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Economie et luttes, France

DES VERITES BONNES, NECESSAIRES, A RAPPELER :

 

Merci à Combat communiste : http://pagesperso-orange.fr/combat/

Il s’agit des chiffres d’octobre. Depuis plus de 50.000 nouveaux chômeurs.

 

Les vrais chiffres du chômage

 

A l'heure où le mensonge est monnaie courante, il n'est pas vain de faire le point sur une des principales cause de la crise, les chiffres catastrophiques du chômage.

 

Les vrais chiffres du chômage Source Ministère du Travail. octobre 2008 (www.travail.gouv.fr)

 

Demandeurs d’emploi de catégorie 1... 2 004 500

Demandeurs d’emploi de catégorie 2...    322 800

Demandeurs d’emploi de catégorie 3...    228 400

Demandeurs d’emploi de catégorie 4...    175 200

Demandeurs d’emploi de catégorie 5...    225 700

Demandeurs d’emploi de catégorie 6...    448 800

Demandeurs d’emploi de catégorie 7...      65 400

Demandeurs d’emploi de catégorie 8...      91 100

Demandeurs d’emplois de plus de 55 ans, dispensés de recherche d’emploi... 360 500

 

TOTAL... 3 922 400

 

Définition des catégories:

 

La catégorie 1 regroupe les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi en CDI à plein temps.

 

La catégorie 2 regroupe les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un CDI à temps partiel.

 

La catégorie 3 regroupe les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi en CDD, temporaire ou saisonnier, y compris de très courte durée.

 

La catégorie 4 regroupe les chômeurs non immédiatement disponibles (en arrêt maladie ou en formation).

 

La catégorie 5 regroupe les personnes en CES (Contrat emploi solidarité) ou CEC (Contrat emploi consolidé), à la recherche d’un emploi de meilleure qualité.

 

Les catégories 6, 7 et 8 regroupent les demandeurs d’emplois qui ne sont pas immédiatement disponibles (par exemple, les personnes effectuant un préavis suite à

un licenciement, ou les personnes ayant déjà un petit boulot mais cherchant un emploi de meilleure qualité).

 

La catégorie 6 regroupe les personnes à la recherche d’un CDI à plein temps (en n’étant pas immédiatement disponibles).

 

La catégorie 7, ceux qui cherchent un CDI à temps partiel et ne sont pas disponibles immédiatement.

 

La catégorie 8, les personnes à la recherche d’un CDD, d’une mission d’intérim ou d’un emploi saisonnier, y compris de très courte durée, qui ne sont pas immédiatement disponibles.

 

Et, si on voulait être complet, il faudrait ajouter la moitié des bénéficiaires du RMI. Martin HIRSCH admettait récemment : "un peu plus de la moitié des RMIstes sont au chômage mais ne sont pas comptabilisés comme chômeurs". En intégrant une moitié des 1.100.000 RMIstes, on arrive à un nombre total de chômeurs qui dépasse 4.472.400 !

 

Et nous ne parlons pas des millions d'emplois précaires (12 heures par semaines, ..).

 

Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /2008 22:03
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /2008 15:01
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Succès de La manifestation, à l'appel du PCF, samedi 27 septembre entre le siège du Medef et l'Elysée.


Salaires : l’urgence

 

de mettre en échec la politique du gouvernement,

 

de gagner des mesures pour le pouvoir d’achat

 

Depuis le début de l’année, des luttes de grande ampleur se développent sur la question cruciale des salaires. Les media ont beau les minimiser, des salariés de très nombreux secteurs ont mené des actions obtenant pratiquement toujours des reculs patronaux et entretiennent la mobilisation : dans l’industrie (L’Oréal, Snecma,…), les transports (Air France…), le commerce (Monoprix, Fnac…), la culture..., également dans quantité de PME.

Dans ces luttes se trouve la force décisive pour faire échec aux nouvelles prétentions du Medef et à la politique à son service dont les conséquences sont inacceptables.

De l’argent, il y en a et même beaucoup.

La poussée de l’inflation, pratiquement à 4% officiellement, a été pour eux le moyen de tailler dans le vif du pouvoir d’achat. La précarisation des emplois, notamment le temps partiel subi, les pressions sur la sous-traitance se sont encore accrues.

Le plus grand nombre des salariés et des retraités sont frappés durement. Plus de 40% des ménages ont renoncé à partir en vacances cet été. Les travailleurs classés « pauvres », percevant moins de 850 euros par mois, sont maintenant plus de 3 millions.

Dans le même temps, les profits ne cessent de monter, crise financière ou non. Au 1er semestre 2008 : 50 milliards d’euros pour les entreprises du CAC avec des progressions de +34% pour Total, + 65% pour Arcelor-Mittal qui veut encore casser des emplois en France, de 14% pour GDF-Suez, engrangés directement sur nos factures.

Ces nouveaux profits ne viennent pas de nulle part : ils résultent de l’accroissement de l’exploitation et des choix du pouvoir.

 

Toute la politique du gouvernement est dirigée contre le pouvoir d’achat et les salaires. Qui pourrait être encore dupe des promesses du Président qui d’ailleurs maintenant promet plutôt du sang et des larmes ? 

 

- Les salaires dans le secteur public comme les retraites de tous ont été revalorisées de façon indécente :même pas 1% en moyenne pour 2007 et 2008.

- Le SMIC a été augmenté au minimum légal.

- Les 14 milliards d’euros par an de cadeaux fiscaux, votés en 2007, aux grandes fortunes et aux grosses entreprises entament d’autant les dépenses publiques et sociales, pendant que de nouveaux prélèvements touchent les salariés.

- Les privatisations entraînent des hausses sans précédent des tarifs des services « publics » et des biens élémentaires comme l’énergie. La pénurie organisée de logements et de notamment logements sociaux entretient la rente foncière contre les locataires et les propriétaires occupants.

 

Le pouvoir s’attaque aux fondements mêmes du salaire.

 

- La partie socialisée des salaires, les cotisations sociales, sont remises en cause comme jamais. Les exonérations de cotisations patronales vont atteindre le chiffre record de 32,7 milliards d’euros cette année, privant la Sécurité sociale de 15% de ses ressources de base. Même la Cour des comptes s’en est émue dans son rapport de septembre.

Avec le Revenu minimum d’activité, le RSA, c’est la notion même de salaire qui est attaquée.

« Tout travail mérite salaire » et le salaire est normalement payé par celui qui profite du travail du salarié : le patron. Avec le RSA, dans la suite et l’aggravation du système de Prime pour l’emploi de Jospin-Fabius, ce principe élémentaire n’a plus cours. La collectivité, c'est-à-dire les travailleurs eux-mêmes, vont payer un revenu au travailleur en lieu et la place du patron. 

Le RMI avait pour principe d’être un revenu minimal d’existence contre une formation permettant au rmiste de se réinsérer et de prétendre à un emploi normal. Avec le RSA, le gouvernement veut livrer au patronat une main d’œuvre bon marché, obligée d’accepter des conditions d’emploi dégradées, en premier lieu le temps partiel.

Le RSA est également une incitation à tirer vers le bas toute la grille des salaires et à généraliser la précarité. 

C’est l’opposé d’une mesure sociale. Il faut casser le consensus droite/ »gauche » sur ce thème.

La question des nouveaux financements du dispositif, aux dépens, scandaleusement des petits épargnants (les plus riches sont épargnés par le « bouclier fiscal »), ne saurait occulter la nocivité de l’ensemble du RSA.

Les premiers calculs montrent en outre qu’après la réduction des allocations logement, la suppression des exonérations de taxe d’habitation et de redevance, le RSA ne sera pas plus avantageux pour les salariés précarisés que la situation actuelle.

Derrière le RSA se profile également une remise en cause du SMIC que le RSA pourrait à terme supplanter. Le gouvernement fait d’ailleurs voter ces jours-ci l’institution d’une commission chargée de d’en revoir la définition. Rappelons que le SMIC est censé être un salaire minimum pour une vie décente, garantissant une participation de tous les salariés au développement économique. 

Face à cette réalité, face à ces choix : l’urgence d’une alternative tout de suite !

Immédiatement, exigeons

Une hausse pour 2008 de tous les salaires, des retraites et des allocations de 4%, chiffre officiel de l’inflation.

La hausse du SMIC à 1500 euros net et même 1600 comme le demandent certaines organisations syndicales.

 

A court terme, combattons pour :

La mise en place d’une échelle mobile des salaires (indexation automatique sur les prix)

La suppression des exonérations de cotisations sociales patronales

La défense et la reconquête des services publics nationalisés.

 

Pour l’alternative politique, ne pas attendre 2012 !

 

Le pouvoir fait le calcul de personnifier sa politique sur Sarkozy. Il est élu jusqu’en 2012… Cela arrange une certaine opposition du côté du PS qui se focalise aussi sur 2012 et ne s’oppose guère sur le fond à la plupart des choix politiques du gouvernement qu’elle a souvent initiés : PPE-RSA, casse du financement de la sécurité sociale, privatisations, Europe bien sûr…

Sur une question vitale comme les salaires, l’alternative politique se joue tout de suite dans la convergence des luttes considérables qui se développent dans le pays. En 1968, elle arrachait 30% d’augmentation du salaire minimal et des augmentations de 10 à 20% de tous les salaires. En 2007, elle a eu raison du CPE…

Militants du PCF, nous mettons toutes notre action, nos propositions au service de cette alternative. C’est le sens de notre participation à la manifestation nationale, organisée par notre parti, le 27 septembre à Parisentre le siège du Medef et l’Elysée.

Les salaires, les retraites, la réponse aux besoins du plus grand nombre sont les seuls gages d’une croissance saine et créatrice d’emplois, d’un développement économique auquel notre pays doit prétendre.

Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 10:36
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L’arnaque aux péages d’autoroute a un nom : la privatisation

Ceux qui peuvent encore partir en vacances auront senti passer la note de transports.

Les tarifs de la SNCF s’envolent, suivant diverses formules, pour préparer une privatisation. Le prix de l’essence s’envole bien au-delà de l’augmentation des cours, pour nourrir les profits records des groupes privatisés comme Total (qui a englobé Elf), et augmenter le produit d’un des impôts les plus injustes : la taxe intérieure sur les produits pétroliers, la TIPP (avec la TVA 66% du prix du litre d’essence).

Pour compléter le tableau, les péages d’autoroutes ne cessent d’augmenter. Sont remis en cause, outre le pouvoir d’achat des ménages, le droit à la mobilité et l’aménagement du territoire.

Concernant les péages, les hausses ont pu atteindre jusqu’à 80% en 10 ans, sur certains tronçons, les plus fréquentés. Un aller-retour Paris-Marseille revient à 102,4 euros rien que pour l’autoroute.
Où va l’argent ? Directement alimenter les profits des sociétés privées qui ont en main depuis 2005 la gestion de la quasi-totalité des 8000 km d’autoroutes françaises.

Elles affichent des taux nets de rentabilité financière tout à fait exceptionnels : de 18 à 34% du chiffres d’affaires en 2006, soit 1,2 milliards d’euros, pris dans la poche des automobilistes.

Voilà qui n’est pas étonnant, l’entretien et le fonctionnement des sociétés représentent des sommes très faibles et l’amortissement de la construction est soit très avancé, soit déjà achevé. Le gouvernement a donné (vendu très avantageusement) en 2005 une véritable poule aux œufs d’or aux quelques « majors » du BTP.
Qui plus est, les sociétés d’autoroutes ont été autorisées par l’Etat à pratiquer d’importantes augmentations de péages. D’une part, alors que leurs coûts sont largement indépendants de l’évolution des prix, elles sont autorisées à suivre l’inflation (exactement à répercuter 70 à 85% de l’inflation automatiquement). Tous les ans, elles se voient en outre accorder un « coup de pouce » supplémentaire.
D’autre part, elles ont la possibilité de différencier cette hausse moyenne suivant les tronçons du réseau. Autrement dit, elles augmentent davantage les péages dans les secteurs les plus fréquentés. On appelle ce système le « foisonnement ».

La privatisation des autoroutes constitue un véritable scandale politique, aussi bien en termes de remise en cause du droit à la mobilité, de détournement de ressources publiques que d’aménagement du territoire.
L’opération qui s’est achevée en 2005 avait malheureusement été préparée par la « gauche » plurielle en 2001. Il est nécessaire de le rappeler pour l’avenir. Le ministre de l’économie Fabius et le ministre des transports Gayssot avaient alors décidé de privatiser 49% des Autoroutes du Sud de la France. Seuls quelques parlementaires et militants communistes avaient alors combattu la mesure. Le gouvernement de l’époque avait également mis fin au système de « l’adossement » qui permettait d’utiliser l’argent des péages sur les autoroutes déjà amorties pour financer la construction de nouvelles autoroutes, moins rentables financièrement, dans une logique de désenclavement des territoires. Cette péréquation prenant fin, où pouvait bien aller le bénéfice des péages sinon à de futurs actionnaires privés.

Le gouvernement actuel veut généraliser ce système de racket de la collectivité avec les soi-disant « partenariats public privé, PPP » qui consistent à laisser le privé gérer pendant une très longue durée à son profit des équipements publics qu’il aura participé à financer à l’origine.

Il n’est que plus temps de dénoncer le scandale de la privatisation des autoroutes.

A court terme, exigeons - la fin du « foisonnement » des tarifs et l’application d’un tarifs strictement kilométrique. - la baisse des péages sur tous les réseaux pour qu’ils correspondent aux frais réels, d’entretien, de remboursements des investissements de construction, quand il en reste.
A plus long terme, exigeons - la renationalisation de l’ensemble du réseau autoroutier, - le respect du principe de gratuité des voies publiques.

Cessons de payer nos autoroutes, trois, quatre, dix fois le prix ! Une « gestion » qui nourrit la rente privée aux dépens des citoyens n’est pas une bonne gestion !
Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /2008 15:06
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Amendements scélérats contre les librairies indépendantes

et donc contre l’édition indépendante et la circulation des idées

 

Le 29 avril dernier par 107 voix pour, deux contre et cinq abstentions le Sénat mexicain, pourtant très libéral, adoptait la loi sur le prix unique du livre qui interdit tout rabais sur les prix de vente au détail pour les trois premières années après la publication du livre.

Pendant ce temps, à l’opposé, en France, deux députés ultralibéraux, Dionis du Séjour (Nouveau Centre) et Kert (UMP), déposaient un amendement scélérat qui permettrait de casser la loi sur le prix unique du livre en passant dans un premier temps à un an au lieu de deux, le temps d’interdiction (après publication d’un livre) des rabais.

Qui connaît un peu l’état de la librairie indépendante en France aujourd’hui, sait qu’elle est sur le fil du rasoir et que cette mesure constituerait par conséquent pour elle le coup de grâce. Chaque année voit en effet déjà son lot d’Espaces culturels Leclerc et de Cultura en province venir aspirer la clientèle des librairies indépendantes de centre-ville, son lot de grandes librairies provinciales tomber dans l’escarcelle de la multinationale de la communication Bertelsmann, son lot de FNACs s’implanter en centre-ville (Aix en Provence en 2007). Dans ce contexte et sachant que 50% du chiffre d’affaire des librairies indépendantes est assuré par le commerce de livres de fond de plus d’un an et que la rentabilité commerciale (résultat / chiffre d’affaires) d’une librairie indépendante est d’environ 2%, il est évident que ces librairies indépendantes ne pourront pas en plus faire des rabais sur les livres de fond de plus d’un an. Par contre les diverses chaînes et hypermarchés culturels effectueront bien sûr, eux, des rabais massifs et permanents et draineront ainsi la clientèle des librairies indépendantes qui verront leur chiffre d’affaire diminuer alors que leurs charges incompressibles resteront constantes ce qui aboutira à des fermetures de librairies en masse. Au Royaume Uni l’accord sur le prix unique du livre qui existait depuis 1900 a été supprimé en 1995 : depuis c’est l’hécatombe parmi les librairies indépendantes ; en Ecosse par exemple il n’y a plus qu’une seule librairie indépendante (à Elgin) : il n’y a plus de librairie indépendante ni à Edimbourg ni à Glasgow. Des déserts culturels s’installent ainsi où quelques chaînes de produits culturels décident des choix des lecteurs. Qui plus est, l’antienne libérale comme quoi la concurrence sauvage diminuerait les prix est une fois de plus réfutée par les faits puisque entre 1995 et aujourd’hui le prix des livres au Royaume Uni a augmenté de 50% alors que l’ensemble des prix à la consommation n’augmentait que de 25%.

Autant le libraire indépendant est à la fois un commerçant et un militant, autant ces chaînes sont dirigées par des gestionnaires ou par des libraires soumis aux contraintes de gestionnaires eux-mêmes soumis à celles d’actionnaires. Tendanciellement ces chaînes effectuent déjà de fait une censure économique par rapport à l’édition indépendante (par exemple chez Virgin, on ne prend pas de livres d’éditeur autodiffusé car la création et la gestion d’un compte d’un petit fournisseur y est vu comme une opération comptable trop coûteuse) et pèsent donc déjà sur l’appauvrissement et l’homogénéisation de l’offre éditoriale. Mais elles se doivent quand même de concurrencer, pour le moment et pour certaines d’entre elles, la librairie indépendante (qui tire et est partiellement alimentée par l’édition indépendante), aussi doivent elles quand même diffuser certains ouvrages exigeants, d’une certaine qualité. Qu’en sera-t-il quand, comme au Royaume Uni, elles auront liquidé la plupart des librairies indépendantes et qu’elles auront les mains libres pour décider de tout ce qui devra circuler sur la chaîne du livre de l’éditeur au lecteur en passant par le prescripteur (puisque ces chaînes oligopolistiques possèdent des journaux, des radios, des télévisions, etc.) ? Comment un petit éditeur indépendant pourra imposer à deux ou trois monopoles de diffusions terminaux mus par des impératifs commerciaux plats ce qu’il pouvait proposer à 1000 libraires indépendants mus par des exigences de passeurs de textes ?

Une fois de plus, le gouvernement actuel est passé maître dans l’art du double bind : ainsi envoie-t-il deux députés planter un coup de poignard dans le dos de la librairie indépendante et donc de l’édition indépendante et de la circulation des idées, dans le même temps qu’il envoie la ministre de la culture exonérer de taxe professionnelle des librairies indépendantes fraîchement labellisées ‘de référence’. De même il procède lorsqu'il arrête la pub sur la télé publique (en soi une bonne chose) en refusant de remplacer le manque à  gagner publicitaire (liquidation de la télé publique assurée), à la différence que le cadeau n'est plus à Leclerc et consort mais à TF1... Veut-on pour demain des déserts culturels, où l’on sera perfusé par TF1 et les Espaces Culturels Leclerc ? Des prix plus chers pour des « produits culturels » au contenu de plus en plus homogénéisé, aseptisé pour le lecteur, des faillites en masse de librairies indépendantes et de petits éditeurs. Quel intérêt ? Un seul : celui des chaînes et hypermarchés. Faire obstacle à cet amendement ou lutter contre la mort de la librairie indépendante, de l’édition indépendante et de la circulation des idées sont une seule et même chose.

 

Edmond Janssen

Editions DELGA

Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 18:14
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Travailler plus pour gagner moins et alimenter les profits financiers : NON

A la RATP aussi, les salariés sont en droit d’exiger un rattrapage salarial !

Deux séries de chiffres traduisent la réalité économique et sociale à la RATP.

D’une part, les résultats financiers rendus publics par la direction de l’entreprise début avril. Le bénéfice net du « groupe RATP » a bondi en 2007 de 128% à 112,1 millions d’euros. L’excédent d’exploitation de l’EPIC atteint 564 millions d’euros, dont 143 millions ont été prélevés pour des investissements financiers, avec le rachat des Cars Giraux et d’un réseau en Italie via la filiale RATP-développement et l’augmentation de capital de la « financière Transdev ».

D’autre part, les salaires doivent « augmenter » en 2008 de 0,5% au 1er juin, 0,5% au 1er octobre et 0,5% au 1er décembre, dans le cadre de l’accord signé en 2006 par des organisations syndicales très minoritaires. Sur les 12 mois de 2008, l’augmentation sera en moyenne de l’ordre de 0,6% et non de 1,5%, comme le prétend la direction. Entre 10 et 15 euros par mois pour la plupart d’entre nous.

Dans le même temps, l’inflation revient à des niveaux élevés : 3,2% selon l’INSEE sur les 12 derniers mois, bien davantage pour

les biens de premières nécessités et les dépenses « contraintes » comme le gaz.

Dans une entreprise aussi prospère que la RATP, les salariés devraient sacrifier au moins de 2% de leur pouvoir d’achat en 2008. Au nom de quoi ? De l’augmentation de la rentabilité financière, des investissements financiers qui préparent les profits des futurs privatiseurs. La direction se flatte de « contenir les frais de personnel ». C’est tout simplement inadmissible !

Depuis 25 ans, la baisse de pouvoir d’achat des agents atteint déjà 1% par an. Ce n’est plus possible. Un agent sur cinq connaît le surendettement.

La direction n’est pas sans ignorer cette situation. Suivant les consignes de Sarkozy, elle tente de l’exploiter pour aggraver encore les conditions de travail, remettre en cause les acquis sociaux : « puisque vous gagner moins, travailler plus ».

Suite...

Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /2008 12:09
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L’alternative politique tout de suite se situe dans les luttes et leur convergence


A ce rythme là, salariés, retraités, jeunes combien de temps tiendrons-nous ? Pas une semaine ne s’écoule sans que de nouvelles attaques directes sur notre pouvoir d’achat, notre vie quotidienne, notre travail, notre santé, nos droits soient annoncées par le gouvernement ou le Président de la République. La majorité des ménages ne peut pas se permettre d’attendre un très hypothétique adoucissement de politique en 2012.

L’opposition et la résistance à la politique du pouvoir montent.

Le gouvernement, sévèrement désavoué aux élections locales, ne peut plus se prévaloir d’un soutien de la population. 79% des Français estiment que rien ne s’est amélioré depuis un an.

Ses prétextes abusent de moins en moins de monde : les déficits fabriqués du budget de l’Etat ou de la sécurité sociale, l’UE… D’autant moins devant les milliards empochés par les actionnaires des grandes entreprises : les quarante première de France, celle du CAC, s’apprêtent à en distribuer 31,6 milliards d’euros, en hausse de 23% sur l’an passé !

D’importantes luttes se développent dans des secteurs d’activité très différents : éducation, audiovisuel, transports… dans de multiples entreprises publiques et privées pour les salaires…

Paradoxalement, la perspective semble toujours bouchée, ce qui alimente résignation et renoncement. 

Les media orchestrent une personnification du pouvoir sur Sarkozy.

Pourquoi? Pour persuader qu’on devrait encore subir, le subir 4 ans ! Mais la politique qu’il mène à un rythme effréné n’est pas la politique d’un seul homme, ni même d’un seul parti, c’est celle de tous ceux qui cèdent aux intérêts du Medef et des puissances d’argent.

Les salariés, les retraités, les jeunes ne peuvent pas se contenter de patienter et se satisfaire des postures d’opposition du PS et de ses satellites. Ils viennent de voter le nouveau traité européen derrière Sarkozy et contestent bien peu sur le fond les mesures gouvernementales que leurs partis frères socio-démocrates appliquent dans les autres pays.

L’alternative politique, dans les conditions actuelles est ailleurs: dans les luttes, dans la possibilité que la convergence des mouvements sociaux fasse reculer le gouvernement tout de suite. Sans vouer un culte à l’histoire, c’est ce qui s’est passé en 1968 et a ouvert une période de 15 ans de conquêtes sociales.

C’est ce que redoute le plus le pouvoir. C’est pourquoi, il s’applique à diviser les salariés, à les opposer les uns aux autres.

Il s’est ainsi attaqué d’abord aux retraites des salariés des grandes entreprises publiques pour lever un verrou à la poursuite du démantèlement de l’ensemble du système par répartition (notamment les 41 annuités) et tenter de désamorcer la combativité de leurs salariés.

C’est pourquoi, il s’efforce d’intégrer les salariés et leurs syndicats à sa politique au nom du développement « dialogue social », de l’amélioration de la « représentativité syndicale », à les inciter à négocier pour « limiter les dégâts ». Le projet de loi de remise en cause du contrat de travail, une régression historique, a ainsi été négociée en amont entre Medef et syndicats (seule la CGT n’a pas signé). Déjouons les calculs du pouvoir, construisons les convergences de lutte!

En tant que communistes, notre préoccupation première est de dégager cette perspective politique :

Notre but est d’abord de mettre en échec le gouvernement, et non en premier lieu de préparer les élections et une nouvelle alternance en 2012. Une seule grande victoire peut changer la donne pour tous. Celle des lycéens pour le maintien des 11200 postes d’enseignants et de personnels éducatifs que veut supprimer Darcos, le rejet de l’allongement de la durée de cotisation, la préservation du statut de la fonction publique, la défense de la nationalisation de GDF…

Pour le coup, l’exigence d’un « Grenelle des salaires et des retraites » a un sens, en référence à 68, et à l’augmentation de 10% de tous les salaires et de 30% du SMIC.

Nous avons des propositions pour briser le consensus politique. La subordination à l’UE du capital n’est pas une fatalité. L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales rendrait 30 milliards d’euros par an à la Sécurité sociale. Des moyens pour l’école, c’est un investissement pour l’avenir !

Nous mettons notre organisation à la votre disposition pour construire le rapport de force et la riposte politiques dans les quartiers et les entreprises, dans chaque lutte.

Cette journée du 1er mai, la manifestation cet après-midi (14h30 République-Nation) peuvent être le signal annonciateur d’un « printemps des luttes ». Cela dépend de l’engagement de chacun. La lutte des classes bat son plein !
Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 17:06
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Toutes les semaines, l’annonce de nouveaux sacrifices pour les salariés, retraités et jeunes. Cela ne peut plus durer ! Cela ne doit plus durer !

A ce rythme là, combien de temps tiendrez-vous ? La majorité des ménages ne pourra pas se permettre d’attendre un très hypothétique adoucissement de politique en 2012. C’est toutes les semaines que de nouvelles attaques directes sur notre pouvoir d’achat, notre vie quotidienne, notre travail, notre santé, nos droits sont annoncées par le gouvernement ou le Président de la République. Pas moins de 166 pour cette seule semaine lors de la conférence de presse de Sarkozy sur la « révision générale des politiques publiques » (RGPP) qui prévoit de prendre à l’immense majorité 7 milliards d’euros par an pour compenser la moitié des 15 milliards accordés aux plus riches à l’été 2007 dans le « paquet fiscal »!

Pourtant, les gouvernants viennent d’être désavoués aux élections locales.

Leurs prétextes, déficits fabriqués du budget de l’Etat ou de la sécurité sociale, UE, abusent de moins en moins de monde. D’autant moins devant les milliards empochés par les actionnaires des grandes entreprises : les quarante première de France, celle du CAC, s’apprêtent à en distribuer 31,6 milliards d’euros, en hausse de 23% sur l’an passé !

D’importantes luttes se développent dans des secteurs d’activité très différents. Là se trouve aujourd’hui l’alternative politique, dans la possibilité que la convergence des mouvements sociaux fasse reculer le gouvernement tout de suite. Sans vouer un culte à l’histoire, c’est ce qui s’est passé en 1968.

Les salariés, les retraités, les ménages ne peuvent pas se contenter de patienter et se satisfaire des postures d’opposition du PS et de ses satellites. Ceux-ci viennent de voter le nouveau traité européen derrière Sarkozy et contestent bien peu sur le fond les mesures gouvernementales que leurs partis frères socio-démocrates appliquent dans les autres pays. Requinqués par les derniers résultats électoraux, les militants communistes qui vous distribuent ce tract mettent leur organisation à votre disposition pour construire dans les entreprises et les quartiers les luttes politiques et leurs convergences qui doivent mettre en échec tout de suite le pouvoir sarkozyste.   

Autant de mauvais coups dans la semaine : autant de luttes pour s’y opposer :

1)- Encore une augmentation du gaz ! Toujours NON à la fusion privatisation de GDF avec Suez !

+ 5,5% : la facture des ménages se chauffant au gaz va encore s’alourdir de 80 euros par an. Depuis le début de l’année, l’augmentation atteint 10,5%, davantage encore pour les professionnels. + 50% depuis 2004 ! C’est inacceptable, injustifiable ! La hausse des tarifs est prétextée par la hausse des cours du pétrole mais GDF refuse de donner l’évolution des coûts d’approvisionnement, issus de contrats à long terme, qui ne suivent pas le marché. En revanche, GDF affiche des profits record, 2,5 milliards d’euros pour 2007. Rendez l’argent ! Le gouvernement doit au contraire faire baisser les tarifs. Les hausses n’ont pour but que de garnir le trousseau de la mariée GDF pour mieux la privatiser avec Suez. A l’automne, les agents de GDF (et d’EDF) ont à nouveau fait grève en masse contre la remise en cause de leurs conditions de travail et la privatisation. Un mouvement d’ensemble avec les usagers s’impose. La maîtrise publique des approvisionnements, les impératifs de sécurité, l’égalité devant l’accès à l’énergie nécessitent le maintien et le renforcement du service public nationalisé. Une fusion EDF-GDF, 100% nationalisée est plus que jamais la bonne solution.

De même l’augmentation du fuel domestique et de l’essence pénalise de façon inacceptable les ménages et ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler et pour vivre. Les profits colossaux de Total doivent être mis à contribution et la fiscalité adaptée.

2)- Les prix galopent. Trichet et Sarkozy nous invitent à nous serrer la ceinture ! Augmentez salaires et retraites !

L’inflation dépasse désormais officiellement 3%. La hausse des prix est beaucoup plus sensible pour les produits de première nécessité dont l’alimentation du fait principalement d’une spéculation mondiale. Tous les intermédiaires en profitent. Directeur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet demande que l’on ne rentre pas « dans la spirale inflationniste » en augmentant les salaires. Autrement dit, l’inflation doit être l’occasion de compresser  davantage des salaires (et les retraites) réels dans les pays de l’UE, alors que les profits ne cessent d’augmenter comme la productivité des travailleurs français. Fillon et Sarkozy n’avaient pas besoin de la recommandation de Trichet pour faire le jeu du Medef. Les retraites, revalorisées de 1,1% vont perdre au moins 2% de pouvoir d’achat (pour compenser les déductions de cotisations patronales). Comme les fonctionnaires, attaqués sur tous les plans. Des mouvements se développent dans de nombreuses entreprises notamment privées (commerce, industrie…) pour l’augmentation des salaires. Pour le coup, l’exigence d’un « Grenelle des salaires et des retraites » a un sens, en référence à 68, et à l’augmentation de 10% de tous les salaires et de 30% du SMIC.

3)- L’accès aux soins : toujours plus rare et cher !

NON aux franchises médicales, et aux nouveaux déremboursements de médicaments et de soins envisagés par le gouvernement. De deux choses l’une, soit un médicament est efficace et doit être remboursé, soit il ne l’est pas et on ne comprend pas pourquoi un médecin le prescrirait. Il est inacceptable de demander aux malades de payer, directement de leur poche ou par l’augmentation de leurs cotisations mutualistes. Ou bien de renoncer à se soigner. C’est une remise en cause d’un fondement de notre société solidaire.

L’annonce cette semaine d’une refonte de la carte hospitalière (rapport Larcher) soulève de multiples inquiétudes. Réduction de l’offre de soins, hôpitaux de proximité délaissés, place encore plus grande offerte au privé non conventionné : toujours la même logique! Le Medef veut faire main basse sur les cotisations maladies et finir de transformer la santé en marché lucratif. Les mobilisations dans tout le pays pour le maintien des hôpitaux, des centres de santé conventionnés sont des points d’appui importants pour s’opposer à cette politique.

4)- Eduction nationale : les lycéens et les personnels de l’éducation nationale ont raison !

11200 postes supprimés cette année, 100.000 ou plus d’ici 2012, diminuer les enseignements : c’est scier l’avenir du pays, l’avenir de chaque jeune. Le prétexte des économies budgétaires ne tient pas vu la hauteur du gâchis des cadeaux fiscaux aux plus riches. Là encore, il s’agit de creuser des inégalités, de marchandiser l’éducation, de former une main d’œuvre au rabais pour les besoins immédiats du Medef, mais non pour développer le pays.

Le renoncement à la suppression de la carte famille nombreuse montre que l’on peut faire reculer le gouvernement !

Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /2008 16:26
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Défense de la retraite solidaire

Gagner l'union des salariés!

Briser le consensus politique!

 

Malgré la défaite, dès le soir des élections, Fillon annonçait une accélération des contre-réformes antisociales, à commencer par la nouvelle phase du démantèlement du système solidaire de retraite par répartition. C’est une provocation !

Sarkozy et Fillon viennent pourtant de perdre l’un de leurs (faux) arguments préférés. Depuis les élections municipales et cantonales, ils ne peuvent plus se prévaloir d’une légitimité électorale, même par défaut.

Ils assènent à nouveau l’argument de la prétendue faillite de l’Etat et de la Sécurité sociale pour justifier de nouveaux sacrifices aux salariés. C’est eux-mêmes qui ont creusé les déficits du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale, en accordant 15 milliards d’euros par an de réductions d’impôts aux plus riches avec le « paquet fiscal » de l’été 2007 et en portant à 30 milliards par an les exonérations de cotisations patronales pour le bonheur des profits des entreprises du CAC 40. Rendez l’argent ! Ils se précipitent maintenant pour subtiliser le milliard d’euros d’excédents de l’Unedic obtenu en pressurant les indemnités des chômeurs.

Dans tous les secteurs, les luttes se développent et atteignent parfois un niveau inédit comme dans l’audiovisuel ou la justice. Sur quoi bute le mouvement social?

L’avenir des retraite: point de convergence des luttes.

Le défi et la priorité sont plus que jamais de construire les convergences de lutte. C’est particulièrement évident pour la défense des retraites. Le gouvernement a étudié minutieusement son calendrier. En automne, il s’attaque aux « régimes spéciaux » des salariés des entreprises publiques pour lever l’obstacle à la nouvelle étape de la loi Fillon de 2003 contre tous les salariés (41, 42 annuités). Il laisse traîner les « négociations » sur la prise en compte de la pénibilité et prépare un projet de loi pour l’été.

Dans le même temps, il tente d’éluder les revendications des retraités, qui avec 1,1% d’augmentation de leur pension, s’apprêtent à perdre encore 3% de pouvoir d’achat cette année.

Il est temps de déjouer cette entreprise de division.

Par la capacité de mobilisation des agents concernés, les références qu’ils représentent en terme de durée de cotisation, de prise en compte de la pénibilité, la bataille pour la défense des régimes spéciaux reste essentielle pour toute la lutte pour les retraites.

Le piège des négociations ouvertes au plus fort de la grève de novembre est maintenant démasqué. Elles n’ont abouti à aucune « amélioration » du projet du gouvernement mais ont servi à désamorcer le mouvement. Au contraire, les décrets RATP/SNCF, en principe applicables au 1er juillet, prévoient le passage à 41 annuités à partir de 2009.

Préparer les conditions d’une reprise du mouvement dans le secteur public est décisif pour tous. Ajoutons que l’argument de l’équité a été balayé par la révélation des montants des pensions du public, sensiblement égaux sinon inférieurs à ceux du privé.

Les objectifs du gouvernement sont clairs: permettre au Medef et à la finance de mettre la main sur les 140 milliards d’euros de financement des retraites. Continuer à démanteler la retraite par répartition permet au Medef d’obtenir de nouvelles exonérations de cotisation et en même temps de diriger vers la finance, les fonds de pension… une nouvelle part des salaires nets.

Le prétexte de la démographie tient d’autant moins que 60% des salariés faisant valoir leur droit à la retraite à 60 ans ne sont plus en activité (chômage…).

Les financements pour maintenir et reconquérir les retraites existent. Il faut rendre à la Sécurité sociale l’argent qui lui revient . Dans ce contexte, il n’y a aucune raison d’en rabattre sur les revendications et de rentrer dans la logique de déclin de la Sécu. C’est aussi la façon d’unir les salariés.

Refus de tout allongement de la durée de cotisation. Retour à 37,5 annuités pour tous. Pas touche à la retraite à 60 ans!

Retour dans le privé à l’indexation des pensions sur les salaires, au calcul sur les 10 meilleures années.

Augmentation du minimum contributif (pas de pension au dessous du SMIC), départs anticipés pour les travaux pénibles...

Ces propositions se heurtent à l’absence de perspective politique. Celle-ci ne peut partir, dans la période, que des luttes elles-mêmes.

Le recul électoral de la droite s’est fait en direction de l’abstention et de la gauche. Le PS est le principal gagnant en sièges de maire. Mais il s’agit d’un « vote sanction par défaut », le PS ne portant pas une alternative politique que les questions de fond. Ses parlementaires viennent de voter avec Sarkozy la ratification du nouveau traité de l’UE, rejeté par le peuple en 2005. Sur les retraites, le PS n’a pas soutenu le mouvement des agents RATP/SNCF/EDF. Il est à l’origine d’une grande partie des déductions de cotisations sociales, au nom des 35h. Il évoque régulièrement une augmentation de la CSG. Etc.

C’est bien pour cela aussi que la droite au pouvoir peut se permettre d’accélérer encore le rythme de sa politique de casse sociale. Aujourd’hui, la perspective politique est ailleurs, dans le mouvement des luttes lui-même, dans sa convergence pour mettre en échec au moins sur un point du programme de Sarkozy.

La remontée du PCF, à 8,82% aux cantonales, peut être un atout pour construire cette perspective.

Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /2008 10:23
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Peut-on négocier « en amont » des régressions sociales historiques?

Le 11 janvier, 4 syndicats ont signé avec le Medef un accord remettant gravement en cause le statut du travail, notamment en allongeant les périodes d’essai des CDI ou en créant des contrats à durée incertaine, en recul aussi bien sur les dispositions des CDD que des CDI. Le gouvernement est à l’origine de ces négociations et s’apprête à transformer l’accord en loi. Les syndicats signataires estiment avoir limité les dégâts et obtenu une compensation, dérisoire, en terme de continuité après licenciement des droits à formation et à couverture complémentaire.

La CGT n’a pas signé. Mais pourquoi a-t-elle participé à la négociation et avoir ainsi donnée une légitimé à son aboutissement? Dans un conflit, n’est-il pas plus logique dans l’intérêt des salariés, que la phase de négociation arrive après l’expression du rapport de force? Qui plus est, sur de tels reculs sociaux.

A la RATP, la SNCF et l’EDF, l’initiative unilatérale des directions syndicales, dont la confédération CGT, de suspendre le mouvement au plus fort de la grève contre la casse des régimes spéciaux en échange de négociations sur la base du gouvernement suscite aussi des interrogations et critiques parmi les syndiqués. Le résultat de cette démarche de négociation est connu : pour l’instant, tous les points combattus par les salariés, allongement de la durée de cotisation, décote, fin de l’indexation des pensions sur les salaires… sont inscrits dans les décrets applicables au 1er juillet et la dynamique de la lutte a été désamorcée.

La montée du débat sur cette stratégie est saine et indispensable à l’heure où la construction des convergences de lutte entre tous les salariés est décisive pour mettre en échec la nouvelle phase du démantèlement de notre système de retraite solidaire par répartition.

Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /2008 16:06
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