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le choix de la lutte

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Vie du Parti

N’en déplaise à tous ceux de droite, de « gauche » qui, prenant leur rêve pour une réalité, nous croyaient morts, le PCF vient d’enregistrer une nette remontée aux dernières élections locales : 9,3% aux cantonales.

Dans chaque campagne locale, les candidats communistes ont montré que lorsqu’il ne cache pas ses couleurs, lorsqu’il se distingue du PS social-libéral, le PCF redevient naturellement un repère politique pour ceux qui ont le plus intérêt à combattre la politique au service du Medef.

Quel autre parti s’est opposé au nouveau traité européen dans la suite du non du peuple le 29 mai 2005 ?

Ce résultat électoral est un encouragement pour les militants communistes qui luttent avec acharnement et sans compromission sur les questions locales comme nationales, pour tous ceux qui veulent faire vivre le PCF suivant sa raison d’être : être l’outil politique au service du monde du travail dans la lutte des classes.

Le 34ème congrès du PCF aura lieu à la fin de cette année. La ligne d’effacement de l’identité communiste, d’affadissement des positions, d’alignement sur le PS poursuivie par la direction malgré ses échecs et désaveux successifs ne passe plus.

Un peu partout en France, des communistes font vivre leur parti sur des bases de lutte et de
rassemblement dans leurs quartiers et leurs entreprises : rejoignez-les !

Les salariés, le pays ont besoin d’un PCF fort face à la politique de casse sociale et économique.

Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /2008 10:09
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Municipales à Paris. Modem sur les listes PS ou non : ne laissons pas le PCF être déconsidéré!
Militants, manifestons l’indépendance du PCF à Paris !

Voilà maintenant un mois que Delanoë pratique la politique de la main tendue au Modem. Il souffle le chaud et le froid ayant comme point de mire autant le 2nd tour que l’élargissement d’une majorité autour de sa personne pour l’avenir.

La direction départementale du PCF Paris a annoncé, enfin, mardi 19 février qu’elle tirerait des conséquences d’éventuelles alliances entre le PS et le Modem. Sans doute vaut-il mieux tard que jamais. Mais la prise de position est très faible et ne fait que souligner la gravité de ses choix d’effacement du Parti à Paris.

La direction du PCF-Paris promet que les élus communistes ne participeront pas à des exécutifs avec des élus du Modem. Concrètement, ils refuseront les places d’adjoints aux maires d’arrondissement (ou de Paris le cas échéant) là où le Modem participerait à l’exécutif, (en tant que tel ?).

A priori, les alliances avec le Modem se limiteront à deux ou trois arrondissements. Cet engagement s’avère donc très limité, très prudent, en terme de places sacrifiées.

Mais il faut relever que la recomposition des listes entre les deux tours risque déjà de coûter cher. Il va falloir faire une place aux Verts, et peut-être donc au Modem. Déjà ratiboisé de 11 sortants à 8 éligibles, le groupe communiste au Conseil de Paris risque fort de retomber aux propositions initiales du PS : 5 élus. La migration « sauve-qui-peut » du « chef de file » du 14ème au 18ème semble l’indiquer.

Mais le coût politique le plus grave de la prise de position sur le Modem est ailleurs.

Elle montre une totale impuissance. La direction du PCF n’interpelle pas Delanoë contre cette alliance, ne mobilise pas, ne cherche pas à obtenir des engagements à gauche de sa part. Elle subit sa loi. Modem ou pas Modem, les candidats PCF resteront sur ses listes, comme ils le sont à Grenoble, Montpellier ou Roubaix dès le 1er tour.

Comment voulez-vous que les communistes soient à l’aise pour faire campagne dans ces conditions ? Appeler à voter pour une liste qui fera peut-être alliance avec le Modem – on n’en sait rien, on n’y peut rien – un Modem dont tous les communistes, direction départementale comprise, heureusement, admettent qu’il s’agit d’un parti de droite !

La question du Modem ne fait que mettre en lumière un peu plus l’inconséquence et l’irresponsabilité de la direction du PCF-Paris depuis le début de la préparation des municipales.

Elle a unilatéralement privilégié le choix d’être sur les listes PS sans avoir fait de bilan critique de la mandature et sans accord politique. L’accord avec le PS, dont le relevé de conclusion a été soumis aux adhérents, porte exclusivement sur une répartition de places. De surcroît, il sera caduc dès le soir du 1er tour !

Le PS ne s’est engagé à rien politiquement vis-à-vis du PCF. L’accord l’invite à continuer à le tenir pour quantité négligeable, comme auxiliaire.

Delanoë ne se cache pas. S’il ouvre ses listes au Modem, ce sera sur la base de convergences d’idées, de même qu’il affiche ses amitiés avec les puissants du Medef et de la spéculation immobilière (voir son comité de soutien !). Face à ce social-libéralisme revendiqué, les communistes ne peuvent pas faire l’autruche et décerner des satisfecit, souvent très contestables, à la municipalité sortante. Le « Projet pour Paris », indigent, et les tracts, financés par les listes de Delanoë, vont malheureusement dans ce contresens. Aux élections municipales, on ne peut pas non plus se contenter de condamner le gouvernement en esquivant les responsabilités de la municipalité.

Voilà maintenant que la perspective d’alliance avec le Modem vient mettre en évidence le social-libéralisme assumé de Delanoë et le positionnement peureux, soumis, finalement stérile de la direction du PCF Paris.

Les communistes ont la possibilité et la responsabilité, dans les semaines qui viennent, de ne pas laisser leur Parti, dont l’histoire est si riche dans la capitale, être effacé et déconsidéré. Il peuvent se manifester sur leur terrain : les luttes. Combattre le retour de la droite, de l’UMP à Paris n’a de sens que si l’on s’oppose à tous les choix politiques parisiens qui font le lit des puissances d’argent à Paris.

Transports, santé, urbanisme, logement, les salariés, les jeunes, les retraités attendent des communistes des positionnements sans concession et des actions sur ce qui dépend de la Ville de Paris, qui peut et doit être un lieu de résistance à la politique du gouvernement et de Sarkozy.

Militants, manifestons l’indépendance du PCF à Paris !

Camille MARQUES, conseillère d'arrondissement PCF, Paris 14
Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /2008 12:55
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Conseil départemental du PCF Paris

Jeudi 17 janvier 2008

Intervention de Camille Marques, section du 14ème


Avec mes camarades de la section du 14ème, nous prenons acte de la décision de la fédération de Paris du PCF d’approuver l’accord octroyé par le PS pour des listes d’union dès le 1er tour des municipales.

Je fais toutefois deux observations.

1- La première, c’est que la direction départementale n’a guère laissé d’autres choix aux communistes. Depuis 7 mois maintenant, elle s’est exclusivement placée dans cette perspective. Elle s’est enfermée dans des négociations politiciennes avec le PS pour sauver des places dans les listes. En même temps dans la période, l’absence d’initiative marquante, sans parler de la faiblesse du « projet pour un autre Paris », n’a pas permis de corriger la faible visibilité du bilan des élus communistes à l’Hôtel de Ville.
Cette posture a continué d’effacer le PCF comme force politique autonome crédible à Paris. Cela aurait été pourtant une nécessité face à un Maire qui mène une politique social-libérale décomplexée. Delanoë a été le premier socialiste à s’engager pour le traité européen ultra-libéral de Sarkozy. Lui, il est cohérent.

2- Ma deuxième remarque, c’est que la direction départementale semble vouloir exclure un certain nombre de communistes de la campagne des municipales. Nous sommes des dizaines de camarades qui ne recevons plus les courriers d’information et qui n’avons pas été invités à participer à la consultation. Moi-même, conseillère d’arrondissement, je n’ai jamais été consultée sur mon action et ma façon de concevoir l’échéance municipale à Paris en générale et dans le 14ème en particulier.

En 2001, nous figurions, Jean Calvary et moi-même, sur la liste d’union derrière notre chef de file Maurice Lassalle, malheureusement décédé. Les conditions de notre participation ont été claires dès le départ et nous ne nous en sommes jamais départis. Nous étions sur la même liste pour battre la droite dans le cadre d’une alliance électorale. Elus de la nouvelle majorité, nous conservons notre totale indépendance d’expression sur tous les dossiers. J’ai ainsi toujours refusé d’être intégrée à un groupe ou « intergroupe » unique de la majorité et de participer aux réunions des élus PS.
 
Sur les questions concernant strictement le 14ème, nous nous sommes rarement trouvés en désaccord avec le maire d’arrondissement. Nous nous sommes félicités notamment de la couverture du périphérique obtenue conjointement avec la municipalité de Malakoff et l’adjointe communiste au maire de Paris, comme de la création ou de la rénovation de structures sociales et éducatives comme le nouveau centre d’animation pour les enfants rue Vercingétorix qui est une vraie réussite. L’aménagement des terrains de l’hôpital Broussais – je rappelle que notre section avec Maurice Lassalle avait joué un rôle central dans la défense de l’hôpital – ne saurait en revanche nous satisfaire avec l’élimination bientôt complète de toute structure hospitalière.

Nous avons été par ailleurs à l’origine de plusieurs prises de position municipales pour la défense des services publics locaux.

Sur les questions concernant la Ville de Paris, en tant que communistes conséquents, nous avons dû exprimer plusieurs fois notre désaccord avec les choix de la municipalité, aussi bien au Conseil d’arrondissement que dans les quartiers du 14ème.  Sur des sujets importants et en lien avec le mouvement syndical et associatif.

Avec l’Union départementale CGT, nous avons contesté le choix de l’investissement démesuré du tramway des maréchaux et mis en avant les possibilités d’utilisation de la Petite ceinture. Dans le domaine des transports, nous avons pointé à plusieurs reprises les responsabilités de la Ville dans le STIF et son absence d’opposition à la préparation de la mise en concurrence de la RATP et de la SNCF.

Nous avons relayé largement les revendications des agents de la petite enfance devant la dégradation des conditions de travail et d’accueil dans les structures de la Ville, malgré la priorité affichée aux crèches par la municipalité.

Dans le domaine du logement, nous avons exprimé publiquement notre incompréhension devant le refus de la municipalité de conventionner comme logements sociaux les immeubles récupérés de la SAGI et transférés à la RIVP.

Dernièrement sur un sujet majeur, j’ai dénoncé la tentative de faire rentrer les rapaces immobiliers Gécina et Apsys dans le capital de la plus grande société d’économie mixte de la capitale, la nouvelle SEMParisSeine. Je suis fière d’avoir contribué, peut-être la première, à faire reculer Delanoë. La question de la transparence de la gestion des SEM est une question démocratique majeure dont je regrette l’absence dans le programme du Maire sortant comme dans « Paris pour toutes ». Cela va bien au-delà des conseils de quartier dont je ne conteste pas l’utilité.

Les communistes du 14ème que je représente sont bien décidés à continuer à jouer leur rôle dans leur arrondissement. Nous n’acceptons pas et n’accepterons pas les tentatives grossières de certains éléments de la direction départementale pour nous écarter. D’ailleurs en pleine contradiction avec les statuts du Parti.

J’ai déjà dénoncé ici comment Ian Brossat s’est fait intronisé secrétaire malgré la conférence de section du 33ème congrès qui avait réélu Jean Calvary et repoussé à 80% les orientations de la direction nationale du PCF. Je constate depuis que les quelques pièces rapportées pour l’occasion semblent avoir rejoint depuis leur bercail socialiste ou antilibéral. 

Le comble est maintenant atteint lorsque j’entends que Ian veut se présenter dans le 18ème arrondissement. Pensez-vous que ce soit vraiment le moment de ridiculiser un peu plus le Parti à Paris comme ailleurs ? On n’adhère pas au PCF pour faire carrière. Ne laissons pas d’ambiguïté là-dessus !

Je voulais informer ce soir le Conseil départemental de la situation dans le 14ème et de l’état d’esprit de très nombreux communistes de l’arrondissement. Malgré l’incertitude que la direction nationale fait planer pour l’avenir du Parti, nous faisons partie de ceux qui sont décidés à le faire vivre dans le 14ème comme ailleurs. Nous le ferons à l’occasion des municipales et nous saurons nous faire respecter. 
Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /2008 11:36
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /2007 16:46
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Dix ans déjà
que Georges nous a quittés.
Un hommage lui sera rendu au Colonel Fabien le vendredi 16 novembre et le samedi 17 novembre au Père Lachaise,  où une plaque sera apposée dans le carré du PCF. Rendez-vous à 11h du côté du Mur des fédérés



Georges Marchais

Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /2007 22:45
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Suite de l'article...

L--nine-1970-PCF-Paris-14-Section-Montsouris.jpg
Ci dessus, affiche d'une conférence-débat organisée en 1970 par la Section Montsouris du PCF Paris 14


Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /2007 19:06
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6000 manifestants à l'appel du PCF à Paris

Plus de 6000 manifestants ont défilé hier de la Place de la République à la Rotonde de la Vilette à l'appel du PCF pour riposter à la politique de Sarkozy. Cette manifestation suivait l'initiative des fédérations du PCF du Nord et du Pas-de-Calais, les "marches pour l'emploi". Plus d'une vingtaine de fédérations du PCF de la moitié nord du pays ont participé à la mobilisation à Paris.  Suite...




Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 12:54
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NON A LA LIQUIDATION DU PCF !

 

 

ASSEMBLEE,
Samedi 27 octobre 2007
De 10h30 à 13h00 au Gymnase Huygens, 10 rue Huygens, Paris 14ème (métro Raspail)

 

Les luttes s’aiguisent. La nécessité de faire vivre notre parti se vérifie encore davantage. Pleinement engagés en tant que communistes, nous constatons une forte attente vis-à-vis du PCF chez de nombreux salariés et militants syndicalistes.

 

On est loin de la vision du parti définitivement « tourné vers le passé » et condamné au « déclin inéluctable » que la direction du PCF présente à nouveau dans le relevé de décisions adopté au CN des 6 et 7 octobre. 

 

Ce CN a confirmé la volonté de la direction de poursuivre jusqu’au bout le processus de mutation-liquidation et de précipiter les choses. La requalification tactique du « congrès extraordinaire » en « assemblée extraordinaire » ne change pas l’objectif et le calendrier.

 

Les 8 et 9 décembre, solennellement devant les media, en présence de 1000 « délégués », elle va engager ce qu’elle veut être la dernière phase du processus jusqu’au congrès de fin 2008. Dans le même temps, complètement disqualifiée elle-même, elle continue à disqualifier le Parti.

 

Communistes décidés à ne pas laisser notre parti disparaître ou devenir une coquille vide, nous devons faire vite.

Beaucoup d’éléments montrent la persistance du PCF et de ce qu’il représente dans le pays. De plus en plus de communistes prennent conscience de la menace et refusent la perspective de disparition du Parti. Nous l’avons vu à la Fête de l’Huma. Mais cette opposition reste très peu visible.

 

Le 27 aura lieu à Paris, à l’initiative des fédérations du PCF du Nord et du Pas-de-Calais une manifestation nationale contre la politique de Sarkozy, en conclusion des « marches pour l’emploi », organisées dans leur région. On peut se féliciter de cette initiative du Parti en tant que tel dans la suite du mouvement qui va démarrer le 18. Elle contredit la direction dans sa stratégie.

 

A cette occasion, plusieurs structures du PCF de Paris, banlieue et province organise une assemblée de 10h30 à 13h00 au Gymnase Huygens, 10 rue Huygens, Paris 14ème métro Raspail. La démarche du texte d’appel « Pas d’avenir sans PCF – Nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être » y sera exposée.

 

Tous les communistes et sympathisants qui s’y intéressent sont fraternellement invités.
Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /2007 21:27
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Mardi 9 octobre 2007 2 09 /10 /2007 14:29
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PAS D’AVENIR SANS PCF, 
appel de communistes et de sympathisants du PCF

Nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être

La direction du PCF a inscrit à l’ordre du jour de deux prochains congrès en décembre 2007 et en décembre 2008 la « question de l’existence même du Parti ». De nombreux dirigeants en vue dont la secrétaire nationale évoquent l’hypothèse de la création d’un nouveau parti de « gauche » ou d’une nouvelle coalition « de gauche » avec disparition du PCF ou maintien de son nom comme coquille vide. Nous exprimons notre opposition totale à cette perspective.

Le résultat désastreux de l’élection présidentielle, atténué par celui du PCF aux législatives, ne traduit pas un « déclin inéluctable », n’en déplaise aux anticommunistes. Nous pensons qu’il a principalement sanctionné l’effacement de l’identité et des positions communistes.

Si un bilan s’impose aujourd’hui, c’est celui de la stratégie engagée par la direction du parti, dite de la « Mutation ». Il est inconcevable qu’il soit esquivé. En 1997, 8 ans après la chute du Mur de Berlin, le PCF était remonté à 10% des voix. L’abandon des cellules d’entreprise et de quartier a fortement contribué à la perte de plus des trois quarts des adhérents. La participation au gouvernement de la « gauche plurielle » qui a loyalement servi les intérêts du capital, la désertion du terrain des luttes ont eu de lourdes conséquences sur le parti mais aussi dans la bataille contre la politique au service du MEDEF.

Poursuivre le processus de « mutation » jusqu’à la liquidation, c’est aggraver le contresens historique au moment où le monde du travail a plus besoin que jamais de retrouver l’outil politique unique en France qu’il s’est forgé historiquement pour mener la lutte des classes.

A l’heure de la mondialisation capitaliste, les fondements théoriques du PCF, actualisés, sont plus valables que jamais qu’il s’agisse de l’analyse marxiste de la lutte des classes, de l’objectif du socialisme, de l’exigence de l’appropriation sociale des principaux moyens de production et d’échange, de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

La forme d’organisation du PCF a permis à des millions de travailleurs d’intervenir dans la vie politique du pays, directement sur le lieu d’exploitation et de vie, dans les entreprises et les quartiers, la présence du Parti dans les institutions étant conçue comme relais des luttes.

Les communistes n’ont pas à rougir de l’histoire de leur parti. Le choix fondateur de 1920 de rompre avec le réformisme et l’aménagement du capitalisme a été fécond. La théorie et l’organisation révolutionnaires du PCF ont contribué de manière décisive aux grandes conquêtes sociales que les gouvernements successifs s’appliquent à démolir. Il a joué un rôle majeur dans la Résistance, contre les guerres coloniales… Fidèle à ses grands idéaux, le PCF doit assumer son histoire, y compris ses contradictions et mener une analyse critique des expériences socialistes dans le monde, mais non se renier.

Le capitalisme a beaucoup regagné de terrain mondialement depuis 20 ans. Il est capital pour le monde du travail en France, comme internationalement, que ce grand parti qu’est le PCF, résiste à la dérive générale idéologique et politique à droite, contrairement aux autres partis.

L’affaiblissement politique du PCF avec la « Mutation » n’est déjà pas pour rien dans l’élection de Sarkozy et dans ses prétentions.

Au contraire, la campagne des communistes pour le NON à la constitution de l’UE du capital, leur action quand ils sont dans les luttes montrent que le PCF, quand il retrouve sa raison d’être, peut redonner une perspective contre le capitalisme et le mettre en échec, au moment où ailleurs dans le monde, particulièrement en Amérique Latine, le socialisme est remis à l’ordre du jour par les peuples.

Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /2007 20:47
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