdissant la charge de travail.

Alors encore qu’on apprend que certains traders ont touché des millions d’euros de bonus, 10,75 millions pour un seul individu, en pleine « crise ». Inacceptable ! D’autant plus que le gouvernement lui a octroyé généreusement un prêt de 4 milliards d’euros qui a permis de faire considérablement remonter le cours de l’action et qu’il a renoncé à surtaxer de 10% les bénéfices des banques.

Les revendications des agents de la Société Générale sont plus que légitimes. Elles posent la question de la reconquête d’un secteur financier nationalisé et souligne l’importance de la défense de La Poste publique.

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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 18:30

Mardi 24 novembre : manifestons notre soutien aux grévistes de La Poste et de l’Education nationale

 

La Poste : Manifestation – départ 14h00 du Métro Port Royal vers le siège, boulevard de Vaugirard (métro Montparnasse) – lien vers le tract de nos camarades du 15ème

 

Education nationale & recherche : Manifestation – départ 14h30 du RER Port Royal – lien vers le tract de nos camarades du 5ème  

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Actualité politique-France - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 18:00

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Pour être plus forts face à la politique du capital:

 

 

 

Venez renforcer le PCF!

 

La situation politique est marquée par une contradiction : le pouvoir parvient à poursuivre et accélérer sa politique de casse sociale et économique alors qu’elle est massivement contestée dans le pays.

Jusqu’à 3 millions de salariés, de jeunes, de retraités ont fait grève et sont descendus dans la rue le 29 janvier et le 19 mars. Les luttes se multiplient et les noms des entreprises Molex, Goodyear, Continental… deviennent autant de symboles de résistance face à un capitalisme qui utilise sa propre crise pour accélérer sa restructuration, comprimer les salaires, exploiter encore plus, même en cassant ou délocalisant l’outil de production. Les mobilisations contre la privatisation de La Poste, pour la défense du service public en général (SNCF, hôpital, EDF…) se multiplient. Une grande semaine d’action démarre le 24 novembre dans de nombreux secteurs avec les grèves de La Poste et de l’Education nationale.

 

Mais le mouvement social bute sur une perspective politique bouchée que les media et les tenants de l’idéologie dominante parviennent à enfermer dans le cadre institutionnel. Le spectacle est lamentable des combinaisons politiciennes rivées vers une alternance sans contenu (ex : accord PS/droite sur le traité de Lisbonne) en 2012, en passant par les régionales. La personnification à outrance de la politique du pouvoir sur Sarkozy invite de même à attendre et à se résigner d’ici 2012, pendant que la répression s’abat sur ceux qui luttent.

 

Mais 2012, c’est dans 30 mois ! Et on ne peut pas les laisser continuer comme ça au rythme de 50.000 chômeurs de plus par mois.

Nous affirmons que la perspective d’alternative politique aujourd’hui doit partir des luttes et de leur convergence et qu’il y a besoin, à côté de l’action syndicale, d’une intervention politique. Le rapport de force existe, dans chaque bataille, pour mettre en échec les contre-réformes du gouvernement. Une première victoire, comme en novembre-décembre 1995 ou même comme en 2006 contre le CPE peut changer la donne.

 

Le PCF est l’outil politique entre les mains des salariés pour cela, pour dégager une perspective de rupture immédiate avec la politique du capital, dans chaque lutte à partir de propositions et d’actions politiques. Plus que jamais, sa théorie révolutionnaire, sa forme d’organisation historique tournée vers la lutte des classes sont d’actualité. Dans les semaines qui viennent, nous nous engageons entre autres:

 

Pour la défense et la reconquête des grands services publics, en mettant en avant le refus de l’application des directives européennes, le maintien et la retour des monopoles publics gagnés à la Libération, l’exigence de renationalisations, la mise en échec immédiate du changement de statut de la Poste ou de la filialisation du fret SNCF…

Pour la défense de la Sécurité sociale, de la retraite solidaire, de l’hôpital public, en portant l’exigence de la suppression des exonérations de cotisations sociales, celle de l’abrogation de la Loi Bachelot, de la suppression de la tarification à l’activité dans les hôpitaux, de la baisse du forfait hospitalier...

Face au programme de démantèlement de pans de l’économie, à mettre en avant l’unité des actions pour défendre les filières industrielles, l’exigence de l’intervention publique jusqu’à la nationalisation démocratique de grandes entreprises clefs.

La justice sociale et la réponse aux besoins créent seules les conditions d’une croissance saine. Les batailles pour les salaires et leur revalorisation, pour le statut du salarié (notamment la défense de celui de la Fonction publique), doivent aller de pair. Comme celle pour l’abrogation des privilèges fiscaux des plus riches (bouclier fiscal).

La « crise » a aussi mis en évidence la nécessité de l’appropriation publique de l’ensemble du secteur financier en commençant par la défense des institutions publiques qui subsistent (Banque postale, Caisse des dépôts)

Contre l’insertion croissante de notre pays dans les affrontements impérialistes, pour la paix, nous entendons aussi faire monter l’exigence du retrait des troupes françaises d’Afghanistan et du retrait unilatéral de la France de l’OTAN.

Sur chacune de ces luttes, les forces existent dans le pays pour gagner et le PCF est un atout pour cela.

 

 

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Vie du Parti - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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