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Défense des services publics

1500 agents de la RATP interviennent dans la campagne électorale en signant la pétition pour le maintien de notre régime de retraite et l’abrogation des décrets de 2005 d’adossement à la CNAV

La RATP au cœur des enjeux de la campagne. Sarkozy a déclaré que l’une de ses « mesures phares » serait d’instaurer le « service minimum » dans le secteur clef des transports. Ne laissons pas remettre en cause notre droit de grève! Le service public de la RATP est directement remis en cause par la volonté des principaux candidats d’imposer la mise en concurrence, prélude à la privatisation, au nom de directives ou règlements européens. Le peuple les a condamnés le 29 mai 2005. Plus que jamais, refusons leur application ! Enfin nous sommes au centre des attaques presque unanimes des candidats et des media contre les régimes spéciaux de retraite. C’est une question majeure, cruciale de la campagne. En cassant nos régimes spéciaux, ils veulent lever un obstacle à la privatisation de nos entreprises en même temps qu’un obstacle au démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition. La pétition lancée par notre collectif PCF-RATP-BUS, soulignant ces enjeux politiques et exigeant le maintien de notre régime et l’abrogation des décrets du 26 décembre 2005 répond à une forte attente. Elle rencontre la volonté des agents de ne pas laisser faire, de relever la tête face à la vague d’insultes contre nos supposés « privilèges ». L’esprit de 1995 est toujours vivace. La meilleure campagne « participative » que les salariés peuvent mener, c’est d’intensifier les luttes sans trêve électorale. Nous appelons les collègues à amplifier l’action pour la défense du service public, de nos retraites, de notre droit de grève !
C’est un des enjeux du vote communiste aux élections de 2007. Continuez à signer et faire signer notre pétition !

Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /2007 15:22
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La direction fait une tentative d'intimidation contre nos camarades syndiqués du dépôt de Croix-Nivert, un des dépôts les plus engagés dans la lutte contre la privatisation rampante. Nous reproduisons le communiqué du syndicat CGT-Bus. LE COLLECTIF PCF RATP BUS

 

 

NON AUX SANCTIONS !

Le 16 décembre, à 4 heures du matin suite au préavis de grève déposée par la Cgt , vos représentants du personnel ont voulu accéder dans le terminus de Lucotte T3. L’accès leur a été refusé sur ordre du RRH, par des vigiles qui les ont bousculé. Suite à ces événements, les représentants du personnel et les membres de la section syndicale ont informé les agents à la sortie des bus de l’attitude inadmissible de l’encadrement local et ont poursuivi leurs explications sur la volonté de la Direction de modifier profondément nos conditions de travail. Pour toute réponse la Direction du centre de Croix-Nivert convoque pour une sanction pouvant aller jusqu’à la révocation, 5 délégués du personnel, un membre du CHSCT et le responsable de la section syndicale Cgt de Croix-Nivert. Aujourd’hui, les griefs nous sont inconnus mais il semblerait que les faits reprochés soient « une prétendue entrave à la liberté du travail », comme chacun sait, la section syndicale de Croix-Nivert n’a jamais eu besoin de bloquer le dépôt pour mobiliser les salariés. Dans les faits, la Direction de Croix-Nivert n’a jamais accepté que les agents désignent la Cgt comme la première organisation syndicale du centre avec un peu plus de 71% des voix aux dernières élections professionnelles. Seule la Cgt est aujourd’hui en capacité de s’opposer avec vous à la déréglementation et la casse de nos acquis sociaux. Par cette manœuvre, la Direction tente de museler par tous les moyens l’expression des salariés. Face à cette provocation, les salariés de Croix-Nivert s’opposent à toutes sanctions envisagées à l’encontre des militants Cgt. Ne laissons pas faire la Direction!

 La Cgt vous appelle à un grand rassemblement le : 27 février 2007 au dépôt de Croix-Nivert dès 7 heures du matin pour le 1er entretien. 

Lundi 26 février 2007 1 26 /02 /2007 00:00
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Le programme de Ségolène Royal : rien sur les services publics. Pour mieux continuer leur démantèlement?

Mme Royal a exposé hier son « pacte pour les présidentielles ». Aucune partie ne concerne spécialement les services publics.

 

On retrouve uniquement, obligée par l’évolution du dossier et la mobilisation, la proposition de créer un « pôle public de l’énergie entre EDF et GDF ». Mais la candidate prend bien garde de ne pas parler de renationalisation d’EDF et de GDF et de ne pas remettre en cause les directives de marchandisation intégrale de l’électricité et du gaz, signées par la gauche plurielle et que la loi de privatisation de GDF transpose à partir du 1er juillet 2007. Quelle signification au « pôle public » ?

En ce qui concerne par exemple la RATP, le programme de Mme Royal accompagne les mesures qui préparent la casse de notre service public.

A propos de l’avenir de notre régime de retraite, elle emploie la formule : « ouvrir avec les partenaires sociaux une large négociation portant sur le mode de financement des régimes spéciaux ». Cet énoncé porte en lui la remise en cause du statut actuel de notre régime de retraites, condition de la poursuite du processus de privatisation, avec l’adossement au régime général. M. Hollande a lui clairement affirmé vouloir une « harmonisation » des régimes de retraites. A la lecture du « pacte » de Mme Royal, ce serait également nécessairement une harmonisation par le bas, entraînant la disparition à court terme de nos acquis spécifiques. Nulle part, elle ne propose le retour aux 37,5 annuités pour les départs à la retraite dans le régime général ou aux 10 meilleures années de référence. Le programme de Mme Royal ne s’oppose pas, même dans les mots, à la poursuite et l’aggravation programmée en 2008 de la contre-réforme Fillon de 2003 du système de retraite solidaire par répartition que son parti n’avait d’ailleurs guère combattu sur le fond.

Mme Royal place le « développement de services publics de qualité » sous une « directive-cadre » européenne. Hier propagandiste zélée du OUI, elle confirme dans son « pacte » son intention de faire revoter les Français sur le projet de « constitution » européenne. Il n’y a donc aucune volonté de rupture, au contraire, avec la logique de la dictature de la « concurrence libre et non faussée » que les directives et règlements européens de marchandisation tentent d’imposer pour mieux livrer au privé les activités de service public.

Mme Royal appelait à une « campagne participative ».
La meilleure « campagne participative » que nous pouvons mener, c’est de poursuivre la lutte, sans trêve pour les élections, en s’appuyant sur le rapport de forces démontré par le référendum du 29 mai 2005 et les importantes possibilités de convergences dans le pays.

Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /2007 19:26
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En attaquant le service public, les gouvernements organisent le recul économique et social de tout le pays.


Soutenons la journée nationale d’action et de grève du 8 février
dans la fonction publique, les hôpitaux, à la Poste, à la SNCF, pour l’emploi, les salaires, le service public !

Manifestations convergentes, départ à 13h30 de Gare d’Austerlitz pour la fonction publique et de Place d’Italie pour les cheminots 

Demain 8 février, à l’appel de leurs organisations syndicales, les agents de la Fonction publique feront grève et manifesteront pour des augmentations de salaires, contre les 15000 suppressions d’emploi programmées par le gouvernement, contre la remise en cause de leurs missions de service public. De leur côté, les cheminots manifesteront contre les 2500 suppressions d’emplois prévues pour 2007, la remise en cause de leur statut, notamment de leur retraite, contre la poursuite du processus de privatisation rampante. Ces revendications nous concernent tous. La qualité de ses services publics est le meilleur atout de l’économie française. Quel paradoxe ! Une étude publiée dans le Figaro dévoile que les aides publiques aux entreprises privées atteignent 65 milliards d’euros par an sans effet démontré sur l’emploi. Au contraire, elles alimentent directement les dividendes des actionnaires et les profits financiers des entreprises qui licencient et délocalisent. Dans le même temps, le gouvernement doit reconnaître que le premier motif d’attractivité de notre pays pour l’investissement productif est la qualité de ses services publics qui sont les premiers à subir les coupes budgétaires au nom d’un déficit creusé par les cadeaux au patronat et aux plus riches. L’éducation, la santé, l’ensemble de l’accomplissement des missions de la fonction publique sont au bord de la rupture. Un exemple : est-ce responsable d’avoir diminué les horaires d’enseignement de la première langue étrangère au lycée ? La logique de privatisation des grands services publics, énergie, transports, poste… aboutit de même à un véritable gâchis sur l’autel du profit à court terme. L’explosion des tarifs, des inégalités, les retards d’investissement menacent autant la cohésion sociale et territoriale que l’économie. Cela ne peut plus durer. Les statuts des salariés du secteur public constituent un rempart social pour l’ensemble des salariés, notamment en matière de retraite. Les media, les principaux candidats à la présidentielle s’appliquent à diviser les salariés. Comment présenter les salariés du secteur public comme des « privilégiés » ? Une enquête vient de montrer que le pouvoir d’achat des enseignants du second degré est revenu à celui de 1980. 61,5% des retraités de la SNCF touchent des pensions inférieures à 1500 euros brut par mois. Les vrais privilégiés sont ailleurs. Mme Laurence Danon vient de toucher 2,5 millions d’euros après avoir quitté la direction du Printemps qu’elle n’a exercée que 6 ans. Dans le même groupe, ex-PPR, Pineau-Printemps-La Redoute, M. Serge Weinberg a reçu l’an dernier 5,3 millions d’euros pour son départ et touchera 600000 euros par an de rente après 60 ans. Sans parler des 23 millions perçus par Daniel Bernard après qu’il a été débarqué de la direction de Carrefour pour insuffisance de résultat… Oui à l’égalité des droits entre salariés. Non à l’égalisation par le bas. L’attaque actuel contre les régimes spéciaux de retraites n’a que deux objectifs: 1°- rendre possible la prochaine étape de la remise en cause du système de retraite solidaire de tous les salariés programmée en 2008 par la loi Fillon (dont l’échec est avéré). 2°- rendre possible la privatisation des entreprises concernées, SNCF, RATP, Poste. Quand les salariés du public se mobilisent, ils le font pour eux-mêmes et ils le font pour tous. On l’a vu en 1995 contre le plan Juppé, en 2003 pour les retraites… Nous nous félicitons qu’il n’y ait pas de trêve électorale des luttes. Quel que soit le futur gouvernement, elles seront décisives, dans la suite du NON majoritaire à la Constitution européenne, pour battre la politique au service du capital d’où qu’elle vienne, et précisément obtenir une autre politique budgétaire, le maintien et le renforcement de nos droits sociaux. Que nous soyons salariés du privé, du public, retraités, jeunes, nous avons intérêt à soutenir le mouvement des fonctionnaires et des salariés des services publics.

Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /2007 00:00
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Communiqué de presse des syndicats CGT RATP des dépôts de bus de Croix-Nivert et de Point du jour

Pourquoi nous appelons à la grève à l’occasion de l’inauguration du T3, samedi 16 décembre. 

 

La CGT RATP BUS a déposé un préavis de grève s’étalant du vendredi 15 décembre à 23h00 au mardi 19 décembre à 6h30. La nouvelle offre de transport pour 2006/2007 (Mobilien, mise en service de lignes le dimanche, prolongement du service en soirée de plusieurs lignes, mise en place du Noctilien et lancement du Tramway T3) sert de prétexte à la dégradation des conditions de travail et de vie des agents. Elle va se réaliser sans les embauches suffisantes. La direction de la RATP veut une nouvelle fois privilégier la rentabilité financière sur le dos des agents de la RATP et également des usagers et du service public. La direction remet en cause les jours de repos des samedis et dimanches, accroît le nombre de soirées et de nuits travaillées. Cette nouvelle attaque s’inscrit dans l’atteinte généralisée contre les acquis et les droits sociaux dans l’entreprise dans une logique de privatisation rampante. Dans le cadre de cette politique, la qualité du service rendu ne peut que continuer à se détériorer. Nous voulons alerter les usagers et les informer des causes. Plus de souffrance au travail pour les agents, c’est autant d’insécurité en plus pour les usagers. Avec le refus de mettre les moyens et les effectifs nécessaires, le renforcement de l’offre va être en trompe-l’œil, se répercutant par exemple par une baisse de la fréquence des lignes, notamment aux heures de pointe. Le T3 risque de ne pas représenter une véritable amélioration. Les tests « à vide » sont déjà préoccupants. Cet investissement de prestige, au montant exorbitant, apparaît loin de répondre aux besoins prioritaires de transport à Paris et dans toute l’Ile-de-France. Notre grève et nos actions à partir du 16 décembre portent l’exigence du maintien et de l’amélioration des conditions de travail et de l’embauche immédiate des machinistes et ouvriers d’entretien correspondant au renforcement annoncé de l’offre et de la qualité des transports que les usagers sont en droit d’attendre. 

 

Pour la section CGT du dépôt de Croix-Nivert, Gérard Cristina, secrétaire – 06 62 44 94 20

Pour la section CGT du dépôt de Point du jour, Stéphane Chouly, secrétaire – 06 80 48 26 89

Interview au journal Metro de notre camarade Stéphane Chouly

Tramway: attention Publicité mensongère!

Inauguration du TMS

Mouvement 2007:

Déclaration des sections syndicales CGT des dépôts RATP bus de Point du Jour et Croix Nivert

Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /2006 12:12
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Inauguration perturbée pour le T3

La CGT appelle à la grève du 15 au 19 décembre pour dénoncer le manque d’effectifs  

Le chiffre: 4O minutes, c'est le temps que met le tramway aujourd’hui du XIIIe au XVe. 

Les syndicats CGT-RATP des dépôts de bus de Croix-Nivert et de Point- du-Jour ont déposé un préavis de grève à partir du 15 décembre, à 23 heures, jusqu’au 19 décembre, 6 h 30. Ils demandent un renfort d’effectifs afin de faire face à la nouvelle offre de transport pour 2006-2007 (Mobilien, prolongement du service en soirée, tramway T3…) “Dans certains dépôts, les personnels vont travailler six dimanches de plus par an, alors qu’ils en font déjà une vingtaine…” a indiqué hier Stéphane Chouly, de la section CGT de Point-du-jour.

Un quart d’heure de plus
“Nous allons profiter de l’inauguration du tramway pour dénoncer ce qui s’y passe. Aujourd’hui, alors que le T3 est en test, nous mettons quarante minutes pour relier le pont du Garigliano à la porte d’Ivry. Comment voulez-vous que l’on mette vingt- quatre minutes, comme l’annonce la RATP , avec des voyageurs !” Selon la CGT , le recrutement de machinistes est indispensable. “ La RATP nous propose de faire du 20 km/h sur le T3, accessible aux piétons et à la circulation… Sur le T2, en site propre, nous roulons déjà à 20 km/h.”

De réels dangers

Plusieurs accidents ont déjà eu lieu pendant les essais. “Si nous ne revoyons pas les temps de parcours sur l’ensemble de la course, en prévoyant des pauses, et si la vitesse n’est pas revue à la baisse, nous allons avoir de vrais problèmes…”  
 

Aurélie SARROT, journal Metro

Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /2006 15:52
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Fête de l’Huma 2006, Samedi 16 septembre, 

 

 

 

Débat sur l’avenir des services publics sous le stand du PCF RATP BUS et de la section du PCF Paris 15ème

 

 

 

Introduction de Stéphane AURIOL, secrétaire du collectif PCF RATP BUS, membre du Conseil national du PCF

 

 

 

Chers amis, chers camarades,

Bienvenue au stand du Collectif PCF RATP Bus et du PCF Paris 15ème. Notre débat sur l’avenir des services publics et les luttes pour les défendre tombe dans un contexte particulièrement « chaud ». Le gouvernement tente en effet de faire passer au Parlement la privatisation de GDF. La Fête a lieu au cœur du mouvement de lutte pour mettre en échec cette opération. Aussi sommes-nous très heureux de la présence de Florian ALMA, secrétaire du syndicat CGT Energie de Paris et de Bernard DIMENT, un camarade d’EDF que nous connaissons bien à la RATP comme militant politique et syndical à l’interpro.

Sur tous les points, la bataille de GDF est représentative de toutes les questions que nous voulons mettre en débat. Avec la menace de privatisation de GDF, c’est un secteur crucial de l’économie, l’énergie, qui concerne toute la population, que le pouvoir veut livrer au marché capitaliste. D’autant plus que la déstabilisation d’EDF est inscrite dans le projet de loi.

La bataille du gaz pose aussi directement la question de la mondialisation capitaliste et de l’Union européenne. Le prétexte avancé pour « l’alliance », autant dire la prise de contrôle par la multinationale Suez, est de faire face, de « s’adapter » au contexte international. Les articles 1 et 2 du projet de loi porte rien d’autre que la transposition en droit français des directives européennes de marchandisation totale du gaz mais aussi de l’électricité au 1er juillet 2007.

La question de l’alternative politique est ainsi clairement au centre. Ces directives de mise en concurrence, qui portent la privatisation comme la nuée porte l’orage, ont été adoptées d’un commun accord en 2002 au sommet européen de Barcelone par Jacques Chirac et Lionel Jospin à l’unisson, le dernier étant alors premier ministre, maintenant candidat à la conditature aux présidentielles de 2007. Au pouvoir à tour de rôle, « gauche » et droite ont alimenté le processus de privatisation et de démantèlement des services publics. Si on lit attentivement le programme actuel du PS, on voit qu’il n’est nulle part question de renationalisation de GDF . Bien au contraire, Hollande et Strauss-Kahn prennent déjà leurs précautions en affirmant que la privatisation de GDF serait quasiment « irréversible ». Autant dire que la bataille menée de ce côté à l’Assemblée ressemble fort à une opération politicienne sans autre lendemain que les élections…

Enfin la bataille de GDF pose directement la question récurrente des convergences de lutte. Les usagers sont tous concernés. Ils ont fit l’expérience des privatisations, par exemple de celle des Télécoms, de la flambée des tarifs et de la dégradation du service rendu en vue de la privatisation. Toutes les luttes des salariés du public, malgré les campagnes de dénigrement, telle la Une du Parisien d’un de ces derniers jours titrant une nième fois sur les « privilèges des salariés du public », bénéficient d’un soutien majoritaire de l’opinion. Convergences évidemment aussi entre salariés des différents services publics. Ne sous-estimons pas la force considérable que peut représenter notre mobilisation commune !

EDF+GDF+SNCF+Poste+Fonction publique+RATP, ensemble nous comptons pour beaucoup. Les convergences devraient d’autant plus facilement se construire que nous sommes tous confrontés au même processus de privatisation, aux mêmes étapes même si elles ne sont pas toujours programmées simultanément.

A la RATP , deux ans après EDF-GDF, notre régime de retraite est remis en cause au nom de prétendues normes comptables européennes, mais de toute évidence parce qu’il constitue un obstacle à la privatisation. L’adossement au régime général a été décrété en décembre 2005. Il est encore bien loin d’être finalisé. En 2007 la tour de la SNCF est ouvertement prévu.

En ce qui nous concerne à la RATP , pas de directive, mais un règlement européen qui de la même façon prétend imposer la mise en concurrence des transports urabains, tout particulièrement des transports franciliens.

Même constat politique pour nous aussi. Ce « règlement » européen est concocté par un « conseil de ministres » européens dont la moitié se proclament de « gauche » socio-démocrate, l’autre de droite. Notre « autorité » de régulation, pour utiliser leur terminologie, est le Syndicat des transports d’Ile de France, le STIF. Il est passé sous le contrôle de la Région présidée par Jean-Paul Huchon (PS). Nous vivons directement l’alternance ! M. Huchon avec sa majorité choisit de préparer, d’anticiper la mise en concurrence. Il prétend ainsi déposséder la RATP de son patrimoine public pour mettre la RATP à égalité avec d’éventuels concurrents privés. Il maintient le service dit « garanti », première remise en cause de notre droit de grève institué à la dernière heure de l’ancien STIF à majorité de droite, malgré ses condamnations d’alors (juin 2005). Il laisse la RATP assurer une partie des nouvelles lignes de nuit, le « noctilien », pas ses filiales de droit privé.

Face à cette situation commune, notre collectif du PCF RATP BUS, comme nos camarades du 15ème et bien d’autres avançons plusieurs axes de lutte et de propositions que nous vous soumettons au débat.

Nous partons du constat que la question des services publics, par ce qu’ils représentent est essentielle pour l’ensemble de l’alternative politique. Au centre nous posons la nécessité de la lutte et de la construction de la convergence des luttes et du rapport de forces. Depuis des mois nous sommes en actions contre la privatisation de GDF. L’action parlementaire tardive de nos députés est très insuffisante et porte le risque de restreindre l’enjeu à un terrain où nous sommes de toutes façons perdants. La force des luttes au contraire ouvre la voie, à l’image de 1995, déjà contre la remise en cause, entre autres des régimes particuliers de retraite, de 2004 avec le mouvement contre le changement de statut d’EDF et de GDF, ou encore de ce printemps où ensemble, jeunes, salariés, retraités ont battu en brèche la fatalité en mettant en échec le CPE.

Le référendum de 2005 et les 55% de NON à la « concurrence libre et non faussée » constituent un formidable point d’appui contre les privatiseurs de tous bords, qui se sont dévoilés dans l’union sacrée pour le OUI. Les directives, les règlements européens ne sont pas des fatalités. Ils n’ont pas de légitimité et ne doivent pas s’appliquer. Ils doivent cesser de servir de prétextes aux gouvernements nationaux qui les ont eux-mêmes adoptés. Le rejet des directives de l’UE du capital est pour nous un point essentiel pour redonner une perspective aux luttes. En revanche, les perspectives floues, largement illusoires, de « services publics européens » nous semblent dangereuses à défendre car elles légitiment une autorité qui n’a pour but que de nous détruire, un échelon où les peuples n’ont quasiment aucun moyen d’intervention démocratique. Au sens littéral, l’idée fumeuse de services publics européens représente même la négation des nationalisations (et des coopérations entre services publics nationalisés) que nous défendons et appelons de nos vœux face à a loi du tout marchand. La question de la propriété publique des moyens de production reste pour nous une priorité que rien dans l’Histoire récente n’est venu contredire.

Les principes qui ont fondé les conquêtes de 1936 et de la Libération restent plus valables que jamais. C’est en tout cas la conviction qui nous anime et que nous souhaitons faire partager !

Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 00:00
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Pour nos enfants, avec les agents des crèches de la Ville de Paris.

Nous avons appuyé le mouvement déterminé de mai/juin des personnels de la petite enfance, plusieurs semaines de grèves, pour réclamer d’urgence des créations d’emplois. Il manque en effet 1344 postes pour arriver dans les 362 crèches de la Ville au taux d’encadrement minimal défini par décret. Des sous-effectifs aussi criants sont synonymes de conditions de travail indignes, de danger pour la sécurité des enfants, de négation dans les faits de la fonction de puéricultrice réduite à un rôle de garde. Une nouvelle journée d’action des personnels a eu lieu le 14 septembre. Après avoir témoigné une surdité complète pendant des mois et nié publiquement les manques de postes malgré la mobilisation solidaires de nombreux parents, la municipalité commence à changer de ton et promet de renoncer à toute déqualification des emplois de la petite enfance. On est encore loin du compte en terme de création de postes. L’argument du manque de personnels formés suffisants n’est que partiellement recevable : c’est ignorer le fort mouvement de « turn-over » aux dépens de Paris dont sont responsables les conditions de travail. Quant aux « contraintes budgétaires » avancées, elles ne tiennent pas la route, qui plus est pour une priorité affichée de la municipalité. Nous poursuivons notre action de soutien et d’information des usagers et de la population.

 

Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /2006 16:36
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Soutien à la lutte des personnels des crèches parisiennes.

Adoption d'un voeu de Camille Marques au Conseil d'Arrondissement du 26 Juin.

Voila le voeu dont Camille Marques est à l'origine et dont elle a obtenu l'adoption à l'unaminité du Conseil d'Arrondissement du 14ème:  "La municipalité de Paris a fait depuis son installation de la prise en charge de la petite enfance sa priorité...".

Toutefois, les élus socialistes, majoritaires, ont imposé que soit retiré l'estimation minimale des 1344 postes minimaux à créer, ce qu'a vivement regretté Camille Marques. Ce voeu a été transmis et sera discuté au Conseil de Paris du 3 Juillet. Ce sera l'occasion de relayer à nouveau la juste lutte des personnels de la Ville de Paris et de renforcer la mobilisation autour d'eux.


Défense du voeu  sur les crèches  en séance :

Quelque chose ne va pas dans les crèches de la Ville de Paris. Il faut avoir la lucidité de le reconnaître même s’il est indéniable que la municipalité a agi dans le sens d’améliorer l’offre d’accueil de la petite enfance depuis son arrivée.

Pour la quatrième fois en un an, à l’appel de leur intersyndicale, les agents de la petite enfance ont fait grève mercredi 21 juin. Ils, elles, ont alerté à nouveau les élus et les participants aux assises de la petite enfance. En mai, elles ont mené un mouvement déterminé de 4 semaines. Si les agents font grève, ce n’est pas pour le plaisir, c’est pour tirer un signal d’alarme. Nos enfants sont concernés, nous sommes concernés.

La réaction de notre municipalité face aux revendications des personnels contraste avec le soutien des agents des autres services de la ville et de leurs représentants syndicaux, avec le soutien des parents, manifesté par des milliers de pétitions (plus de 6000 au moins à ma connaissance) ou par la constitution d’associations de solidarité.

Les personnels s’apprêtent à écrire un livre noir des conditions de travail et d’accueil dans les 397 établissements de la petite enfance. Chers collègues, nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation.

La question la plus urgente est la question des moyens humains et du taux d’encadrement des enfants. Les récits s’accumulent. Les personnels, toutes catégories confondues, se retrouvent parfois avec plus de 10 enfants chacun à charge, avec des heures critiques à l’heure des repas et des siestes. Des témoignages de la sorte, nous en entendons toutes les semaines d’agents, ou de parents du 14ème.

Les conséquences sont néfastes aussi bien pour la santé des agents, pour la sécurité des enfants que pour la bonne exécution de leur mission qui n’est pas que de la garde mais aussi et même principalement de l’éveil.

Permettez-moi de citer un document de l’intersyndicale que je trouve extrêmement juste et hautement responsable :
« s’occuper de jeunes enfants, ce n’est pas seulement les nourrir, les laver, les habiller, les déshabiller, les coucher, les faire jouer. Pour que ces bébés deviennent des personnes à part entière, il faut que les adultes qui s’en occupent puissent penser chacun d’eux comme un individu singulier ». Mais dans les conditions actuelles, les tâches élémentaires elles-mêmes sont effectuées de justesse et encore au prix du dévouement extrême des personnels sinon de leur propre santé. Parfois ils craquent comme le démontrent les 800 départs par an hors de nos structures.
« Le manque de personnel dans les crèches conduit à des pratiques et à un état de fait mettant en cause le bien-être et la sécurité affective des enfants » poursuit le document de l’intersyndicale.

Les agents et leurs organisations syndicales ont chiffré l’urgence : il faut créer au minimum 1344 postes. Ce chiffre l’équivalent d’à peine 3 emplois par établissement, correspond à une estimation sérieuse, tenant compte de l’amplitude d’ouverture de 11 heures.

Le taux d’encadrement moyen est actuellement de 1 personnel pour 8,7 enfants. Un décret du 1er août 2000 stipule que dans les crèches, le taux d’encadrement minimum est de 1 pour 5 enfants qui ne marchent pas et de 1 pour 8 qui marchent, soit en moyenne une norme de 1 agent pour 6,5 enfants. 

A l’heure actuelle, la réponse des responsables municipaux est un niet sur toute la ligne : aucune création de poste, une annonce fictive d’un volant supplémentaire de remplacement de 150 et d’études dilatoires sur les besoins ultérieurement.

Chers collègues, cette situation n’est pas digne de notre ville, de ses enfants, des priorités annoncées de sa municipalité et que nous partageons, notamment en matière de service public.

Qu’on ne nous réponde pas que les moyens manquent quand le surplus budgétaire correspondant aux droits de mutations engrangés avec la spéculation immobilière se monte à plus de 200 millions d’euros chaque année.

Communistes, nous avons toujours lutté pour le développement des structures collectives publiques d’accueil des jeunes enfants dotées de personnels qualifiés en nombre suffisants. Elles devraient même pouvoir accueillir tous les enfants.

Sous réserves de ces arguments, je vous demande d’adopter ce voeu.
Mardi 27 juin 2006 2 27 /06 /2006 23:03
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Retour sur l’agression du machiniste de la ligne 388 et la grève des bus qui s’en est ensuivie


Mardi dernier 20 juin, vers 8h45, un machiniste de la RATP recevait un coup de couteau alors qu’il conduisait le bus 388 à Bagneux. Cette agression a aussitôt suscité un large mouvement de grève dans les dépôts RATP du sud-ouest parisien. Les agents de la RATP ont voulu manifester d’abord leur solidarité à l’égard de leur collègue, dont on sait maintenant que les jours ne sont pas en danger. Ils entendaient aussi dénoncer la nouvelle organisation du fonctionnement des bus, dénommée « Bus attitude », et alerter les usagers sur la dégradation du service et la menace sur la sécurité qu’elle entraîne. Avec la « bus-attitude » (sa deuxième phase est testée sur quelques lignes dont précisément la 388), le chauffeur est désormais tenu, en plus de conduire et de vendre des ticket à l’unité, de renseigner les voyageurs, de faire respecter l’ordre dans le bus, surtout d’interpeller ceux qui ne valident pas leur ticket. En somme, une tâche de contrôleur tout en restant au volant ! En cas d’infraction d’un usager, il lui est demandé d’arrêter le bus et d’appeler les services de contrôle ! On saisit aisément les graves conséquences sur la sécurité dans tous les sens du terme. Souvenons-nous qu’il y a encore peu des panneaux invitaient les voyageurs à « ne pas parler au chauffeur » pour ne pas le déconcentrer dans sa conduite. Le contrôle et le signalement des infractions sont directement sources de tension et de conflit dans l’autobus. Les chiffres du Département environnement et Sécurité confirment : +26% (1er trimestre 2005) d’atteinte physiques à la sécurité des agents, +18% d’augmentation des « outrages et menaces », +44% des atteintes à la sécurité des voyageurs. Le machiniste est d’autant plus vulnérable qu’il est seul quand les contrôleurs en titre patrouillent désormais en équipes de 4 ou 6. L’agression du 388 ne découle ainsi vraisemblablement pas du pur hasard.
La « bus-attitude » a été instituée lors du contrat passé en 2004 entre la direction de la RATPet le STIF (syndicat des transports d’Ile-de-France). Son but affiché originellement: « reconquérir les territoires ( ?) » et surtout réduire la fraude pour accroître la rentabilité financière des lignes. C’est impossible sans une réhumanisation du réseau affirment les agents et leur organisation syndicale majoritaire qui demandent le retrait pur et simple de la « Bus attitude ». Ils ont raison ! La direction de la RATP et l’Etat doivent supprimer immédiatement la « bus attitude ». La région à majorité de gauche plurielle qui contrôle maintenant le STIF doit intervenir dans ce sens, au lieu, sur ce point comme sur d’autres, de s’inscrire dans l’optique de la mise en concurrence et de la privatisation de la RATP.

Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /2006 18:55
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