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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /2009 19:00

Mais qui a intérêt à monter la question de la Burqa ?

 Voilà deux mois bientôt que télévision, magazines, intellectuels, experts et politiciens en rajoutent à tour de rôle sur le sujet de la burqa, du nikab, maintenant du « burqini ». Des variations infinies sont imaginables tant ce type de débats fait leur miel. Et ils ont encore six mois devant eux jusqu’aux conclusions de la mission parlementaire.

 Sarkozy a donné le signal de départ dans son discours de Versailles le 21 juin, reprenant au bond la balle envoyée par un certain nombre de députés, dont le quarteron des éléments les plus réactionnaires et populistes de l’UMP.

Ces députés ont soudain découvert la nécessité impérieuse d’une mission parlementaire sur une question qui concerne quelques centaines de cas en France (bientôt plus grâce à sa montée en épingle) et sur laquelle la quasi-totalité de l’opinion s’accorde.

Moi aussi, comme tout le monde ou presque, je suis horrifiée par l’idée que l’on puisse imposer à des femmes le port du voile intégral.

Mais nous devons réfléchir à qui profite la médiatisation de la burqa.

Certainement pas aux femmes menacées par cette agression (ou une autre) dont l’affaire va exacerber les causes.

Certainement pas aux travailleurs qui subissent la politique au service du patronat et de la finance. Leurs soucis sont ailleurs.

 En revanche, on note déjà la délectation des religieux de toutes les confessions, de toutes les tendances, même les plus intolérantes (UOIF).

Les voilà transformés en experts sollicités par la République pour dire ce qu’elle doit autoriser ou non, y compris les tenues vestimentaires ! Des éléments extrémistes isolés ne manquent pas d’en rajouter dans la provocation pour faire passer ces « modérés » pour des références.

En bref : « la burqa non, le voile islamique oui », logique nourrissant les prétentions publiques communes à toutes les religions.

Les religieux et le pouvoir sarkozyste ont trouvé un nouveau biais pour attaquer la laïcité. Halte là !

Les Eric Raoult, Thierry Mariani ou Georges Mothron (Argenteuil), ces inlassables recycleurs des « thèses » du Front national, ne masquent pas non plus leur satisfaction. Pour eux, voilà une nouvelle tribune pour répandre à nouveau les idées nauséeuses qui empestent nos quartiers et s’appliquent à casser les solidarités ouvrières.

Avec, en plus, un couvert de laïcité républicaine et une caution de gauche !

En prime, la lutte contre la burqa recouvre d’une mission civilisatrice les actions de guerre de l’armée d’occupation occidentale en Afghanistan.

On comprend que Sarkozy soit content !

Mais, progressistes, ne nous laissons pas piéger par cette tentative de détourner nos réflexes !

 Plus que jamais, battons-nous pour l’école laïque et républicaine, pour les services publics, pour le progrès social, contre le capitalisme et ses opiums du peuple ! 

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Actualité politique-France - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /2009 08:28

Eureka ! Les chercheurs du Medef et du gouvernement ont trouvé ! Pour diminuer la pollution au carbone, il faut baisser les salaires et la protection sociale !

 

Et ils sont rejoints par un autre spécialiste : Michel Rocard, juste nommé par Sarkozy président de la « conférence d'experts ( !) sur la contribution climat-énergie ».

 

A son tour, il a estimé sur RMC ce 27 juillet que la Taxe-Carbone envisagée serait compensée par un « allègement de charges sociales patronales pour les entreprises ».

 

Pas besoin d’être savant mathématicien pour comprendre le résultat net de ces trois opérations :


« + 5 – 5 + 6,3 = 6,3 » : le patronat, les profits des capitalistes, vont gagner 6,3 milliards d’euros par an.

« + 5 – 6,3 = - 1,3 » : le budget de l’Etat, les dépenses publiques et sociales, vont perdre 1,3 milliard d’euros par an.

« - 5 = - 5  » : la Sécurité sociale, les retraites, la santé, l’hôpital, vont encore se trouver amputés de 5 milliards d’euros par an de leur financement solidaire par la cotisation sociale.

 

Pas besoin non plus d’être physicien pour comprendre les conséquences sur la pollution : aucune. Les entreprises les plus « polluantes », notamment les industries, seront davantage pénalisées par la Taxe carbone mais plus avantagée par la suppression de la taxe professionnelles pesant sur leur équipement. (Nous ne rentrons pas dans le débat ici sur la nécessité prioritaire de défendre les filières industrielles nationales).

 

Enfin pas besoin d’être savant logicien pour traduire simplement le raisonnement des experts à la solde du patronat et du gouvernement : puisque ce seront les assurés sociaux, les salariés, les retraités qui seront pénalisés, il faut croire que c’est parce que c’est eux qui sont responsables de la pollution !

 

Et puis quoi encore ? Un nouvel impôt sur les ménages à hauteur de 4 milliards d’euros par an!

 

Dans le même temps, l’autre partie de la taxe carbone pèsera comme sur les ménages, d’abord sur les salariés et les retraités aux revenus les plus modestes mais bien obligés de se chauffer et souvent de se déplacer pour aller travailler. On évoque 15% d’augmentation du prix du gaz, ou 8 centimes d’euro de plus par litre d’essence. Les « compensations » annoncées, de façon vaseuse par Rocard et cie, seront impossibles à fixer et très incomplètes.

 

Syndicats, consommateurs commencent à réagir avec force sur cet aspect.

 

Sur l’ensemble de la question, nous pouvons mettre en échec le gouvernement et sa taxe carbone.

Refusons tout prélèvement sur les ménages !

Refusons toute exonération de cotisations sociales patronales !

Refusons de tomber dans le piège hypocrite et cynique qui vise à mettre en avant les questions de protection de l’environnement pour justifier une politique antisociale ! Elles méritent une autre réflexion et d’autres mesures.

 

La pollution, ce n’est pas notre protection sociale ! C’est leurs profits !

 (source : pcf paris 15)

 

 

Une intervention de Jean-Claude DANGLOT, sénateur communiste du Pas-de-Calais


Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement du dicton populaire qui avait cours pendant la « quatrième république » lorsque les gouvernements alternaient et ne tenaient que quelques mois, voire quelques semaines : « Un ministre socialiste arrive c’est donc une nouvelle taxe qui va nous tomber dessus ! » Certes l’histoire ne repasse pas les mêmes plats, dit-on, mais force est de constater que nous vivons, à gauche, une période bien étrange sur le plan des repères…

En effet, Michel Rocard, mandaté par Sarkozy, vient de confirmer, au nom d’un prétendu consensus de personnalités qualifiées s’arrogeant une fois encore le droit de dire ce qui serait bon pour notre pays, que la taxe carbone serait mise en œuvre dès 2010. Cette taxe aurait notamment pour objet de compenser l’allégement de la taxe professionnelle, contre l’avis des associations d’élus. Une fois encore, les principaux contribuables qui paieront la nouvelle taxe carbone seront les ménages puisque celle-ci sera incluse dans le prix des carburants et sur les factures de chauffage. 8 centimes de plus sur le litre de super sans plomb et quelques autres de plus pour le fuel domestique ou le chauffage au gaz, voilà le prix qu’il conviendra de payer, et jusqu’à 300 euros par an ! Venant peu de temps après l’annonce de la hausse des charges locatives liée au financement des économies d’énergie, voici clairement des mesures qui vont continuer à diminuer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles. Les ménages paient déjà un lourd tribut en matière de taxes et il n’est pas inutile de rappeler que c’est la TVA qui grève le plus les budgets populaires. De fait, les salariés les plus modestes, ceux dont les revenus sont trop faibles, bien souvent, pour pouvoir habiter près de leur lieu de travail, seront les premières victimes de cette contribution habilement baptisée « climat énergie ». La cause de la défense de l’environnement doit elle passer par une nouvelle mise en cause de l’égalité devant l’impôt ? S’il faut agir pour l’environnement, ce qui est indispensable, pourquoi ne pas réserver l’allégement de la taxe professionnelle aux seuls investissements éco responsables ? Pourquoi ne pas consacrer une partie des 25 milliards d’euros de la taxe sur les produits pétroliers au financement de la protection de l’environnement, à l’amélioration des performances énergétiques des immeubles et logements ? On peut d’ailleurs se demander comment les 8 milliards d’euros de la taxe carbone pourraient, par miracle, faire demain ce à quoi les 50 milliards d’euros de l’actuelle fiscalité environnementale n’ont pas encore permis de faire ? Je suis intervenu à plusieurs reprises lors du débat sur le « Grenelle de l’environnement » pour défendre ces propositions mais il paraît indécent pour le gouvernement et sa majorité de parler des moyens financiers et de justice sociale lorsque s’agit surtout d’évoquer de manière abstraite les enjeux environnementaux. Les Sénateurs du groupe CRC SPG, , sont clairement opposés à l’instauration d’une nouvelle taxe venant ponctionner un peu plus le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles populaires. Nous réaffirmons notre opposition résolue à la mise en place de la taxe carbone version Sarkozy, Juppé et Rocard."


Par Jean-Claude Danglot

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Economie et luttes, France - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /2009 16:02
Quelques rappels d'une syndicaliste des finances. A toutes fins utiles face à la loi sur la "mobilité" des fonctionnaires et à la RGPP.

POURQUOI UNE FONCTION PUBLIQUE SOUS STATUT

 

D’abord, le principe d’égalité, par référence à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui dispose que l’on accède aux emplois publics sur la base de l’appréciation des « vertus » et des « talents » c’est-à-dire de la capacité des candidats ; nous en avons tiré la règle que c’est par la voie du concours que l’on entre dans la fonction publique.

Ce principe est parallèlement celui de l’égalité d’accès et de l’égalité de traitement des citoyens. Un recrutement en dehors des concours favorise le clientélisme et induit un traitement différent des citoyens. 

Le principe d’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif que permet le système dit de la « carrière » où le grade, propriété du fonctionnaire, est séparé de l’emploi qui est, lui, à la disposition de l’administration ; principe ancien que l’on retrouve déjà formulé dans la loi sur les officiers de 1834.

Le principe de la continuité :

Le service public doit assurer ses missions de manière permanente quel que soit le pouvoir en place ou les conditions extérieures et sur l’ensemble du territoire.

La RGPP avec la restriction des implantations, les fusions, les suppressions d’empois et la régionalisation des services publics, ajoutées à la loi sur la mobilité qui remet en cause le statut et les principes énumérés plus haut (recrutements précaires, mobilité contrainte, temps partiel contraint...) mettent en péril ce principe.

Le contrat opposé au statut

Pourquoi le fonctionnaire a-t-il été placé par la loi vis-à-vis de l’administration dans une situation statutaire et réglementaire et non contractuelle (art. 4 Titre 1er)? et pourquoi les emplois permanents des collectivités publiques doivent-ils être occupés par des fonctionnaires (art. 3 T I) ? Parce que le fonctionnaire est au service de l’intérêt général à l’inverse du salarié de l’entreprise privée lié à son employeur par un contrat. Remettre en cause cette spécificité c’est déconnecter le fonctionnaire de l’intérêt général pour le renvoyer vers des intérêts particuliers, le sien ou celui de clients ou d’usagers.

Le métier opposé à la fonction

Dans le système dit de la carrière, propre à la conception française, on ne sert pas l’État comme on sert une société privée. C’est une fonction sociale qui s’apparente aussi bien à la magistrature, au sens donné à ce mot dans l’ancienne Rome, qu’au service public moderne dans toute la gamme des technicités requises pour la mise en œuvre des fonctions collectives d’une société développée comme la société française.

La notion de métier doit être considérée comme péjorative dans la fonction publique.

En effet, la substitution du concept de métier à celui de fonction vise à rien moins qu’à substituer la logique du marché à celle du service public, une fonction publique d’emploi à une fonction publique de carrière. Elle est accordée à la substitution du contrat à la loi, du contrat au statut.

Elle touche donc au cœur la conception française de fonction publique en remettant en cause le principe d’indépendance.

L’individualisation de la performance opposée à la recherche de l’efficacité sociale

L’atomisation salariale (différentes composantes de la rémunération : rémunération indiciaire, au mérite, GVT, primes, bonifications, etc., s’ajoutant l’atomisation fonctionnelle et contractuelle, est dangereuse en tant qu’elle isole le fonctionnaire de ses collègues. Elle le rend par là plus vulnérable dans un contexte qui tendra à devenir plus clientéliste, plus sensible aux pressions administratives, politiques ou économiques. C’est au bout du compte l’intégrité de la fonction publique qui risque d’être mise en cause et la responsabilité que conférait à l’agent public l’article 15 de la DDHC : «  La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »

Pour finir un rappel historique :

 

En 1945, la libération a été marquée par la reconstruction de l’État, le grand débat national pour le renouvellement des institutions et la constitution de la IVe République, la mobilisation pour la renaissance du pays, les grandes réformes économiques et sociales et les nationalisations. C’est ainsi que des entreprises comme EDF-GDF ou la SNCF deviennent entreprises d’État avec un statut particulier.

C’est aussi la naissance de la Sécurité Sociale qui doit garantir les risques pour tous, de la naissance à la vieillesse. Dans ce contexte Maurice Thorez entré au gouvernement provisoire constitué le 22 novembre 1945, en qualité de Ministre d’État chargé de la fonction publique allait mettre en route une politique s’appliquant à l’ensemble des fonctionnaires. Le Statut général des fonctionnaires est voté à l’unanimité le 5 octobre 1946.

Maurice Thorez affirma que le Statut était :

« une loi essentiellement démocratique qui fait honneur à notre pays », et que « le fonctionnaire était enfin considéré comme un homme et non comme un rouage impersonnel de la machine administrative ».

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Economie et luttes, France - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 15:49

D'après AFP.

Bonus BNP Paribas: Candelier (PCF) propose la nationalisation des grandes banques

Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord, entend déposer, après le "nouveau scandale" à la BNP Paribas sur l'octroi de bonus, une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour la "nationalisation des grandes banques" et la création d'un "pôle public financier".

"Après avoir touché 5 milliards d'euros de l'Etat, la BNP Paribas en provisionne un pour rétribuer ses spéculateurs. C'est indécent", affirme le député communiste dans un communiqué, soulignant que les banques "sont les principales responsables" de la crise.

"Pour sortir de cette mauvaise farce, on ne peut pas attendre grand-chose du président de la République. Celui-ci fait penser à un pompier pyromane", selon M. Candelier.

Le député PCF estime qu'il faut légiférer "vertement et vigoureusement" et pour ce faire, il va déposer, avec son collègue communiste Maxime Gremetz, "une proposition de loi sur le bureau de l'Assemblée nationale pour réformer de fond en comble notre système financier".

"Nous proposons de nationaliser les grandes banques capitalistes françaises (dont la BNP Paribas), de démocratiser leur fonctionnement, avec la participation des salariés et des usagers" et "ce, dans le cadre d'un nouveau service public et d'un large pôle public financier", ajoute-t-il.

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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 16:43

Le PCF doit s’exprimer sans ambiguïté pour la sortie de la France de l’OTAN.

 

Les événements récents viennent de souligner de façon tragique les conséquences de l’alignement français sur la politique mondiale des Etats-Unis et l’OTAN. Dix soldats français viennent d’être tués en Afghanistan, où les gouvernements successifs ont engagé notre armée dès 2002 (sous la « gauche plurielle »), avant que Sarkozy décide de renforcer le corps expéditionnaire et de le diriger vers les zones les plus tendues. L’action de l’OTAN, à laquelle est affilié le gouvernement géorgien, pèse aussi lourdement dans les événements du Caucase.

Pour les communistes français, un objectif doit être posé sans ambiguïté : la revendication de la sortie de la France de l’OTAN. Evidemment cette perspective implique le refus total de la réintégration de la France dans le commandement intégré, comme Sarkozy vient de le décider en conclusion d’un processus conduit par tous les gouvernement depuis les années 70. L’aspect symbolique rejoint un enjeu hautement politique.

Mais au-delà, quelle doit être l’attitude du PCF vis-à-vis de la France et de l’OTAN ? Au 33ème congrès, la résolution finale aborde le sujet deux fois :

- « Alors que les États-Unis militarisent à outrance les relations internationales, développent le concept de guerre préventive en appui à leur offensive économique, commerciale et culturelle, la France et l'Europe doivent être des acteurs indépendants de type nouveau. Cela suppose de s'émanciper de l'OTAN et d'avancer vers sa dissolution, »

- « La France et l'Union Européenne doivent jouer un rôle positif au Moyen-Orient et dans le monde pour la paix en se dégageant de l'hégémonie et de l'unilatéralisme des États-Unis, ainsi que du carcan atlantique de l'OTAN dont il faut obtenir la dissolution. »

Ces phrases appellent, comme certains ont déjà suscité le débat au dernier congrès, plusieurs réflexions.

Comment imaginer d’abord que l’UE se détourne de l’alliance atlantique alors que c’est l’un de ses fondements principaux ? Le projet de « constitution » européenne comme le texte du traité de Lisbonne sont sans ambiguïtés sur l’alignement sur l’OTAN et la militarisation de l’UE dans ce cadre. Cette dernière perspective n’est pas plus acceptable en dehors de ce cadre en vue de la constitution hypothétique d’un pôle impérialiste européen.

La revendication de la « dissolution » de l’OTAN n’est pas équivalente, encore moins supérieure, à la revendication de la « sortie de la France de l’OTAN ». Dissoudre l’OTAN ne peut relever que d’une décision de ses membres avec la prépondérance que l’on sait des Etats-Unis. Citoyens français, ce n’est pas de notre ressort. Alors que demander la sortie de la France de l’OTAN relève de notre débat politique et va de pair, en les dépassant, avec nos revendications du retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan et avec le rejet de l’intégration dans le commandement commun.

Avec la demande de la « dissolution de l’OTAN », qui plus est, posée dans le cadre de l’UE, la direction du Parti accepte de fait que, pour un temps (sans fin ?), les orientations de l’OTAN soient acceptées jusqu’à un invraisemblable « dépassement » de l’alliance par un nouveau système d’alliances internationales atlantiques ou étendues. Aucune transformation de l’OTAN, officine impérialiste de guerre, n’amènera à un système de règlement pacifique des conflits internationaux.

Aussi, nous devons affirmer clairement le mot d’ordre : retrait de la France de l’OTAN ! en complément des propositions pour le Retrait des troupes françaises d’Afghanistan ! et de Refus du retour de notre pays dans le commandement intégré de l’OTAN.

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Politique-International - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 11:18

Un dialogue « social » qui ressemble à une partie de chuchotements !

 

Qui le sait ? Une négociation entre organisations patronales et syndicales est engagée depuis 6 mois pour fixer les conditions d’une « réforme » aussi grave pour l’avenir de la médecine du travail qu’a pu l’être la loi Fillon pour les retraites. Aucun débat public, pratiquement aucun article de presse : les principaux intéressés, les salariés, sont soigneusement tenus à l’écart.

 

Un dialogue « social » où le Medef est maître d’école.

 

L’initiative de la « réforme » revient au gouvernement. Le Medef a débarqué avec son texte, étonnamment accepté comme base de discussion. Puis sept réunions plénières se sont échelonnées pour en aménager les contours.

Pour le Medef, la dernière réunion, fixée au 11 septembre 2009, devra être « conclusive ». Restera ensuite au gouvernement à sortir les décrets et le projet de loi correspondant à la remise en cause intégrale de tous les acquis historiques de la loi de 1946.

 

La priorité du pouvoir et du Medef : sortir le médecin du travail de l’entreprise.

 

« Démographie défavorable », « pénurie qui va s’aggraver », les médecins du travail seraient comme une espèce en voie de disparition. Une « fatalité » devant laquelle le représentant du Medef appelle à être « réalistes ».

Pourtant les médecins du travail ne sont pas des pandas ! Pour les reproduire, il suffit de les former. La demande est forte, pressante. Les conditions existent. Mais pour le Medef et le gouvernement, évidemment c’est exclu.

 

Puisque l’on ne formera pas les médecins du travail qu’il faut, on supprime leurs attributions. Les visites périodiques seraient espacées (tout les 4 ans et encore) les privant de tout sens. D’autres intervenants des services de santé au travail que les médecins pourraient assumer certaines prérogatives. La fonction de prévention dans l’entreprise, l’objectif d’adaptation des postes de travail seront délaissés. Etc.

 

A nouveau, l’Europe sert de support aux casseurs de droits sociaux. A l’obligation de visites médicales à l’entreprise pour chaque salarié, une directive européenne, que rien n’oblige à appliquer, prétend substituer un accès médical facultatif pour celui qui en fait la demande expressément (à l’employeur !).

 

La mainmise patronale, si souvent dénoncée, serait encore renforcée avec la substitution de médecins du travail, salariés protégés par leur statut et leur compétence, par d’autres intervenants beaucoup plus dépendants, comme avec la « gouvernance paritaire » des services de santé au travail.

 

User les salariés jusqu’au bout puis les jeter comme inaptes, n’est-ce le rêve des patrons avides de profits ? Ne les laissons pas détruire la médecine du travail !

 

Faire le plus de bruit possible avant et après le 11 septembre pour contrecarrer ce projet : voilà ce que peuvent faire de mieux ceux qui sont dans le camp des travailleurs !

 

Nous reproduisons ci-dessous une déclaration, très claire, du collectif « Sauvons la médecine du travail » et renvoyons, une nouvelle fois vers son site internet ( http://www.slmt.fr ) où, notamment, les principes de la médecine du travail, gagnés en 1946, sont très bien expliqués.

 

 

Pas d’accord sur cette « réforme de la santé au travail »

 

Après 6 mois de discussion, les partenaires sociaux aboutissent à un protocole d’accord prêt à signer le 11 septembre 2009. La démédicalisation de la prévention des risques professionnels est utilisée pour installer un contrôle sanitaire entre les mains des employeurs.

 

Une modification de la loi de 1946 confierait aux directions des services de santé au travail (SST), donc aux employeurs, la prévention médicale des risques professionnels en lieu et place des médecins du travail. Cela serait facilité par leur décimation en cours.

 

Des Conseils d'Administration (CA) majoritairement employeurs (un tiers MEDEF/CGPME, un tiers employeurs, un tiers salariés), des commissions de contrôle sans pouvoir et des commissions médico-techniques sans attribution, ne permettraient plus la concertation interne et le choix des orientations au sein du SST.

 

Des personnels des SST sans indépendance, sans garantie du secret médical ou de protection, fourniraient des services à la seule demande des employeurs.

 

Des conditions d’agrément assouplies, des recommandations facultatives à la place d’obligations réglementaires limiteraient l'intervention et la responsabilité de l’Etat.

 

La disparition des médecins spécialistes de l'interface santé/travail conduirait à séparer les questions de santé de celles du travail. D'actions du médecin sur le milieu du travail (tiers temps), il ne serait plus question : la prévention médicale des risques professionnels disparaîtrait au profit d'une promotion générale de la santé publique, sans rapport avec les risques professionnels du poste de travail. La prévention de l’altération de la santé du fait du travail serait remplacée par une gestion des risques totalement contrôlée par les employeurs. Les relations entre l'état de santé du salarié et le poste de travail ne seraient plus au centre des actions de prévention. Il n'y aurait plus de prise en charge individuelle des risques professionnels.

 

Dans la perspective d’un alignement régressif sur la directive européenne qui prône un accès médical facultatif, un suivi sanitaire serait organisé. Il comporterait des visites médicales d’embauche de sélection qui donneraient lieu à une aptitude ou une inaptitude "couperet", définies pour la première fois de façon restrictive comme l'absence de « contre indication physique ou psychique à la tenue du poste de travail ». Elles ne permettraient plus au médecin du travail de proposer des restrictions, des aménagements de poste ou des préconisations préventives.

 

Le rythme des visites serait modulé en fonction des ressources médicales. Dans le meilleur cas, un entretien médico-professionnel serait réalisé par un infirmier. Tous les 4 ans, une visite médicale hypothétique serait pratiquée par un médecin dont la spécialité aura disparu. Les motifs de surveillance renforcée seront réduits. Face à un problème de santé, c’est l’infirmier qui déciderait de l’opportunité d’une visite médicale !

 

Le contrat de travail ne serait plus protégé par l’arrêt médical. Dès 45 jours d’arrêt maladie, le médecin conseil de l'assurance maladie déclencherait une visite pour informer l’employeur d’une éventuelle inaptitude. La reprise mettrait fin à l'obligation de reclassement pour l'employeur. L’inaptitude serait décidée en une seule visite. Le licenciement serait prononcé dans les 21 jours. La contestation serait portée devant une commission médico-légale indéfinie. Le maintien dans l’emploi serait réglé par l’employeur pendant l’arrêt, l’inaptitude expéditive, la contestation illusoire. Ceci constituerait un moyen de contrôle et de réduction des arrêts de travail.

 

Le financement de ce suivi sanitaire des salariés n'a pas été discuté. Certains proposent même d’en exonérer les employeurs, pourtant responsables des risques !? Un pilotage hiérarchisé, du haut vers le bas, est envisagé. Un rapprochement structurel avec les CRAM est proposé pour offrir des moyens directs pour la chasse aux arrêts de travail.

 

 

Quel syndicat osera signer un tel texte ?

 

Le 9 juillet 2009

 

Groupement national Sauvons La Médecine du Travail

contact@slmt.fr

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes Médecine du Travail - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 20:02
Nous publions ci-dessous le communiqué national du PCF et l'analyse de Fidel Castro qui reprend en détail les faits et les analyse.

Honduras : le Parti communiste français condamne le coup d’Etat

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté le coup d’Etat militaire perpétré au Honduras. L’armée et les classes privilégiées veulent manifestement freiner les avancées démocratiques engagées par le Président Manuel Zelaya et empêcher le peuple de s’exprimer. Non seulement la consultation référendaire prévue hier n’a pas pu avoir lieu, mais le couvre-feu mis en place par les putchistes montre clairement la volonté de ces derniers d’étouffer l’expression populaire.

Les Communistes apportent tout leur soutien aux forces politiques et sociales qui refusent le coup de force et dénoncent une action particulièrement réactionnaire. Ils affirment leur solidarité avec toutes les forces démocratiques du Honduras, d’Amérique latine et d’ailleurs, qui exigent le retour du Président destitué et le respect de l’ordre constitutionnel.

Parti communiste français,Paris, le 29 juin 2009.




HONDURAS: Une erreur suicidaire

par Fidel CASTRO

J’ai écrit voilà trois jours dans mes Réflexions du jeudi 25 au soir : « Nous ignorons ce qu’il se passera cette nuit ou demain au Honduras, mais la conduite courageuse de Zelaya passera à l’Histoire. »

J’avais aussi écrit deux paragraphes plus haut : « Ce qu’il se passe dans ce pays sera un test pour l’OEA et pour l’administration étasunienne. »

L’antédiluvienne institution interaméricaine, qui s’était réunie le lendemain à Washington, avait promis dans une résolution en demi-teinte et tiède de faire aussitôt les démarches pertinentes pour chercher une harmonie entre les parties en conflit. Autrement dit une négociation entre les putschistes et le président constitutionnel du Honduras.

Le haut gradé, qui restait à la tête des forces armées honduriennes, se prononçait publiquement contre les positions du président, dont il ne reconnaissait l’autorité que du bout des lèvres.

Les putschistes n’attendaient pas autre chose de l’OEA. Peu leur importait la présence d’un grand nombre d’observateurs internationaux qui étaient arrivés dans le pays pour attester d’une consultation populaire et avec lesquels le président Zelaya s’était entretenu jusque tard dans la nuit. Ce matin, au petit jour, ils ont lancé contre la résidence du président environ deux cents soldats de métier bien entraînés et armés qui, écartant rudement l’escouade de la garde d’honneur, ont séquestré Zelaya, qui dormait alors, l’ont conduit à la base aérienne, l’ont fait monter de force dans un avion et l’ont déposé sur un aéroport costaricien.

C’est à huit heures et demie du matin que nous avons appris par TeleSur cet assaut contre la maison présidentielle et l’enlèvement. Le président n’a pas pu assister au lancement de la consultation populaire qui devait se dérouler ce dimanche-ci. On ignorait encore son sort.

La télévision officielle a été interrompue. Les putschistes souhaitaient empêcher une divulgation prématurée de leur trahison à travers TeleSur et CubaVision Internacional, qui informaient des faits. Aussi ont-ils suspendu les centres de retransmission et fini par couper le courant dans tout le pays. Le Congrès et les hauts tribunaux, impliqués dans la conspiration, n’avaient pas encore publié les décisions qui la justifiaient. Ils ont d’abord fait leur coup d’Etat inqualifiable, puis l’ont légalisé.

Le peuple s’est réveillé, a constaté ce fait acquis et a commencé à réagir avec indignation. On ignorait toujours le sort de Zelaya. Trois heures après, la réaction populaire était telle qu’on a vu des femmes frapper du poing des soldats dont les fusils leur tombaient presque des mains tant ils étaient désarçonnés et nerveux. Au départ, on aurait dit qu’ils livraient un étrange combat contre des fantômes ; plus tard, ils ont tenté de bloquer de leurs mains les objectifs des caméras de TeleSur, ils visaient, tremblant, les reporters et quand  les gens avançaient, ils reculaient parfois. Les putschistes ont envoyé des transports blindés armés de canons et de mitrailleuses. La population discutait sans peur avec les occupants des blindés. Etonnante réaction populaire !

Vers deux heures de l’après-midi, en coordination avec les putschistes, une majorité domestiquée du Congrès a déposé Zelaya, le président constitutionnel, et nommé un nouveau chef d’Etat, affirmant au monde, après avoir présenté une signature falsifiée, qu’il avait démissionné. Quelques minutes après, depuis un aéroport costaricien, Zelaya a informé de ce qu’il se passait et a démenti catégoriquement avoir démissionné. Les conspirateurs se couvraient de ridicule aux yeux du monde.

Bien d’autres choses se sont déroulées aujourd’hui. CubaVision s’est consacrée presque toute entière à démasquer le putsch, informant tout le temps notre population.

Certains faits ont revêtu un caractère nettement fasciste. Bien que prévisibles, ils ne cessent d’étonner.

La cible fondamentale des putschistes a été, après Zelaya, Patricia Rodas, la ministre hondurienne des Affaires étrangères. Ils ont dépêché un autre détachement chez elle. Courageuse et résolue, elle a agi vite et n’a pas perdu une minute pour dénoncer le putsch par tous les moyens. Notre ambassadeur, Juan Carlos Hernandez, était entré en contact avec elle pour s’informer de la situation, comme l’ont fait d’autres ambassadeurs. A un moment donné, elle a demandé aux représentants diplomatiques du Venezuela, du Nicaragua et de Cuba de la rejoindre, car, férocement harcelée, elle avait besoin d’une protection diplomatique. Notre ambassadeur, qui avait été autorisé dès le premier instant à offrir le plus grand appui possible à la ministre constitutionnelle et légale, s’est alors rendu chez elle.

Alors que les ambassadeurs étaient déjà avec elle, le commandement putschiste envoie le commandant Oceguera l’arrêter. Les ambassadeurs forment un écran devant elle et informent le militaire qu’elle se trouve sous protection diplomatique et qu’elle ne se déplacera qu’en leur compagnie. Oceguera discute avec eux respectueusement. Quelques minutes après, de douze à quinze hommes en battle-dress et encagoulés pénètrent dans la résidence. Les trois ambassadeurs font alors bloc autour de Patricia ; les encagoulés agissent brutalement et parviennent à séparer les ambassadeurs vénézuélien et nicaraguayen, mais le nôtre, Hernandez, est accroché si fort à son bras que les encagoulés les traînent tous les deux jusqu'à une fourgonnette, les conduisent jusqu’à la base aérienne, parviennent à les séparer et emmènent Patricia. Alors que notre ambassadeur est arrêté, Bruno Parrilla, notre ministre des Relations extérieures, qui a eu des nouvelles de l’enlèvement, parvient à l’avoir sur son portable, mais un des encagoulés tente brutalement de le lui arracher. Notre ambassadeur, qui avait déjà reçu des coups chez Patricia, lui crie : « Ne me bouscule pas, cojones ! » Je ne me rappelle pas si Cervantès a déjà utilisé ce mot, mais notre ambassadeur Juan Carlos Hernandez a sûrement enrichi notre langue.

Après, les encagoulés l’ont abandonné sur une route, loin de l’ambassade, et l’ont averti avant de le libérer que s’il parlait, il risquait de lui arriver quelque chose de pire. « Rien n’est pire que la mort ! », leur a-t-il rétorqué dignement, « et pourtant vous ne me faites pas peur. » Les habitants de l’endroit l’ont aidé à regagner l’ambassade d’où il est aussitôt entré de nouveau en contact avec Bruno.

On ne peut négocier avec les hauts gradés putschistes. Il faut exiger leur démission, et que des officiers plus jeunes et non compromis avec l’oligarchie se substituent à eux. Sinon, il n’y aura jamais de gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple » au Honduras.

Les putschistes, acculés et isolés, n’ont aucune échappatoire possible si on leur fait face avec fermeté.

Jusqu’à Mme Clinton qui a déclaré dans l’après-midi que Zelaya était le seul président hondurien. Et les putschistes, sans l’appui des Etats-Unis, n’osent même pas respirer.

Encore en pyjama voilà quelques heures, Zelaya sera reconnu par le monde entier comme le seul président constitutionnel du Honduras.

 

 Fidel Castro Ruz

28 juin 2009

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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 11:18

Déclaration du Comité central du Parti Toudeh d'Iran sur le coup d'Etat monté par un régime frauduleux et réactionnaire contre la volonté de millions d'Iraniens


Comité Central du Parti Tudeh d'Iran, 15 juin 2009

Des millions de bulletins pour Ahmadinejad truqués

 

Compatriotes qui restez vigilants! 

 

 

Votre participation massive, par dizaines de millions, a transformé encore une fois la dixième élection présidentielle en un référendum contre ce régime réactionnaire et frauduleux. Des millions d'Iraniens ont défilé en brandissant des drapeaux verts en signe de protestation contre le gouvernement despotique et corrompu du Guide Spirituel et de sa clique. Cela a ébranlé ce régime corrompu à un tel point que ses dirigeants, effrayés à l'idée de la répétition du 2 de Khordad [date de l'élection de Khatami en 1997 – qui a inspiré les mouvements iraniens opposés au régime actuel], ont ordonné à leurs forces de répression, dans les grandes villes, d'écraser la volonté de la majorité en organisant quasiment un coup d'Etat militaire. Les attaques des forces de sécurité contre les milliers de jeunes qui sont descendus dans la rue pour protester contre la mascarade du régime, combinées à la fermeture forcée des Quartiers-Généraux de campagne de Mousavi ainsi qu'aux menaces que font peser les Gardes Révolutionnaires afin de réprimer toute protestation, sont des signes de la lourde défaite subie par les leaders du régime ce 12 juin.

 

 

Les deux candidats aux Présidentielles, Mousavi et Karroubi, ont déclaré que les résultats des élections sont nuls et non-avenus, et affirmé qu'ils ne quitteront pas la scène politique. Les manipulations et les fraudes concernant des millions de bulletins portant le nom d'Ahmadinedjad suivies par la confirmation de la validité des résultats électoraux par Khamenei montrent que le leader spirituel et ses milices armées sont les instigateurs de cette violence encouragée par l'Etat contre la volonté de millions d'Iraniens. Cette mascarade électorale montre que le régime se situe à un tournant dans la manière dont il compte traiter ses opposants et démontre clairement que les « critiques de l'intérieur » ne seront plus autorisés à avoir des activités politiques, même limitées.

 

 

La déclaration menaçante de Khamenei est effectivement un avertissement lancé aux candidats à la Présidence, exigeant leur reddition devant la réaction et leur départ de la scène politique.

 

 

Dans les dernières semaines, le Parti Tudeh a mis en garde à plusieurs reprises contre les projets sinistres des forces de répression et la préparation de l'écrasement de la volonté populaire. Nous avons demandé à ce que toutes les forces nationales et tous ceux qui luttent pour la liberté s'unissent pour une cause commune, s'opposer aux projets du régime.

 

 

Nous ne devons pas laisser la force considérable du peuple, qui a enragé et pétrifié les réactionnaires, s'efftiter et nous devons empêcher que le peuple se réfugie dans la désillusion, livrant à nouveau le devant de la scène aux forces réactionnaires. Toutes les forces sociales et politiques du pays devraient déclarer les résultats des élections comme étant nuls et non-avenus et utiliser tous les moyens possibles pour faire entendre leurs protestations contre cette manipulation montée par le Leader Spirituel et ses fidèles armés. En organisant et en étendant la lutte, nous devons mettre le régime en place sous pression. Accepter ces résultats électoraux serait une trahison du vote populaire et serait faire preuve de complicité avec un régime frauduleux et réactionnaire.

 

 

Compatriotes qui restez vigilants!

 

Les leaders de ce régime ont gouverné par la force brutale et en trahissant les objectifs de la Révolution, maintenant ils sont sur le point de monter un coup d'Etat contre le peuple. La forte présence de millions d'Iraniens, manifestant leur protestation, peut permettre de mettre en échec cette machination honteuse et sauver notre pays d'un danger sérieux.

 

Site du Parti Communiste (Tudeh) d'Iran: http://www.tudehpartyiran.org/

 

Répercuté en anglais par: http://www.solidnet.org/

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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 08:55

Projet MEDEF de casse de la Medecine du Travail

Déclaration du Groupement national Sauvons La Médecine du Travail

 

"Sauvons la Médecine du Travail"


Point sur la négociation « paritaire » :

Réforme de la santé au travail

 

Sous couvert d’une négociation, s’élabore actuellement une machine de guerre contre la santé des salariés.

 

Depuis le début de l’année 2009, les partenaires sociaux se réunissent autour d’un texte du MEDEF, inspiré du rapport du Conseil Economique et Social de 2008. Malgré l’évolution de ce texte à chacune des 5 réunions déjà tenues, il demeure essentiellement un texte inspiré par les employeurs. Le MEDEF avance des propositions provocatrices, fait mine de les retirer, pour mieux les réintroduire. C’est ainsi, par exemple que les termes :

du 2 avril 2009 : « Les médecins peuvent déléguer une partie de leurs tâches » [aux infirmiers], deviennent le 28 avril 2009 : [les salariés] « bénéficieront d’un ou plusieurs entretiens « médico-professionnels » assurés par un(e) infirmier(e) en santé au travail, sous délégation du médecin du travail. »

du 2 avril 2009, le texte propose de « confier cette visite [d’embauche] à des médecins [traitants] dûment mandatés ». Devant le tollé, la formulation change le 28 avril 2009, et devient : « confier cette visite à des médecins en exercice dûment habilités et formés et agissant en liaison avec le médecin du travail. »

 

Ce semblant de négociation permet au MEDEF de maintenir des propositions qui, si elles devaient être mises en œuvre, remettraient en cause non seulement les fondements de l’existence de la médecine du travail, mais aussi les principes de base de la prévention des risques professionnels.

 

La loi de 1946 serait modifiée pour permettre aux employeurs de contrôler complètement les services de santé au travail (SST) :

puisque les propositions du texte leur donneraient le rôle qui revient aujourd’hui aux médecins du travail : assurer la prévention des risques professionnels ;

en contournant le contrôle de l’Etat.

le texte propose la disparition de l’agrément des SST : « l’agrément évolue vers la définition d’objectifs et qu’il soit assorti d’indicateurs » ;

les obligations réglementaires seraient relativisées : « pour les SST faire évoluer la réglementation concernant le nombre maximum d’entreprises affectées à un médecin du travail » ;

les prestations réglementées (exemple, la surveillance médicale des risques professionnels pour les femmes enceintes au travail) « deviendraient des [recommandations de] pratiques professionnelles des médecins du travail sur la dimension clinique de leur activité ».

 

Le texte supprime toute référence au contrôle social des salariés sur leur SST (commission de contrôle) en renforçant la mainmise des employeurs. On propose, à la place, aux représentants des salariés, une position minoritaire dans les conseils d’administration (CA) : « … la composition du conseil d’administration des services de santé au travail se compose de trois collèges : un collège issu des représentants des organisations professionnelles d’employeurs […], à proportion d’un tiers des sièges du conseil ; un collège issu des entreprises adhérentes au service de santé au travail à proportion d’un tiers des sièges du conseil ; et un collège représentant les salariés à proportion d’un tiers des sièges du conseil. »

Cette suppression de la commission de contrôle (majoritairement composée de représentants des salariés), fait disparaître la protection particulière des médecins du travail. Actuellement, ils ne peuvent être ni déplacés de secteur ni licenciés sans l’accord de cette commission.

 

La surveillance médicale serait remplacée par un succédané de suivi sanitaire imposé aux salariés, qui ne pourrait être utile qu’aux employeurs. La visite d’embauche serait maintenue, mais pourrait être réalisée par un médecin « habilité », pas nécessairement spécialiste en médecine du travail. Il s’agit de remplacer l’aptitude à un poste de travail déterminé, par une aptitude au travail sans connaître les contraintes réelles du poste. C’est, en d’autres termes, mettre en place la sélection médicale à l’embauche. « Eviter l’altération de la santé des travailleurs du fait ou à l’occasion du travail », rôle principal actuel du médecin du travail, disparaît complètement des missions essentielles du médecin du travail telles que définies dans le texte.

 

Il fournit d’ailleurs une définition martiale de « l’aptitude [qui] se définit comme l’absence de contre-indication physique ou psychique à la tenue de son poste de travail ».

Les consultations médicales périodiques, qui permettent aux médecins et aux salariés d’échanger sur les risques et les conditions de travail, seraient supprimées. A cette occasion, la vérification régulière de l’aptitude, c’est-à-dire celle de la compatibilité entre les contraintes du poste et le maintien de la santé du salarié qui l’occupe, tomberait. Ceci supprimerait les possibilités réglementaires actuelles d’imposer à l’employeur des modifications des conditions de travail nécessaires au maintien de la santé des salariés.

Le texte propose de prononcer l’aptitude indépendamment de l’évaluation individuelle des risques faite par l’employeur, mais en se basant uniquement sur la fiche d’entreprise (actuellement établie par le médecin du travail), ce qui déplace la responsabilité de l’employeur vers le médecin du travail.

 

L’espacement de ces examens tous les 4 ans et leur suppression pour les salariés des PME et TPE, soit 80% du tissu socioprofessionnel, condamnent toute pratique sérieuse de prévention individuelle. Il supprime le rôle de sentinelle de la santé au travail assuré par les médecins du travail alors que les TMS (troubles musculosquelettiques), le stress au travail et les risques liés aux agents CMR (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques) sont affichés comme préoccupations majeures par les pouvoirs publics.

 

Les consultations d’inaptitude, qui permettent de rompre le contrat de travail quand ses conditions deviennent insupportables, demeurent, avec une définition draconienne de l’inaptitude qui : « se définit comme une restriction à la possibilité pour le salarié de remplir l’une des tâches essentielles résultant de son poste de travail. » Ceci condamne toutes notions d’adaptation du poste aux caractéristiques de santé du salarié qui l’occupe, principe de base actuel de la prévention professionnelle et du maintien dans l’emploi.

Il est même proposé de faciliter cette éviction en prévoyant « la constatation de l’inaptitude physique du salarié par un seul examen médical à l’issue de l’arrêt de travail [et], le transfert de la contestation de l’avis médical, du contentieux administratif (inspecteur du travail) et judiciaire vers le seul juge prud’homal, qui pourra recourir si nécessaire à l’expertise médicale ». Les consultations à la demande de l’employeur demeurent.

 

Le contrôle des services, se fait aussi par leur démédicalisation. Le texte entérine cette décimation des médecins du travail organisée depuis de nombreuses années. Les projections d’ici à 2030 prévoient, pour l’ensemble des spécialités médicales, une perte d’1% d’effectifs alors qu’elle sera de 61% pour la médecine du travail ! L’évolution de cette discipline n’est pas due à la démographie médicale mais à la décision politique de la supprimer.

 

En remplaçant les médecins du travail des SST par des infirmiers ou des intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP), les employeurs sont triplement gagnants :

Du fait de l’économie de coût salarial et de prescription.

Parce que les IPRP ne bénéficient d’aucune protection réglementaire contre les licenciements comme c’est le cas pour les médecins du travail actuellement.

Car cela met fin à une expérience médicale originale, parfois gênante pour les employeurs : celle d’un médecin qui, du fait de sa formation, est capable d’apprécier les effets des conditions de travail sur la santé des salariés et d’agir pour les améliorer. En finir avec cette approche synthétique, c’est pouvoir compartimenter les rôles ; aux médecins les maladies, aux IPRP les mesures, les contrôles sur place, aux infirmiers la gestion des marqueurs biologiques et autres indicateurs d’exposition … Le texte ne mentionne nullement le tiers temps du médecin du travail (analyse des postes et des conditions de travail). Ce type de gestion des risques professionnels et de protection de la santé des salariés au travail se ferait au détriment de l’éthique médicale et des obligations déontologiques.

 

Il est grand temps que professionnels et bénéficiaires de la médecine du travail se manifestent pour imposer l’information et le débat sur les enjeux de la négociation en cours. Qu’ils alertent sur les conséquences des propositions actuelles sur la préservation de la santé au travail des salariés et la prévention des risques professionnels.

 

L’appel « Sauvons La Médecine du Travail » (http://www.slmt.fr) signé par plus de 340 médecins du travail y contribue. Le groupement national SLMT participe à la diffusion et à l’analyse critique de ces propositions. Mais cela n’est pas suffisant. Il est nécessaire que les bénéficiaires pèsent sur les débats pour orienter l’issue des négociations dans l’intérêt de la préservation de leur santé.

 

 

Le 5 mai 2009

Groupement national Sauvons La Médecine du Travail

contact@slmt.fr

http://www.slmt.fr

 

  Rapport de Christian DELLACHERIE

   Ketty Attaltoubert et Mélanie Vanderschelden : La démographie médicale à l’horizon 2030 : de nouvelles projections nationales et régionales études et résultats N° 679 • février 2009.

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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 08:00

60% d’abstention aux européennes : le rejet de la politique du pouvoir et de l’UE est confirmé.

La responsabilité du PCF pour engager la contre-offensive politique et idéologique demeure entière.

 

 

Le résultat marquant de l’élection européenne du 7 juin est le niveau atteint par l’abstention. 6 Français sur 10 ont boycotté le scrutin. L’abstention culmine dans les quartiers populaires. A bien des égards, elle a exprimé un message politique fort auquel notre parti doit accorder toute son attention.

 

Les électeurs ont refusé d’apporter une caution démocratique à l’UE au service du capital et aux forces politiques qui en font la promotion. Ce vote prolonge la victoire du NON au référendum de 2005 et sanctionnent ceux qui ont méprisé l’expression du peuple en signant le Traité de Lisbonne. L’intégration européenne, les traités, les directives et les règlements européens n’ont aucune légitimité pour continuer à servir de prétextes aux gouvernements pour casser les acquis sociaux et démocratiques nationaux, les services publics, la protection sociale, l’agriculture…

 

Deuxième enseignement du scrutin, le pouvoir sarkozyste ne peut pas se prévaloir d’un soutien populaire. Avec 28% des 40% de participants, l’UMP n’obtient le suffrage que d’un Français sur 9 (10,83% des électeurs inscrits). Ce résultat confirme le niveau d’opposition à la politique du gouvernement, démontrée par le développement des luttes, dans toutes les catégories sociales, par l’ampleur des mobilisations du 29 janvier et du 19 mars.

 

Avec 17%, le PS chute de 11% par rapport à 2004 comme aux cantonales de 2008. Sa posture d’opposant n’arrive plus à convaincre, même par défaut. Fervent défenseur de la « constitution » européenne en 2005, il est un des fers de lance de sa réplique, le Traité de Lisbonne. En cohérence, il n’affronte pas sur le fond les contre-réformes du gouvernement. L’option social-démocrate perd de la crédibilité en période de crise du capitalisme. C’est un constat.

 

Les listes attrape-tout de Cohn-Bendit et Bové ont servi à racoler, au nom de l’écologie, vers des positions « pro-européennes » et « libérale ».

 

Malgré ce contexte, le « Front de gauche » n’arrive pas à dépasser le résultat des listes PCF de 2004 : 6,05% des exprimés, 2,35% des inscrits contre 5,90% et 2,43%. Avec 1.041.000 voix, il est très en retrait sur les cantonales de 2008, 9,08% et 1.150.000 voix, obtenues sur seulement la moitié du territoire.

 

L’action des militants communistes a été déterminante dans la mobilisation et dans la réélection de deux députés européens PCF, le même nombre qu’en 2004, Jacky Hénin et Patrick Le Hyaric.

Les communistes sont d’autant plus autorisés à tirer le bilan critique de la stratégie du « Front de gauche », imposée « d’en haut » en court-circuitant le 34ème congrès. Plus que jamais, nous refusons la conception d’adhérents porteurs de seaux de colle pour des choix décidés sans eux.

 

Pour notre part, nous estimons que le Front de gauche a empêché de donner sa force et son utilité au vote communiste. Il a détourné le PCF de ses responsabilités pour dégager la perspective politique et répondre aux attentes du monde du travail, dans une période de crise du capitalisme et de développement d’un très fort mouvement de lutte.

 

L’union ne se décrète pas et l’union pour l’union n’a aucun sens. Le Front de gauche, association avec deux petits groupes dissidents du PS et du NPA représente une démarche « unitaire » factice. Elle n’a entraîné qu’un nouvel effacement du PCF et de son identité et la promotion de Jean-Luc Mélenchon.

 

Avec ce partisan historique de Maastricht, le message de « réorientation » de l’Europe du Parti de la gauche européenne s’est encore un peu plus décalé de la force du rejet populaire du l’UE du capital, exprimé en 2005 et alors porté par notre parti.

La campagne nationale a réduit la perspective politique à l’enjeu électoraliste du scrutin européen, aux institutions, en définitive à la perspective d’une alternance un peu plus à « gauche » en 2012. Alors que des millions de salariés défilent dans la rue !

Si M. Mélenchon veut continuer à être la voiture balais « à gauche » de l’UE et du PS, ce doit être sans nous !

 

Dès le soir des élections, Marie-George Buffet affiche sa volonté de poursuivre la démarche du « Front de gauche ».

Militants et dirigeants d’organisations du PCF, soucieux de l’importance pour notre pays de faire vivre et renforcer notre parti, nous pensons au contraire qu’il faut se dégager de cette nouvelle étape de la mutation-dilution du PCF et de son identité, dans le sens de la « métamorphose » du Parti rejetée par les camarades au 34ème congrès.

 

Dès à présent, nous demandons à la direction du Parti d’éclaircir plusieurs points.

Nous invitons les communistes à intervenir pour qu’elle exclue sans ambiguïté le projet de fédération puis de fusion du PCF dans un « parti de gauche » suivant le modèle de « die Linke » en Allemagne tel que certains dirigeants du PCF et J.L Mélenchon le mettent en avant avec insistance.

Sur le plan électoral, suivant les conditions propres à chaque région, nous nous prononçons pour la préparation de listes communistes de rassemblement aux régionales de mars 2010.

 

Après comme avant les élections européennes, les luttes sociales portent la perspective politique, face aux prétentions accrues du pouvoir sarkozyste. Le PCF doit y tenir toute sa place comme force politique de proposition, mais aussi d’impulsion des luttes sur des objectifs politiques immédiats.

 

Cela ne cesse de se vérifier : l’affaiblissement du PCF depuis 25 ans nourrit les prétentions du patronat et du capital. La crise actuelle du capitalisme mondialisé vient souligner la justesse de nos fondamentaux théoriques marxistes, de notre forme d’organisation historique au plus près de ceux qui ont intérêt à abattre le système capitaliste, de notre parti pris de la lutte des classes dans le camp du monde du travail. 

 

Autant de raisons de faire vivre et de renforcer le PCF, de lui rendre son identité révolutionnaire, pour se démarquer totalement du consensus des forces de l’idéologie dominante et de leurs combinaisons politiciennes.

Sans hésiter et sans compter, l’heure pour les communistes est à s’impliquer entièrement dans les luttes pour commencer à mettre en échec le programme de contre-réformes du pouvoir pour mener la contre-offensive politique et idéologique. Contre les lois Bachelot contre l’hôpital public, Boutin contre le logement social, l’accompagnement de la casse industrielle… Notamment dans les manifestations du 13 juin à l’appel des organisations syndicales.

 

Nous assumerons toutes nos responsabilités de militants et dirigeants communistes dans cet objectif.

 

Corrine Becourt (02), Emmanuel Dang Tran (75), Claude Fainzang (75), Dominique Negri (38), membres du Conseil National du PCF

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