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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 17:46

Coup de gueule ! Non, les (jeunes) communistes ne sont pas de petits politiciens comme on en trouve dans les autres partis ou comme M.Ian Brossat !

 

Je n’en peux plus de voir le PCF ridiculisé dans la presse et que des élus se réclamant de mon parti se prêtent au jeu, consciemment ou non.

 

Le quotidien Le Parisien, à forte tradition anticommuniste, c’est le moins que l’on puisse dire, se délecte depuis quelques mois. Le nouveau président du groupe des élus communistes et du PdG au Conseil de Paris, Ian Brossat, 28 ans, ravit ses rédacteurs et a le droit à une publicité régulière dans ses pages que nos luttes ne rencontrent jamais.

 

Pas étonnant !

 

Hier, 13 octobre 2009, sur une pleine page, Le Parisien publie sa photo en grand et salue sa dernière initiative : participer à la création, derrière M. Adrien Babeau, adjoint UMP à Neuilly-sur-Seine, avec d’autres élus de l’UMP, du Modem, du PS, des Verts… d’une association de jeunes pour « se serrer les coudes en dépassant les courants idéologiques », l’Association des jeunes élus de France (AJEF).

« Il s’agit de promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents » indique l’association.

 

On attend l’adhésion de Jean Sarkozy !

 

Il est inconcevable que des gens qui se disent communistes figurent dans ce type de regroupement de politiciens en herbe et discréditent notre parti et notre engagement.

 

Petits carriéristes, qui affûtons nos dents, unissons-nous, pour avancer dans nos partis respectifs ! « Donnons-nous des petits conseils mutuellement », comme le promet Brossat dans Le Parisien.

Quels petits « conseils » ? Quelles expériences !

 

M. Brossat a fait un passage éclair au PCF 14ème, parachuté par la direction du PCF. Il en est reparti aussi sec quand il a vu que, pour cause de parité, il ne pouvait pas prétendre à une des places de conseiller de Paris octroyées par le PS dans le 14ème mais dans le 18ème, reniant ses déclarations d’amour précédentes pour notre arrondissement et ses habitants.

 

Tant qu’on n’était pas certain que Delanoë n’aurait pas besoin du Modem en 2008, il s’est bien gardé d’exclure toute possibilité ! Quitte à se refaire une virginité après !

 

Sitôt élu, M. Brossat décide seul de devenir politicien professionnel, payé vraisemblablement sur son indemnité, alors que les élus communistes doivent normalement la reverser au Parti.

Un autre « bon petit conseil » à délivrer ? Quoiqu’en cette matière, UMP, PS et autres ont plus à donner qu’à recevoir.

 

Pour avoir des places et progresser, visiblement selon M. Brossat, il ne faut jamais contrarier le maire que l’on sert, en l’occurrence Delanoë, mais docilement lui apporter la caution de gauche que représente le nom du PCF sur les sujets les plus importants ( des questions secondaires servent à jouer une posture différente).

 

Pour en rester à la réunion du dernier Conseil de Paris, c’est comme cela qu’il faut sans doute comprendre certaines positions surprenantes.

Plutôt approuver les dépenses pharaoniques pour le futur stade Jean Bouin au bénéfice des sponsors du Stade Français, la diminution des HLM aux Batignolles ou la promotion immobilière à Beaugrenelle plutôt qu’ennuyer la municipalité ! Même si, des riverains, des militants associatifs, des sympathisants du Parti que nous rencontrons n’en croient pas leurs yeux.

 

Le PCF ne se réduit pas à cette caricature dont la jeunesse contraste avec les 90 ans d’histoire glorieuse, de dévouement et de luttes, de notre parti et de ses adhérents.

 

Nous le disons et le dirons parce que les salariés et les habitants de Paris et du reste du pays ont besoin du PCF, tels que des milliers de militants le font vivre, fidèles à leurs engagements idéologiques, sans mélanger torchons et serviettes, sans compromission, fidèles à l’intégrité de ceux qui se battent parce qu’ils ressentent le besoin de changer la société, de battre le capitalisme, et non parce qu’ils veulent s’y faire une bonne place.

 

Pour les opportunistes, les portes des autres partis sont grand ouvertes !

 

Camille Marques, membre du Conseil départemental du PCF Paris

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Vie du Parti - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 22:29
Une fois n'est pas coutume, nous publions en lien un tract de la CGT (du Syndicat national des affaires sanitaires et sociales et d'autres syndicats CGT de la fonction publique).

Il dénonce de façon précise et pertinente "l'attaque inédite contre l'ensemble des fonctionnaires", de la fonction publique d'Etat comme de la fonction publique hospitalière et de la fonction publique territoriale. Coupes budgétaires, RGPP, loi Bachelot (notamment avec les agences régionales de santé)... sont les instruments du "plus grand plan de suppressions d'emploi dans le pays".

Il rappelle la raison d'être du statut de la fonction publique et montre comme la menace qui pèse sur lui constitue une attaque une attaque contre tous les salariés en fragilisant une référence sociale pour l'ensemble du monde du travail, contre tous les citoyens.

Cliquez sur: Journal de la CGT spécial défense du service public et du statut
Par PCF Paris 14 - Publié dans : Défense des services publics - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 01:17

NON à la fermeture des services de l’hôpital Léopold Bellan !

En mai dernier, nous attirions l’attention sur le projet de fermetures de plusieurs services de l’Hôpital Léopold Bellan, rue Vercingétorix (Gaîté) dont le service, rare et hautement apprécié, des soins de suite pour les malades souffrant de la sclérose en plaque.

Cliquez sur le lien : La médecine « mercantile » s’attaque à l’hôpital Léopold Bellan (Paris 14ème).  

Nous faisions la liaison directe avec la logique de la loi Bachelot, adoptée en juin, malgré l’opposition de tous, à la faveur de la diversion des élections européennes.

Nous apprenons aujourd’hui que la fermeture des services, soins de suite, mais aussi proctologie (spécialité de gastro-entérologie) pourraient avoir lieu dès le 19 octobre, sans relogement crédible.

D’autres fermetures pourraient suivre dont la neurologie (maladie de Parkinson) et la chirurgie orthopédique.

Plus de 100 emplois sont menacés directement.

A terme c’est l’ensemble des activités de l’hôpital privé à but non lucratif qui sont menacées par l’Agence régionale de l’hospitalisation (l’ARH) qui va se fondre prochainement dans l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France (ARS).

 

Sa mission se confirme : sacrifier des activités, des services du secteur hospitalier public (et privé non lucratif) au nom des déficits fabriqués par les exonérations de cotisations sociales maladie dont bénéficient le Medef et les actionnaires. Dans le même temps diriger les plus rentables vers le secteur privé lucratif. 

 

Nous réaffirmons notre soutien total aux patients et aux personnels avec leurs organisations syndicales qui s’opposent à ce démantèlement programmé. Il est inacceptable que des malades soient privés de soins de qualité, que les emplois pour les dispenser soient supprimés.

 

La mobilisation s’étend dans les associations de malades, parmi les professionnels de santé, dans la population.

Nous demandons à chaque acteur en position de décision de mettre fin à la casse de l’hôpital Léopold Bellan : la ministre Bachelot, la direction de l’ARH et aussi au futur directeur de l’ARS, déjà désigné par le gouvernement, l’ancien ministre et toujours responsable du PS, Claude Evin, ainsi qu’à la Fondation Léopold Bellan d’intervenir.

 

Le 10 octobre 2009,

 

Cellule PCF Losserand-Michelaere.  

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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 19:24
Pour que le stade Charléty (re)devienne un lieu mythique pour le rugby à Paris !

 

L’opportunité pour la Ville de Paris de financer, seule, la démolition reconstruction du stade Jean Bouin pour l’affecter au rugby, en l’occurrence à l’équipe de Stade Français, est désormais vivement discutée.

Vu les sommes à engager, la première des choses serait de laisser du temps au débat pour que les Parisiens s’en emparent en connaissance de cause, au-delà des articles de la presse parfois déchaînée.

 

Il s’agit en effet d’une opération de 146 millions d’euros sur trois ans, d’après l’estimation initiale, auxquels il convient d’ajouter de l’ordre de 50 millions d’euros supplémentaires pour des aménagements, notamment le temps des travaux.

 

Le Stade Français viendrait ainsi jouer temporairement au Stade Charléty, stade de 20.000 places, récemment rénové, qui serait de nouveau modifié spécialement.

 

Ces sommes sont à comparer avec les 40 millions d’euros budgétisés en 2005 pour le rugby dans le projet des JO à Paris, en l’occurrence pour l’aménagement de structures existantes.

 

140 à 150 millions d’euros de différence au final, ce n’est pas rien. Surtout en temps de crise et d’augmentation rapide de la fiscalité.

 

C’est même vraiment beaucoup au regard de l’apport pour la Ville et les Parisiens.

 

Le Stade Français ne joue que 13 matches du Top 14 par an à Paris dont ceux qui attirent le plus de spectateurs au Grand stade. C’est peu pour un tel investissement.

La volonté de doter Paris d’un nouvel équipement de prestige justifie-t-elle un tel sacrifice financier ?

Ceux qui en profiteront le plus ne seront pas les adeptes du sport amateur ou les scolaires (du coup chassés de Jean Bouin) mais les riches sponsors du Stade Français dont Orange-France-Telecom, Addidas… qui ont trouvé dans la professionnalisation du rugby depuis la fin des années 90 un nouvel espace de publicité.

 

Nous ne sommes dépendants ni de la Mairie de Paris, ni de celle du 14ème d’ailleurs.

Mais, malgré l’appui des élus parisiens du PCF au projet municipal, ces éléments concrets d’analyse et nos convictions nous amènent à nous prononcer contre le projet démesuré de reconstruction du stade Jean Bouin et pour le choix de transformer le Stade Charléty en stade résident pour les principaux clubs parisiens de rugby.

La fin de la sous-utilisation de Charléty, splendide équipement situé à la Porte de Gentilly, à la lisière de notre arrondissement, ne pourrait, même si c’est une préoccupation secondaire, que profiter aussi au développement du 14ème.

 

Un temps, le Stade Charléty était qualifié de « lieu mythique » du rugby. Pourquoi ne le redeviendrait-il pas ? Dans l’intérêt de tous.

Camille MARQUES, ancienne conseillère du 14ème arrondissement (2002-2008)

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes, Paris et 14ème - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 01:24

Solidarité avec le NON irlandais: appel commun de partis communistes et ouvriers européens sur le nouveau référendum irlandais


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


22 septembre 2009


Chers camarades,

 

Vingt-six partis communistes et ouvriers ont désormais signé l'appel commun du Parti Communiste Grec et du Parti Communiste d'Irlande. Nous voudrions remercier également tous les partis qui ont signé et suggéré aux autres partis qui n'ont pas encore signé d'envisager de le faire.

La déclaration sera envoyée à la presse et publiée sur Solidnet aujourd'hui. Nous estimons que le fait que vingt-six partis aient signé l'appel est l'expression d'un grand mouvement de solidarité avec le peuple irlandais et sa lutte pour défendre son Non démocratique de Juin 2008.

La lutte pour un deuxième Non se retrouve désormais à un moment crucial, puisque la classe dirigeante irlandaise, soutenue par la Commission européenne, s'est engagée dans une opération d'intimidation sans précédent visant à pousser les Irlandais à voter pour le Traité de Lisbonne. La Commission européenne s'est immiscée dans le processus démocratique, usant tant de menaces que de promesses d'argent si le peuple votait Oui.

L'expression de solidarité de représentants de toute l'Europe, au-delà des limites étriquées de l'Union Européenne, est une véritable preuve d'internationalisme et de solidarité ouvrière.

Eugene McCartan, Secrétaire général du PC d'Irlande

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Appel commun de partis communistes et ouvriers de pays d’Europe sur le nouveau référendum irlandais - Solidarité avec le NON irlandais


Le refus du Traité de Lisbonne par le peuple irlandais lors du référendum qui s'est tenu l'année dernière, tout comme les refus précédents des Traités Européens et de la Constitution Européenne par d'autres peuples dans plusieurs Etats-membres de l'UE, a créé de grandes difficultés aux gouvernements et à une série de forces politiques qui sont au service des monopoles ainsi qu'à l'UE, cette union inter-étatique impérialiste dont le moteur reste la défense des intérêts du grand capital.


Pour cette raison, en refusant d'accepter le résultat du verdict populaire, Bruxelles, avec le soutien des partis politiques bourgeois en Irlande, oblige le peuple irlandais à revoter, espérant qu'il puisse être effrayé et intimidé au point de changer de décision.


Le Traité de Lisbonne, comme ceux de Maastricht et de Nice avant lui, consolide et renforce la stratégie impérialiste de l'UE favorable aux intérêts du capital monopoliste.


Ce traité en particulier:

Les forces populaires et ouvrières sont désormais plus conscientes du fait que l'UE n'a rien à voir avec les intérêts des peuples. C'est une union du chômage et du sous-emploi, de la casse des droits des travailleurs et de la sécurité sociale, du gel des salaires et des retraites, de la marchandisation de la santé, de la protection sociale, de l'éducation et de la culture. Les peuples d'Europe ont accumulé de l'expérience puisque l'UE et ses traités ne se sont pas révélés dans la pratique être une protection contre la crise économique, mais au contraire, qu’ils ont consolidé les profits du capital qui sont à l'origine de la crise.


Les partis communistes et ouvriers expriment leur solidarité avec le peuple irlandais et nous l’encourageons, une fois de plus, à s'opposer de manière résolue à l'orientation anti-démocratique et anti-ouvrière inhérente à l'UE, à rejeter le militarisme de l'UE et la menace faite à la paix et aux droits populaires qu'elle représente.


Nous les encourageons à résister aux ultimatums de l'UE; à ne pas croire les promesses de modifications, d'améliorations et autres “protocoles sur le respect des droits annexés au traité” qui ne changent pas la nature réactionnaire du traité.


Nous appelons les travailleurs des états membres de l'UE:


L'Europe des multinationales s'est rangée derrière les forces du “Oui”. Nous, partis communistes et ouvriers, en appelons aux travailleurs pour qu'ils se mobilisent et prennent position en solidarité avec la classe ouvrière irlandaise et les autres forces populaires du pays.


Nous appelons le peuple irlandais à garder son sang-froid, à voter « NON » à nouveau et à porter le coup décisif qui marquerait l’abandon de ce traité réactionnaire.

Un tel résultat serait de nature à faire obstacle à l'attaque menée par les impérialistes européens et donnerait un nouvel élan aux luttes de la classe ouvrière et des couches populaires pauvres dans toute l'Europe.

 

 

Les partis signataires:

Parti Communiste du Bélarus 

Parti du Travail de Belgique

Parti Communiste des Travailleurs de Bosnie-Herzégovine

Parti Communiste de Grande-Bretagne

Nouveau Parti Communiste de Grande-Bretagne

Parti Socialiste des Travailleurs de Croatie

Parti Communiste au Danemark

Parti Communiste du Danemark

Parti Communiste d'Estonie

Parti Communiste de Finlande

Parti Communiste de Grèce

Parti Communiste Ouvrier Hongrois

Parti Communiste d'Irlande

Parti des Travailleurs d'Irlande

Parti Socialiste de Lettonie

Parti Communiste de Luxembourg

Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas

Parti Communiste de Norvège

Parti Communiste de Pologne

Parti Communiste Portugais

Parti Communiste de la Fédération Russe

Parti Communiste des Travailleurs Russes – Parti Révolutionnaire des communistes

Parti Communiste de Slovaquie

Parti Communiste des Peuples d'Espagne

Parti Communiste de Suède

Parti Communiste de Turquie

 

Site du Parti Communiste d'Irlande: http://www.communistpartyofireland.ie/

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Politique-International - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 12:18
Lettre de Camille Marques à Pascal Cherki, maire du 14ème arrondissement

 

Paris 14, le 28 septembre 2009,

 

Monsieur le Maire, cher ami,

 

Mandaté par le Conseil d’arrondissement, vous avez adressé le 21 septembre à l’ensemble de nos concitoyens une lettre les invitant à se prononcer contre la privatisation de La Poste.

 

Au nom de mes camarades, je me réjouis de cette initiative. Cependant je me permets de vous faire part de plusieurs remarques sur votre démarche parce qu’elles me semblent nécessaires pour l’efficacité de notre combat devenu commun.

 

Il me semble particulièrement important de bien préciser l’objectif immédiat de la mobilisation en développement pour la défense du service public de La Poste. Aussi je m’étonne que votre lettre ne mentionne pas explicitement le projet de loi que le gouvernement cherche à faire passer d’ici la fin de l’année.

Gagner son abandon, son retrait, comme en 2006 celui qui voulait établir le CPE contre les jeunes travailleurs, est une obligation pour bloquer et commencer à inverser le processus de privatisation engagé depuis maintenant au moins 20 ans. C’est ce que réclament les syndicats de La Poste.

 

Comme vous le savez, le projet de loi comporte deux dispositions principales, la transformation de La Poste en société anonyme d’une part et d’autre part la transposition de la troisième directive européenne de « libéralisation », totale, de la distribution du courrier.

 

Les deux sont indissociables.

 

La victoire du NON au référendum sur le projet de constitution européenne en 2005, pour lequel nous avons milité vous comme moi, a permis que le parlement français puisse encore voter sur ces directives antidémocratiques conçues dans l’intérêt des multinationales, quand ce n’est pas directement par elles.

 

Votre parti, le PS, a, on le sait, le plus souvent approuvé à Strasbourg et à Bruxelles les directives de marchandisation. Le gouvernement Jospin, avec la loi Voynet, a transposé la 1ère directive de mise en concurrence du courrier contre La Poste. N’est-il pas temps de faire son autocritique, d’autant plus à la lumière des expériences dans les autres pays auxquelles vous faites référence ?

 

Contrairement à certains leaders de gauche qui s’impliquent dans la votation citoyenne contre la privatisation, vous n’éludez pas la question européenne dans votre lettre.

Mais votre analyse ne tient pas, excusez-moi de vous le dire. Les directives européennes ne sont pas seulement le prétexte mais aussi le moyen de casser les grands services publics nationalisés, de forcer leur privatisation. Il est largement démontré comment elles ouvrent les créneaux les plus rentables aux intérêts du profit privé laissant aux entreprises publiques subsistantes toutes les charges.

 

Je pense qu’il est indispensable de mettre ce débat au cœur de l’action actuelle contre la privatisation de La Poste comme de mettre le retrait du projet de loi clairement comme l’objectif primordial.

Sous peine que la « votation citoyenne » n’apparaisse comme une opération politicienne de récupération, à lointaine vue électorale, du profond mouvement qui s’élève chez les postiers et les usagers qui, par la lutte, n’entendent pas se laisser déposséder de la décision.

 

Je me permets de vous faire parvenir nos analyses sous forme de tracts et de pétition. Je suis à votre disposition et prête à échanger avec vous, car j’ai la conviction que vous comme nous pouvons contribuer à mettre en échec le projet du gouvernement contre La Poste.

 

Dans cette attente, saluant à nouveau votre volonté d’engagement pour le service public, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, cher ami, l’expression de mes sentiments cordiaux et fraternels,

 

Camille Marques, PCF Paris-14, cellule Losserand-Michelaere, conseillère d’arrondissement 2002-2008, membre du Conseil départemental du PCF Paris.

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes Poste - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 15:49

Mardi 22, près d’un postier sur 2 a fait grève nationalement pour exiger le retrait du nouveau projet de loi  de privatisation (voir pétition au dos). Cette bataille concerne tout le pays.

Des mobilisations, sous des formes différentes se multiplient et soulignent les conséquences désastreuses du processus de privatisation. Lundi 21 septembre, 50% des agents des bureaux de Poste parisiens ont tiré le signal d’alerte et fait grève contre les suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail et du service rendu.

 

Cette expression de colère rejoint celle générale d’usagers-clients devant la réorganisation des bureaux partout à Paris.

Les motifs d’exaspération sont nombreux causés par une organisation incompréhensible, des prestations réduites, des aberrations:

- Des bureaux restent fermés des mois pour travaux. Dans plusieurs cas, des bureaux ont été détruits et reconstruits plusieurs fois de suite : cela a été le cas de Paris-Pernéty et de Paris-Denfert.

- Le problème n°1 dans les bureaux de poste, c’est la queue aux guichets, le manque de guichets ouverts (à cause des suppressions d’emploi, encore 140 en 2009 à Paris). Eh bien, dans les bureaux restructurés, on supprime physiquement la majorité des guichets ! Il n’y a plus que 2 en tout, 3 au mieux ! Evidemment, il y a encore plus de queue.

- La multiplication des automates ne facilite pas les choses. Ils sont peu « conviviaux » comme on dit en informatique, et pas que pour les personnes âgées. Souvent en panne, on se demande combien ils coûtent en fait.

- Dans plusieurs bureaux, les horaires d’ouvertures sont changés, notamment retardés à 8h30 le matin semaine. En revanche, certains restent ouverts le samedi après-midi. Mais enfin ! La visite dans un bureau de poste n’est pas une distraction à passer en famille le week-end, c’est un service dont on a besoin et qui est d’autant plus satisfaisant qu’on peut y aller avant ou après le travail et ne pas trop attendre.

- Les usagers n’ont rien à faire d’écrans de télévision pour les faire patienter ou leur faire absorber de la publicité. Ils n’ont rien à faire de l’espace « boutique », envahissant : La Poste, ce n’est pas une épicerie ou une papeterie !

Quant aux conditions de travail des agents, elles deviennent de plus en plus invivables. L’ambiance des bureaux se détériore. Certains agents ont désormais des postes en station debout sans aucun espace personnel.

Usagers et agents des bureaux ne font pas les frais d’erreurs de « management ».Les « restructurations » du réseau correspondent à une stratégie délibérée visant à préparer la privatisation.

En zone rurale et dans les petites villes, les bureaux sont progressivement transformés en « agences postales » ou remplacés par des points de contact. Les usagers n’ont plus accès à toute la gamme des prestations offertes normalement par un bureau de plein exercice. En tant que contribuables locaux, ils financent une bonne part du maintien d’une « présence postale » diminuée.

Pour les bureaux restants, en particulier dans les grandes villes, les bureaux sont restructurés de fond en comble pour devenir de petits centres de profit, identifiables à des agences bancaires.

Les activités courrier courantes sont considérées comme rapportant peu. C’est pour cela qu’elles devraient être massivement automatisées (à 50%) d’ici 2012. C’est pareil pour toute une série d’activités bancaires de base quand elles ne sont pas renvoyées vers des centres d’appels téléphoniques extérieurs privés.

En concordance, la direction de La Poste supprime des milliers d’emplois et entend ne plus renouveler 4 départs à la retraite sur 5.

Le nouveau bureau de poste est conçu pour soutirer le plus argent possible à l’usager-client tout en économisant au maximum sur le service rendu. C’est la logique de privatisation.

Peu importe que, dans les faits, la casse des bureaux de Poste, se solde pour l’instant, en plus de la casse du service public, par un insondable gâchis financier : coût des travaux, non-rentabilité absolue de l’espace « boutique » parasitaire (dont le but réel est d’imposer une logique marchande)… Puisque c’est la collectivité, les salariés, les usagers qui paient la note dans l’intérêt des futurs actionnaires privés.

Dans le « plan de relance » de Sarkozy, 600 millions d’euros sont comptés au titre de la Poste. 600 millions pour quoi faire ? Précisément pour continuer de casser physiquement le service public (« accélérer la modernisation des bureaux de poste… à travers mille chantiers modestes mais visibles » Bailly, PDG in le Figaro du 13 mars 2009). C’est proprement scandaleux.

Avec le projet de loi de changement de statut de La Poste que le gouvernement veut faire adopter avant la fin de l’année, la perspective de privatisation est encore plus claire.

La grève des guichetiers le 21 septembre, la grève de tous les postiers le 22 à l’appel de leurs organisations syndicales, l’exemple d’actions d’usagers dans les quartiers, montrent que l’on peut construire de larges mobilisations locales comme nationales, d’habitants, de salariés, aussi de commerçants contre les effets de la privatisation, donc contre la privatisation elle-même.

SIGNEZ, FAITES SIGNEZ LA PETITION POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI LAGARDE !

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes Poste - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 15:46

pétition au format PDF à reproduire

PETITION: arrêtons la privatisation de LA POSTE!

NON à l’application des directives européennes de marchandisation!

NON à la casse du statut public de La Poste!

 

RETRAIT DU PROJET DE LOI LAGARDE!

 

En qualité d’usager, de postier, d’élu, je demande au Président de la République et au gouvernement:

 

Le retrait immédiat du projet de loi relatif à « l’entreprise La Poste et aux activités postales » soumis en « urgence » au Parlement par la ministre Christine Lagarde visant d’une part à transposer la 3ème directive européenne de mise en concurrence de la distribution du courrier, d’autre part à supprimer le statut public de La Poste pour en faire une société anonyme, ouvrant la voie à une privatisation de son capital.

 

Il faut mettre un coup d’arrêt au processus de privatisation de La Poste engagé par les gouvernements successifs depuis 20 ans, à la remise en cause des principes du service public répondant à l’intérêt général : égalité d’accès pour tous aux mêmes services, qualité du service rendu, péréquation tarifaire et absence de logique lucrative.

 

Je demande:

 

- le maintien de l’ensemble des bureaux de poste du pays, la réouverture des bureaux transformés en « agences postales », des guichets supprimés dans les bureaux « restructurés ». Assez de queues ! La Poste doit continuer à jouer son rôle dans l’aménagement du territoire contre le processus de désertification économique de régions entières.

 

- le respect de la distribution du courrier à J+1 (le lendemain avec un dépôt au moins jusqu’à 19H00), de la distribution des recommandés à domicile, ce qui implique le maintien de tous les centres de tri et l’augmentation du nombre de tournées de distribution.

 

- l’arrêt du plan de suppression de dizaines de milliers d’emploi d’ici 2012 mais au contraire l’embauche des milliers de personnels sous statut de fonctionnaire nécessaires à la préservation et à l’amélioration du service, dans l’immédiat à la titularisation de tous les CDD.

 

- que la Poste, à l’opposé des banques privées, continue à offrir à tous sans discrimination, les services financiers indispensables à la vie de tous les jours (chéquier, carte de retrait, tout simplement un compte…), qu’elle pratique une politique tarifaire s’opposant à l’inflation des prestations des banques, que les dépôts et fonds d’épargne collectés par la Banque postale servent exclusivement au financement des priorités nationales: logement, équipements publics, hôpitaux... et n’alimentent pas les marchés financiers.

 

Pour cela j’estime nécessaire d’inverser le processus de privatisation et je me prononce  :

 

- Pour le maintien et la reconquête du monopole public postal, pour le rejet de l’application des directives européennes qui détruisent les services publics dans tous les pays. Elles n’ont aucune légitimité.

 

- Pour que la Banque postale, la seule qui ait encore échappé à la spéculation et à la « crise financière » soit réintégrée dans l’Etablissement public de La Poste.

 

Pour le retrait du projet de loi Lagarde, pour la défense et la reconquête du service public national de La Poste, je signe

 

NOM :

Prénom :

Adresse :

Adresse mail :

 

Renvoyer à PCF Paris 14 - Cellule Losserand-Michelaere - pcf.14@laposte.net

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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 07:33
Retrouvez-nous à la Fête de l'Huma, les 11, 12 et 13 septembre 2009, le grand rendez-vous politique de la rentrée!

Sur le stand de nos camarades de la section du 15ème, avenue Elsa Triolet.

Nous y tiendrons l'activité librairie - vente de livres politiques (notamment une réédition du livre de Georges Politzer, Principes élémentaires de philosophie.)

Pour la partie Culture, les amis de la revue International Hip Hop serons aussi sur le stand.


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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 07:28

Soutien total à l'action de nos camarades du 5ème qui concerne directement les patients et les citoyens du 14ème

Contre la Loi Bachelot et la dérive capitaliste de la gestion des complémentaires santé défendons le système de sécurité sociale et promouvons son financement !

Les menaces qui pèsent sur le Palais de la Mutualité dans le 5e nous placent face à une grave dérive d’ un type de gestion de certaines institutions mutualistes dominantes  de leur patrimoine et de leurs activités.

Gérer les mutuelles comme des assurances privées ?

La directive européenne transcrite en droit français en 2002 qui a rapproché les règles de fonctionnement des mutuelles et des assurances a été l’occasion pour des patrons de mutuelle de franchir allègrement le pas vers une gestion strictement capitaliste de leurs intérêts, malgré des déclarations de principe forcément « fidèles à leur engagement et tradition mutualiste ». Les logiques de rentabilité sont désormais au cœur des stratégies promues par ces acteurs de l’assurance santé qui se distinguent de moins en moins des assureurs privés.

Le secteur est en effet particulièrement rémunérateur. Les adhérents mutualistes sont clairement considérés comme des clients qu’il s’agit d’attirer vers des mutuelles qui rechignent de moins en moins à lancer de vastes campagnes de publicité depuis quelques années (radio, affichage). Le service « Priorité santé mutualiste » lancé par la FNMF de manière phase expérimentale en Bretagne et Languedoc a ainsi coûté près de 3 millions d’euros en publicité et communication.

Développer les mutuelles contre la Sécu et contre l’hôpital public ?

Le développement et le profit des mutuelles se fait désormais sur le dos des assurés sociaux qui pâtissent des déremboursements de soins et de médicaments imposés par les réformes successives de la sécurité sociale. Cette croissance du rôle des mutuelles en fait des acteurs de premier plan en France dans l’organisation du système de soin, dans une logique qui ne peut plus être considérée comme celle d’une assurance complémentaire, basée sur la solidarité entre ses adhérents, et non sur le profit. Les positions de Jean-Pierre Davant, en tant que partisan actif de l’application de la loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires », sont là pour le confirmer.

Ce dernier affirme, dans un interview au Figaro du 2 juin 2009, que « la seule chose que nous avions à lui reprocher, c'était de ne pas aller assez loin » avant d’ajouter, sans rire, que « la régionalisation du système de santé, c'est le sens de l'histoire ». Nul doute que ce qui séduit particulièrement Jean-Pierre Davant dans la loi Bachelot sont les nouvelles « agences régionales de santé » (ARS), instituées pour contrôler la carte sanitaire dans les « territoires de santé », la répartition des financements et des activités qu’elles pourront transférer directement (des « parts de marché » !) au secteur privé. Cette réforme profonde du système hospitalier est une aubaine pour des mutuelles qui pourraient récupérer à terme une part des activités les plus rentables des hôpitaux publics.

Le patron de la FNMF pose ainsi des jalons pour le développement de l’activité mutualiste en direction, par exemple, des « filières médicales » consacrées au traitement des maladies chroniques. Le centre de santé Saint-Victor pourrait d’ailleurs pâtir de cette stratégie : les différents projets de rentabilisation du centre insistent sur le bénéfice attendu grâce à l’installation de ces « filières » au détriment du maintien de la diversité des services médicaux, pourtant adaptée à une offre de soin de proximité.

La stratégie adoptée par Jean-Pierre Davant est donc caractéristique d’une gestion qui s’intègre totalement dans une logique de rentabilité. Il n’est donc pas étonnant que le 39e congrès de la Mutualité française qui s’est déroulé le 4 juin 2009 à Bordeaux, en présence de Nicolas Sarkozy, se soit tenu sous le signe de la « modernisation du mutualisme » avec, comme mesure phare, le lancement au niveau national du service « Priorité santé mutualiste » : son objectif est d’orienter les patients par téléphone vers le service hospitalier régional adapté à leur besoin … et à l’intérêt de leur mutuelle. Une occasion de déblayer le terrain pour l’application de la loi Bachelot.

Ce parcours risquait rapidement de s'apparenter à une filière de soins dans laquelle le patient sera obligé de s'inscrire pour bénéficier des conditions de remboursement de sa mutuelle : Médecin traitant conventionné, Spécialiste conventionné, Clinique conventionnée, etc. L'égalité d'accès aux soins des assurés sociaux théoriquement garantie par la loi s'en trouverait éliminée.

Mobilisons-nous à tous les niveaux pour un système solidaire de santé !

La mise en œuvre du « plan de sauvegarde » de la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris est une illustration frappante de la stratégie capitaliste adoptée par certaines mutuelles : liquidation immédiate des activités médicales les moins rentables, opération immobilière juteuse sans rapport avec les activités mutualistes, réaménagement des centres de santé au détriment d’un service de proximité. Les valeurs chères à M. Davant ne sont pas de celles qui ont été à l’origine du système de santé solidaire mais bien de celles qu’on côte en bourse !

Notre lutte pour l’abrogation de la loi Bachelot et pour le sauvetage de la Mutualité dans le 5e arrondissement sont solidaires ! Nous devons continuer le combat pour la défense  et la promotion d’un système de santé et de sécurité sociale solidaire contre les politiques de casse menées par le gouvernement avec la complicité active des grands groupes privés !

Nous exigeons :

Le développement et la pérennisation des centres de santé grâce à des financements couvrant leurs missions de santé publique

Une véritable reforme du financement de la protection sociale grâce à la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales (comme même Philippe Seguin, président de la Cour des comptes, doit en reconnaître la nécessité) et une politique de sécurisation et de développement de l’emploi , des salaires, de la formaton et de la qualification (10 0000 chômeurs de moins, c’est 1,5 milliard de plus pour la Sécu)

Le retour aux élections des administrateurs à la sécurité sociale avec une nouvelle démocratie, à construire pour la gestion des caisses de sécurité sociale, l’amélioration des remboursements et la suppression des franchises et forfaits afin de diminuer les cotisations mutualistes et freiner la convoitise des assurances sur le secteur de la complémentarité santé !

L’abrogation de la Loi Bachelot et la remise en cause de la tarification à l’activité

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes, Paris et 14ème - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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