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Section syndicale CGT du dépôt de Croix Nivert
Section syndicale CGT du dépôt RATP de Point du Jour
Déclaration approuvée à la réunion des sections syndicales CGT-BUS de tous les dépôts, le 17 novembre 2007
Le mouvement se renforce contre toute remise en cause du régime spécial RATP.
Nous appelons à poursuivre et amplifier le combat !
Après la mobilisation sans précédent du 18 octobre, la grève reconductible depuis le 14 novembre fait la démonstration de la détermination des agents de tous les dépôts. Les chiffres sont supérieurs à ceux de 95 au bout de six jours de grève, avec un engagement très important des jeunes salariés.
Les agents rejettent massivement et globalement le projet du gouvernement de remise en cause des régimes spéciaux dont celui de la RATP. Le mouvement se renforce de même à la SNCF. Les agents sont conscients de la gravité de l’attaque dirigée à la fois contre leur droit à la retraite, contre le système de retraite solidaire par répartition de tous les salariés, du privé comme du public, et contre l’avenir du service public nationalisé.
Le gouvernement a engagé une épreuve de forces. Devant l’ampleur de la mobilisation, Xavier Bertrand tente une nouvelle manœuvre pour désamorcer le mouvement. Il invite à arrêter la grève pour discuter pendant un mois des modalités d’application, entreprise par entreprise, de son projet. Dans le même temps, il réaffirme que les principes généraux ne sont pas négociables. Les « textes réglementaires » seraient publiés à la veille de Noël.
Notre section syndicale CGT appelle les salariés à ne pas tomber dans le piège. Dans le contexte de montée des luttes, dans le respect de ce qui se dégage des assemblées générales, elle appelle à l’amplification du mouvement et à la poursuite de la grève.
Rien n’a changé sur le fond depuis le début. Aussi notre section syndicale CGT réaffirme la position adoptée au congrès du syndicat CGT-BUS le 16 octobre 2007: la remise en cause de notre régime de retraite n’est pas négociable, l’égalité face à la retraite doit commencer par le retour à 37,5 annuités pour tous.
Notre section syndicale réaffirme les positions défendues par la CGT lors de la rencontre avec Xavier Bertrand le 24 octobre 2007
1. La CGT est et restera opposée à l’allongement de la durée de cotisation. Ce n’est pas le bon levier. Ce n’est que l’amorce d’un allongement ultérieur de la durée de cotisation. On ne peut travailler plus pour gagner moins.
2. La CGT ne discutera pas de l’instauration d’une décote. On sait que la décote ne modifie en rien le comportement des entreprises et des salariés. Par contre, elle diminue fortement le niveau des retraites. C’est une double peine pour les agents, notamment les femmes, ayant une carrière incomplète.
3. La CGT est opposée au double statut qui supprimerait la reconnaissance des pénibilités et des contraintes de service public. On ne peut pas jouer la carte « anciens contre les jeunes ». Nous revendiquons le maintien de l’unicité du statut notamment au travers de la reconnaissance de la pénibilité.
4. La CGT est opposée au régime additionnel par capitalisation. Nous revendiquons la prise en compte des primes pour le calcul de la retraite mais pour que ce soit un complément de pension assis sur les actuels éléments non liquidables pour la retraite.
5. L’indexation des pensions sur les salaires doit demeurer.
6. La CGT est pour intégrer les années d’études supérieures, les années de formation et de stages dans le calcul des annuités de retraite mais en prévoyant une participation des employeurs au rachat d’autres périodes que l’agent souhaite valider.
7. Le maintien du calcul de la pension sur le salaire moyen des 6 derniers mois pour la RATP, la SNCF ou encore le dernier salaire pour les IEG doit rester la base liquidable de ces différents secteurs.
Les objectifs de Sarkozy et de ses amis du MEDEF ne font aucun doute : ils veulent liquider les régimes de retraites du public, mettre fin à tous nos acquis pour mieux remettre en cause dès 2008, l’ensemble du système de retraite par répartition. Ils veulent lever un des obstacles à leur intention à court terme de casser notre statut, de mettre en concurrence les dépôts, de privatiser la RATP.
Pour le pouvoir il s’agit d’abattre la force de résistance que nous représentons, tous ensemble, agents de la RATP, de la SNCF, d’EDF-GDF, de La Poste...
Tous ensemble exigeons :
- le retrait du projet Bertrand-Fillon !
- le maintien et l’amélioration de toutes les dispositions du régime de retraite RATP, l’abrogation des décrets de 2005 organisant l’adossement au régime général.
- le retour à 37,5 annuités pour tous !
Comme en 95, tous ensemble, nous avons les moyens de les faire céder !
Aujourd’hui, il est nécessaire d’amplifier et d’enraciner le mouvement, avec notre organisation syndicale CGT, sur la base de l’activité quotidienne menée depuis des années.
Tout se joue dans nos dépôts, terminus, ateliers.
Nous devons gagner chaque collègue à rejoindre la lutte.
Notre section CGT en fait sa priorité.


Libérez nos camarades ! Des camarades de la CGT cheminots sont retenus isolés au dépôt TGV du Landy à
l’occasion de la visite de Sarkozy ce matin, 26 octobre. 


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