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Vie du Parti

Conseil National du PCF du 9 mai 2007
Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, Fédération de Paris

Plus que jamais, le pays a besoin du Parti Communiste Plus que jamais, le pays a besoin du Parti Communiste (manifestante, 1er Mai, Paris)

Pour les législatives, il faudrait rompre avec la stratégie qui a rendu inutile le vote Buffet.

Le vote pour Sarkozy a été un vote par défaut, ce qui n’en atténue pas sa gravité. Les 55% pour le NON en 2005, l’opposition à 80% à la casse des retraites en 2003, à la guerre en Irak, au CPE l’an dernier, n’ont pas disparu, ne se sont pas convertis en leur contraire. Mais Sarkozy a d’autant plus facilement joué la fatalité, recyclé le vote Le Pen que sur ces questions économiques et sociales, le PS ne se différenciait guère. Pensons au contrat première chance de Royal, ou à l’annonce d’un nouveau référendum sur la « constitution » européenne.

La direction du Parti porte une lourde responsabilité, non seulement dans le 1,9%, mais aussi dans le résultat final. L’attente était forte de repères anticapitalistes, de points d’appui clairs pour les luttes. Sur ces bases, un score de plus de 5% était parfaitement imaginable, malgré le « vote utile ». La donne aurait été changée.

La stratégie d’effacement de l’identité du Parti et d’abandon du contenu qui fait l’utilité du vote communiste leur a tourné le dos.

Aujourd’hui poursuivre dans le choix du « moindre mal » face à un Sarkozy diabolisé, continuerait à faire le jeu du pire. Les communistes ont autre chose à faire qu’à attendre une alternance en 2012 avec un PS qui confirme son orientation social-libérale et tend la main au centre-droit. 

Donnons enfin la priorité aux luttes, aux perspectives politiques qui les prolongent. Contrairement au discours de campagne « pro-européen » de l’équipe de Marie-George, réaffirmons fermement notre NON à la « constitution » européenne, aux directives et traités, avant le sommet de l’UE des 21 et 22 juin. Préparons les batailles pour la défense du droit de grève, des retraites en commençant par celle des régimes spéciaux, de l’industrie nationale…

Un congrès extraordinaire est annoncé. Un CN sera consacré les 22 et 23 juin à sa préparation. La campagne des présidentielles a nourri elle-même une pédagogie du déclin du PCF. Je refuse les scénarios qu’avancent certains dans la continuité de la Mutation-disparition, s’appuyant sur l’échec électoral que leur stratégie a provoqué : dilution, recomposition dans une « gauche » européenne sociale-démocrate et/ou satellisation au PS. Le congrès devrait au contraire être l’occasion de revenir sur ces 10 ans de mutation-démolition. La raison d’être du PCF est plus actuelle que jamais. Aux communistes de la faire vivre et de reconquérir leur parti.

Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 20:22
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Intervention de Marie-Christine BURRICAND, fédération du Rhône, section de Vénissieux.  
(Résumé sommaire pour l’Huma).
Un PCF face à ses responsabilités dans une période de luttes des classes aiguës. Tirons les leçons nécessaires. Stop aux béquilles côté PS ou antilibéraux. Le peuple a besoin de capacité d’action, d’argumentation, de force idéologique, d’un nouveau manifeste face à la contre-révolution capitaliste. Elire des députés communistes et conserver le groupe à l’Assemblée, cela peut être un début de rupture avec la stratégie de l’échec. La direction sortante ne doit pas être le maître d’œuvre du prochain congrès. 

Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 20:20
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Intervention de Claude FAINZANG, Fédération de Paris

Le 1,9% ne sanctionne pas le PCF, mais la stratégie d’effacement, la négation de notre identité. Le vote utile n’explique pas tout ; la preuve par la LCR: 4,5% sur des accents anticapitalistes. La direction nous a embourbés dans les collectifs antilibéraux ; personne n’a pu identifier la « gauche populaire antilibérale » sous l’étiquette de laquelle se présentait la candidate. La référence communiste a été éliminée, presque jusqu’à la fin. En privilégiant le rassemblement de « toute la gauche » dans les institutions, la « gauche antilibérale » a nourri le vote utile. Elle s’est détournée des positions communistes fondamentales et d’un programme de rupture anticapitaliste. Des mots comme « nationalisation », « propriété publique des moyens de production et d’échange », « monopoles publics », sont devenus tabous. Alors que le cas d’Airbus les remettait à l’ordre du jour dans l’opinion publique ! Pour les législatives : candidatures communistes sur un programme communiste dans toutes les circonscriptions. Le prochain congrès doit permettre le bilan de la « Mutation » depuis Martigues, en y associant tous les communistes, y compris les 85% qui l’ont quitté depuis 1994, écartés par le processus. Les lendemains d’élection s’annoncent durs pour le monde du travail. Pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.

Montrons l’utilité du vote communiste !

Dans tous les cas, faisons vivre le PCF !

Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 19:26
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1,93% : le résultat d’une stratégie suicidaire.

Communistes, défendons et
reconquérons notre parti !

 
Déclaration, le 24 avril 2007, à l’occasion du CN du PCF

Steph-presidentielles-2.jpg Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas laisser dire que l’échec cuisant de la candidature de Marie-George Buffet à la présidentielle représente une nouvelle « défaite historique » pour le PCF et tout ce qu’il représente dans notre pays. Tout simplement parce que c’est faux.

Le 1,93% ne sanctionne pas le PCF, mais au contraire la stratégie d’effacement du PCF, de négation de l’identité communiste poursuivie et aggravée à l’occasion de l’élection.

La direction du PCF a placé les communistes devant le fait accompli. Elle porte l’entière responsabilité d’un résultat lourd de conséquences pour le Parti et pour le pays et ne saurait maintenant se réfugier sous l’excuse du rouleau compresseur du « vote utile » que contredit le résultat de Besancenot.

Pendant six mois, elle a embourbé les communistes dans les querelles politiciennes des « collectifs antilibéraux », avant de déboucher, à reculons, sur la candidature de Marie-George, non comme candidate communiste, mais comme candidate d’une « gauche populaire antilibérale » que personne n’a pu identifier. Marie-George s’est mise en congé de sa responsabilité au PCF.

L’élimination méthodique de la référence communiste de la campagne a semé le trouble parmi les électeurs et les camarades. Sa réintroduction dans les derniers jours, sans doute pour « limiter les dégâts » annoncés par les sondages désastreux, a été trop tardive et timide pour changer quelque chose.

Ce n’est pas qu’une question de nom. Les orientations de campagne ont tourné le dos au contenu et à ce qui fait l’utilité du vote communiste.
En faisant du rassemblement de « toute la gauche » dans les institutions la condition du changement, la « gauche populaire antilibérale » a nourri elle-même la logique du vote utile à ses dépens. Elle s’est évertuée à réhabiliter le schéma politicien de l’alternance et la « gauche du oui », à contre-courant de la dynamique des luttes et de sa recherche de perspective politique.

Elle a dévalorisé la portée du NON du classe de 2005 en s’inscrivant dans la perspective de renégociation de la constitution de l’UE, au nom 070424-Col-Fab-Itw-Manu.jpg d’un illusoire « traité constitutionnel des peuples », le directeur de campagne allant même jusqu’à se déclarer « farouchement pro-européen » à la télévision. Dans cet état d’esprit, comment proposer une voie efficace pour combattre par exemple la marchandisation du gaz et de l’électricité au 1er juillet ?

La « gauche populaire » s’est détournée des positions communistes fondamentales et d’un programme de rupture anticapitaliste. Des mots comme « nationalisations », « propriété publique des moyens de production et d’échange», défense et rétablissement des monopoles publics, semblaient tabous, alors même que le cas d’Airbus les remettait à l’ordre du jour dans l’opinion publique.

Elle s’est aussi désolidarisée publiquement de la révolution cubaine, pourtant socle de tout le mouvement émancipateur en Amérique latine.

Nous accusons la direction du PCF d’avoir privilégié ses projets de recomposition politique au nom d’un « rassemblement antilibéral » en écartant les possibilités réelles de renforcement du parti.

Le développement de grandes luttes depuis 2002, la mise en échec du CPE, le NON majoritaire à la « constitution » européenne, le rejet croissant de la mondialisation capitaliste et de ses effets, toute la situation sociale appelait à une candidature clairement communiste, sur des propositions communistes.

La direction a refusé de permettre aux communistes, y compris au Conseil National, de se prononcer sur ce choix d’évidence. C’était la condition de la remontée de notre influence électorale. Nous en sommes plus convaincus que jamais.

La direction du PCF est désormais disqualifiée et sa stratégie est à nue. L’ensemble des choix opérés depuis 10 ans d’abord au nom de la « Mutation », maintenant du « rassemblement antilibéral » portent la disparition du PCF.

Le résultat désastreux du 22 avril ne doit pas servir de prétexte à une nouvelle fuite en avant.

Le « rassemblement antilibéral » et l’opération politicienne des « collectifs » ont fait la démonstration qu’ils représentent l’inverse du rassemblement du monde du travail pour combattre la politique au service du capital.

Nous dénonçons toute opération de recomposition politique « à gauche », avec des franges de la social-démocratie, supplantant le PCF, comme en Italie ou en Allemagne, à l’image du Parti de la gauche européenne.

Nous dénonçons aussi toute tentation de réduire le PCF à un syndicat d’élus satellisé au PS, aussi « radical » que le Parti radical de gauche.

Pour les communistes, l’heure doit être à la défense et à la reconquête de leur parti, acquis irremplaçable du mouvement ouvrier dans notre pays.

Dans l’immédiat, nous appelons les communistes à s’engager pour faire barrage à la droite de Sarkozy et à imposer pour les élections législatives des candidatures communistes sur un programme communiste dans toutes les circonscriptions.

La direction devra rendre des comptes. La question n’est pas de tenir un congrès extraordinaire organisé dans la précipitation et dont elle tirerait à nouveau toutes les ficelles. Les communistes ont besoin d’un congrès mettant à l’ordre du jour le bilan de toute la Mutation depuis au moins le 30ème congrès de Martigues et engageant tous les communistes, y compris les 85% des effectifs de 1994, que la « Mutation » a écartés du parti.

Dans les semaines et mois qui viennent, nous appelons les communistes à faire vivre même contre la stratégie de la direction. Nous appelons à reconstituer sur des bases de lutte, dans les entreprises et les quartiers, les organisations du Parti, cellules, sections abandonnées par la « Mutation ». C’est la seule façon pour les communistes de se réapproprier cet outil indispensable pour mener le combat contre la mondialisation capitaliste. La situation politique, le mouvement populaire l’exigent. Les lendemains d’élections s’annoncent durs pour le monde du travail.

Le monde du travail, les victimes de l’exploitation capitaliste, le pays tout entier ont plus que jamais besoin d’un parti communiste qui forge son action et des propositions dans la lutte des classes. Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.

Faisons vivre l’expression et l’organisation communistes ! Préservons l’avenir du PCF. Assumons nos responsabilités de communistes !

Pour notre part, membres du Conseil national du PCF, élus sur la liste alternative, sur la base du texte de congrès « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », nous nous mettons à la disposition des communistes dans cet objectif.


Stéphane AURIOL, fédération de Paris, collectif PCF-RATP-Bus
Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, section Paris 15ème
Fabienne DEBEAUVAIS, fédération de la Somme, section d’Amiens
Claude FAINZANG, fédération de Paris, section Paris 19ème
Contact : 01 48 28 60 05, pcf15@wanadoo.fr

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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /2007 15:43
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Avant, après les élections, nous ne nous mettrons pas « en congé » du PCF!


Menons une campagne communiste !



Rarement depuis longtemps, la nécessité de l’activité et de l’organisation communiste n’était apparue aussi fortement.

Pourtant, à quelques semaines de l’élection présidentielle, un grand nombre de communistes sont en proie au doute et au désarroi, comme ceux, plusieurs millions encore, pour qui le PCF représente le parti du monde du travail, du combat contre le capitalisme.

Nous considérons que la stratégie d’effacement du PCF et de ses positions, prolongée envers et contre tout à l’occasion des élections par la direction, est à l’origine de cette situation. Au-delà des élections, elle menace l’avenir du Parti, son existence même.

Il ne serait pas trop tard pour que la direction corrige le tir. Mais il est décisif, pour le scrutin comme pour la suite, que les communistes le fassent eux-mêmes dans leurs cellules et sections, leurs entreprises et leurs quartiers.


De nouvelles conditions existent pour déployer les idées communistes. La volonté de rupture dans le pays après 25 ans de politiques au service du patronat et de la mondialisation capitaliste est manifeste. Le 29 mai 2005, à 55%, le peuple a mis en échec l’UE du capital. Les luttes n’ont cessé de s’amplifier ces dernières années. Elles persistent sans « trêve électorale ». Le capitalisme est même discrédité dans les sondages.


Le gouffre est béant entre l’absence de perspective électorale et cette aspiration au changement. Sarkozy parvient même à en capter une part par un populisme effréné, rivalisant avec celui de Le Pen, alors même que sa « rupture » n’est que l’aggravation de la politique du gouvernement actuel. Bayrou arrive à se présenter comme une voie de sortie au système de l’alternance UMP/PS, mais se situe précisément en son centre. L’affirmation par Mme Royal, dans son « pacte présidentiel », de son ancrage social-libéral alimente directement la « dérive générale à droite ».


Quel que soit l’élu(e), les lendemains d’élections s’annoncent durs pour le monde du travail : marchandisation totale de l’électricité et du gaz dès le 1er juillet, nouvelle contre-réforme des retraites, réintroduction rapide de la « constitution » européenne, pour ne citer que ces points communs aux trois favoris.


Nos responsabilités de communistes n’en sont que plus grandes. Le théorème de Chotard, ancien vice-président du patronat nous revient en tête: « on ne fait pas la même politique selon que le PCF représente 20% ou 10% des voix ».

En 1997, notre parti était remonté, bien après la chute du mur, à 10%. En 2002, après 5 ans de participation à un gouvernement de gestion « loyale » des affaires du capital et de « mutation », il est tombé à 3,37%.

Encore moins en 2007 ? Les sondages, qu’il faut certes relativiser, sont très mauvais pour pour Marie-George Buffet. Sa candidature refuse de s’afficher comme communiste et de porter le vote communiste. Nous pensons que les deux choses sont intimement liées.


L’élimination méthodique du sigle PCF sème le trouble parmi les électeurs et les camarades.
Marie-George s’est « mise en congé » de sa responsabilité au PCF. Elle se défend dans les media d’être la candidate du PCF.
La campagne se déroule sous l’appellation d’une « gauche populaire antilibérale » que personne n’identifie.
Qu’est ce qui peut bien le justifier ?



Nous avons dénoncé et combattu la stratégie des collectifs « antilibéraux » qui a paralysé le Parti pendant 6 mois. Depuis décembre, l’échec est patent, encore davantage avec la candidature de Bové, qui se réclame du même programme que Marie-George.
Les éructations anticommunistes de certains « partenaires » ont profondément choqué les communistes. Le soutien de certains « notables » communistes à Bové accentue la confusion.
Persévérer maintenant dans cette impasse est une absurdité sauf à penser, comme nous sommes de plus en plus nombreux à le redouter, que l’objectif véritable est de préparer une recomposition politique avec des franges de la social-démocratie, peut-être dès les législatives.
Cette recomposition de la « gauche », à l’allemande ou à l’italienne, va de pair avec la poursuite de la décomposition organisée du PCF depuis la « Mutation ». Quitte à faire perdre des voix à la candidate.


Le choix de l’effacement du PCF et de ce qu’il représente est un contresens. Il ne s’agit pas que d’une question de nom ! L’absence d’un positionnement communiste clair, assumant nos positions fondamentales risque de peser très lourd.

Cette « gauche antilibérale » fait du rassemblement de la « gauche » dans les institutions, au gouvernement, la condition du changement politique immédiat. Comment l’imaginer avec ce PS qui a fait outrancièrement campagne pour le OUI ? Le peuple a déjà donné et le Parti aussi. Le mouvement populaire, les luttes exigent une alternative politique dans laquelle nous devrions nous situer prioritairement. Dans l’immédiat, cette orientation de campagne nourrit de façon désastreuse le vote « utile » en faveur de Royal, sinon de Bayrou pour faire barrage à Sarkozy voire à Le Pen.

La « gauche antilibérale » fait glisser naturellement le « NON de gauche » vers la « gauche du OUI ». Demain vers le « OUI de gauche » ? On peut le redouter.
Elle se place ouvertement dans la perspective de renégociation de la constitution de l’UE, au nom d’un illusoire « traité constitutionnel des peuples ». Dans cette perspective, la dévalorisation du NON de classe français conduirait à minorer les possibilités de mise en échec des politiques antisociales, et contribuerait à pousser certains électeurs dans les bras de l'extrême-droite.
On est loin du programme communiste de rupture.
Les mots « nationalisations », « propriété publique des moyens de production et d’échange», défense et rétablissement des monopoles publics, semblent être devenus tabous.



Ces choix mènent le PCF dans le mur.
Les communistes ont été écartés des décisions, mis à chaque étape devant le fait accompli. Nous les appelons à réagir, à mener, comme certains le font déjà dans leurs entreprises et leur quartier, une campagne communiste, assumant nos positions fondamentales.
Avant comme après les élections, ne nous mettons surtout pas en congé du Parti ! Faisons le vivre, faisons vivre, revivre nos cellules, sections, fédérations !


Nous sommes nombreux, communistes avec ou même sans carte, à partager cette analyse, cette conviction, cette détermination. La question du vote à la présidentielle ne nous offre aucune solution satisfaisante.

Malgré la stratégie de la direction du Parti et même à son corps défendant, Marie-George Buffet est perçue comme la candidate communiste. Des camarades considèrent que le seul moyen d’exprimer un vote communiste est d’utiliser le vote Marie-George Buffet. Ils entendent aussi ne pas aggraver la division de l’électorat communiste et ne porter aucune responsabilité d’un mauvais résultat qui servirait de prétexte pour enterrer le PCF.

Pour d’autres camarades, il ne faut nourrir aucune ambiguïté et ne donner aucune légitimité à cette nouvelle étape du processus de liquidation du Parti, pour mieux être en état de le défendre ensuite.

Dans tous les cas, nous appelons à porter pendant la campagne des présidentielles comme des législatives, dans l’action militante, le contenu du vote communiste en rapport avec les luttes qui se développent. Notamment sur les priorités suivantes :
  • * Briser le consensus en nous opposant à toute tentative de renégociation
    et de réintroduction de la « constitution » de l’UE.
  • * Porter la bataille pour les salaires et le pouvoir d’achat sans aucune concession à l’idéologie de la « baisse du coût du travail », l’exigence d’une augmentation immédiate du SMIC à un niveau juste économiquement et socialement pour une vie décente : 1500 euros net. Relèvement de l'ensemble des grilles de salaires du privé et du public.
  • * la défense et la reconquête de la Sécurité sociale et de son financement solidaire, avec en priorité la suppressions des exonérations de cotisations sociales patronales.
  • * la défense du statut du travail, de l’emploi stable, l’adoption de mesures interdisant ou dissuadant la précarité.
  • * l’arrêt du démantèlement des services publics et des privatisations par le rejet de la politique de mise en concurrence au nom de l’Europe, la défense des statuts des personnels, notamment des régimes spéciaux de retraites, rempart contre le démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition et de la protection sociale.
  • * le refus de la politique de désindustrialisation du pays, la mise en avant de la nécessité d’une grande politique de relance de l’industrie et de la recherche appuyée sur un secteur public nationalisé renforcé, l’adoption de mesures contre les délocalisations.
  • * la (re)nationalisation démocratique des secteurs clés de l’économie exigence à laquelle le cas d’Airbus donne une large écho.
  • * des moyens supplémentaires pour l’école publique et la défense sans concession de la laïcité
  • * un plan d’urgence pour une politique sociale du logement en rupture avec les politiques de réduction des financements et d’encouragement à la spéculation en cours depuis 10 ans.
  • * une action internationale de la France dans le sens de la paix et de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment au Proche-Orient celui du peuple palestinien, la sortie de la France de l’OTAN et le rejet de toute intégration dans un bloc impérialiste européen, au moment où la menace d’une attaque impérialiste contre l’Iran se précise.

Le monde du travail, les victimes de l’exploitation capitaliste, le pays tout entier ont plus que jamais besoin d’un parti communiste qui forge son action et ses propositions dans la lutte des classes. Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.



Faisons vivre l’expression et l’organisation communistes ! Montrons l’utilité du vote communiste. Préservons l’avenir du PCF. Assumons nos responsabilités de communistes !
Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 13:48
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(résumé sommaire pour l'Humanité)

Lanticapitalisme se développe dans notre pays. La candidature de MGB peut et doit porter des propositions communistes de rupture.
Contre la baisse du coût du travail, pour le SMIC à 1500 euros net tout de suite. Parler clair sur le financement de la Sécurité sociale et fins des exonérations des cotisations sociales patronales.
(Re)nationalisation des secteurs clefs de l’économie. L’objectif de la propriété publique des moyens de production et d’échange est entièrement d’actualité.
Contre toute tentative de réintroduction d’un projet de constitution européenne, qui ne peut que renforcer l’emprise du capital sur le travail dans les pays d’Europe, et mettrait en place « la concurrence libre et non faussée » refusée lors du référendum du 29 mai.
On peut contrer la stratégie d’effacement du Parti si les communistes eux-mêmes s’emparent et font vivre ces idées et leurs organisations.
Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 00:02
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Il serait encore temps de corriger le tir et de porter le vote communiste. Le pays en a besoin. Le cri du coeur de l’ancien vice-président du CNPF, Yvon Chotard, est plus d’actualité que jamais : « on ne fait la même chose avec un PCF à 20% qu’à 10% ». 10%, c’est le niveau auquel nous étions remontés en 1997, 8 ans après la chute du Mur. En 2002, on est tombé à 3% après la collaboration à la « gauche » plurielle. Quel niveau pour le vote communiste en 2007 ? Les sondages pour Marie-George, même si ce ne sont que des sondages, sont très bas et la candidature ne veut pas s’afficher comme communiste. Je crois que les deux sont liés. La stratégie d’effacement du Parti poursuivie dans la campagne sous le nom de « gauche populaire antilibérale » que personne n’identifie est une aberration. Elle entrave la mobilisation des camarades et ne répare pas la crise de confiance que l’aventure des « collectifs » antilibéraux a créée dans le Parti. La volonté de participer à une recomposition politique « à gauche », avec une mise en retrait du PCF et des positions communistes, persiste, on le voit pour les législatives, et inquiète. L’impasse pour les communistes de la ligne de rassemblement institutionnel de « toute la gauche » apparaît crûment dans la campagne. Elle alimente directement le vote utile pour Royal. Elle ne permet pas de se dégager de l’expérience de la « gauche plurielle ». Donner de l’utilité au vote pour Marie-George, c’est au contraire en faire un vote communiste, inscrit dans les luttes, permettant d’élever le rapport de forces face aux nouvelles attaques qui s’annoncent, quel que soit l’élu. Par exemple, la nouvelle contre-réforme des retraites démarrant par la casse des régimes spéciaux, ou évidemment les tentatives de réintroduction de la « constitution » européenne. Sur cette question centrale, prolonger le NON, ce n’est pas réclamer un « autre » traité constitutionnel laissant l’illusion d’une bonne « constitution » possible. Le 1er juillet 2007, l’électricité et le gaz doivent être entièrement marchandisés selon une directive européenne transposée par la loi de privatisation de GDF. Un des enjeux de la campagne, c’est de se battre contre l’application en France de cette directive. Je ne comprends pas que l’adresse de Marie-George aux électriciens et gaziers ignore ce rendez-vous mais s’inscrive dans la préparation du projet de troisième directive de libéralisation.
Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 00:00
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Françoise, ne t’en déplaise, nous ne nous mettrons pas en congé du PCF, ni en congé des luttes pendant la campagne électorale!

Déclaration de Stéphane Auriol, secrétaire du collectif PCF-RATP-BUS, membre du Conseil national du PCF, après le CN du 26 février et le compte-rendu de la discussion dans l’Huma du 28.

Ce qui a fait la force du PCF, c’est de porter la lutte politique directement sur le lieu de l’exploitation. C’est plus que jamais la raison d’être de nos cellules d’entreprise que nous avons maintenues ou recréées dans les dépôts de bus de la RATP. Pendant la campagne électorale, il nous paraît essentiel d’intensifier la bataille politique et idéologique à l’entreprise. Evidemment en tant qu’organisations communistes. Comment gagner la rupture avec la politique que les candidats de l’UMP, de l’UDF et du PS programment, même si c’est dans des termes différents, de poursuivre et d’aggraver ? A la RATP, nous sommes au cœur des enjeux idéologiques de la campagne nationale  (suite...)
Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /2007 02:38
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Impasse de la dilution du PCF dans la « gauche populaire antilibérale » : le précédent des régionales de 2004 en Ile-de-France.

Le choix d’accélérer la stratégie d’effacement du PCF à l’occasion des élections n’est pas nouveau. En 1999, la direction du Parti de la « Mutation » imposait déjà la liste « Bouge l’Europe », coupée du PCF. Trois des six élus, « non-communistes de gauche », soutenaient la guerre impérialiste en Yougoslavie. La conception de la liste aux régionales de 2004 en Ile-de-France annonce plus directement les candidatures des « collectifs » pour 2007. En 2004, est imposée aux communistes une liste de « gauche populaire et citoyenne », déjà menée par Marie-George Buffet mais réfutant tout caractère communiste. Le résultat du 1er tour a été sensiblement plus moyen que celui des listes indépendantes, présentées clairement par le PCF dans d’autres régions, mais cultivant la confusion, il a recoupé étroitement la carte du vote communiste. Ont été finalement élus de cette liste après fusion avec le PS un tiers de non-communistes dont Claire Villiers ou le très contreversé président du MRAP Mouloud Aounit, qui s’agitent aujourd’hui dans les « collectifs ». Marie-George a dû démissionner aussitôt laissant la place à la suivante de liste PS de Seine-Saint-Denis. Cet effacement du Parti, loin de porter de la « radicalité » affichée, rime depuis 2004 avec le suivisme le plus étroit sur l’orientation social-libérale revendiquée du président PS Huchon. Nous venons de nous y confronter avec le choix, cautionné par le groupe CARC, de confier le marché décisif du renouvellement des trains de banlieue à la firme canadienne Bombardier aux dépens de la filière industrielle nationale, au nom de la loi de la concurrence libre et non faussée. Une autre voie était possible en 2004.

Dans une quinzaine de régions, les directions du PCF ont préféré présenter des candidats certes estampillés PCF mais dès le premier tour sur les listes PS. Il n’est évidemment pas question pour nous de nous reconnaître davantage dans ce choix que dans le choix francilien, hier comme aujourd’hui. En revanche, en Auvergne, en Picardie, dans le Nord-Pas-de-Calais, des listes indépendantes PCF ont obtenus des résultats électoraux probants (12%). Dans le Nord, les élus PCF ont décidé de quitter l’exécutif régional à majorité PS, ne votent pas le budget et n’hésitent pas à contester sa gestion, ce qu’heureusement des organisations communistes font aussi dans les autres régions, combattant des mesures au service du patonat d’où qu’elles viennent. Ces positions de fidélité à la raison d’être du PCF redonnent son sens au vote communiste.

Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /2007 19:02
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Vous pouvez vous reporter au Compte-rendu de nos camarades du 15ème.

Conseil national du PCF - 4 janvier 2007

Résumé de l’intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

Après l’échec de l’effacement du Parti aux Présidentielles avec les « collectifs », menons une campagne communiste, en rupture avec le capitalisme, et présentons des candidats partout aux législatives. Confirmer le 29 mai: rejeter la renégociation constitution européenne en 2008 et la concurrence libre et non faussée. Rupture avec la politique au service du patronat d’où qu’elle vienne, battre la droite ne suffit pas, nourrir les luttes. GDF, « 6 mois de gagnés » écrit l’Huma: mais que fait-on? Pouvoir d’achat : se prononcer contre la baisse du coût du travail, pour le SMIC net à 1500E immédiatement. Abroger le CNE. Rétablissement du financement solidaire de la Sécurité sociale (suppression des exonérations de cotisations patronales), défense du système de retraite par répartition passant par celle des régimes spéciaux. Renforcer le secteur public, mesures contre les délocalisations, moyens pour l’école et le logement social, sortie de l’OTAN, engager le désarmement.

Renoncer aux concessions proposées aux collectifs : mise en congé de la secrétaire nationale ; le siège de campagne doit se trouver dans nos locaux ; le temps de parole du Parti ne doit pas être abandonné…)

 

En lien l'intervention d'Emmanuel DANG TRAN

Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /2007 00:00
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Présentation

  • : PCF Paris 14 - le choix de la lutte!
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  • : C’est dans les luttes que nous gagnerons la rupture avec la politique au service du Capital. Nous ferons vivre le PCF, outil indispensable des travailleurs de lutte contre le capitalisme. Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !
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