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le choix de la lutte

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Economie et luttes, France

Lutter contre le chômage en créant des emplois, pas en précarisant encore plus ceux qui existent !

Une fois de plus, un gouvernement en France prétend avoir trouvé la solution miracle contre le chômage massif dans la jeunesse. Après le CIP de Balladur, après les emplois-jeunes, voici le CPE !

Une fois de plus, on nous ment. On nous ment sur les véritables causes du chômage. On nous ment sur les moyens d'en sortir.

Une fois de plus, en prétendant lutter contre le chômage des jeunes, le pouvoir lutte en fait, pour le compte du patronat, contre les droits du salarié. On ne crée pas un seul emploi, on donne aux patrons la possibilité d'exploiter et de précariser encore plus ceux qui occupent les emplois qui existent déjà.

Une nouvelle aggravation de la précarité

Bien entendu, comme à chaque fois qu'ils inventent une solution miracle, elle est encore bien pire que toutes les précédentes. Qu'est-ce que le CPE ? Un contrat qui engage le salarié, mais pas l'employeur ! Tu t'engages à travailler et, en échange, aucune certitude. Pendant deux ans, tu peux être viré du jour au lendemain, sans que le patron ait même besoin de te donner un motif. Indemnité de licenciement ? Juste un vague pourboire. Et c'est l'État qui paie (c'est à dire les impôts payés par les salariés), pas le patron… qui peut ainsi licencier aux frais des travailleurs, et n'a donc vraiment aucune raison de se gêner.. D'ailleurs, les cotisations sociales sont aussi à la charge de l'État (Quand on nous fait pleurer sur le déficit budgétaire, on oublie de nous dire à quoi on emploie désormais les dépenses publiques).

Avec les CDD (déjà scandaleux) on était sûr de travailler et d'être payé pendant une " durée déterminée ". Là, aucune sécurité. On voit bien les conséquences. On te demande de faire des heures supplémentaires non payées ? Pas question de refuser. Malade, enceinte ? Le patron peut te virer. Te syndiquer, faire grève, distribuer un tract comme celui-là à la sortie de la boite, ou même au métro à côté ? Y penser, c'est déjà dangereux.

Et au bout des fameux deux ans de " période d'essai " ? (Quelle blague ! Qui peut croire qu'il faut deux ans pour juger si quelqu'un est capable de faire le boulot qu'on lui donne ?) Que croyez-vous que fera le patron ? Passée la deuxième année, il n'a plus le droit de virer sans motif. Au bout d'un an et 364 jours, il peut licencier sans motif… et réembaucher un nouveau " premier emploi ", qu'il pourra virer quand il voudra. Ce n'est pas seulement le contrat première embauche, c'est aussi, presque à coup sûr, le contrat dernier emploi. N'en concluez pas que ce gouvernement en veut particulièrement aux jeunes : il prépare déjà sa généralisation, et donc la fin du CDI.

Aucune perspective de création d'emplois

Ils osent nous dire: " Prenez ça, c'est mieux que rien ". C'est le mensonge principal. Non, le choix n'est pas entre CPE et chômage. Le CPE ne créera pas un seul emploi. Une entreprise embauche quand elle a besoin de travailleurs pour faire du profit. Elle embauche évidemment aux conditions les plus favorables pour elle : là où, avant, il y avait CDI, ou CDD, il y aura désormais des CPE. Le nombre total d'emplois restera le même, le nombre de chômeurs aussi.

C'est l'activité économique qui crée l'emploi. Le choix du capitalisme depuis plus de trente ans est de détruire l'activité économique en France, et en Europe occidentale, pour augmenter son profit. L'Union européenne est un instrument au service de ce choix. la monnaie unique, indépendante des peuples, est au service des intérêts financiers. Depuis plus de trente ans, tous les gouvernements en France, qu'ils soient de droite ou se prétendent de gauche, ont soutenu ce choix. Depuis plus de trente ans, ils ont prétendu lutter contre le chômage en faisant des cadeaux aux patrons.

Lutter pour imposer d'autres choix

En disant non à la constitution européenne le 29 mai, le peuple français a dit non à cette politique. Mais on veut le faire oublier. On veut nous ramener au gentil système de l'alternance : votez pour le PS pro Union européenne au deuxième tour, pour une de ses cautions " communiste " ou d'extrême-gauche au premier tour, et tout ira bien. Le résultat, nous l'avons vu de 1997 à 2002. On voudrait nous faire croire aujourd'hui que c'était beaucoup mieux que cette " droite dure ". Nous savons bien que Raffarin et Villepin ne font qu'aggraver et poursuivre ce qu'on fait Jospin, les Verts et la direction du PCF, comme eux n'avaient fait que poursuivre et aggraver Balladur et Juppé.

Ni la mondialisation, ni le chômage qu'elle provoque, ne sont des fatalités. Ce sont des choix politiques et sociaux. L'enjeu n'est pas d'attendre 2007 pour remplacer la majorité actuelle par une autre qui acceptera les mêmes choix.

Il faut se battre dès aujourd'hui pour faire avancer une autre conception.

C'est la logique du profit qui crée le chômage et la précarité. Il faut faire reculer cette logique, en diminuant la part du capital dans l'activité économique, en développant un secteur public natonalisé qui lui échappe, géré démocratiquement dans l'intérêt de tous, non pour le profit de quelques-uns. C'est ce qu'avait commencé le gouvernement issu de l'insurrection et de la Libération de 1944 à 1947. C'est ce qui a été détruit depuis, lentement d'abord, puis de plus en plus rapidement depuis le traité de Maastricht.

Il faut sortir résolument de la logique institutionnelle, qui produit une démocratie truquée, pour imposer des choix conformes aux intérêts et à la volonté de l'immense majorité du peuple français.

Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 22:34
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Avec les jeunes, les salariés du privé, les retraités, nous pouvons faire plier le gouvernement sur le CPE et le CNE, mettre un coup d’arrêt à la casse des statuts de tous les salariés poursuivie depuis 20 ans.

Les Agents RATP sont directement concernés!

Le CPE et le CNE s’inscrivent dans une attaque généralisée depuis 20 ans contre l’ensemble du statut du travail salarié.

Tout le droit du travail est gravement remis en cause. L’existence de ces statuts de travail dévalorisés, c’est le moyen de renforcer la mise en concurrence des salariés à statuts différents, de faire monter la pression sur chacun, de dégrader les conditions de travail, d’abaisser l’ensemble de nos droits acquis. A l’opposé, les statuts des personnels du secteur public constituent une norme nationale pour tirer le statut de l’ensemble des salariés vers haut. Pour tous les jeunes, le secteur public doit continuer à constituer une référence permettant d’entrer dans la vie active avec un emploi stable, qualifié, répondant aux besoins de la population, permettant de vivre dignement, à l’opposé de la précarité généralisée, de l’insécurité permanente, de la peur du lendemain, de l’arbitraire patronal auquel rêve le MEDEF.

Contre la logique de nivellement par le bas, la défense de nos statuts particuliers, acquis des luttes, s’inscrit pleinement dans la même lutte contre le CPE et le CNE.

Au cours de la journée interprofessionnelle de mobilisation contre les CPE et CNE, le Mardi 28 Mars, le préavis de grève déposé à la RATP fut largement suivi par les agents, quelles que soient leurs catégories. Ils ont fait preuve de leur détermination pour faire reculer le gouvernement.
Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 22:02
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RIEN N'EST NEGOCIABLE!

   500.000 le 7 février
1.000.000 le 7 mars
1.500.000 le 18 mars
3.000.000 le 28 mars de salariés de tous âges, du privé, du public, d’étudiants, de lycéens, de chômeurs... ont manifesté dans tout le pays contre le CPE.
Villepin est battu !
S’il ne l’a pas compris, la journée d’action du 4 Avril doit avoir raison de son entêtement.
Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 21:42
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M. de Villepin a sous-estimé la lucidité des jeunes et des salariés. Son CPE, comme son CNE, n’ont pas pour but de créer des emplois mais bien de précariser encore davantage l’ensemble des salariés pour les livrer à l’arbitraire total du patronat. Il pensait que les jeunes salariés, étudiants, lycéens étaient suffisamment conditionnés, « formatés » à la précarité pour accepter la supercherie du CPE. Eh bien non!. Comme l’ensemble des salariés, les jeunes refusent la vie au rabais, le mal-logement, l’horizon bloqué de l’insécurité sociale, l’exploitation accrue pour satisfaire l’appétit des actionnaires des entreprises du CAC 40 (dont les profits ont augmenté de 23,4% en 2005…).

Rien n’est négociable: exigeons le retrait sans condition du CPE! Exigeons en même temps le retrait du CNE, sa copie conforme! L’immense mobilisation populaire fait la démonstration de l’existence d’un rapport de forces pour mettre un coup d’arrêt tout de suite à la politique au service du MEDEF de précarisation générale du travail salarié, menée par les majorités successives depuis 20 ans.

C’est là, dans les luttes, que se trouve la voie pour construire l’alternative politique dans la lignée de la victoire du NON le 29 mai. C’est la meilleure façon de bousculer les calculs politiciens pour 2007.
Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 21:28
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Ensemble, les salariés, jeunes ou moins jeunes, du secteur privé ou du secteur public, les étudiants, les lycéens, les chômeurs peuvent gagner la bataille contre le CPE. Cette mobilisation peut et doit ouvrir la voie à la mise en échec de tout le processus de casse du statut et de dévalorisation du travail.

C’est ici et maintenant dans les luttes que se jouent la véritable alternative politique, la rupture avec les choix en faveur du MEDEF et de la finance, opérés depuis plus de 20 ans par les gouvernements successifs.

Il ne s’agit pas d’attendre 2007 et de préparer une hypothétique nouvelle alternance politicienne. Nous ne pouvons accorder aucun crédit au PS qui essaye de se refaire une virginité à gauche à propos du CPE. Il a lourdement contribué à la casse des droits sociaux entre 1997 et 2002. Il vient de se faire le chantre du OUI à la constitution de l’UE du capital, de la remise en cause des acquis sociaux nationaux (au coude à coude avec Villepin, Sarkozy, Schröder ou Blair auquel ses «présidentiables» rendent hommage à tour de rôle...). Ses propositions, y compris sur «l’emploi des jeunes» restent fondamentalement inspirées par la même logique.

Battre le CPE et le CNE aujourd’hui, c’est la meilleure façon de construire l’alternative politique pour aujourd’hui, comme pour demain.
Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 00:00
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Combattre la précarité (taxer les contrats précaires, interdire la sous-traitance en cascade, dissuader les « externalisations », rétablir l’autorisation préalable de licenciement…). Revaloriser le travail et le pouvoir d’achat des salaires et des retraites, pour alimenter une croissance saine, basée sur la consommation populaire et la réponse aux besoins (porter le SMIC tout de suite à 1500 euros,en finir avec le scandale des déductions de cotisations sociales patronales…). Accorder la priorité budgétaire à l’éducation nationale, la formation, la recherche. Défendre et développer l’appareil productif notamment contre les délocalisations et développer le secteur public.
Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 00:00
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1 salarié sur 10 a connu un « épisode dépressif » dans les douze derniers mois d’après le Baromètre santé 2005 de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. Ce chiffre est en hausse constante depuis des années. Comment ne pas voir le lien étroit avec l’explosion de la précarité, la dégradation généralisée des conditions de travail? Quel gâchis aussi pour notre pays!
Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 00:00
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1– Emploi: chercher l’erreur!
 Le CPE, comme le CNE, ne vise qu’à substituer des emplois précaires à des emplois existants. Depuis août, le gouvernement se targue de 300 000 CNE déjà signés, mais le secteur marchand concerné n’a créé selon l’INSEE que 8000 emplois (non liés à la mesure).Le gouvernement fait cadeau au patronat de l’exonération intégrale des cotisations sociales patronales pour les CPE. Depuis 1997, ces cadeaux ont fait la preuve de leur totale inefficacité pour l’emploi mais de leur effet dévastateurs pour le déficit de la Sécurité sociale.

2– « Mieux que rien pendant 2 ans ?»
NON! Pire que tous les contrats de travail existants! Plus besoin de justification pour licencier! Le CPE n’est pas un contrat de 2 ans mais un contrat à « durée incertaine », le salarié pouvant être licencié à tout moment pendant 2 ans. En ce sens, il est même pire qu’un CDD en terme d’incertitude pour le lendemain. Cette disposition, la possibilité de licencier sans motif et sans recours: c’est la soumission totale à l’arbitraire, un déni de droit, un recul d’un siècle en matière de droit du travail.  Elle est en contradiction avec la convention 158 de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le début de la précarité à vie: la possibilité d’enchaîner les CPE/CNE: Les CPE peuvent se succéder sans motif, sans recours, sans contrôle. Indemnité de fin de contrat pour un CPE: inférieur à l’indemnité de précarité des CDD (8% au lieu de 10). Licencier un salarié en CDI pour motif économique et le remplacer par un CPE: c’est possible!

Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 00:00
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