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Economie et luttes, France

AIRBUS:
ARRETER LA CASSE, RENATIONALISER,
RESTAURER LE MODELE DE COOPERATION INTERNATIONALE
   
Chercher l’erreur ! Les carnets de commandes d’Airbus sont remplis pour 6 ans et demi. Mais le plan de restructuration « Power 8 » du PDG d’EADS Gallois programme la destruction de 10000 emplois dont 4300 en France et la cession de 6 sites en Europe. C’est aberrant ! Sauf pour les actionnaires qui cherchent à basculer la plus grande part de la production vers la sous-traitance extérieure, notamment pour le futur A350. Le but : comprimer les salaires, contourner les acquis sociaux, faciliter les délocalisations, déjà au Mexique, en Chine ou en Russie où une chaîne d’assemblage des avions serait déplacée. « Power 8 » porte les lourdes menaces qui pèsent sur l’avenir de dizaines de milliers d’emplois stables et qualifiés, d’un fleuron industriel et d’un modèle de coopération international. D’où viennent-elles ?

8 ans de privatisation ont dépouillé Airbus et rompu avec la formule du succès.
Il faut le rappeler : les performances technologiques et commerciales d’Airbus sont le résultat d’une coopération publique engagée depuis 1970 entre quatre Etats. Le Consortium Airbus regroupait des entreprises des quatre pays, le groupe français nationalisé Aérospatiale étant un pilier de l’ensemble. Le gros porteur A380 dont on a célébré le lancement en 2005 est la dernière réalisation issue de cette structure publique d’investissement, de recherche et de production.

Que s’est-il passé entre temps ?
En 1999, le gouvernement Jospin décide la privatisation partielle, le bradage, d’Aérospatiale. 20% du capital est mis en bourse pendant que le groupe Lagardère devient actionnaire de référence. La fusion avec le groupe allemand Daimler finit de faire prédominer le capital privé dans le nouveau groupe EADS. L’objectif de rentabilité financière à court terme prend immédiatement le pas sur l’objectif industriel, la recherche, l’emploi, les conditions de travail, le maintien et le développement des savoir-faire… Le PDG Forgeard avait résumé la nouvelle philosophie de l’ensemble se « réjouissant d’avoir économisé 1 milliard sur les investissements pour satisfaire les actionnaires ». Ceux-ci ont accumulé les dividendes sur la base des réalisations du public mais sapé l’avenir. A l’automne 2006, on apprend que d’importants retards de livraison sont à attendre pour le A380, dus précisément à des défauts d’organisation et des manques de personnels. Juste avant la chute du cours en bourse, Forgeard lui-même vend ses stock-options et empoche 3,75 millions d’euros de plus-values et le groupe Lagardère encaisse 1,5 milliard après la vente de la moitié de sa participation.

Le plan Power 8 veut faire payer la facture du pillage aux salariés d’Airbus et de ses bassins d’emploi en France, Allemagne, Grande-Bretagne et Espagne. Dans le même temps, il aggrave les causes de l’échec.                      C’est inacceptable !

Devant la très forte mobilisation des salariés et l’attention de l’opinion publique, les candidats à la présidentielle, issus des majorités successives qui sont responsables de la situation et du désengagement de la puissance publique, sont obligés de convenir de la nécessité d’une intervention de l’Etat. Mais laquelle ! Peut-on admettre que l’on mobilise des fonds publics pour renflouer les caisses vidées par Lagardère, pour « atténuer » les effets des plans (anti)sociaux dans les régions tout en laissant prédominer la logique du privé qui coule Airbus? NON ! N’en déplaise aux serviteurs du MEDEF, la démonstration est faite : la gestion publique a été très efficace économiquement et socialement, la gestion privée conduit Airbus au crash.

Il faut arrêter les frais, revenir au plus vite à la formule qui a fait la réussite d’Airbus.

1-  Le gouvernement français, l’actuel comme celui qui sera issu des élections, doit repousser le plan Power 8, empêcher toute suppression d’emploi et délocalisation. Il en a le pouvoir avec ses 15% du capital et ses moyens de pression sur Lagardère.
2- La participation française d’Airbus doit être intégralement renationalisée. Lagardère doit rendre l’argent !
3- C’est la condition pour restaurer le modèle de coopération internationale avec nos partenaires européens. Le contrôle public ne peut s’effectuer sans les Etats. Nous refusons la fuite en avant proposée avec la transformation de la structure internationale Airbus en « entreprise européenne » intégrée. Cette dernière ne pourra être qu’une multinationale capitaliste, comme le réclame explicitement Sarkozy.

La mobilisation des salariés en France comme en Allemagne s’étend. Après les grandes manifestations du 6 mars, une journée internationale d’action est prévue le 16 mars. Le cas d’Airbus est exemplaire de la logique de destruction que porte le capitalisme mondialisé. La bataille pour Airbus, entreprise emblématique, peut et doit ainsi faire converger d’autres luttes. Pas de trêve électorale pour les luttes ! C’est à contribuer à développer ce rapport de forces décisif pour changer que nous nous appliquons pendant la campagne électorale. C’est le contenu à donner au vote communiste en 2007.
Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 00:00
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 Nous nous étonnons que le vœu (ci-dessous) déposé par Camille Marques, conseillère d’arrondissement PCF, n'ait pas pu être présenté au Conseil d'Arrondissement du 27 Novembre. 

 
Le Conseil d’administration de la SNCF vient d’attribuer le marché de près de 4 milliards d’euros, « le marché du siècle » selon les observateurs, du renouvellement des trains de banlieue parisienne à la firme canadienne Bombardier au détriment d’Alstom. Cette décision est très lourde de conséquences pour l’avenir de l’emploi industriel en France, également dans notre région.. Le choix de Bombardier est ouvertement justifié, suivant la logique rejetée par notre peuple de « la concurrence libre et non faussée », par les moindres coûts annoncés notamment avec le recours à des usines et des sous-traitants situés dans des pays pratiquant le dumping social. Le coût social et technologique pour notre pays ne peut être ignoré. Ce contrat est scandaleux. Les miettes laissées à Alstom n’y changent rien. Le pays et les salariés vont le payer très cher. C’est le démantèlement d’Alstom qui est programmé, une filière industrielle d’excellence, qui a permis de répondre aux besoins de notre pays, et notamment la réussite du TGV, dont on vient de célébrer les 25 ans. Les conséquences sur l’emploi se chiffrent directement à plusieurs milliers de postes sur plus de 10 ans en France. La Ville de Paris est directement concernée en tant que membre influent du STIF, syndicat des transports d’Ile-de-France, financeur à 50% de l’investissement. Elle ne peut non plus se détourner des enjeux industriels et d’emplois posés. Le 14ème arrondissement où se trouve une importante concentration de cheminots et la gare Montparnasse est également concerné. Aussi est proposé le vœu suivant : le Conseil du 14ème arrondissement demande au Maire de Paris et aux administrateurs du STIF désignés par le Conseil de Paris d’intervenir pour obtenir la rupture du contrat attribué à Bombardier du renouvellement des trains de banlieue de la SNCF et la conclusion d’un autre contrat qui préserve l’avenir de la filière de l’industrie ferroviaire en France et impose que la totalité de la production s’effectue sur le territoire national.    

Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /2006 14:10
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Le marché colossal du renouvellement des trains de banlieue attribué à la firme canadienne Bombardier au détriment d’Alstom:

Un coup de poignard dans le dos de l’emploi et de l’industrie en France

 


On célèbre ces jours-ci le 25ème anniversaire du TGV, éclatante réussite technologique et économique de l’industrie en France. Les décideurs politiques à tous les niveaux s’appliquent à rendre impossible à l’avenir le renouvellement d’une telle réalisation.

Le Conseil d’administration de la SNCF vient ainsi d’annoncer qu’il entendait confier la commande du renouvellement des trains de banlieue au trust canadien « Bombardier ». Il s’agit d’un marché colossal : 178 nouvelles rames, 200 autres en option, pour près de 4 milliards d’euros. Ce choix s’effectue au détriment du groupe français Alstom.

Empêcher un profond gâchis!

Cette décision scandaleuse constitue un véritable sabotage d’une filière industrielle française d’excellence qui a toujours su répondre aux besoins du pays. Le pays va le payer très cher. Il va payer très cher les « coûts » soi-disant inférieurs de l’offre « Bombardier ». Les conséquences sur l’emploi se chiffrent directement à plusieurs milliers de postes sur plus de 10 ans en France. L’avenir de plusieurs sites d’Alstom et de leurs bassins d’activité est lourdement menacé. Il est mensonger de prétendre que « Bombardier » créerait de nombreux emplois en France. Son implantation y est réduite (assemblage) mais surtout, de l’aveu même du Ministre des transports, M. Perben, la firme canadienne emporte la commande en promettant des prix inférieurs grâce à ses usines et ses sous-traitants délocalisés en Europe de l’est. Cette opération compromet également l’avenir technologique et annonce une nouvelle étape dans le démantèlement d’Alstom, entreprise fondamentale de l’industrie d’équipement dans notre pays. La logique de course au profit financier contre l’ambition industrielle a déjà entraîné le bradage de plusieurs activités notamment dans le secteur de l’énergie, dans la recherche-développement ou bien la cession des Chantiers de l’Atlantique, ex-filiale, à un groupe norvégien. Des milliers d’emplois ont déjà été supprimés. L’intervention de l’Etat s’est limitée en 2005 à renflouer, aux frais de la collectivité, les investissements purement financiers et les dividendes boursier. Plus que jamais, il faut arrêter le dépeçage d’Alstom et gagner son retour sous le contrôle public. La relance des partenariats fondamentaux avec les grands groupes publics seraient nécessaires au maintien et au développement du potentiel industriel unique que représente Alstom. A nouveau, les gouvernants y tournent le dos au détriment de tout le pays en attaquant maintenant la filière du transport ferroviaire. Cette opération peut et doit être mise en échec. Un nouveau contrat peut et doit être signé donnant à Alstom la maîtrise d’œuvre (avec éventuellement une sous-traitance de l’usine Bombardier en France) et garantissant que l’ensemble de la production soit effectuée sur le territoire national. Pour cela il est essentiel de situer les responsabilités politiques. Le gouvernement est directement décideur. Le Conseil d’administration de la SNCF , entreprise nationale, est composé en majorité de membres désignés par lui. Mais la région Ile-de-France, présidée par la gauche, joue aussi un rôle déterminant, parce qu’elle contrôle le Syndicat des transports de l’Ile-de-France. Le STIF est le premier financeur de l’opération, à hauteur de 50%, financés en majeure partie par un emprunt que les Franciliens devront rembourser (avec les intérêts). Le principal payeur est le premier décideur. Après s’être lavé les mains de l’affaire, la Région , par la voix de son Président PS, M. Huchon, justifie publiquement le choix de retenir « Bombardier » par des « coûts sensiblement inférieurs », soutenant sans complexe le dumping social et la logique de casse industrielle. Il manifeste d’ailleurs la même orientation idéologique en préparant activement la marchandisation des transports franciliens. Mais encore davantage en période préélectorale, certaines contradictions entre actes et discours ne peuvent pas tenir, à droite comme à « gauche ». Les hypocrites du « patriotisme économique » mais aussi tous les élus de la majorité de « gauche » du Conseil régional sont au pied du mur. Certains réagissaient il y a encore peu, quand la Région n’était pas encore aux commandes du STIF, contre la livraison d’un tiers du marché du renouvellement des autobus à un groupe délocalisé en Pologne. Aujourd’hui, n’en laissons aucun se défausser ! La question du marché du renouvellement des trains de banlieue est une question économique d’ampleur nationale, aussi une question politique d’ampleur nationale.

Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /2006 16:33
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Analyse d'une lutte victorieuse contre un projet de délocalisation d'entreprise. Nous jugeons cette expérience particulièrement instructive. Nous reproduisons ci-dessous la restranscription de l'intervention de notre camarade Olivier Del Rizzo, responsable syndical à IP-Marti, membre du Conseil national du PCF, lors d’un débat à la Fête de l’Huma 2006

 

Les ingrédients d’une lutte victorieuse, Par Olivier Del Rizzo,

 

 

 

"Je vais essayer de tirer les enseignements de dix mois de lutte victorieuse pour contribuer au débat de préparation des assises. IPMarti est un équipementier automobile du bassin d’emploi de Montbéliard qui est le deuxième bassin d’emploi de France dans le berceau de l’automobile Peugeot. Le 1er novembre 2005, les dirigeants américains de notre entreprise qui appartenaient à une multinationale, ont annoncé aux salariés la fermeture de l’entreprise et le licenciement de l’ensemble du personnel ainsi que la délocalisation de la production sur le site italien. La réaction a été immédiate : on a refusé catégoriquement ce chantage et refusé un plan dit « social » : « le plan de sauvegarde de l’emploi ».

 

On nous proposait des chèques valises et on voulait que l’on se taise. On a refusé et engagé la bataille en nous appuyant sur le fait qu’il n’y avait aucune raison objective, ni financière, ni économique pour une telle décision. Durant la première phase de la bataille, pendant 63 jours, nous avons occupés l’entreprise. Avec beaucoup d’événements et d’enseignements forts.

 

J’en citerai quatre : 1- la solidarité territoriale : il y a eu une énorme solidarité de lutte et financière parce que l’entrée en résistance sur ces questions d’emploi et de délocalisation sur le bassin de Montbéliard a fonctionné comme un déclic face aux grands donneurs d’ordre. En effet cette décision du groupe américain de fermer l’usine et de délocaliser n’a pu être prise qu’en accord avec le donneur d’ordre PSA car IPMarti réalise 60% de son chiffre d’affaires avec PSA.Donc il y a une double responsabilité : celle de la multinationale américaine, mais également celle du donneur d’ordre. Il y a vraiment eu un grand mouvement de solidarité et les gens se sont reconnus dans ce conflit. 2- Le volet judiciaire : comme on occupait l’entreprise, évidemment les patrons de celle-ci ont fait une démarche judiciaire pour demander l’expulsion des salariés de l’entreprise. Mais à l’opposé de leurs attentes, le tribunal de Montbéliard a conclu autrement : il a déclaré l’occupation légale puisque les salariés protégeaient leur outil de travail, l’entretenaient, insinuant donc, que leur combat était juste. C’est une décision importante contre laquelle la direction a fait appel dans un premier temps. Mais par la suite, compte tenu du rapport de forces sur le pays de Montbéliard, elle s’est rétractée. Cette décision du tribunal fait maintenant jurisprudence. Tous les syndicalistes, qui, dans les entreprises, sont confrontés à ce genre de situation, pourront s’appuyer sur cette jurisprudence. 3- La responsabilisation sociale et territoriale de PSA : au départ les dirigeants de PSA ont déclaré qu’ils ne pouvaient pas s’immiscer dans les affaires de leurs fournisseurs. Mais, deux mois plus tard, le rapport de forces ayant grandi, la direction a été obligée de changer de position en assurant qu’en cas de repris, elle continuera à assurer une charge de travail à IPMarti. 4 - L’échec de la liquidation financière :Après avoir organisé l’assèchement de la trésorerie de l’entreprise, la direction a demandé à la Chambre de commerce de Montbéliard de prononcer la liquidation judiciaire de l’entreprise. S’il y avait eu liquidation judiciaire, il n’y avait plus d’entreprise, c’était fini. Donc, nous l’avons combattue avec notre cabinet d’avocats, le Cabinet Grumbach, et obtenu le redressement judiciaire de six mois. Or, comme il n’y avait plus d’argent dans l’entreprise, en principe, le juge aurait dû prononcer la liquidation judiciaire. Il a prononcé le redressement judiciaire uniquement parce qu’il y avait un rapport de forces important sur le pays de Montbéliard, et surtout parce que l’on avait avancé des propositions alternatives crédibles à la fermeture de l’entreprise. Dans cette lutte, à l’initiative des élus communistes s’est mis en place un comité de soutien sur le bassin de Montbéliard qui a réussi à rassembler très largement, notamment des élus de la résion dans leur diversité. Mais on n’a pas mis la charrue avant les bœufs. C’est parce que l’on avait des objectifs et des propositions crédibles que nous avons pu réaliser un large rassemblement et une grande mobilisation. Pendant six mois, on s’est fixé avec les salariés plusieurs objectifs : - maintenir la mobilisation, - Travailler avec les salariés et la population à un projet industriel porteur de propositions développant l’avenir de cette entreprise. - Travailler à la recherche d’un repreneur. On avait la garantie de PSA qui s’était engagé sur les marchés. On a retrouvé le repreneur en août dernier : une entreprise allemande. On avait mis une condition pour cette reprise : pas de fonds de pension. Aujourd’hui, l’entreprise à rouvert ses portes. On a accepté la reprise par un industriel déjà spécialisé comme équipementier automobile. Il s’agir de l’Allemand UKM de 500 salariés. Il s’est engagé à mettre en place le plan industriel et sur l’emploi. Avec des engagements précis pour que nous retrouvions l’ensemble des emplois d’ici un an. Aujourd’hui une dizaine de salariés n’ont pas encore repris le travail, mais ils se sont engagés dans une formation dans le cadre d’un contrat de transition professionnelle. Avec l’engagement écrit de l’entreprise devant les pouvoirs publics que l’ensemble des salariés sera repris dans l’année. C’est une belle victoire qui montre l’atout que reconstituent des propositions alternatives.

Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /2006 19:37
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SOGERMA, EADS, SUITE :
VA -T – ON PASSER A COTE D’UN MOUVEMENT CONVERGENT D’AMPLEUR NATIONALE ?
Guy Poussy
 
Parcourant 1000km dans la journée les travailleurs de la SOGERMA de Mérignac sont montés à Paris pour dire NON à la fermeture de leur entreprise. Reçus au siège social d’EADS ils ont ensuite manifesté dans le 16e arrondissement. Leur démarche a été renforcé par des délégations auprès de quelques dirigeants syndicaux et d’ entreprises du groupe à Toulouse, Nantes, St-Nazaire, Marignane,. Surprise par cette détermination la direction manœuvre en recul. Après le siège AEDS les travailleurs se sont rendus devant l’Assemblée Nationale ou des délégations de la SNECMA-Corbeil, de Dassault-Argenteuil les y attendaient. Par contre il n’y avait aucune délégation de salariés de la région Parisienne venus exprimer leur solidarité, le message n’est pas passé, il n’y a pas eu d’appel au rassemblement. Les parlementaires, comme les dirigeants des centrales syndicales brillaient aussi par leur absence, seuls quelques élus locaux étaient présents. Les salariés de Mérignac ont repris la route gonflés et bien décidés à poursuivre le combat pour l’emploi, la défense de leur outil de travail, le rapatriement de travaux. Leur combat est celui de toute la classe ouvrière. L’absencc d’initiative concrète pour que s’exprime un large soutien populaire autour de la lutte des EADS pose une fois la question : les états majors syndicaux, celui de la CGT en particulier. Ont ils décidé de laisser ces travailleurs se débrouiller seuls comme ce fut le cas pour les marins de la SNCM, et les traminots de Marseille ? Un mouvement d’ampleur nationale est possible, le pouvoir, le MEDEF, la direction EADS sont en difficulté va-t-on laisser passer l’occasion que les travailleurs frappent TOUS ENSEMBLE.
Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /2006 20:38
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La direction du groupe EADS par ailleurs éclaboussée dans l´affaire Clearstream impose sa loi. La fermeture de la SOGERMA entreprise du groupe chargée de la réparation et de l´aménagement des avions entraînera 1100 suppressions d´emplois. C´est par un communiqué publié à Amsterdam siège du groupe que les travailleurs de Mérignac ont appris cette sinistre décision. Le comité central d´entreprise a été convoqué le 23 mai alors que la décision était rendue publique le 12 mai. Le groupe EADS annonce des bénéfices trimestriels en hausse de 26%. L´Etat à hauteur de 15 % dans EADS pourtant en juin 2002 le ministère de la défense attribuait la maintenance des 14 ravitailleurs C130 de l´armée de l´air à une entreprise Portugaise, un contrat de 80 millions € par an. Dans le groupe Franco Allemand EADS l´usine de Dresde identique à la Sogerma de Mérignac croule sous la charge de travail, le gouvernement se montre impuissant pour obtenir des transferts d´avions à entretenir ou réviser. Les salariés de Mérignac refusent d´être traités comme des kleenex, ils n´acceptent pas la liquidation de leur entreprise. Le 15 mai ils occupèrent les pistes de l´aéroport de Bordeaux, ces travailleurs ont droit à la solidarité du monde du travail, avec eux c´est la défense de l´emploi industriel qui est posé, par ailleurs ils s´opposent à la politique du gouvernement et du patronat. Personne ne comprendrait qu´une action concrète et significative d´ampleur nationale ne soit pas construite autour des travailleurs de la Sogerma.

Lien vers les salariés de Sogerma
Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /2006 00:00
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Le succès face au CPE vient de le confirmer. Dans la suite du NON au référendum du 29 mai 2005:

Les luttes sont décisives pour gagner l’alternative politique

Le retrait du CPE est un succès très important. L’exceptionnelle mobilisation, toutes générations confondues, des étudiants, des lycéens, des salariés du privé comme du public, marquée par les 3 millions de manifestants dans tout le pays le 28 mars et le 4 avril a fait la démonstration que l’on peut mettre en échec la politique au service du MEDEF de précarisation générale du travail salarié.

 

 

 

Cette victoire en appelle d’autres, sans attendre.

 

La politique du pouvoir est battue sur le fond. Le CPE était l’instrument et le symbole de la volonté de précariser tout le monde du travail, de casser l’ensemble du code du travail et d’installer l’insécurité pour tous au cœur de la société française. Le mouvement a montré qu’il n’avait absolument pas pour but de créer des emplois. Il a exprimé le refus de ce contre-modèle. La « modernité », ce n’est pas la mal-vie, la peur du lendemain, les bas salaires, la précarité généralisée pour alimenter les profits flambants des entreprises du CAC 40.

 

Maintenant le CNE doit tomber. Toute la loi contenant le CPE doit être abrogée.

Rompre avec les politiques menées depuis plus de 20 ans: c’est possible!

Le mouvement contre le CPE s’inscrit dans le rejet de la politique de casse des acquis sociaux et démocratiques de notre pays menée depuis plus de 20 ans. Il suit les luttes de grande ampleur de ces dernières années contre la remise en cause de notre système de retraite, de l’ensemble de la Sécurité sociale, contre la casse des services publics, la mise de notre pays sous la coupe réglée des multinationales. Les convergences d’intérêt entre les salariés, les jeunes, les retraités n’ont jamais été aussi grandes contre ces choix politiques au service du capital. 

 

Dans la suite du 29 mai 2005, le mouvement populaire a commencé à ouvrir le chemin de l’alternative politique. Il ouvre l’espoir. 

 

Le CPE aujourd’hui rime avec le TCE (traité constitutionnel européen) et la « concurrence libre et non faussée » que l’UE du capital voulait imposer aux peuples l’an dernier. Il y a un an, notre peuple l’a mise en échec et a désavoué les forces politiques de l’alternance, réunies dans une union sacrée pour le OUI. Aujourd’hui, de chauds partisans du OUI tentent de se refaire une virginité dans la lutte contre le CPE pour nous resservir l’alternance, pour nous resservir la « constitution » européenne après 2007. Derrière les mots, leurs propositions se situent toujours dans la même logique que celle du gouvernement actuelle. Les « présidentiables » du PS rendent hommage à tour de rôle à Tony Blair…

 

Les luttes, après le NON majoritaire du 29 mai, peuvent déjouer le jeu de l’alternance, bousculer les jeux politiciens pour 2007. Elles peuvent construire par des victoires concrètes, comme le retrait du CPE, les conditions d’une véritable alternative politique, pour aujourd’hui comme pour les échéances de l’an prochain, au règne de l’argent roi.

Communistes, nous nous situons résolument du côté des luttes. Notre priorité est de travailler à renforcer les convergences de luttes et d’actions en mettant en avant des propositions de rupture immédiate.

Jeudi 4 mai 2006 4 04 /05 /2006 20:11
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Une victoire qui en appelle d’autres !


Après des semaines d’entêtement, le gouvernement vient de céder.

Il a annoncé ce matin que le CPE serait « remplacé » pour ne pas dire « retiré ». C’est une grande victoire populaire. La formidable mobilisation, toutes générations confondues, des étudiants, des lycéens, des salariés du privé comme du public… a fait la démonstration que l’on peut mettre en échec la politique au service du MEDEF et des marchés financiers.

Cette victoire en appelle d’autres, sans attendre.

La politique du pouvoir est battue sur le fond. Le CPE était l’instrument et le symbole de la volonté de précariser tout le monde du travail, de casser l’ensemble du code du travail et d’installer l’insécurité pour tous au cœur de la société française. Le mouvement a montré qu’il n’avait absolument pas pour but de créer des emplois, exprimé le refus de ce contre-modèle. La « modernité », ce n’est pas la mal-vie, la peur du lendemain, les bas salaires, la précarité généralisée pour alimenter les profits flambants des entreprises du CAC 40.

Le CPE est tombé, le CNE doit tomber !

Le Contrat nouvelle embauche, CNE, est la copie conforme du CPE pour tous les travailleurs dans les entreprises de moins de 20 salariés. Il a été imposé par ordonnance en août sans même de débat parlementaire. Comme le CPE, il donne la « liberté » de licencier à tout moment, sans motif et sans recours, pendant 2 ans. Le gouvernement a été obligé de reculer sur ce contenu scandaleux du CPE, contraire même aux traités internationaux du Bureau international du travail signé par la France. Le CNE doit être abrogé.

Le CPE doit entraîner toute sa loi dans sa chute !

La loi contenant le CPE, cyniquement dénommée « égalité des chances » s’inspire tout entière de la logique de précarité du CPE. Elle rétablit notamment le travail de nuit à partir de 15 ans et l’apprentissage à partir de 14. Le dispositif annoncé pour remplacer le CPE prévoit de nouveaux cadeaux publics au patronat pour l’embauche de jeunes dans des emplois sous-qualifiés. Il est inadmissible que la collectivité paie, très cher (au lieu d’affecter les moyens nécessaires à l’école et l’université publiques), à la place des employeurs, les salariés qui travaillent pour eux. Cette dérive a également pour effet de tirer l’ensemble des salaires vers le bas. Toute la loi contenant le CPE doit être retirée.

La lutte paie ! Le retrait du CPE est un premier et très important succès. L’exceptionnelle mobilisation, marquée par les 3 millions de manifestants dans tout le pays le 28 mars et le 4 avril commence à mettre un coup d’arrêt à la politique au service du MEDEF de précarisation générale du travail salarié menée par les majorités successives depuis 20 ans.

Dans la suite du 29 mai 2005, le mouvement populaire porte l’alternative politique et ouvre l’espoir.

Le CPE rime avec le TCE (traité constitutionnel européen) et la « concurrence libre et non faussée » que l’UE du capital voulait imposer aux peuples l’an dernier. De chauds partisans du OUI tentent de se refaire une virginité dans la lutte contre le CPE. Leurs propositions s’inspirent pourtant de la même logique. Les « présidentiables » du PS préparent une nouvelle alternance tout en rendant hommage à tour de rôle à Tony Blair...


Les luttes, après le NON majoritaire du 29 mai, peuvent déjouer le jeu de l’alternance, bousculer les jeux politiciens pour 2007. Elles peuvent construire par des victoires concrètes, comme le retrait du CPE, les conditions d’une véritable alternative politique, pour aujourd’hui comme pour l’an prochain, au règne de l’argent roi.

Communistes, nous nous situons résolument du côté des luttes. Le retrait du CPE n’est qu’un début, tous ensemble, restons vigilants, arrachons d’autres victoires !
Vendredi 14 avril 2006 5 14 /04 /2006 14:54
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Ni amendable, ni négociable, le CPE doit être retiré. Tel fut en substance, le mot d’ordre unitaire et unanime des 3 millions de manifestants dans 190 villes de France et des 700 000 parisiens qui ont défilé pendant près de six heures dans les rues de la capitale.
 

La lame de fond a ainsi atteint, ce mardi 4 avril , une ampleur inégalée, face à un gouvernement affaibli et en recul dont l’objectif est de ne pas perdre totalement la face et de céder le moins possible ! Il faut dire que l’unité sans faille des 12 organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens ne lui facilite pas la tâche !

 

Au mépris de toute démocratie, c’est à un groupe politique, l’UMP, qu’il a laissé le soin de rédiger un projet de loi sur un nouveau CPE. Le précédent texte n’avait fait l’objet d’aucune négociations avec les organisations syndicales pourtant concernées au premier chef par les textes régissant l’emploi et le contrat de travail. En plein été 2005, la loi sur le CNE, destinée aux entreprises de moins de 20 salariés, avait déjà, on s’en souvient, été promulguée sans plus de négociations !

 

Si l’UMP est chargée d’élaborer des propositions pour un CPE « bis », la loi sur l’égalité des chances est bel et bien promulguée et avec elle le CPE, ancienne formule. Le gouvernement a beau dire aux organisations que tout est remis à plat et qu’il faut négocier « sans tabou », le résultat de cette négociation et surtout la mise aux oubliettes du CPE est bien conditionnée à un rapport de forces qui est toujours aussi impératif.

 

Un des éléments de ce rapport de force est la détermination sans faille des 12 organisations qui, avec les salariés, étudiants et lycéens, exigent le retrait du CPE avant toute négociation !

Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 16:17
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Face à la vague de fond des jeunes, des étudiants, des salariés contre la précarité et la casse du code du travail, M. Chirac a répondu par une entourloupette.

 D’un côté, il promulgue la loi comprenant le CPE, pourtant désavouée par quasiment tout le pays. De l’autre, il annonce une autre loi pour « aménager » son contenu scandaleux : la possibilité de licencier les jeunes à tout moment, sans motif et sans recours.

 

  Qui peut être dupe de cette manœuvre destinée à désamorcer et à diviser le mouvement? Le pouvoir, Chirac, Villepin comme Sarkozy persistent et signent dans leur volonté d’imposer un sous-contrat de travail pour les jeunes, dérogatoire au code du travail et même aux traités internationaux signés par la France.

 

 Le président et le premier ministre n’en finissent pas de se décrédibiliser. Leur CPE n’a pas pour but de créer des emplois mais bien de précariser encore davantage l’ensemble des salariés pour les livrer à l’arbitraire total du patronat. La mobilisation a été telle dans le pays qu’ils ont dû le reconnaître implicitement en revoyant leur copie sur le CPE. Du même coup, le Contrat nouvelle embauche, le CNE, frère jumeau du CPE pour tous les travailleurs dans les entreprises de moins de 20 salariés, imposé par ordonnance en août, est désavoué. Il doit tomber.

 

Le mouvement populaire peut et doit avoir raison de leur entêtement. La précarisation du travail n’est négociable ! Exigeons l’abrogation sans condition du CPE et du CNE ! Exigeons l’abrogation de toute la loi contenant le CPE qui rétablit également le travail de nuit à 15 ans et l’apprentissage à 14 ans!

 

500.000, le 7 février, 1.000.000, le 7 mars, 1.500.000, le 18 mars, 3.000.000, le 28 mars et le 4 avril. Des salariés de tous âges, du privé, du public, étudiants, lycéens, chômeurs… ont manifesté dans tout le pays contre le CPE.

 

Devant la mobilisation générale exceptionnelle du 4 avril, la force des grèves et des manifestations, 700.000 à Paris à l’appel de 12 organisations syndicales  le pouvoir doit céder!

 

Nous sommes tous concernés par l’attaque contre le droit et le statut du travail salarié. En mettant en échec le CPE et le CNE, nous pouvons mettre un coup d’arrêt tout de suite à la politique voulue par le MEDEF et mise en œuvre par les gouvernements successifs depuis 20 ans.

 

La mobilisation populaire est capitale pour déjouer les pièges tendus par le pouvoir, comme ouvrir une perspective politique dès maintenant.

 

L’entêtement de M. Chirac ne relève pas de l’erreur mais du calcul :

 

dans l’immédiat, le gouvernement est tenté de jouer le pourrissement du mouvement et d’attiser la violence.

 

A moyen terme, Sarkozy, deuxième fer au feu du MEDEF au gouvernement, se tient en réserve pour incarner un faux changement, en fait une nouvelle aggravation de cette politique.

 

A « gauche », les grandes manœuvres ont commencé pour préparer en 2007 une hypothétique nouvelle alternance politicienne. Le PS fait de la surenchère pour tenter de se refaire une virginité à propos du CPE. Quel crédit pouvons-nous lui apporter? Il a lourdement contribué à la casse des droits sociaux entre 1997 et 2002. Il vient de se faire le chantre du OUI à la constitution de l’UE du capital, de la remise en cause des acquis sociaux nationaux (au coude à coude avec Villepin, Sarkozy, ou Blair auquel ses « présidentiables » rendent hommage à tour de rôle...). Ses propositions, y compris sur « l’emploi des jeunes » restent fondamentalement inspirées par la même logique.

 

Battre le CPE et le CNE aujourd’hui, c’est la meilleure façon de construire l’alternative politique pour aujourd’hui, comme pour demain, de bousculer les calculs politiciens pour 2007. C’est dans les luttes que se trouve la voie pour construire l’alternative politique dans la lignée de la victoire du NON le 29 mai.

 

 

De vraies solutions pour aller vers le plein emploi:

Combattre la précarité (taxer les contrats précaires, plafonner à 5% le recours aux CDD et à l’intérim, interdire la sous-traitance en cascade, dissuader les « externalisations », rétablir l’autorisation préalable de licenciement, obtenir le droit à la réintégration des salariés licenciés abusivement…).

 

Revaloriser le travail et le pouvoir d’achat des salaires et des retraites, pour alimenter une croissance saine, basée sur la consommation populaire et la réponse aux besoins (porter le SMIC tout de suite à 1500 euros,en finir avec le scandale des déductions de cotisations sociales patronales…).

 

Accorder la priorité budgétaire à l’éducation nationale, la formation, la recherche.

 

Défendre et développer l’appareil productif notamment contre les délocalisations et développer le secteur public.

Mercredi 5 avril 2006 3 05 /04 /2006 17:49
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