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Mercredi 27 juillet 3 27 /07 /Juil 15:52

La loi contre la médecine du travail promulguée. La lutte continue par delà 2012.

 

26 juillet 2011

 

Le Medef et ses alliés ont eu du mal. Il leur aura fallu trois ans pour faire passer leur contre-réforme de médecine du travail (voir notre dossier).

En 2009, Medef et gouvernement ont finalement échoué à obtenir l’accord d’un syndicat représentatif pour valider leur protocole d’accord dans le cadre du « dialogue » social.

En 2010, ils ont tenté d’introduire exactement les mêmes mesures dans la loi Woerth contre les retraites. C’était charger la barque et le Conseil constitutionnel a annulé ce « cavalier législatif ».

Partie remise en 2011. La droite parlementaire reprend les mêmes dispositions dans une proposition de loi, votée définitivement le 4 juillet par l’Assemblée nationale et publiée le 24 juillet dans le JO.

 

Nous avons largement relayé sur ce site, comme dans les entreprises du 15ème, les démonstrations du groupement « Sauver la médecine du travail » (SLMT) sur la nocivité et la perversité de cette loi.

Elle ne cherche pas à répondre au problème criant : la chute du nombre de médecins du travail dont le renouvellement n’est pas assuré. Au contraire, elle l’utilise pour continuer à évincer les médecins du travail de leurs prérogatives définies en 1946.

Ce seront désormais les présidents des services interentreprises de santé au travail (SIST) qui définiront la politique de santé au travail dans l’entreprise. Les médecins du travail seront leurs exécutants, parmi d’autres prestataires des SIST.

Or les présidents des SIST sont désignés par les employeurs.

Ainsi ce ne seront plus les médecins du travail, salariés qualifiés et légalement protégés, qui auront la mission de « prévenir l’altération de la santé des salariés du fait de leur travail » mais des représentants des patrons eux-mêmes.

Les médecins de SLMT alertent dans leur dernier communiqué : « la loi laisse tout loisir de transformer les moyens et les personnels des SIST en outils de gestion de la main d’œuvre ».

Parmi de nombreuses autres dispositions négatives, la loi ouvre la voie à une définition des priorités des SIST « en fonction des réalités locales ». Les reculs pourront aller plus vite là où la pénurie de praticiens est encore plus grande.

 

La lutte des organisations de médecins du travail a presque fait échouer le Medef et le gouvernement. Leur action a été remarquable. Leur expression a permis une prise de conscience beaucoup plus large, parmi les syndicalistes notamment, des dangers, alors que les sujets sont peu lisibles.

Elle a amené les directions syndicales et la gauche presque dans leur ensemble à prendre position dans des meetings et au Parlement.

 

Et maintenant ? Comme toutes les autres questions, l’avenir de la médecine du travail rentre dans le débat pré-électoral de 2012.  

Mais la lutte reste décisive, avant comme après les élections, même si la gauche doit l’emporter. Notamment dans l’immédiat contre tous les décrets d’application scélérats que le gouvernement tient en réserve.

 

Il est et sera toujours nécessaire de bien clarifier l’alternative.

 

A la surprise des militants et des observateurs, les groupes de gauche se sont abstenus lors du vote en première lecture au Sénat le 27 janvier 2011, incités par certaines organisations syndicales. Un amendement avait été ajouté posant que la présidence des SIST serait tournante entre représentants du patronat et des salariés. Finalement, l’amendement a été retiré à la seconde lecture et les parlementaires de gauche ont voté contre.

Ne laissons pas déplacer l’enjeu ! On voit quelle fausse bonne « réforme » correctrice une gauche pourrait prendre sans aller sur le fond. La question n’est pas la « gouvernance » des SIST, avec ou sans fiction de participation, de collaboration des représentants des salariés.

 

La question est de sauver la médecine du travail dans toutes ses prérogatives, de la développer, de permettre la pleine action de médecins du travail plus nombreux au cœur des entreprises pour prévenir les accidents du travail, les maladies professionnelles causés par l’exploitation et la recherche du profit.

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes Médecine du Travail - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Lundi 25 juillet 1 25 /07 /Juil 15:53
Par PCF Paris 14 - Publié dans : Non à l'Europe du Capital - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Vendredi 15 juillet 5 15 /07 /Juil 15:54

Eva Joly : cachez ces chars et ces avions que je ne veux pas voir défiler à Paris, mais bombarder la Libye !

 

Mme Joly est en train de bien réussir son entrée dans le cirque politicien des présidentielles.

 

Ce 14 juillet, n’y avait-il pas des sujets plus brûlants que la remise en cause du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées ?

 

Sur ce sujet, nous avons notre opinion. Tout est une question de sens. Le 14ème juillet n’est pas la fête de l’armée mais de la Nation.

Célébrer le peuple en armes qui a défendu la Révolution, qui a reconquis l’indépendance du pays, notamment en 40/45 : oui!

Célébrer l’armée d’une puissance impérialiste qui a mené les sales guerres coloniales, qui sert à maintenir l’ordre capitaliste dans le monde : non !

Les gouvernants n’ont cessé de tirer, scandaleusement, dans ce mauvais sens le défilé militaire. On se souvient de  l’acte symbolique de François Mitterrand d’inviter les troupes allemandes de l’Eurokorps à marcher sur l’avenue parisienne en 1994. En 2008, Sarkozy avait comme invités d’honneur Hosni Moubarak et Bachar El Assad…

 

Mais justement, c’est de cela, de politique extérieure, qu’il fallait parler ce 14 juillet. Ce que nous avons fait.

La mort de 7 soldats dans la semaine précédente rend encore plus insupportable la présence et le maintien, injustifiables, des troupes françaises en Afghanistan. La mobilisation doit s’amplifier pour le retrait immédiat et unilatéral.

L’intervention militaire française en Libye tue aussi. Elle ne vise qu’à démanteler le pays, à confronter le dictateur Khadafi, invité en grandes pompes hier, avec une autre équipe, constituée d’anciens de ses ministres, pour donner un accès plus avantageux aux multinationales pétrolières. L’armée française n’a rien à faire là-bas, aux frais – 160 millions d’euros – de notre peuple.

 

Mais voilà bien qui ne trouble pas la députée européenne Eva Joly !

Choquée ? Elle l’est par la vue des chars et les avions sur les Champs-Elysées, mais pas par les bombes françaises à Tripoli et dans les autres sites d’opérations extérieures qui détruisent et tuent.

Au contraire, elle a voté pour la résolution européenne encourageant les frappes. Dans les media, elle a regretté qu’on ne puisse aller jusqu’à une intervention terrestre.

 

Sa position sur le 14 juillet relève purement et simplement de l’hypocrisie !

 

Cela fait rire de voir Mme Joly rangée dans la « gauche antimilitariste » comme certains éditorialistes l’ont même classée à « l’extrême-gauche » d’Europe-Ecologie-Les Verts dans sa « primaire » avec Hulot.

Enfin ! Avant-hier encore, elle allait se mettre au service de Bayrou !

 

Il faut dire qu’à EElV, c’est comme à feu la Samaritaine, on trouve de tout : des ex-PS, des ex-présentateurs de télé chiraquiens, des ex-maoïstes, des agitateurs permanents, des anti-communistes professionnels.

Ce ramassis qui tient lieu de Parti n’a aucune base sociale mais a une fonction : occuper l’espace politicien « environnemental » que l’idéologie dominante développe pour mieux faire diversion à la politique d’exploitation des hommes et de leur cadre de vie par le capitalisme.  

 

Bravo à Mme Joly qui a rapidement trouvé là son terrain de reconversion professionnelle ! 

 

PS : Les propos de M. Fillon insinuant un doute sur la culture française de Mme Joly sont infâmes. Ils étaient très prévisibles, comme leur récupération à l’extrême-droite. En tout cas, M. Fillon et Mme Joly se retrouvent quand il s’agit d’éloigner l’armée française de sa mission de défense nationale pour la mettre au service de l’impérialisme européen.

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Actualité politique-France - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Jeudi 14 juillet 4 14 /07 /Juil 15:55

14 juillet 2011 : retrait immédiat et unilatéral des troupes françaises d’Afghanistan ! Arrêt des frappes françaises sur la Libye !

 

« La Nation est fière de ce que vous faites ici, pour la France, au nom de la France » a asséné, une fois de plus, Nicolas Sarkozy, sur place en Afghanistan, le 12 juillet.

Deux jours plus tard, 6 soldats de plus périssaient portant à 70 le nombre total de morts français depuis le début de l’intervention militaire.

 

La Fête nationale a reposé la question politique de façon brûlante.

Et cela loin de la polémique née des postures électoralistes des uns et des autres1 sur le défilé. Nous sommes les premiers à dénoncer tout ce qui fait du 14 juillet, de la fête du peuple, du souvenir du peuple en armes pour sa liberté, un défilé militariste.

 

Mais cela ne saurait masquer le problème imminent.

 

La Nation peut-elle être « fière » de ce que ses gouvernants font faire à ses soldats un peu partout dans le monde ? Au nom de la France peut-être mais « pour la France », certainement pas !

Les propos tour à tour lénifiants ou grandiloquents du Président ne peuvent convaincre, pas plus qu’ils ne rendront les soldats morts à leur famille.

 

Pourquoi sont-ils en Afghanistan depuis la décision de MM. Chirac et Jospin en 2001 ?

Pour suivre la politique de puissance des USA, défendre les intérêts des multinationales pétrolières et du lobby militaro-industriel.

Tous les objectifs affichés à l’origine sont tombés. L’occupation du pays par les troupes de l’OTAN s’est traduite par des destructions, le maintien du pays dans le pire sous-développement et la corruption. Des accords sont maintenant en vue avec des « talibans modérés ».

 

Au fait, combien de morts civils ? En dehors des quelques « bavures » reconnues, on le saura peut-être dans quelques dizaines d’années, pour l’Afghanistan comme pour la Libye ?  

 

Pourquoi nos pilotes bombardent-ils la Libye, avec l’approbation significative le 12 juillet, largement en contradiction avec l’opinion publique, de la quasi-totalité des députés de droite et de gauche, hormis les communistes ?

Pour protéger le peuple avec des bombes ? Bien plutôt pour dépecer un pays, pour remplacer un dictateur, accueilli hier en grandes pompes à l’Elysée, par ses anciens ministres afin de trouver des partenaires plus accommodants pour les grands groupes pétroliers !

 

Le gouvernement a dû concéder lors du débat parlementaire que la guerre en Libye avait déjà coûté 104 millions d’euros, s’ajoutant aux 600 millions budgétisés pour les « opérations extérieures ». Les chiffres réels se monteraient à 1,2 milliard d’euros par an. Cela fait l’équivalent de 50.000 postes dans l’éducation nationale !

 

Assez ! La mobilisation du peuple français doit croître pour la fin de la participation française à ces guerres impérialistes. Et peu importe pour les peuples qu’elles se fassent sous l’égide des USA, de l’OTAN ou de l’UE2 ou de tous ensemble!

 

Depuis trois ans déjà, communistes, avec d’autres pacifistes, nous faisons signer une pétition pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan.

A la suite d’Obama, Sarkozy promet un départ échelonné à partir de la fin 2012, d’ici 2014. Non ! Le retrait de toutes les troupes françaises doit être immédiat et unilatéral !

 

De plus en plus de voix se font entendre, avec celles des communistes, pour l’arrêt des frappes aériennes françaises en Libye, prélude à une solution politique. Amplifions le mouvement !

 

L’intérêt de la France, c’est l’intérêt du peuple français, c’est celui des autres peuples, celui de la paix ! Le 14 juillet 1789, bien d’autres pages de notre histoire ont montré que c’est le peuple lui-même, les travailleurs qui sont le mieux à même de le défendre.

 

110714_Sarko_tribune_Moubarak.jpg SOUVENONS-NOUS DES INVITES D'HONNEUR AU DEFILE DU 14 JUILLET 2008!

Par PCF Paris 14
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Jeudi 14 juillet 4 14 /07 /Juil 04:32

Au-delà de l’indignation, la contre-attaque populaire

Solidarité avec le peuple grec !

 

110701_akopolis.jpg Le peuple grec subit une politique de régression économique et sociale d’une dureté inouïe, inconnue en Europe de l’ouest depuis des décennies.

Coup sur coup, les salaires et les pensions sont amputés, les impôts lourdement augmentés : TVA, taxe sur le chauffage, impôt dès 680 euros de revenu… Le pays est mis en vente, pour 50 milliards d’euros d’ici 2014. De l’ensemble des services publics aux îles et aux plages susceptibles d’intéresser les multinationales et les grosses fortunes mondiales : tout doit être privatisé. La protection sociale est démantelée. Pour la jeunesse, la perspective devient l’émigration. Pour le pays, le sous-développement.

 

L’injustice totale de ces mesures soulève un vent de colère, de puissantes manifestations. En quoi donc les travailleurs, les retraités ou les jeunes sont responsables de la dette publique qui sert de prétexte au pillage du pays ? La dette provient des intérêts monstrueux versés à la finance, des cadeaux consentis par les gouvernements successifs aux grandes firmes, vidant les caisses de l’Etat, aux dépenses militaires astronomiques etc…

 

Le capitalisme se montre sans fard, comme les institutions à son service.

Une « troïka » composée de l’Union européenne, la Banque centrale européenne et du FMI exerce un chantage sur le peuple grec. Le gouvernement grec réagit avec docilité, acceptant l’ingérence, le mépris de la souveraineté de son pays. Il faut dire que les capitalistes grecs détiennent une bonne part de la dette nationale et se réjouissent de la baisse des salaires et des cotisations sociales.

Présenter comme une « aide » l’intervention de l’UE et du FMI est une imposture totale. Outre les sacrifices exigés en contrepartie, cette « aide » correspond à de nouveaux prêts, à des taux juste un peu moins usuraires, gagés sur les autres peuples. On devrait parler d’un nouveau plan d’aide à la finance !

 

La Grèce ne peut pas payer mais pour les capitalistes européens, le peuple grec doit payer ! Il en va des profits des banques : les banques françaises détiennent 50 milliards d’euros de créances en Grèce, sur lesquelles elles ont déjà gorgé leurs actionnaires de dividendes.

Un défaut de paiement de la Grèce remettrait aussi en cause toutes les politiques d’austérité, de régression, menées dans les autres pays de l’UE et leurs instruments, dont les dettes publiques et l’euro.

"Nous ne laissons pas tomber la Grèce, nous défendons l'euro, c'est notre intérêt à tous" s’exclame l’un des saigneurs de la Grèce, N. Sarkozy. Français, acceptez la casse sociale à notre version, sinon ce sera comme en Grèce menace-t-il !

 

Plus que jamais, l’heure est à la solidarité entre les peuples face à ses gouvernants nationaux et à l’UE qui coordonne leur politique.

Les adversaires des travailleurs font tout pour les opposer : les peuples du sud seraient des assistés, ceux du nord des égoïstes etc. La réalité, c’est la même politique dans chaque pays. L’UE, ce n'est vraiment pas la recherche de l’amitié entre les peuples !

 

La question impérieuse, c’est de commencer à mettre en échec, dans chaque pays, cette politique.

 

Pas d’illusion, cette rupture nécessaire ne viendra pas d’une alternance électorale. En Grèce comme en Espagne, la « gauche », les socio-démocrates, PASOK et PSOE sont au pouvoir et leur politique reçoit le soutien masqué de la droite. Au FMI, Mme Lagarde, UMP, succède à M. Strauss-Kahn, PS.

 

Il n’y a pas d’illusion non plus à se faire sur les possibilités d’aménagement, de réorientation à « gauche » de l’UE ou du FMI. Cette illusion dangereuse réhabilite ces institutions conçues dans l’intérêt exclusif du capital, hors de portée des peuples, alors qu’en France, comme ailleurs, montent plus que jamais la contestation de la légitimité de l’UE, l’exigence du refus de l’application des traités et des directives européennes. L’euro, qui a fait la preuve de sa nocivité pour les peuples et l’économie, doit être remis en cause en lien avec la remise en cause des dettes publiques et l’exigence de renationalisation démocratique du secteur financier.

 

« L’indignation » est un sentiment moral, un début de prise de conscience. La révolte est un acte, mais sans perspective. Le pouvoir en Grèce joue les provocateurs violents pour mieux faire passer son plan.

Le Parti communiste grec, KKE, le mouvement syndical PAME dont ses militants font partie, sonnent l’heure de la riposte, de la contre-attaque populaires. Leurs organisations sont solides, construites à la base dans les entreprises et les quartiers. Leur projet de société est le socialisme. Les communistes grecs jouent un rôle déterminant dans les mobilisations actuelles.

Communistes français, nous leur apportons tout notre soutien.

 

Le peuple grec n’a pas à payer ! Il peut refuser le diktat de la « troïka ». La « dette » est illégitime. A terme, il faut inverser la politique au service des profiteurs, imposer une politique de développement du pays.

En France de la même façon. Les travailleurs français n’ont pas à accepter la casse des retraites, le rançonnage au nom de la « dépendance », les privatisations etc.

 

Solidarité avec le peuple grec !

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Non à l'Europe du Capital - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Mercredi 15 juin 3 15 /06 /Juin 15:56

Avec les cheminots, engageons la bataille du rail contre la privatisation !

 

Jeudi 16 juin 2011, les cheminots sont appelés à une manifestation nationale à Paris par leurs organisations syndicales pour la défense du service public ferroviaire.

Cette mobilisation est une étape dans la nouvelle bataille du rail qui s’engage.

 

La mise en concurrence du transport de voyageurs et la privatisation des activités de la SNCF est une priorité du pouvoir pour les toutes prochaines années, avant et après les élections de 2012.

Le processus à l’œuvre suit les exemples plus avancés, désastreux pour les salariés, les usagers et l’intérêt national, de France Télécom ou d’EDF-GDF (voir les augmentations de tarifs !).

 

L’Union européenne, le traité de Lisbonne et ses directives, servent, à nouveau, à la fois de prétextes et d’instruments à la marchandisation. Ils ont été adoptés en commun par la droite et le PS et sont appliqués de la même façon dans les pays d’Europe que les gouvernements soient de droite ou de « gauche ».

Souvenons-nous que c’est le gouvernement Jospin qui a divisé la SNCF en deux en séparant le réseau de l’exploitation et en créant RFF, Réseau ferré de France. A la collectivité, les investissements coûteux, les pertes, le « déficit », au privé à terme les activités les plus juteuses, les profits.

 

Autant dire que sur cette question politique comme sur les autres, ce qui sera décisif, c’est la mobilisation des salariés, la convergence de lutte, notamment avec les autres services publics, l’intervention des usagers.

 

Ce sera tout aussi vrai au niveau des régions, autorités organisatrices des Trains express régionaux, les TER qui pourraient être les premiers à être livrés au privé.

 

Dégradation de la qualité du service rendu, augmentation des coûts pour satisfaire les actionnaires, dégradation des conditions de travail et du statut de l’emploi : la logique de privatisation aboutit partout aux mêmes résultats.

La mise en concurrence du transport de marchandises en 2006 le confirme. Gouvernement et direction de la SNCF accélèrent le démantèlement de cette activité, abandonnent le système du « wagon isolé » qui permet aux PME/PMI de recourir au rail, encouragent le développement du transport par camion, polluant, effectués par des salariés sous-payés, bientôt aux normes sociales de l’Europe de l’est pour le plus grand profit d’entreprises qui ne paient pratiquement pas pour les infrastructures routières.

Depuis 3 ans, 2,5 millions de camions supplémentaires circulent sur les routes de France, dénonce la CGT.

La préparation de la privatisation se fait déjà largement sentir pour les voyageurs. Les tarifs, de plus en plus incompréhensibles, augmentent plus vite que l’inflation. Les retards se multiplient devant les suppressions de postes et les retards dans l’entretien des voies. Des trains sont supprimés. La direction de la SNCF annonce même le lancement de trains à horaire aléatoire !

Les gares et les guichets ferment.

La pression sur les agents s’accroît avec les suppressions d’emplois mais aussi avec la volonté des privatiseurs d’éradiquer l’esprit de service public qui anime les cheminots. Par exemple, le guichetier ne devrait plus être pour donner le meilleur renseignement mais pour vendre le plus de produits, utiles ou non.

La casse du statut, des retraites, des cheminots, est à la fois un moyen de privatiser et celui d’abaisser les normes sociales de tous les travailleurs.

 

Cette nouvelle « bataille du rail », pour défendre la nationalisation gagnée au moment du Front populaire, peut et doit devenir l’affaire de tous, salariés de la SNCF, de la RATP, de tous les services publics confrontés à la même politique, usagers, citoyens.

 

ENSEMBLE,

  • Défendons la SNCF, entreprise publique intégrée !
  • Exigeons les financements nécessaires au maintien et au développement du service public ferroviaire, aux investissements et aux embauches correspondant aux besoins du pays !
  • Refusons l’application des directives européennes de marchandisation !
  • Défendons, reconquérons le monopole public SNCF des transports ferroviaires ! 

 

Le rapport de force existe pour gagner, faire reculer la politique au service de l’argent, d’où qu’elle vienne !

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Défense des services publics - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Lundi 13 juin 1 13 /06 /Juin 15:57

Médecine du travail :

Non à l’abrogation de la Loi CROIZAT !

 

  Par le Groupement National "SAUVONS LA MEDECINE DU TRAVAIL"

www.slmt.fr

Après l’échec de la négociation entre partenaires sociaux, après la sanction par le Conseil Constitutionnel d’un texte cavalier inséré dans une loi sans rapport avec la Médecine du Travail ou la Santé au Travail, après l’adoption rocambolesque par le Sénat d’un copié collé de ce texte présenté par des sénateurs centristes, la proposition de loi de liquidation de la médecine du travail redevient d’actualité. En effet, sous les pressions conjuguées du Medef dont c’est le texte et de certains élus obstinément à son service, Bruno Dupuis, conseiller de Xavier  Bertrand, Ministre du Travail, vient d’en annoncer une prochaine présentation le 27 Juin prochain à l’Assemblée Nationale.

Le document n’a pas changé. Il consacre le transfert de la prévention médicale des risques professionnels aux employeurs. Il ne propose rien pour éviter la disparition de la médecine du travail, et fournit aux managers tous les moyens pour gérer la santé des salariés au plus près des intérêts patronaux, fondés sur l’objectif de rentabilité à court terme. 

Le pseudo paritarisme de façade concernant la gouvernance des services interentreprises de santé au travail (SIST) s’est vite révélé être un leurre. En effet, il consacre une présidence alternée permettant à un représentant des salariés d’appliquer la politique définie par l’Assemblée Générale des employeurs adhérents du SIST. Cette tromperie, qui a permis un premier vote sans opposition au Sénat, abusera-t-elle également les députés ? C’est pour obtenir l’adoption de la partie législative du programme du Medef que les employeurs et leur lobby tentent, une fois de plus, de faire adopter cette loi. Ils insistent pour que soient légalisées les dispositions qu’ils ont conçues et déjà en partie mises en place malgré leur actuelle illégalité.

La quasi-totalité des SIST fonctionne illégalement en « privilégiant certains examens médicaux … examens d’embauche, de reprise, nécessitant une surveillance renforcée » au détriment de la surveillance régulière de tous les travailleurs, abandonnée au profit d’urgences décidées par les seuls employeurs, car ce sont eux qui déterminent quels salariés doivent bénéficier d’une« surveillance médicale renforcée ». C’est la pénurie de médecins du travail qu’ils ont organisée avec les gouvernements depuis plus de 20 ans qui leur permet de justifier l’abandon des prestations qu’ils doivent réglementairement fournir aux salariés. Ainsi, les maxima réglementaires concernant les effectifs de salariés surveillés par médecin (actuellement 3300) sont explicitement dépassés (souvent plus de 5000).

La proposition de loi qui prévoit de remplacer ces obligations par des « contrats d’objectifs négociés » permettrait de légaliser ces abandons. Certains grands SIST anticipent aujourd’hui ces futurs « contrats d’objectifs » pour obtenir du gouvernement les dérogations régularisant leur situation.

 

Cette proposition de loi permettrait aussi le recours à des médecins non spécialistes en médecine du travail pour assurer la surveillance médicale de certains risques professionnels ou pour certains salariés. Elle légaliserait les « expériences », autorisées par le ministère du travail, qui consistent à charger des infirmiers dits « de santé au travail » de fonctions médicales. Le prêt de main-d’œuvre qui permettrait à un SIST de fournir un « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » sans protection ni indépendance à un employeur adhérent pour intervenir pour son propre compte, et sans nécessité de lien avec l’activité médicale, serait légalisé. La rédaction des fiches d’entreprise (documents légalement sous la responsabilité du Médecin du Travail) par des IPRP ou des infirmières sans statut de salarié protégé, sans aucune garantie d’indépendance, serait encouragée de façon à « soulager la charge des médecins du travail ». Il serait donc demandé à ces derniers de signer ces fiches et d’attester de l’innocuité de conditions de travail dont ils n’auraient pas été les témoins directs. Le Législateur, si ce texte était voté, en arriverait à demander aux médecins du travail d’établir des certificats de complaisance, ce qui serait contraire aux règles déontologiques qui s’imposent à tous les médecins. La promulgation de la loi permettrait de légitimer un train de textes réglementaires avalisant le reste du programme du Medef, tel que proposé aux organisations syndicales en 2009 et  unanimement refusé par elles. Ce serait notamment le cas, par exemple, des dispositions prévues pour favoriser le licenciement des salariés malades et la limitation de la durée de leurs arrêts de travail. Lors des « Assises de la simplification du droit », le 29/4/2011, F. Lefebvre, secrétaire d’Etat au Commerce et à l’Artisanat, a présenté, parmi les « 80 mesures pour simplifier la vie des entreprises et soutenir leur compétitivité », la fiche n°19. Il s’agit du copié collé du projet de protocole d’accord proposé par le Medef le 29/9/2009. Elle prévoit que, sur signalement du médecin conseil de la Sécurité Sociale, le salarié, dont l’arrêt serait prolongé, devrait subir une visite de pré reprise obligatoire durant la suspension de son contrat de travail, laquelle remplacerait le premier examen de reprise de travail. Ainsi, dès son retour d’arrêt de travail, le salarié présentant une restriction d’aptitude, quelle qu’en soit l’importance, pourrait se voir signifier une inaptitude définitive à son poste et à tout emploi de l’entreprise, suivie dans les 3 semaines de son licenciement, sans possibilité de recours réel.

Cette proposition de loi ne comporte aucune des dispositions nécessaires au maintien et à la modernisation de la surveillance médicale des risques professionnels. Elle n’existe que pour légaliser le programme de destruction voulu par le Medef. D’ailleurs, son propre rapporteur, Guy Lefrand, député UMP de l’Eure et médecin, n’a-t-il pas déclaré à la Commission de réflexion sur la souffrance au travail : « La santé au travail doit être gérée par [le ministère de] la Santé. » ? N’a-t-il pas proposé que « ce médecin ne soit plus rémunéré par les entreprises mais par un fonds auquel celles-ci abonderaient et qui serait géré par les ARS (Agences Régionales de Santé) » ? N’a-t-il pas précisé qu’ainsi «Les médecins du travail seraient peut-être moins nombreux mais plus efficaces» ? Si le député Lefrand évite de préciser pour quelles tâches, c’est peut être dans l’espoir qu’ils jouent enfin leur «rôle de filtre entre le salarié et l’entreprise ». Quoi qu’il en soit, selon lui, «Il faut redonner un rôle beaucoup plus important au généraliste, et qu’il s’approprie une part de la médecine du travail [pour les] 2 millions de salariés qui travaillent à domicile (emplois services) ». Le rapporteur est en phase avec le Medef et J.F. Copé, lequel, dans la même commission, assignait à la médecine du travail 2 actions principales :

1-      La «visite d’aptitude lors de l’entrée dans la vie professionnelle», sans doute pour exercer le «filtre» du rapporteur. Le Medef, plus pragmatique, définit l’aptitude en cause « comme l’absence de contre-indication physique ou psychique à la tenue, par le salarié, du poste de travail actuel ou envisagé » (Medef Sept 09). Cette action de sélection que les employeurs n’avaient pas encore réussi à imposer aux médecins du travail, le Gouvernement et sa Majorité tentent de l’imposer par la Loi.

2-       Le «bilan de suivi en milieu de carrière » pour proposer « une requalification et une réorientation » du salarié. Le Medef parle plus clairement de l’inaptitude qui «se définit comme l’existence de contre-indication physique ou psychique entraînant une restriction pour le salarié de remplir une ou plusieurs tâches liées à son poste de travail » (Medef Sept 09).

C’est la légalisation de cette conception de la santé au travail (qui impliquerait également la lutte contre l’absentéisme et la consommation d’alcool et de drogues illicites) que le Medef et certains élus veulent obtenir par la loi. C’est aussi ce qu’attendent, avec impatience, les marchands de santé au travail, lesquels  se pressent aux portes des SIST, de leurs directions et de leur chambre syndicale (le CISME) pour proposer dans le même service : Assurance Complémentaire de santé, Prévoyance, Contrôle de l’absentéisme, et Surveillance des Risques Professionnels et de Santé Publique Cette marchandisation de la santé des salariés, et notamment de leur santé au travail, n’est pas acceptable. Elle ne doit pas être acceptée.

Le 10 juin 2011

 Groupement National SAUVONS LA MEDECINE DU TRAVAIL

www.slmt.fr

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Défense des services publics - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Dimanche 12 juin 7 12 /06 /Juin 15:59

Loi « sur la dépendance » :

les menaces sur les retraités et les salariés se précisent.

 

 

Le projet de loi de « réforme » de la prise en charge de la « dépendance » pourrait être déposé par le gouvernement au milieu de l’été. Plusieurs rapports, discrets, confirment les menaces pour les retraités (hausse de la CSG notamment), les familles, les salariés qui risquent d’être amenés à payer seuls la solidarité nationale.

 

Le financement actuel de la dépendance, déjà insatisfaisant, est déjà mis en cause par la politique même du gouvernement.

Les ressources de département qui assurent l’essentiel du financement de l’APA, l’allocation personnelle d’autonomie sont gelées. Les versements de l’Etat au titre de la solidarité nationale ne suivent pas la hausse des allocataires.

La perte continue de pouvoir d’achat des retraités, - 20% en moyenne depuis 1993, aggravée avec la loi Woerth, pèse lourdement sur les ressources propres des personnes âgées dépendantes. Les familles sont mises à contribution à un niveau de plus en plus insupportable.

Plutôt que répondre à cette situation, le gouvernement veut l’utiliser, comme Sarkozy l’a d’ailleurs laissé entendre pour:

-          ponctionner, encore, les retraités en augmentant les taux de la CSG sur leurs pensions. Comme nous l’avions dénoncé, les retraités ne sont pas épargnés par le pouvoir, comme le Président a tenté de leur faire croire à propos de la loi Woerth.

-          mettre la main sur les quelques biens que, notamment les familles aux revenus modestes, auront durement réussi à rassembler, avec l’extension des remboursements sur succession. Mesurons l’hypocrisie du pouvoir qui sape les ressources du logement social, pousse à l’accession à la propriété pour mieux saisir les logements à la fin.

-          développer un nouveau marché au profit des assurances privées, un nouveau gâchis financier

La question de la perte d’autonomie est aussi un moyen récurrent de faire glisser vers la prise en charge de la dépendance des dépenses qui devraient revenir à l’assurance maladie et d’accroître les exonérations de cotisations patronales.

Un rapport de force existe pour s’opposer à ces projets du gouvernement, les mettre en échec sans attendre (sans doute en vain) 2012 !

La prévention et la prise en charge de la dépendance doivent suivre la logique vertueuse du service public.

Elles nécessitent une amélioration des politiques de santé publique et des moyens accrus (ex : pour la médecine du travail, la prévention de la maladie d’Alzeimer…).

Elles nécessitent un accroissement de l’offre publique de structures adaptées, de formation des aides à domicile, etc.

C’est le moyen de lutter contre ceux qui veulent faire du profit sur le dos des invalides.

En termes de financement, la prise en charge de la dépendance doit relever de la solidarité nationale, avec un engagement de l’Etat.

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes sécurité sociale - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Dimanche 12 juin 7 12 /06 /Juin 15:58

« Prime sur dividende » : une arme de plus contre les salaires

 

 

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  Pour le président autoproclamé « du pouvoir d’achat », tout est bon pour attaquer les salaires.

 

 

Au nom de la « compétitivité », il pousse à la modération salariale dans le privé, pour le plus grand plaisir du patronat.

Au nom de la réduction des déficits publics, que sa politique ne cesse de creuser au profit du capital, il gèle les salaires dans le public depuis deux ans.

Pour des millions de salariés, de ménages, la situation devient de plus en plus intenable avec l’augmentation de toutes les dépenses essentielles que le pouvoir encourage (tarifs gaz, électricité…).

 

Suite...

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Actualité politique-France - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Vendredi 10 juin 5 10 /06 /Juin 16:00

Moins de service pour les petits contribuables, moins de contrôle pour les nantis et les fraudeurs !

 

La campagne « Impôt sur le Revenu » a démarré le 9 mai 2011. Elle représente un temps fort autant pour la population que pour les agents des finances publiques. Les contribuables, imposables ou non, sont accueillis au sein des sites des finances, afin de remplir au mieux leurs déclarations de revenus.

Cette période met également en évidence la situation catastrophique du quotidien des services fiscaux, victimes de réformes à répétition.

En avril 2008, la fusion entre les 2 directions : Impôts (pour l'assiette = établissement de l'impôt) et Trésor public (pour le recouvrement) est actée dans le but officiel de « moderniser l'Administration ». Un guichet fiscal unique » est ainsi créé : le service impôt particuliers (nommé SIP). Calendrier politique oblige, l'ensemble des SIP doit être mis en place avant l'échéance présidentielle de 2012.

Cette fusion correspond à une logique « d’économie d’échelle » , qui se traduit par une baisse de la qualité du service public : moins d’agents des impôts, c’est moins d’accueil pour les contribuables les moins fortunés, c’est aussi moins de contrôle pour les fraudeurs, choyés par une politique fiscale inégalitaire.

L’impôt sur le revenu répond à une logique de justice sociale, de redistribution, de solidarité. La quasi intégralité des revenus du travail y sont assujettis. Les revenus du capital, des possédants qui s’enrichissent sans travailler, le sont déjà anormalement peu. Pour les plus riches, ils ne le seront pratiquement plus.

Les trésoreries des quartiers St Lambert, Grenelle et Javel sont intégrées aux centres des impôts dans le site vétuste de la rue du Général Beuret. Un nouvel accueil indifférencié voit donc le jour pour assurer la réception de masse (Beuret est déjà réputé pour ses énormes réceptions avant même l'arrivée des trésoreries et le site a déjà montré ses limites en terme de capacité d'accueil). Les files d’attente ne cessent de gonfler et de se prolonger dans la rue au cours de la période de la déclaration d’Impôt.

De plus, le but réel de cette « modernisation » est l'objectif d'un non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. La direction générale des finances publiques (DGFIP) établit un record en affichant un non remplacement de 66%, au delà des espérances du gouvernement. La création d'un SIP permet de supprimer des postes en « rationalisant » le travail. C'est ainsi que 155 postes d'agents, toutes catégories confondues, seront supprimés au 1er septembre 2011 à Paris.

De moins en moins d'agents pour offrir un accueil de qualité. Les permanences dans les maisons de retraite et les mairies ne sont plus assurées. Stress permanent du personnel devant une charge de travail de plus en plus lourde : assurer la gestion de presque 150 000 dossiers fiscaux pour le 15eme (le plus élevé de tout Paris). Une polyvalence demandée dans les tâches alors que le travail d'assiette (ex-impôts) et de recouvrement (ex-trésor) est totalement différent, mais complémentaire.

Pendant ce temps-là, le gouvernement relève le seuil d'imposition de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) de 800 000 à 1,3 million d'euros : 300 000 foyers chanceux qui ne seront plus imposables. Il change le barème (2 tranches d'imposition au lieu de 6) et il abaisse les taux d'imposition : les « pauvres » qui restent assujettis paieront moins. De plus, le bouclier fiscal qui est supprimé est en fait encore valable jusqu'au 31 décembre 2013.

Ces énormes cadeaux fiscaux concédés aux classes aisés (se rajoutant aux précédentes) ne vont pas gonfler le volet recettes de l'Etat. Encore un manque à gagner qui sera sûrement compenser par une énième réduction drastique du nombre de fonctionnaires.

Pour nous, communistes, il faut inverser la vapeur : le service public doit exister et être pérennisé!

· Arrêt des suppressions d'emplois au sein de la fonction publique!

· Instauration de bonnes conditions de travail pour les agents des finances publiques et d'accueil pour les contribuables!

· Pour une justice fiscale égalitaire et progressive, base de la justice sociale!

· Nous sommes contre le credo « faire plus avec moins » et nous apportons notre soutien plein et entier aux agents des finances publiques du 15eme.

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Actualité politique-France - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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