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Economie et luttes, France

Retraites/grèves : les forces existent pour faire plier le gouvernement et gagner le retrait du plan Bertrand-Fillon.

 

Le premier jour de grève reconductible, hier 14 novembre, a fait la démonstration de la force et de la détermination des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF et de GDF, à défendre leurs retraites. Dans beaucoup d’endroits, les chiffres sont supérieurs à ceux de 1995. Ce succès, malgré la campagne de dénigrement du pouvoir et de ses media, rend crédible la perspective de faire capoter le plan du gouvernement, de gagner le retrait pur et simple de plan Bertrand-Fillon. Cela d’autant plus qu’il se situe dans un contexte de fort développement des luttes dans le pays, dans la fonction publique, à l’université, parmi les personnels de la justice, dans nombre d’entreprises privées.

Face à l’ampleur du mouvement, le ministre Bertrand tente une nouvelle manœuvre. Ses sabots sont vraiment gros. Il invite à suspendre le mouvement pour discuter pendant un mois des détails et modalités (d’ailleurs provisoires avec la loi Fillon2 programmée dès 2008) du recul social historique dont il voudrait « publier les textes réglementaires » à la veille de Noël. Pour accepter cette monnaie de singe, il compte sur la collaboration des organisations qui déjà en 1995 ne défendaient pas les régimes de retraite attaqués. Le mouvement les avait désavouées.

Militants et responsables du PCF, nous apportons notre soutien total aux agents en lutte. A notre place, nous allons continuer, dans les entreprises et les quartiers, à montrer combien la remise en cause des régimes spéciaux concernent tous les salariés parce qu’elle ouvre la voie à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition et à la privatisation des services publics concernés. Nous allons continuer à travailler à la convergence des luttes. Les conditions d’un nouveau « tous ensemble » existent et se développent. Il peut faire plier le gouvernement.

Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 12:50
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Extrait du site de nos camarades du Collectif PCF-RATP-Bus http://pcf-ratp-bus.over-blog.com/

Non, M.Sarkozy, vous n’avez pas été élu monarque absolu !

Les media déclinent avec complaisance le refrain présidentiel : « j’ai été élu président par une majorité donc j’ai toute légitimité à imposer ma politique ». Etonnante conception de la démocratie ! A notre connaissance, l’élection présidentielle n’a pas été un référendum sur la nouvelle contre-réforme que Sarkozy et ses « collaborateurs » Fillon et Bertrand engagent pour saboter la retraite par répartition en commençant par les régimes dits « spéciaux ».

Un référendum, il y en a bien eu un. En 2005, le peuple a massivement rejeté un texte précis : le projet de « constitution européenne ». Mais ce vote souverain du peuple, le président-monarque le méprise et le bafoue en tentant de faire passer par la bande pratiquement le même texte rebaptisé « nouveau traité de l’UE ». Dans le même souci « démocratique », il tente de museler les salariés avec le soi-disant « service minimum » contre le droit de grève.

Non, M. Sarkozy, le peuple, les travailleurs n’ont pas l’intention de vous obéir comme à un roi de droit divin. Vous attaquez la démocratie. Les salariés, notamment demain une très forte proportion d’agents de la RATP, la font vivre par la lutte, par la grève, par la manifestation.

L’ensemble de la population, les salariés du privé comme du public doivent pouvoir savoir que la remise en cause des régimes « spéciaux » de retraite prépare la nouvelle étape de la casse de toute la retraite solidaire, qu’elle prépare la privatisation aux dépens de l’immense majorité d’entre eux. Le peuple doit se réapproprier les éléments du débat. Quand les profits du CAC 40 explosent, de quoi est malade la Sécurité sociale sinon de la politique d’exonérations de cotisations sociales patronales, 30 milliards d’euros en 2008 ?

Les communistes du Collectif PCF RATP BUS tiennent toute leur place dans ce débat et dans cette lutte. Nous le faisons en tant qu’organisation politique, implantée dans les dépôts parmi les agents. Nous le faisons d’autant plus que nous sommes conscients que les prétentions de Sarkozy correspondent à une « crise de la politique » : celle qui a amené au second tour des présidentielles deux candidats, deux partis politiques qui se retrouvent pour attaquer les régimes « spéciaux », le financement solidaire de la Sécurité sociale, pour faire passer le traité de l’UE du capital contre la majorité du peuple.

Retrait du plan Bertrand-Fillon ! Oui, les luttes peuvent faire reculer le gouvernement ! Comme en 1995 ! Plus que jamais, le mouvement social est aussi au centre de l’alternative politique.

 

Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /2007 20:58
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Soutenons les luttes convergentes des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF, des étudiants, des personnels de la justice…! 

Le président et le gouvernement se précipitent pour détruire des pans entiers de nos acquis sociaux et démocratiques fondamentaux: sécurité sociale, retraite par répartition (tous régimes confondus), le droit du travail, les services publics y compris la justice de proximité, l’éducation nationale et l’université.

 
Ils ont engagé une véritable course de vitesse.

Ils veulent passer en forces avant que la riposte de tous ceux, une très large majorité, qui subissent durement les conséquences de ces choix, n’ait le temps de s’organiser, de s’unir.

Abattre la résistance du secteur public, qui s’est manifestée dans l’intérêt de tous en 95 et en 2003, avant que le privé ne se mobilise : voilà leur méthode.

La casse des régimes dits « spéciaux » de retraite est le préalable à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble de la retraite par répartition, avec le passage à 41, 42 annuités.

Les calculs du pouvoir peuvent être déjoués. La mobilisation grandit dans tous les secteurs.

Personnels de la Justice, avocats refusent les diktats de Mme Dati, la ministre qui veut fermer des tribunaux plus vite que son ombre. Mme Pécresse avait cru pouvoir imposer comme un fait accompli sa loi sur « l’autonomie » des universités en la faisant voter au cœur des vacances d’été. Le mouvement des étudiants et des professeurs gagne faculté par faculté contre cette loi de soumission de l’Université au MEDEF, de renforcement de la sélection par l’argent, à l’opposé de la réponse aux  besoins du pays.

Présenter 22 000 suppressions d’emploi comme « moderne », dont 11 000 à l’éducation nationale: cela ne passe pas non plus. Le mouvement des fonctionnaires s’organise.

La question du pouvoir d’achat devient plus brûlante que jamais pour tous, salariés du privé comme du public, retraités.

Travailler plus pour gagner moins: la réalité de la politique de Sarkozy devient évidente !

Payer plus cher toutes les dépenses indispensables: le logement à cause de la politique qui encourage la spéculation, la santé, toujours moins bien remboursée, maintenant avec les franchises médicales, l’électricité, le gaz avec les privatisations, l’essence pour nourrir les profits de Total… Non décidément, cela ne peut pas continuer !

On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche » pour combattre et faire échouer cette politique au service des possédants. Comme à la présidentielle, le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012, d’ici là les municipales. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité européen et au mépris du choix du peuple de 2005 vient souligner cette connivence de fait.

Pour le moment, seul le mouvement social porte l’alternative politique. Communistes, nous déployons toute notre activité pour soutenir ces luttes, loin des combinaisons politiciennes. Nous vous appelons à soutenir l’action des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF à partir du 13 novembre, des agents de la fonction publique à partir du 20, celle des juges et avocats, des étudiants… à y prendre part! Ces luttes sont justes.

Prenant appui sur l’immense mobilisation du 18 octobre, tous ensemble, nous pouvons commencer à mettre en échec la politique de Sarkozy!

 

Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 21:01
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Décidément, on aura tout vu !

L
a hausse du gasoil, nouveau prétexte pour saper le financement de la Sécurité sociale: inconcevable !


A juste titre, les marins pêcheurs se sont mis en grève au début de la semaine. La hausse du prix du gasoil finit de rendre intenables financièrement leur activité. L’Union européenne et sa PCP, politique commune de la pêche, relayée par les gouvernements français a programmé et organise la disparition de 30 à 60% de la flotte française existante en 2000. Ceci explique aussi cela. 

 

Au mouvement des marins pêcheurs, Sarkozy vient d’apporter une réponse aussi inédite que scandaleuse. Il convient de la dénoncer fermement pour ne pas laisser exister de précédent. Pour compenser la hausse du prix du gasoil, Sarkozy n’a donc pas trouvé mieux que d’exonérer les patrons pêcheurs de toute cotisation sociale et de supprimer les cotisations sociales salariées pour une période de 6 mois reconductible.
Autrement dit, il prend sur l’argent des retraites et de l’assurance maladie des salariés pour payer, non seulement les producteurs de pétrole mais surtout les intermédiaires.

La hausse du prix du pétrole permet à Total d’engranger plus de 1 milliard d’euros de profits par mois. C’est là qu’il faut prendre l’argent, par un impôt exceptionnel sur les bénéfices dans un premier temps, par la nationalisation de Total dont nous n’oublions pas qu’il a absorbé Elf, ancienne entreprise publique privatisée par les gouvernements successifs des années 90. Dans l’urgence, la modulation de la TIPP, taxe sur les produits pétroliers, permettrait aussi de laisser respirer les professionnels. Cet impôt, parfaitement injuste, frappe en premier les automobilistes et les artisans qui ne peuvent se passer de carburant pour travailler.

La Caisse nationale d’assurance vieillesse, CNAV a dénoncé la mesure de Sarkozy. Elle a raison. Ne laissons pas banaliser l’idée que les cotisations sociales puissent être remises en cause sous tel ou tel prétexte. Elles constituent la partie socialisée du salaire. On ne rappellera jamais assez ce principe fondamental de notre protection sociale. En 2008, 30 milliards d’euros manqueront au financement de la Sécurité sociale du fait des exonérations décidées par les gouvernements depuis 1992. Cela représente trois fois le montant du soi-disant déficit.

(voir, en commentaires, les articles de l'Huma de 90-92 sur le plan Mellick programmant la casse de la pêche française, et une chanson de lutte des pêcheurs bretons "Tempête pour sortir")

 
Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /2007 01:13
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Journée d'action. Jeudi 18 octobre.

La manifestation partira à 14h30 de République direction Nation par le boulevard Voltaire.

Un nouveau tract est en préparation pour les prochains jours - pour le moment, nous reprenons les textes ci-dessous réactualisés).

Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /2007 01:19
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Les six semaines de grève des ouvriers de PSA Citroën Aulnay ont posé un jalon important dans le développement des luttes. Saluons leur courage!
Amplifions la solidarité !

Greve-citroen.jpg
Chèques à l’ordre de CGT-PSA-Citroën, boulevard André Citroën, 93600 AULNAY-SOUS-BOIS.
Concert de solidarité, samedi 14 avril, de 14 à 18 heures, au Gymnase André Wallon, rue Jacques Anquetil à Bobigny


Les 500 ouvriers grévistes de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-bois ont décidé mardi 10 avril de mettre fin à leur mouvement débuté il y a six semaines. Seules des revendications importantes, mais secondaires, sur le prix des repas et des transports, sur des primes, ont été satisfaites mais l’heure n’est pas à l’amertume.

La signification pour l’avenir de leur action se mesure à l’écho national qu’elle a commencé à rencontrer. Elle se mesure aussi aux moyens mis en œuvre par la direction de PSA et le MEDEF pour les contrer. D’abord les pressions « traditionnelles », puis la tentative de remplacement des grévistes par des intérimaires, mise en échec par voie de justice. Ensuite, devant la persistance du mouvement, ils ont dû déployer leurs relais médiatiques (TF1, articles du Monde…) pour le dénigrer, avec le soutien approprié de syndicats de division.

Loin de tout « maximalisme », les revendications des grévistes sont aussi simples que légitimes. Partant d’une entreprise emblématique de l’industrie française, ces exigences pouvaient rapidement s’étendre. C’est bien ce qui a inquiété la direction de PSA et le MEDEF.


- Augmentation des salaires de 300 euros par mois pour tous avec un salaire d’embauche minimum de 1525 euros net - Possibilité de départ en préretraite pour les 600 salariés de plus de 55 ans - Embauche des 700 intérimaires permanents sous CDI.

Pour des ouvriers à qui on a demandé un effort de productivité de 300% depuis 1980, ce n’est que justice que de gagner de quoi vivre décemment alors que depuis 7 ans, PSA a engrangé plus de 9 milliards d’euros de profits, largement redistribués en dividendes aux actionnaires.

Dans l’entreprise, la plupart des non grévistes les partagent même si les pressions, les contraintes de la vie les ont dissuadés de suivre la grève. Chez les sous-traitants, dans beaucoup d’autres entreprises industrielles, dans le pays tout entier, des ouvriers, des employés s’y sont reconnus.

La détermination des grévistes a mis en question les choix de gestion au service de la finance. Criant misère devant toute revendication salariale, la direction de PSA a su trouver 2,8 milliards d’euros pour s’engager dans une vaste opération de rachat de ses propres actions pour soutenir le cours en bourse. Au même moment, elle fermait l’usine de Ryton en Grande-Bretagne dont la relance n’aurait demandé que 200 millions d’investissements. Le nouveau PDG de PSA Streiff vient de présenter les grandes lignes du plan « Cap 2010 ». Comme dans les choix de Ghosn chez Renault, il n’est pas difficile d’y voir la priorité accordée à la logique financière contre l’emploi, l’investissement et la production en France. L’obsession de M. Streiff : la « baisse des coûts ». Au début de l’année, il a préparé le terrain à des réductions d’effectifs. Des patrons comme M. Streiff ou M. Ghosn savent fabriquer des déficits quand il s’agit de casser de l’emploi. On peut leur faire confiance là–dessus.

Un vaste (nouveau) processus de « restructuration », de démantèlement de l’industrie automobile nationale a commencé. Les sous-traitants sont les premiers à être pris à la gorge par la stratégie financière, à subir les délocalisations. 20000 emplois supprimés l’an dernier, 25000 menacés à court terme. Aujourd’hui les sous-traitants, demain les salariés des grands groupes.

Le mouvement des ouvriers de PSA Aulnay a posé une pierre dans le mouvement général contre ce scénario de casse, pour la sauvegarde et le développement de l’industrie automobile française.

Les responsabilités politiques sont directement posées. Cinq candidats de « gauche » à la présidentielle sont venus soutenir les grévistes. Cela a été une bonne chose pour le mouvement mais cela ne doit pas se limiter à un effet électoraliste.

Les communistes proposent de relancer une véritable politique industrielle nationale appuyée sur un secteur public renforcé, de développer l’intervention publique cas par cas en refusant le choix de l’impuissance devant les grands groupes industriels et la finance, de refondre les relations entre donneurs d’ordre et sous-traitants, de taxer les réimportations de produits et composants dont les fabrications ont été délocalisées… Ils proposent aussi de porter immédiatement le SMIC à 1500 euros net.

Les luttes tiennent aujourd’hui une place décisive pour imposer une alternative à la politique au service du MEDEF et du capitalisme mondialisé d’où qu’elle vienne et d’où qu’elle viendra.

Solidarité avec les grévistes de Citroën Aulnay ! Saluons leur courage!

Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 16:50
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Nos collègues des « Cars d’Orsay » luttent et gagnent.

Dix jours de grève du 5 au 15 mars ont fini par être payants pour les personnels machinistes et sédentaires des Cars d’Orsay, petite société dont les 170 bus rayonnent sur une partie de l’Essonne autour des Ulis, de Massy et d’Orsay. La direction a dû céder sur de nombreuses revendications. Les salaires de base sont augmentés pour tous de 3%, auxquels s’ajoutent la création de nouvelles tranches d’ancienneté, l’intégration de plusieurs primes, une prime exceptionnelle obtenue pour les jours de grève… Nous saluons ce succès, fort peu évoqué dans les media. (suite)

Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 11:20
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Gallois désigne lui-même les vrais défenseurs d'Airbus : les peuples !

RAPACE-GALLOIS.jpg Dans plusieurs interviews récentes données à la presse, le PDG français Gallois estime qu’Airbus est victime du « poison des conflits nationaux ». C’est l’hommage du vice à la vertu. Après-demain, 16 mars, aura lieu une nouvelle grande journée de lutte et manifestation des salariés d’Airbus et de l’aéronautique notamment en France et en Allemagne. Voilà les « conflits » sociaux « nationaux » qui dérangent la stratégie de privatisation et de course au profit financier qui a fragilisé Airbus et que M.Gallois veut aggraver avec son plan Power 8.  

Car au niveau des autorités françaises et allemandes, il n’y a guère de conflit réel. Les gouvernements successifs des deux pays ont procédé de concert depuis 8 ans. Ils ont privatisé partiellement leurs parts respectives d’Airbus. Puis ils ont chacun laissé faire la gestion financière désastreuse du privé. Maintenant, devant les dégâts de Power 8, ils continuent l’un et l’autre à plaider l’impuissance, alors qu’ils détiennent toutes les clefs s’ils jouent leur rôle d’actionnaires de référence. 

Pendant 30 ans, la coopération internationale a parfaitement fonctionné aboutissant aux succès que l’on connaît. Il n’y a absolument aucune raison pour que ce modèle ne recommence pas à fonctionner. Aucune sauf la volonté du patronat européen, des gouvernements « libéraux de « gauche » ou de droite, et de l’UE de pousser la privatisation jusqu’au bout. En mettant en scène des tensions nationales, en essayant, en vain, d’opposer les salariés des différents pays, ils poursuivent un objectif : transformer Airbus en multinationale capitaliste, éventuellement sous le couvert plus correct d’en faire une « entreprise européenne » intégrée. 

Ils savent, M. Gallois sait, qu’il existe, au plan national, des rapports de forces qui peuvent mettre en échec leur projet. La victoire du NON à la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas, pour le plus grand intérêt de tous les peuples d’Europe l’a confirmé sur un autre plan.

Aujourd’hui, il est plus important que jamais de développer les luttes et leurs convergences dans chaque pays et pour nous en France pour contraindre le gouvernement, l’actuel comme celui qui sera issu des élections, à repousser le plan Power 8 et à restaurer la formule du succès d’Airbus : la coopération publique internationale. 

La question d’Airbus n’est pas que l’affaire des salariés d’Airbus et de ses sous-traitants. Elle concerne tout le pays, d’autant plus qu’elle est exemplaire de la politique de casse de notre industrie. 82% des Français soutiennent la lutte des salariés d’Airbus. Nous le constatons en militant, la nécessité de la renationalisation est une évidence pour beaucoup. Sur ces bases solides, travaillons à des mouvements de solidarité dans toutes les entreprises ! Plaçons cette question au cœur de la campagne électorale !

Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /2007 00:00
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En rase motte ! Le président PS Huchon de la région Ile-de-France et 7 de ses collègues volent au secours d’Airbus.

Dans la foulée des déclarations de Mme Royal, huit présidents socialistes de région ont manifesté dans un communiqué commun leur « intérêt » à une éventuelle participation de leur région à « l’évolution du capital d’EADS ». Nous dénonçons cette initiative. Pour une part, elle relève de la démagogie, vu notamment les montants dérisoires des apports que pourraient apporter les régions, sans compter que ce type d’investissement n’entre pas dans leurs prérogatives. Mais cette annonce « bien-intentionnée » va même contre l’intérêt d’Airbus et de ses salariés. Elle rentre dans le jeu de la déresponsabilisation financières des groupes capitalistes qui ont rempli les poches de leurs actionnaires aux dépens de l’avionneur : 10 milliards de dividendes ces 5 dernières années ! Mais le plus grave : elle participe enfin à exonérer l’Etat français de ses responsabilités décisives aussi bien passées qu’à venir. Pour restaurer le modèle de coopération internationale, l’intervention de l’Etat français, la renationalisation des parts françaises d’Airbus sont indispensables. Evincer l’échelon national, comme y travaille l’UE du capital à travers « l’Europe des régions », c’est aussi tenter de contourner le premier lieu de l’intervention démocratique des salariés et des peuples. M.Huchon serait plus avisé de se préoccuper de ses propres responsabilités en matière de politique industrielle. A l’automne, il décidait avec sa majorité « plurielle » de livrer le marché colossal (3,5 milliards) du renouvellement des trains de banlieue à la multinationale canadienne Bombardier aux dépens d’Alstom et de la filière industrielle française. Avec à la clé, 3000 emplois de moins pendant 10 ans en France. Un petit plan « Power 8 » !

Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /2007 13:49
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« Depuis la privatisation d’Aérospatiale en 1999, c’est tout pour les actionnaires et les pépins pour les salariés qui payent maintenant la note »

 

Brice, 27 ans, ouvrier sur la chaîne d’assemblage du A320 (Humanité du 13/02/07)

Voir notre article:

AIRBUS : arrêter la casse, renationaliser et restaurer le modèle de coopération internationale
Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /2007 18:00
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