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Politique-International

Le Venezuela après le référendum constitutionnel, l’analyse du Parti communiste Vénézuélien

 

L’échec du projet constitutionnel défendu par Hugo Chavez au référendum du dimanche 2 décembre alimente la campagne politique et médiatique contre le processus révolutionnaire vénézuélien et tout ce qu’il représente pour les progressistes du monde entier. La France est loin d’être épargnée par ce déchaînement. La désinformation règne.

Nous publions le compte-rendu de la conférence de presse tenue le 3 décembre par le Parti communiste vénézuélien pour contribuer à remettre les choses à leur place. Les aléas, les errements tactiques sont inévitables dans un processus révolutionnaire socialiste. Les révolutionnaires vénézuéliens sont en train de tirer les enseignements de la défaite au référendum. Ne perdons pas de vue la puissance de l’ennemi de classe. Dans notre propre intérêt également, renforçons la solidarité avec la révolution socialiste vénézuélienne ! 

Suite...

Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 15:23
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Après l’interdiction des Jeunesses communistes tchèques, des menaces d’emprisonnement contre les dirigeants du Parti communiste ouvrier hongrois. 56 partis communistes et progressistes du monde entier appel à la solidarité internationale avec les communistes hongrois. Le PCF fait partie des signataires. Pourquoi sa direction ne le fait-elle pas plus connaître, en commençant par le traduire (ci-dessous une traduction par nos soins depuis le texte anglais)? 

Pour information, le premier ministre Gyurcsany a commencé sa carrière politique comme secrétaire des jeunesses communistes avant de devenir millionnaire après 1990 et d’infliger depuis 2004 en tant que premier ministre une politique ouvertement thatchérienne.

Suite...

 

Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /2007 10:11
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Intervenons pour que la France condamne le blocus économique de la bande de Gaza par Israël !
Le 19 septembre dernier, les autorités d’Israël décidaient de classer l’ensemble de la bande de Gaza « entité hostile » et de faire subir à ses 1.500.000 habitants reclus dans 360km2 des sanctions économiques. Officiellement, il s’agirait de réagir au lancement périodique de roquettes contre Israël. Dimanche 28, la « punition collective » a commencé à être mise en œuvre. Ses conséquences dramatiques n’ont pas tardé à se faire ressentir sur un territoire sinistré, dont l’économie est complètement étouffée et la société méthodiquement détruite par la domination israélienne.

Israël a décidé de bloquer la quasi-totalité des importations en transit vers Gaza, y compris des produits de première nécessité et des carburants. La pénurie alimentaire a déjà commencé. Les journalistes étrangers en témoignent : les prix du lait, de la farine, de l’huile s’envolent. Le reste devient introuvable, même les médicaments. L’activité est paralysée à 95%. Israël a également affiché son intention de couper l’alimentation électrique de la bande de Gaza. L’hypothèse d’une nouvelle intervention militaire est largement évoquée dont la population palestinienne ferait immanquablement et terriblement les frais.

Cette nouvelle violation des droits fondamentaux des peuples est inadmissible. L’inaction des grandes diplomaties du monde est révoltante. Si elle perdure, elle devient complicité.

L’intervention du secrétaire général des Nations Unies et l’action d’associations pacifistes israéliennes ont dissuadé pour l’instant le pouvoir israélien de couper l’électricité mais il s’en garde la possibilité. Partout dans le monde, les associations commencent à alerter l’opinion publique sur la situation humanitaire et les conséquences du blocus. Les répercussions sont aussi politiques : les conditions inhumaines subies par les Palestiniens ne peuvent qu’alimenter le désespoir, l’extrémisme et préparer une flambée de violence.

Notre responsabilité est d’agir en France en direction de notre gouvernement. Un porte-parole du ministère des affaires étrangères s’est fendu d’une molle communication critique.

Mais, il y a à peine une semaine, le Président de la République accueillait en grande pompe le premier ministre israélien, Ehud Olmert. A cette occasion, Sarkozy a une nouvelle fois manifesté son soutien au pouvoir en place en Israël et en particulier à sa campagne pour des sanctions contre l’Iran, en attendant la guerre « préventive » qu’Israël et Bush appellent de leurs vœux. De l’arme nucléaire israélienne, des menaces que la politique impérialiste de ce pays représentent pour tous les peuples voisins et pour la paix dans le monde, de la politique d’agression permanente en violation d’innombrables résolutions des Nations unies, il n’a pas été question. Pas plus que du blocus annoncé de Gaza.

L’alignement de Sarkozy sur Bush est grave. La question du Proche-Orient concerne les Français. Communistes conséquents, nous appelons à intervenir et à participer à toute manifestation contre la prise en otage des palestiniens de Gaza. Poussons le gouvernement français à se prononcer fermement, à prendre des mesures diplomatiques face à l’agression israélienne. Continuons à militer pour une paix juste et durable en Palestine supposant le respect du droit de chaque peuple, nécessaire à la sécurité internationale.



 

Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 20:51
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Ne laissons pas Sarkozy entraîner la France dans la logique de guerre américaine !

Communiqué

Iran : le PCF condamne une confirmation dangereuse de la politique atlantiste de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner.
 

Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, vient de confirmer ce que le Président Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé. Non seulement l'Union européenne, à l'initiative de la France, va renforcer les sanctions contre l' Iran sans mandat, sans résolution de l' ONU, mais il faudrait maintenant “se préparer au pire”, c'est à dire à la guerre.

Cela au moment précis où les Etats-Unis, par la voix de Robert Gates, Ministre de la Défense de Georges Bush, annoncent que  “pour le moment la voix diplomatique et économique est de loin la  meilleure approche”... MM.Sarkozy et Kouchner seraient-ils plus pro-américains que les dirigeants américains eux-mêmes? L'élève en feraient-ils un peu trop devant le maître ?

On assiste en fait à une grave et très préoccupante inflexion atlantiste de la politique étrangère de la France. Sanctionner sans mandat des Nations-Unies c'est décider, comme Washington en a pris l'habitude, en dehors ou contre le droit international. C'est inacceptable. Les autorités françaises se permettent de menacer de guerre et de préparer l'opinion publique en indiquant ainsi que la France pourrait participer à une telle irresponsable aventure aux conséquences imprévisibles et potentiellement très dangereuses pour le Moyen-Orient et pour la stabilité internationale. C'est consternant et cela ne peut que susciter la condamnation la plus ferme.

Ce virage atlantiste, déjà amorcé en Afghanistan, constitue une concrétisation inquiétante des annonces de Nicolas Sarkozy en politique étrangère. Le rôle international de la France, son influence et sa souveraineté ne peuvent qu'en être atteints profondément.

Le Parti communiste français appelle à la plus grande vigilance devant une surenchère politique et militaire peu compatible avec les valeurs de la République et avec l'attachement du peuple français à la paix, à la sécurité, aux efforts nécessaires pour un désarmement multilatéral et contrôlé, à un règlement politique des conflits. PCF. 

Paris, le 17 septembre 2007

Déjà pendant la campagne électorale, Sarkozy avait prêté allégeance à Bush et regretté « l’arrogance » des autorités françaises de l’époque pendant la guerre américaine en Irak. L’immense majorité de la population s’était opposée à une participation française à cette guerre d’agression dont l’humanité ne finit pas de payer les conséquences tragiques.

Sarkozy veut préparer l’opinion à suivre les Etats-Unis la prochaine fois contre l’Iran ou ailleurs comme Blair et Berlusconi en 2003. Ne le laissons pas entraîner la France dans la logique de guerre américaine !

- Demandons l’application du Traité de non prolifération nucléaire à tous les pays et le désarmement nucléaire multilatéral: pas seulement à l’Iran mais aussi dans la région, au Pakistan, à l’Inde et à Israël. On ne peut d’ailleurs que constater combien les déclarations de Kouchner et Sarkozy aident politiquement le régime islamiste iranien tout en dégradant l’image internationale de la France.

- Demandons que l’action internationale de la France respecte le rôle de l’ONU, seule organisation universelle qui offre un cadre pour la sécurité internationale, le désarmement et le règlement des conflits.

- Demandons la sortie de la France de la « PESC » (politique européenne extérieure et de sécurité commune), aligné sur l’OTAN. Le projet de nouveau traité européen, suivant le texte de la « constitution » mise en échec par le peuple français, va reprendre les objectifs de militarisation, d’alignement sur l’OTAN et d’interventionnisme hors d’Europe. Le peuple français doit pouvoir le rejeter par référendum.

- Soutenons les mouvements populaires partout en Europe contre l’implantation de nouvelles bases américaines (à Vicenze en Italie, en République Tchèque et en Pologne)

- Demandons la sortie de la France de l’OTAN alors que Sarkozy finit de réintégrer notre pays dans son organisation militaire dont de Gaulle, avec le soutien du PCF, l’avait sortie en 1966.

Plus que jamais, la France doit avoir une politique étrangère indépendante et agir pour la paix. 

Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /2007 12:25
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Un encouragement pour tous les communistes !

KKE-logo.pngDimanche 16 septembre se déroulaient des élections législatives anticipées en Grèce. Elles ont été marquées par un recul des deux partis de l’alternance qui gèrent depuis 30 ans les affaires du pays dans l’intérêt des puissances d’argent. La droite, « Nouvelle démocratie », reste de justesse au pouvoir avec 152 sièges sur 300, en recul de 13 élus avec 41,84% des voix. La social-démocratie a perdu 14 sièges à 102 avec 38,1% des voix.

Le Parti communiste de Grèce (KKE) est la principale formation politique à remettre en cause le bipartisme. Il a enregistré un net succès avec 8,15% contre 5,90% en 2004, passant de 12 à 22 députés. La coalition de la « gauche radicale » récupère avec 5,04% les voix des Verts et du parti Synaspismos, branche locale du parti de la « gauche européenne ». L’extrême-droite, avec 3,46% rentre au Parlement.

Le succès du KKE représente un encouragement pour tous les partis communistes et les communistes qui entendent le rester. Il se fonde sur une pratique de lutte et des positions révolutionnaires, ouvertement marxistes et léninistes, dénuées de tout électoralisme et de tout souci des combinaisons politiciennes. L’action du KKE dans le mouvement contre le démantèlement du système de retraites, la casse du statut du travail ou dans les mouvements étudiant a été reconnue, de même que son activité incessante contre l’impérialisme.

Le résultat du KKE atteint 15% dans les îles de Samos, Corfou ou Céphalonie. Il dépasse 10% dans les toutes grandes villes dont Athènes (11,97%) et Le Pirée (13,26%).

Contrairement à la direction du PCF, le KKE refuse la stratégie de social-démocratisation et d’adaptation à l’UE du capital avec Parti de la « gauche européenne ». Son efficacité dans les luttes se retrouve aux élections. Ce résultat ne peut que nous réjouir. Félicitations ! Merci !

Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /2007 20:43
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Pour le Parti communiste grec (KKE): la politique agraire est responsable des feux

incendie.jpg La secrétaire générale du KKE, Aleka Papariga, lors d’une conférence de presse lundi 27 août, a rejeté l’idée selon laquelle les feux qui ont ravagé la Grèce et entraîné 63 morts jusqu’à maintenant constitueraient la conséquence “d’une menace asymétrique” et accuse la politique agraire.

 

Aleka Papariga, présentant un communiqué du Bureau politique du KKE, a souligné que les tentatives du gouvernement de présenter cette tragédie en termes de “menaces asymétriques” (de complot terroriste - NdT), selon le dogme du nouvel ordre impérialiste mondial, était destiné à “intimider la population pour détourner sa réaction, à la fois pendant la campagne électorale et pour l’avenir”. 


Suite: http://vivelepcf.over-blog.fr

Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /2007 10:22
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 « Le noir, c'est le blanc, et l'oppression, c'est la liberté »

Entretien avec Radim Gonda, vice-président de la Jeunesse Communiste Tchèque (KSM), au sujet de la lutte en République Tchèque contre l’établissement d’une base militaire américaine et à propos de la répression étatique contre l’opposition communiste en République Tchèque pour Junge Welt, le 6 mai 2007, No.104. Titre original  « Black is white and oppression is freedom». Traduction par nos soins, PCF Paris 15

A retrouver sur le site
solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /2007 23:25
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Une nouvelle fois, on ne retrouve pas la signature de la direction du PCF au bas de ce texte émanant des principaux partis communistes d'Europe (traduction par nos soins).

Arrêter le déploiement de bases américaines en Pologne et en République Tchèque, en Roumanie et en Bulgarie !


Déclaration commune de 39 partis communistes et ouvriers, 6 juin 2007


Les partis communistes et ouvriers européens signataires de ce texte protestent vivement contre le déploiement de bases « anti-missiles » américaines en Pologne et en République Tchèque ainsi que contre  les soi-disant « bases militaires classiques » en Roumanie et en Bulgarie.

Ces projets, rejetés de manière catégorique par les peuples de ces pays mais aussi par un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans tous les pays européens, violent les accords internationaux sur la réduction des effectifs militaires et des arsenaux nucléaires en Europe. Ils sont en contradiction avec la profonde aspiration au désarmement, à la sécurité collective et à la paix.

Nous rejetons les raisons officielles données pour ce « Système de défense nationale anti-missile » comme autant de prétextes et la présentation « défensive » de sa mise en place comme de la propagande pure et simple.

Le but réel du « bouclier anti-missile » est de renforcer encore les positions militaires américaines et la suprématie des Etats-Unis en créant de nouvelles capacités d’attaque contre d’autres pays sans être exposé à représailles.

Les Etats-Unis sont déjà le plus grand producteur au monde ainsi que le plus grand détenteur d’armes de destruction massive. Leur politique agressive, avec le soutien de l’OTAN, cause guerres, interventions impérialistes et instabilité. Avec la doctrine de la « guerre préventive », et en cataloguant les nations qui s’opposent à sa politique comme des « Etats-voyous » faisant partie de l’« Axe du Mal », la machine de guerre américaine représente la plus grande menace pour la paix dans le monde.

La mise en place du « bouclier anti-missile » ne pourra qu’encourager l’administration américaine à renforcer sa position « d’unique superpuissance mondiale », alimentant ses ambitions impérialistes : être à la fois le procureur, le juge et l’exécuteur dans le cadre des relations internationales.

Certaines initiatives menées par d’autres pays européens, par l’OTAN et l’Union Européenne pour soutenir ces projets soulignent les dangers auxquels doivent faire face tous les peuples européens, résultant de la même logique agressive, peu importe qu’ils aient comme origine les ambitions impérialistes des USA ou de l’UE.

Désormais il est plus qu’évident que les nouvelles bases américaines accéléreront la course aux armements et la militarisation, aggraveront les antagonismes entre puissances impérialistes et mèneront à de nouvelles et profondes attaques contre les droits démocratiques et sociaux.

C’est la raison qui fonde l’opposition, large et légitime, à cette politique.

Nous saluons et exprimons notre solidarité avec les actions de masse effectives engagées par les communistes, des forces progressistes, des organisations et mouvements pacifistes en Pologne, République Tchèque, Roumanie, Bulgarie et dans d’autres pays, contre le déploiement de missiles américains et contre l’impérialisme.

Cette protestation courageuse constitue une contribution importante à la résistance croissante en Europe et dans le monde à la guerre, aux bases militaires étrangères et à l’OTAN.

Exprimant notre ferme détermination à intensifier notre lutte, notre coopération et notre solidarité, nous exigeons:
  • - L’arrêt immédiat des projets de déploiement de nouvelles bases de missiles et de stations radars américaines en Pologne et en République Tchèque, aussi bien que d’installation de bases militaires en Roumanie et Bulgarie.
  • - L’arrêt immédiat de toute mesure des gouvernements nationaux, de l’Union Européenne et de l’OTAN visant à faciliter la réalisation des plans américains.
  • - La ratification du traité sur la réduction des troupes stationnant en Europe et l’interdiction totale de toutes les armes nucléaires.
  • - Le soutien le plus large à toutes les actions contre la légitimation du déploiement des missiles et bases américaines.


Parmi les 39 partis signataires : les partis communistes de Bohème-Moravie (KSCM – République tchèque), de Chypre (AKEL), de Grèce (KKE), du Luxembourg, de Pologne, du Portugal, de Slovaquie, de Turquie, le parti communiste allemand (DKP), le Parti des communistes italiens (PDCI)…
Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /2007 17:33
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NON AUX BASES MILITAIRES US EN REPUBLIQUE TCHEQUE!

Affiche de la manifestation à Prague de ce soir, à l'occasion de la visite de Bush. Manifestation à l'appel du Parti Communiste de Bohème-Moravie (KSCM), entre autres.

 

Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /2007 15:54
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Succès de la grève générale au Portugal, mercredi 30 mai 2007


Nous mettons en ligne ci-dessous la déclaration aux media du secrétaire sénéral du Parti communiste portugais après l'immense succès de la grève générale du 30 mai. Les travailleurs portugais ont fait une démonstration de forces contre la politique de casse sociale, de privatisation du gouvernement des amis de M. Barroso au service du patronat et des possédants. Ils ont défié les manoeuvres de répression, notamment pour les salariés des transports, les "servieces minimum". La grève s'est construite sur la base d'un profond travail de mobilisation dans les entreprises. Le PCP, parti communiste fidèle au choix de la lutte, y a largement contribué. Malgré les conditions différentes, l'exemple portugais est un exemple pour les travailleurs français.


Déclaration de Jéronimo de Sousa, secrétaire général du Parti communiste portugais (PCP)


« La Grève Générale d’aujourd’hui, à l’appel de la CGTP-IN, constitue la plus grande lutte sociale que le gouvernement a eu à affronter jusqu’à maintenant. Elle est l’expression de la profondeur du mécontentement et de la protestation populaires, de l’affirmation claire de la nécéssité d’un changement. Il y a des raisons profondes et sincères qui ont rendu inévitable ce type de lutte ! « La Grève Générale d’aujourd’hui, à l’appel de la CGTP-IN, constitue la plus grande lutte sociale que le gouvernement a eu à affronter jusqu’à maintenant. Elle est l’expression de la profondeur du mécontentement et de la protestation populaires, de l’affirmation claire de la nécéssité d’un changement. Il y a des raisons profondes et sincères qui ont rendu inévitable ce type de lutte !

La situation dans le pays est devenue insupportable pour les travailleurs et la population dans son ensemble. Près d’un demi million de portugais sont au chômage, le taux le plus élevé des 20 dernières années. La précarité qui touche plus d’1,2 millions de travailleurs constitue un facteur d’instabilité dans leurs conditions de travail mais aussi dans l’ensemble de leur vie.

Les changements opérés dans les fonctions et le rôle de l’Etat, avec la disparition et la privatisation des services publics, compromettent la Sécurité Sociale et attaquent les droits les plus élémentaires des travailleurs de la fonction publique et de la population.

Au nom de la “flexsécurité”, le gouvernement prépare la simplification des licenciements sans raisons valables, instituant la possibilité d’un renvoi dans l’heure et en dérégulant les horaires, les carrières, les professions, les salaires et les conditions de travail.

Les injustices sociales et les inégalités se creusent, le pouvoir d’achat diminue, la diminution des pensions et des retraites a commencé, la pauvreté et l’endettement des familles a augmenté, contrastant avec les profits-records des groupes économiques et financiers. En 2006, 5,3 milliards d’euros de profits ont été engrangés par seulement huit sociétés. Certains chefs d’entreprises privées ont gagné plus de 130 fois le SMIC.

Ces profondes raisons justifient cette grève générale et expliquent le large soutien des travailleurs.

La grève générale du 30 mai est une grande grève avec un fort soutien dans tout le pays et dans tous les secteurs d’activité.

Nous devons souligner l’ampleur qu’elle a prise dans le secteur des transports, avec une l’interruption totale ou presque totale du trafic du métro de Lisbonne, des sociétés Transtejo et Soflusa (réseau de transport fluvial), TST, des transports urbains de Braga, Guimarães, Aveiro, Coimbra, Viseu, Barreiro, des Bus des régions du Douro et du Minho, des Bus de la région de Beira littorale, de la société de transport de l’Algarve, et d’autres entreprises de transport routier. Elle a également été très suivie sur plusieurs lignes de chemins de fer ainsi que dans plusieurs ports maritimes (avec leur fermeture en Algarve et aux Acores) et dans le transport aérien avec l’annulation de 63 vols à l’aéroport de Lisbonne, 18 à l’aéroport de Faro et la paralysie de la SATA aux Acores.

Il faut souligner que le mouvement a également été suivi dans d’importantes entreprises industrielles comme les chantiers navals de Viana do Castelo , les chantiers navals Lisnave à Lisbonne (avec une grève menée par des travailleurs précaires et des centaines de travailleurs immigrés), les Arsenaux d’Alfeite, Portucel [papeterie] (avec une grève des intérimaires), Portcast (métallurgie), Lear, Blaupunkt (autoradios), Robert Bosch (appareils ménagers), Qimonda (électronique), Centralcer (brasserie), Unicer (brasserie), Coca-Cola (boissons), Danone (agro-alimentaire), Saint Gobain (vitrage), Tudor, Cimianto (matériaux), Browning (armement), Autoeuropa (avec arrêt d’une de leurs deux chaînes de fabrication), Rodhe (chaussures), Corticeira Amorim (bois), Amorim Revestimentos.

Il y a eu un soutien massif dans l’Administration publique (y compris les tribunaux, les bureaux d’état civil, les impôts, les services de la Sécurité Sociale, etc.); dans le secteur de la Santé, avec des arrêts de travail dans les centres médico-sociaux et dans les principaux hôpitaux avec des taux de grévistes de 70 à 90% ; dans les écoles avec la fermeture de centaines d’écoles; dans l’Administration locale avec des arrêts de travail dans toutes les régions principalement dans le ramassage des déchets avec dans la plupart des communes des taux de grévistes entre 80 et 100%. Il y a eu un soutien massif chez les postiers avec un taux de grévistes avoisinant les 80%.

Nous devons souligner que des milliers de travailleurs précaires ont quand même fait grève. Ils ont fait preuve d’un grand courage et d’une conscience de classe certaine !

Il y a des secteurs qui jusque-là n’avait jamais rejoint une grève générale et qui l’ont fait pour la première fois, avec des taux de grévistes significatifs dans de nombreux cas. C’est ce qui s’est passé dans les centres d’appels téléphoniques par exemple.

La participation des jeunes travailleurs, particulièrement touchés par la précarité et par les bas salaires est un autre aspect de cette grève générale.

Cette participation massive est d’autant plus significative que la Grève Générale s’est déroulée dans le contexte d’une vaste offensive du gouvernement contre le droit de grève avec des moyens particulièrement développés de chantage et de répression. Dans l’administration publique et dans le secteur des transports, le gouvernement a donné le ton en portant atteinte au droit de grève. Dans des milliers d’entreprises, les menaces et des mesures illégales d’annulation de primes se sont multipliées.

La décision prise par tant de travailleurs portugais – en proie à des difficultés financières, endettés, et pour qui les baisses de salaires se ressentent jour après jour – de rejoindre cette grève, prend un sens tout particulier dans ce contexte.

La grève générale du 30 mai est celle qui a recueilli le plus fort soutien populaire. Ses causes ont été bien comprises et ont bénéficié du soutien d’une large majorité du peuple portugais, ce qu’il a montré de différentes manières.

Le processus de préparation de la grève a constitué, en lui-même, un des plus importants mouvements d’explication, de participation et de mobilisation depuis des années. Le soutien de 140 structures syndicales, l’implication de dizaines de milliers de militants, la tenue de plus de 7000 réunions plénières, de dizaines de milliers d’initiatives visant à expliquer les enjeux ont démontré une capacité d’intervention des masses dépassant la grève générale elle-même.

Le gouvernement peut toujours essayer de diminuer la portée de la grève (avec peu d’originalité par rapport aux gouvernements précédents qui ont fait et dit la même chose), en disant que ce n’est qu’une grève partielle, et en diffusant une image virtuelle qu’ils sont les seuls à voir, comme si des grèves générales, ici ou ailleurs dans le monde, se devaient d’être totales. En vain ! Car au-delà des milliers d’entreprises où les effets de la grève, fortement suivie, n’ont pas été visibles à l’ensemble de la population, le soutien du secteur des transports et ses effets sur Lisbonne et des dizaines d’autres villes dans tout le pays, aussi bien que ceux de l’Administration entre autres, démentent, sans appel, les propos du gouvernement.

En puisant dans ses statistiques ingénieuses mais erronées, le gouvernement essaie de cacher le fait que c’était la plus grande manifestation et la plus grande lutte qu’il a eu à affronter durant ses deux années de mandat.

Le PCP remercie les travailleurs portugais qui ont adhéré massivement à la grève générale.

Le PCP remercie les travailleurs des transports, pour l’ampleur de leur mobilisation, alors que le gouvernement escomptait une certaine apathie susceptible de lui permettre de leur retirer le droit de grève, reconnu dans la constitution de la République portugaise comme un droit inaliénable, pour l’adhésion au mouvement exprimée et en particulier pour ceux qui ont résisté et ont participé à la grève générale, même s’ils sont sous les conditions arbitraires imposées par les services minimum. C’est la première étape d’une nouvelle phase dans la lutte pour le respect du droit de grève dans le secteur des transports.

Le PCP remercie les milliers de travailleurs précaires qui, faisant preuve d’une grande conscience de classe, ont participé à la grève générale.

Le PCP remercie la CGTP-IN, le mouvement syndical unitaire et toutes les structures représentant les travailleurs pour leur action et leurs capacités d’organisation.

La CGTP-IN confirme qu’elle s’affirme comme le grand syndicat des travailleurs portugais, une référence incontournable pour la défense des intérêts des travailleurs et pour l’avenir du pays.

Après la grève générale du 30 mai plus rien ne sera plus pareil pour ce gouvernement qui affiche arrogance et mépris pour les conditions de vie des travailleurs. Les travailleurs portugais ont fait entendre leur voix avec beaucoup de vigueur : ils ont dit au gouvernement que la situation de millions de Portugais est insoutenable. Ils ont montré au gouvernement que les travailleurs et le peuple portugais existent. Ils lui ont indiqué qu’il ne doit pas confondre les intérêts du Portugal avec ceux des grands groupes économiques et financiers, avides de profit et soucieux de leurs privilèges. Ils ont aussi démontré qu’ils étaient une force dont il faudra compter avec la combativité, la résistance et la détermination à imposer un changement de cap dans la politique nationale.

La grève d’aujourd’hui a constitué un avertissement puissant adressé au gouvernement. Cette grève n’est pas un aboutissement en soi mais le signe annonciateur d’autres luttes !

Après la grève générale du 30 mai, si le gouvernement continue à ne pas écouter le mécontentement des travailleurs et du peuple, s’il essaie de passer en force en facilitant les licenciements sans motif, les renvois dans l’heure, il sait maintenant qu’il existe une force capable d’empêcher ses projets.

Se démarquant des autres forces politiques, le PCP a été solidaire et actif dans la grève générale, parce qu’il représente la lutte pour les droits, les intérêts et les aspirations de ceux qui travaillent, pour un pays plus juste et plus démocratique.
Nous continuons à faire vivre notre engagement de toujours auprès du peuple et des travailleurs portugais !"

Le Parti Communiste Portugais. Le 30 mai 2007

(traduction aux bons soins du PCF Paris 15)
 
Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /2007 22:05
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