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Défense des services publics

 


CGT-Ratp-bus.png Section syndicale CGT du dépôt de Croix Nivert

Section syndicale CGT du dépôt RATP de Point du Jour

 

 

 

 

 

Déclaration approuvée à la réunion des sections syndicales CGT-BUS de tous les dépôts, le 17 novembre 2007

 

Le mouvement se renforce contre toute remise en cause du régime spécial RATP.

 

Nous appelons à poursuivre et amplifier le combat !

 

Après la mobilisation sans précédent du 18 octobre, la grève reconductible depuis le 14 novembre fait la démonstration de la détermination des agents de tous les dépôts. Les chiffres sont supérieurs à ceux de 95 au bout de six jours de grève, avec un engagement très important des jeunes salariés.

Les agents rejettent massivement et globalement le projet du gouvernement de remise en cause des régimes spéciaux dont celui de la RATP. Le mouvement se renforce de même à la SNCF. Les agents sont conscients de la gravité de l’attaque dirigée à la fois contre leur droit à la retraite, contre le système de retraite solidaire par répartition de tous les salariés, du privé comme du public, et contre l’avenir du service public nationalisé.

Le gouvernement a engagé une épreuve de forces. Devant l’ampleur de la mobilisation, Xavier Bertrand tente une nouvelle manœuvre pour désamorcer le mouvement. Il invite à arrêter la grève pour discuter pendant un mois des modalités d’application, entreprise par entreprise, de son projet. Dans le même temps, il réaffirme que les principes généraux ne sont pas négociables. Les « textes réglementaires » seraient publiés à la veille de Noël.

Notre section syndicale CGT appelle les salariés à ne pas tomber dans le piège. Dans le contexte de montée des luttes, dans le respect de ce qui se dégage des assemblées générales, elle appelle à l’amplification du mouvement et à la poursuite de la grève.

Rien n’a changé sur le fond depuis le début. Aussi  notre section syndicale CGT réaffirme la position adoptée au congrès du syndicat CGT-BUS le 16 octobre 2007: la remise en cause de notre régime de retraite n’est pas négociable, l’égalité face à la retraite doit commencer par le retour à 37,5 annuités pour tous.

Notre section syndicale réaffirme les positions défendues par la CGT lors de la rencontre avec Xavier Bertrand le 24 octobre 2007 

1. La CGT est et restera opposée à l’allongement de la durée de cotisation. Ce n’est pas le bon levier. Ce n’est que l’amorce d’un allongement ultérieur de la durée de cotisation. On ne peut travailler plus pour gagner moins.

2. La CGT ne discutera pas de l’instauration d’une décote. On sait que la décote ne modifie en rien le comportement des entreprises et des salariés. Par contre, elle diminue fortement le niveau des retraites. C’est une double peine pour les agents, notamment les femmes, ayant une carrière incomplète.

3. La CGT est opposée au double statut qui supprimerait la reconnaissance des pénibilités et des contraintes de service public. On ne peut pas jouer la carte « anciens contre les jeunes ». Nous revendiquons le maintien de l’unicité du statut notamment au travers de la reconnaissance de la pénibilité.

4. La CGT est opposée au régime additionnel par capitalisation. Nous revendiquons la prise en compte des primes pour le calcul de la retraite mais pour que ce soit un complément de pension assis sur les actuels éléments non liquidables pour la retraite.

5. L’indexation des pensions sur les salaires doit demeurer.

6. La CGT est pour intégrer les années d’études supérieures, les années de formation et de stages dans le calcul des annuités de retraite mais en prévoyant une participation des employeurs au rachat d’autres périodes que l’agent souhaite valider.

7. Le maintien du calcul de la pension sur le salaire moyen des 6 derniers mois pour la RATP, la SNCF ou encore le dernier salaire pour les IEG doit rester la base liquidable de ces différents secteurs.

Les objectifs de Sarkozy et de ses amis du MEDEF ne font aucun doute : ils veulent liquider les régimes de retraites du public, mettre fin à tous nos acquis pour mieux remettre en cause dès 2008, l’ensemble du système de retraite par répartition. Ils veulent lever un des obstacles à leur intention à court terme de casser notre statut, de mettre en concurrence les dépôts, de privatiser la RATP.

Pour le pouvoir il s’agit d’abattre la force de résistance que nous représentons, tous ensemble, agents de la RATP, de la SNCF, d’EDF-GDF, de La Poste...

Tous ensemble exigeons :

- le retrait du projet Bertrand-Fillon !

- le maintien et l’amélioration de toutes les dispositions du régime de retraite RATP, l’abrogation des décrets de 2005 organisant l’adossement au régime général.

- le retour à 37,5 annuités pour tous !

Comme en 95, tous ensemble, nous avons les moyens de les faire céder !

 

 

Aujourd’hui, il est nécessaire d’amplifier et d’enraciner le mouvement, avec notre organisation syndicale CGT, sur la base de l’activité quotidienne menée depuis des années.

Tout se joue dans nos dépôts, terminus, ateliers.

Nous devons gagner chaque collègue à rejoindre la lutte.

Notre section CGT en fait sa priorité.

Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /2007 00:00
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Salariés, retraités, jeunes: choisissez votre camp: celui de ceux qui luttent!

Sarkozy et son gouvernement défendent le leur: celui du MEDEF!

Le président et le gouvernement se précipitent pour détruire les piliers de nos acquis sociaux et démocratiques: sécurité sociale, retraite par répartition, droit du travail, services publics. Ils ont engagé une véritable course de vitesse. Ils veulent passer en forces avant que la riposte de tous ceux, une très large majorité, qui subissent durement les conséquences de ces choix, n’ait le temps de s’organiser, de s’unir.

Abattre la résistance du secteur public, qui s’est manifestée dans l’intérêt de tous en 95 et en 2003, avant que le privé ne se mobilise : voilà leur calcul. La casse des régimes dits « spéciaux » de retraite est clairement le préalable à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble de la retraite par répartition, avec le passage à 41, 42 annuités. La mobilisation grandit dans tous les secteurs. Elle peut les mettre en échec ! Salariés, retraités, jeunes, artisans,… soutenons-la car c’est notre intérêt à tous !

Ils vous parlent « d’équité » ? Mais leur politique, c’est:

- La justice pour les riches: suppression de 300 tribunaux de proximité, volonté de Mme Dati de faire payer aux plus pauvres l’aide juridictionnelle… L’éducation nationale attaquée de front avec 11200 suppressions de postes prévues pour 2008. Une université à plusieurs vitesses, soumise au MEDEF et à la sélection par l’argent, contre la réponse aux besoins du pays. ...

C’est la contrepartie des 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux plus riches cet été et de nouvelles exonérations d’impôts pour les gros actionnaires (qui bénéficient déjà de 40% d’abattement sur les dividendes) dans le budget 2008.  Pour Sarkozy : c’est enrichissez-vous en dormant du travail des autres !

- Une santé toujours plus chère pour les malades: franchises médicales, déremboursements, fermetures d’hôpitaux. Une retraite toujours plus lointaine et dégradée pour tous.

Mais 32 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales patronales pour le MEDEF et les profits! 

- L’envolée des tarifs pour les consommateurs d’énergie mais des profits record pour Suez et Total (1 milliard par mois): la conséquence de la privatisation d’Elf et maintenant de GDF. 

- Travailler plus pour gagner moins ! Des salaires bloqués mais un Président qui augmente son indemnité de 170% (alors qu’il garde ses revenus personnels et que tous ses frais sont pris en charge) pour rejoindre le salaire du premier ministre : dans ce cas « l’équité » marche « par le haut »!!

Ils vous parlent de « légitimité »! Mais Sarkozy et ses alliés méprisent le choix souverain du peuple exprimé au référendum de 2005 contre la « constitution » européenne en tentant de faire passer en forces le « nouveau traité ». L’élection présidentielle n’a pas été un référendum chaque question politique. Sarkozy n’a pas été élu monarque de droit divin ! Le débat démocratique, l’expression des intéressés doivent avoir leur place jusqu’à faire revoir ses copies au gouvernement.

Il y a urgence à faire échec à cette politique au service des possédants. Elle menace l’avenir du pays. On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche ». Comme à la présidentielle, le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité européen vient souligner cette connivence de fait.

Pour le moment, seul le mouvement social porte l’alternative politique. Communistes, nous déployons toute notre activité pour soutenir ces luttes, loin des combinaisons politiciennes.

Soutenons l’action des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF-GDF, de la fonction publique, des juges et avocats, des étudiants… ! Ces luttes sont justes.  Rejoignons-les! Tous ensemble, nous pouvons commencer à faire plier Sarkozy/Fillon!

Manifestation mardi 20 novembre: 14h00 Place d’Italie—direction Montparnasse

Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 12:54
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tgv-landy.jpeg Libérez nos camarades ! Des camarades de la CGT cheminots sont retenus isolés au dépôt TGV du Landy à l’occasion de la visite de Sarkozy ce matin, 26 octobre.  Suite...
Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /2007 17:15
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Projet de loi de restriction au droit de grève, dit du « service minimum » :

Cet été, comme cet automne : rien n’est acceptable donc rien n’est négociable !


Nul ne peut se laisser abuser sur les intentions réelles de Sarkozy avec son projet de loi dénommé « relatif au dialogue social et à la continuité des transports publics ».


La « continuité des transports » n’est pas rompue, dans 98% des cas, par les mouvements de grève des agents mais bien par les dysfonctionnements, de plus en plus nombreux, que causent la pénurie de moyens humains et matériels, leur précarisation, et la logique de privatisation. C’est précisément ce que combattent presque tous les mouvements revendicatifs.


Quant à la tarte à la crème du « dialogue social », il aura rarement atteint un tel niveau de caricature qu’il s’agisse de la précipitation avec laquelle le gouvernement veut faire passer son texte dès juillet ou de son contenu.


La visée de Sarkozy est clairement de tenter d’intimider les agents du service public, de restreindre les capacités de mobilisation des salariés d’un secteur stratégique. Le spectre du mouvement de 1995 qui a jeté aux orties le Plan Juppé, de la mobilisation de 2003 contre la 1ère loi Fillon de démantèlement de la retraite solidaire par répartition, continuent de hanter les nuits des gouvernants. Les grèves des agents des transports publics y ont joué un rôle décisif, comme ils pourraient le faire face à la privatisation rampante, à la deuxième loi Fillon de casse des retraites, partant de celle des régimes spéciaux programmée pour 2008.


Sarkozy s’efforce de jeter à la vindicte générale les salariés du secteur public. Il prétend se prévaloir d’un soutien majoritaire de la population pour son « service minimum ». Ce n’est pas la vérité comme le montrent aussi bien le soutien massif aux grévistes des salariés du privé en 95 comme en 2003 que celui des usagers aux conflits locaux quand l’atteinte au service public est expliquée.


La présentation étudiée du projet de loi ne doit pas tromper non plus. Tous ses aspects sont dangereux et à rejeter.

Les articles 5 et 6, les plus largement dénoncés, représentent une atteinte directe au droit constitutionnel, individuel, à la grève.

L’article 5 cherche à imposer, sous peine de « sanction disciplinaire », un préavis individuel de 48 heures. Cette disposition ouvrirait la voie à toutes les pressions, empêcherait le salarié de se prononcer après une assemblée des personnels en début de grève.

L’article 6 veut ouvrir la possibilité à la direction de l’entreprise d’organiser elle-même un vote des personnels, 8 jours après le début d’une grève, sur la poursuite du mouvement. C’est là aussi donner au patronat un moyen de pression sur les grévistes.


Les premiers articles définissant le cadre des accords-cadre dans les entreprises pour la « prévention des conflits » attaquent tout autant le droit de grève, à court retardement, puisqu’ils doivent être « négociés » d’ici le 1er janvier 2008. Rappelons que la signature d’un seul syndicat suffirait à leur application dans chaque entreprise. Faute de la signature d’un accord, ce sont les règles contenues dans la présente loi qui s’appliqueraient.


Elles prévoient ainsi des délais supplémentaires au préavis existant pour « laisser le temps à la négociation », pouvant atteindre 13 jours ! Ces accords portent aussi des menaces sur l’information syndicale.


Les articles (4 et début du 5) définissant le « service minimum » proprement dit, à la charge des autorités organisatrices (par le STIF pour l’Ile-de-France) sont doublement pervers. Premièrement, ils mettent en place l’organisation des briseurs de grève. Deuxièmement, ils constituent un précédent dans la restriction des prestations relevant du service public, ouvrant un nouveau cadre d’éclatement de la mission de service public de chaque entreprise.

Enfin, l’article 9 interdisant le paiement des jours de grève porte de façon inadmissible le mensonge que les grévistes du public sont payés.

En conséquence, notre position de communistes ne peut être que de combattre l’ensemble du projet de loi, d’exiger qu’il soit retiré, qu’aucune de ses dispositions ne s’applique. 
Rien n’est négociable !

Cette position vaut pour cet été alors que le projet de loi va être soumis au Parlement, et, vu la période de l’année, probablement votée. Elle vaut ensuite avant l’édiction des décrets d’application. Mais elle vaudra aussi cet automne alors que les soi-disant négociations auront lieu. Nous devons contribuer à alimenter les mobilisations contre la restriction du droit de grève dans l’entreprise, comme dans les régions.


A ce titre, les responsabilités politiques des régions gérées par la « gauche » sont une nouvelle fois soulignées. Le projet de loi s’inspire et aggrave les dispositifs de « service garanti » déjà mis en place dans certaines d’entre elles et notamment en Ile-de-France. Le Président PS du conseil régional, Huchon, président du STIF, comme sa majorité dans toutes ses composantes doivent choisir leur camp. Nous invitons à les interpeller avec encore davantage de force pour qu’ils tiennent leur engagement de supprimer le dispositif du « service garanti » adopté par la droite, pour qu’ils prennent dans les faits une position de « résistance » à la droite.


La force de l’opposition au coup de force du gouvernement contre le droit de grève sera déterminante pour la suite des mobilisations contre son programme de mesures structurelles de casse sociale.  

Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /2007 17:49
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Les agents de la nouvelle ligne de tramway parisien (T3) font grève pour de meilleures conditions de travail, avec deux rames sur trois en circulation en moyenne et seulement une sur deux aux heures de pointe, selon la RATP. Selon la CGT, à l'origine de ce premier mouvement de grève sur la ligne T3, 95% des agents sont en grève et ce sont les cadres et agents de maîtrise qui conduisent le tramway.

Les grévistes protestent contre le passage depuis lundi de 16 à 18 km/h de la vitesse de la ligne. "Nous devons même passer à 20 km/h au 1er janvier 2008, sans rames ni conducteurs supplémentaires", a indiqué Gérard Cristina, délégué CGT du dépôt de bus de Croix-Nivert, dont dépend la ligne. "Le but est d'ajouter un tour supplémentaire par conducteur, avec des temps de battement réduits, ce qui met en danger la sécurité des passagers et aussi des piétons et des véhicules dans l'environnement direct".

Le premier tronçon du tramway (T3), sur le boulevard des Maréchaux, du pont de Garigliano (XVe) à la porte d'Ivry (XIIIe), a été mis en service le 16 décembre 2006. Cette nouvelle vitesse commerciale permettrait de réduire le temps de parcours entre les deux extrémités de 29 à 26 minutes. Le trafic, en hausse constante, atteint désormais très fréquemment 100.000 voyageurs/jour en semaine et près de 70.000/jour les week-ends. La direction souhaite accroître le trafic de 11.000 voyageurs/jour selon la CGT, qui réclame les moyens correspondants. "Nous avons demandé une audience à notre direction depuis jeudi et ne sommes toujours pas reçus".

A l'occasion d'une délibération ayant trait au système de signalisation sur le parcours du Tramway des Maréchaux sud (TMS), une délégation d'agents grévistes a interpellé les élus du Conseil
du 14ème Arrondissement.

Leur détermination ne faiblira pas tant que l’intérêt du service public ne sera pas pris en compte.

Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /2007 08:29
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Conseil du 14ème arrondissement

Mardi 19 juin 2007


Intervention de Camille MARQUES, conseillère d’arrondissement communiste, sur la délibération n° DVD 2007-86 portant autorisation au Maire de Paris de signer un avenant au marché « système de priorité au tramway et contrôleurs de carrefours à feux » dans le cadre de l’opération « Tramway Maréchaux sud ».


Chers collègues,
 
L’examen ce soir du projet de délibération sur l’aménagement du système de priorité des carrefours sur le trajet du Tramway tombe très opportunément.
 
Les agents de conduite du T3 sont en grève depuis hier à l’appel de leurs principales organisations syndicales. La grève est suivie à plus de 90%. Les quelques rames qui roulent sont conduites par des agents de maîtrise et cadres, qui n’ont pas l’habitude de la conduite des trams.
Le mouvement représente un véritable signal d’alerte sur l’avenir des conditions de sécurité des usagers, des riverains, des automobilistes.
 
D’ici fin juillet, la vitesse commerciale du T3 doit être élevée de 16 à 18 km par heure. A terme, au 1er janvier 2008, le contrat entre la RATP et le STIF prévoit d’atteindre la vitesse de 20 km par heure.
Sans les moyens matériels et humains correspondant à ces augmentations de la vitesse des trams, la menace est à prendre très au sérieux pour la sécurité. Je vous invite à bien mesurer l’effet de l’augmentation du nombre de rotations, la diminution des temps de battement, la dégradation des conditions de travail, l’aggravation de la pénibilité. Mesurons la pression permanente, l’attention constante exigées des machinistes !  Un piéton, une voiture peuvent surgir à tout moment. A 16km/h de moyenne, il faut déjà en vitesse de pointe plus de 100 mètres de freinage pour immobiliser le tram, en risquant de renverser les passagers.
 
Les agents grévistes rappellent l’expérience du T1, le tramway de Seine-Saint-Denis. La tentative d’augmenter la vitesse moyenne a malheureusement été émaillée de nombreux accidents corporels, quelques uns mortels. Après 14 ans de fonctionnement, la vitesse opérationnelle du T1 reste inférieure à 16 km/h.
 
Pour les passagers, l’augmentation de la vitesse moyenne ne fait pratiquement pas gagner de temps, quelques dizaines de secondes par trajet mais dégrade sensiblement les conditions de confort. Ce qu’attendent les usagers, c’est une augmentation de la fréquence des trams, une diminution des durées d’attente, donc des rames et des personnels supplémentaires.
 
Le lancement du T3 est un succès en terme de fréquentation, 95000 usagers par jour en moyenne, jusqu’à 112000 les jours de salon.
La municipalité de Paris s’enorgueillit de ce résultat. Elle est un partenaire essentiel du T3. Elle est partie prenante du STIF dont elle désigne un tiers des administrateurs.
 
La Ville ne peut rester passive devant les revendications des agents qui font tous les jours le succès du T3, des revendications qui concernent directement nos concitoyens.
A son niveau, notre conseil d’arrondissement non plus. Je suis interpellée sans arrêt par des riverains de la Porte de Vanves et de la Porte de Châtillon sur le tram.
 
La direction de la RATP et le STIF se placent clairement dans la recherche de la rentabilité financière maximale, contre la qualité du service, la sécurité, le service public. La logique de la privatisation à terme pointe.
 
Notre municipalité ne peut pas et ne doit pas suivre ces choix.
 
Je propose que notre conseil intervienne directement auprès de la direction de la RATP, auprès de la Ville pour appuyer les revendications des grévistes, pour obtenir qu’elles soient rapidement satisfaites.
Jusqu’à présent, la direction de la RATP a manifesté un refus de les prendre en compte, d’ouvrir des négociations sur des bases sérieuses. Alors que les agents parlent de sécurité, ils répondent par des primes. Ce ne sont pas des primes qui vont empêcher les accidents !
Les agents grévistes font preuve de responsabilité. Ils font la démonstration de la nécessité de trois créations de poste immédiatement.
 
Ces demandes sont directement à mettre en parallèle avec le projet de délibération dont nous discutons.
Le système automatique d’aménagement des priorités aux carrefours est très coûteux : 1,75 million d’euros prévus initialement à la charge de la collectivité parisienne.
On nous demande aujourd’hui d’approuver l’augmentation de ce marché à hauteur de 348.000 euros.
Des aléas techniques justifieraient une partie de cette augmentation. Je n’ai pas les éléments pour en juger.
 
Mais la lecture de l’exposé des motifs dévoile qu’une somme supplémentaire de 43200 euros hors taxe, 51000 TTC, est prévue pour financer la mise en place d’un équipement qui n’a rien à voir avec l’objectif d’ensemble du dispositif technique qui est d’optimiser la circulation.
A la demande du STIF, un nouvel outil informatique devrait être mis en place pour contrôler la vitesse commerciale des trams « dans le cadre de la contractualisation », pour mesurer les temps d’arrêts aux feux et en stations, pour « archiver » ces données.
Ce supplément est demandé par le STIF mais c’est notre Ville qui devrait financer ce système de flicage.
La RATP ne veut pas consacrer les moyens pour créer les postes nécessaires à la sécurité, mais les donneurs d’ordre trouveraient des centaines de milliers d’euros pour mettre en place des chronos-mouchards automatiques pour préparer la marchandisation.
 
Pour cette seule raison, je voterai contre ce projet de délibération en invitant, une nouvelle fois, notre conseil à intervenir pour défendre les justes revendications des agents grévistes du tramway qui porte l’intérêt général que nous somme là pour défendre.
Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /2007 15:53
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Remise en cause du droit de grève avec le service minimum : rien n’est et ne sera jamais négociable !

 

D’ici les législatives, le président et ses ministres entretiennent le flou sur les conditions de la mise en place de leur projet de « service minimum » dans les transports. Un jour, il est question dans la presse d’une loi contraignante applicable au 1er septembre. Un autre, le ministre du travail X.Bertrand affirme qu’il y aura « bien évidemment » un service minimum à la SNCF dès le 1er janvier 2008. Le 29 mai, Sarkozy et Fillon ont évoqué l’un et l’autre la perspective d’une « loi cadre » qui serait mise à l’ordre du jour d’une session extraordinaire du Parlement en juillet. Recevant les dirigeants syndicaux, Sarkozy assure qu’aucune mesure ne sera prise sans les consulter, sans « négociations ».

Les conditions de la remise en cause du droit de grève ne sont pas négociables. La volonté du gouvernement est évidemment d’entraver la capacité de mobilisation et de résistance des agents des transports publics qui s’est avérée décisive en 1995 pour repousser le Plan Juppé dans l’intérêt de tous les salariés. Le droit de grève est un acquis, une liberté historique, inscrite dans constitution. Aucune bonne « formule » n’existe pour accommoder les prétentions revanchardes du MEDEF.

Il n’est pas question d’accepter le service obligatoire mis en avant par Sarkozy dans la campagne des présidentielles : 3 heures de circulation normale le matin et 3 heures le soir. Cela équivaudrait à la réquisition de 80% des cheminots.

Mais il n’est pas plus question d’accepter la piste évoquée par Fillon le 29 mai. Une loi pourrait imposer l’obligation contraignante d’organiser un « service minimum garanti » aux donneurs d’ordre, c'est-à-dire aux collectivités locales pour les transports urbains. Les Régions et autorités régulatrices en dépendant auraient la responsabilité de recourir à des entreprises parallèles pour effectuer le service et pourraient prélever les financements pour cela sur les entreprises de service public. Et on nous dit que cette institutionnalisation du recours aux « jaunes » ne serait pas une remise en cause du droit de grève !

La plus grande vigilance est de mise à l’approche de l’été. Coupons court à la propagande haineuse contre les agents du service public ! La remise en cause de leur droit de grève menace l’ensemble des salariés. Le maintien des conditions du service public pour lequel se battent les agents est la meilleure garantie de la qualité et de la continuité du service qu’attendent les usagers.

Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /2007 20:31
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Plus de 40% de grévistes à France-Télécom décidés à enrayer la « machine à broyer » de la privatisation

 


Jeudi 31 mai, la journée d’action et de grève, à l’appel des organisations syndicales, a été particulièrement bien suivie à France Télécom : plus de 40% de grévistes et plusieurs rassemblements importants dont celui place d’Alleray à Paris 15ème devant la direction générale. Les agents s’opposent à un plan de suppression de 22000 emplois sur 108000 en France d’ici fin 2008.

Cette journée peut marquer le passage à une nouvelle étape dans la riposte face au sabotage qui n’en finit pas de l’entreprise de service public. Elle appelle à de larges convergences d’action avec tous les salariés du secteur public frappés par le même processus, la privatisation, que FT a inauguré, dramatiquement.

Le livre « France-Télécom , la machine à broyer », écrit en collaboration avec les communistes de la section Paris 15, a prouvé et démonté l’existence d’un système de gestion du personnel confinant au harcèlement généralisé, prenant des formes multiples souvent a priori incohérentes pour les intéressés. Le livre les analyse. Mis en place dans le cadre du processus de privatisation, ce mode de « démolition » des ressources humaines poursuit un objectif précis. Il vise non seulement à renforcer la rentabilité financière à court terme, à rembourser l’endettement vertigineux fabriqué au début de la privatisation, mais aussi à se débarrasser d’une partie des personnels, notamment ayant le statut de fonctionnaires.

La présence de 80% de fonctionnaires dans l’entreprise, proportion qui diminue peu vu le peu d’embauches, constitue toujours en effet un obstacle à la privatisation totale. L’Etat reste actionnaire de référence. Les patrons successifs, dont François Bon puis Thierry Breton, maintenant Louis-Pierre Wenes ont couvert et organisé ce système qui perdure pour également éradiquer l’esprit de service public dans l’entreprise.

De meilleures conditions existent objectivement pour s’opposer à la poursuite du processus de liquidation du service public et de ses agents. Aujourd’hui la crise sociale dans l’entreprise, son origine et ses fins, sont clairement identifiées par les salariés dans leur globalité. La persistance de 80000 fonctionnaires dans l’entreprise est aussi un facteur de résistance. L’expérience désastreuse de la dérégulation et de la mise en bourse a été faite aussi bien par les agents que par les usagers, en France comme dans les autres pays. Pour les usagers : l’explosion des tarifs des abonnements et du fixe, multiplication des services payants, la fermeture des agences, le déficit d’entretien des lignes, des cabines, les annuaires ou les renseignements devenus sources de profit jusqu’à la caricature. Ils paient aussi lourdement le développement sous les règles anarchiques du privé des nouvelles technologies, portables, internet : un véritable gâchis que traduit l’explosion injustifiée des dépenses globales de télécommunication.

Les grandes similitudes de situation et de vécu, avec un décalage dans le temps, avec les autres grands services publics, Poste, SNCF, RATP, GDF, EDF… avec la fonction publique, se manifestent et ouvrent davantage la voie aux nécessaires convergences de lutte et d’action. Sur la bataille qui s’annonce contre la casse des régimes spéciaux, on sait que la privatisation de FT avait aussi commencé par la sortie de l’entreprise du financement des retraites des agents. Les directives européennes de mise en concurrence servent dans tous les secteurs de prétexte et d’instrument à la déréglementation en France et à la privatisation, comme cela a été le cas en premier à FT.

Sur le plan politique, le peuple a fait son expérience aussi. La privatisation de FT est l’œuvre conjointe des gouvernements successifs depuis la division des PTT par le ministre PS Quilès. La première loi de privatisation a été élaborée par le ministre Fillon du gouvernement Juppé et votée en 1996. Les mêmes sont de nouveau aux affaires avec Sarkozy. Rappelons aussi que, contrairement à ses promesses électorales, Jospin décidait en juin 1997, Fabius étant ministre de l’économie, d’appliquer cette loi « en ouvrant le capital ». L’alternative politique est pour l’instant dans la lutte, dans la construction du rapport de forces et des convergences d’action. Les communistes de Paris 15ème sont bien décidés à ne pas attendre 2012 pour y contribuer. La grève et les manifestations du 31 mai démontrent que l’heure est la riposte également à France Télécom.

Pour se procurer le livre « France Télécom, la machine à Broyer », envoyer un chèque de 12 euros à l’ordre de J. Gawsewitch, 130 rue Castagnary, 75015 PARIS. Un exemplaire vous sera envoyé par retour du courrier.

 
Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /2007 22:02
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /2007 12:36
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Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ? Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ?

Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF. M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 Mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent. A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire ! Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage).
Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy », voici notre direction sur la sellette. « Toute cette direction, il faut la virer », a lâché le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 Mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder ». Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes. Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile. Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais, c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ? La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public. Non, Monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information. Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat. A bon entendeur.


La Société des Journalistes de France 3. Le 23 Mars 2007
Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /2007 15:17
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