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Tribunes

L´importance de faire remonter le vote communiste, inséparable de son contenu.

Par Camille Marques, conseillère d'arrondissement, membre du Conseil Départemental du PCF Paris



L´anticommunisme ne connaît pas de déclin ! La campagne politique et médiatique sur le thème du « déclin inéluctable » du PCF se déchaîne. Certes, le résultat à la présidentielle de Marie-George Buffet, candidate de la « Gauche populaire et antilibérale », redevenue secrétaire du Parti après l´élection, contribue à la nourrir.

Dans le Monde daté du 4 Juin, un éditorialiste écrit que « le PCF est condamné à disparaître ou à se renier ». Décidément, certains prennent leurs rêves pour des réalités.

Pour moi, il y a une nécessité, que l´arrivée au pouvoir de Sarkozy rend encore plus sensible : la remontée du PCF, non seulement aux élections mais comme force organisée dans nos entreprises et nos quartiers. Elle ne se fera pas en se « reniant ». Au contraire, elle se fera en faisant vivre tout ce qui a fait l´efficacité du PCF au service du plus grand nombre, du monde du travail, de la Nation : sa théorie révolutionnaire, marxiste, sa forme d´organisation de masse centrée sur ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme, maintenant mondialisé.

En 1997, 8 ans après la chute du Mur de Berlin, mon Parti avait progressé et obtenu 10% des suffrages aux législatives. Après 5 ans de participation à un gouvernement de « gauche plurielle» qui a loyalement servi les affaires du patronat, Robert Hue n´a obtenu que 3,37%. Aux régionales de 2004, dans le Nord-Pas-de-Calais, sur la base de l´affirmation de l´identité communiste et du refus de collaborer avec le social-libéralisme, nos camarades ont obtenu 12% des voix. En 2007, sous une appellation impossible à identifier, sur un programme consensuel placé sous le but de « rassembler institutionnellement de toute la gauche », Marie-George a obtenu le résultat que l´on sait et qui menace l´avenir de mon Parti.

Il est temps de réagir comme des milliers de camarades le font, de sympathisants et d´électeurs l´appellent de leurs voeux. Je suis convaincue que beaucoup dans les luttes actuelles ou à venir sont en attente du PCF.

Nous sommes le seul Parti qui dit NON à l´UE du capital. Que les dirigeants de la « gauche antilibérale » cessent de prétendre en notre nom être « farouchement pro-européens » ! Communistes, nous ne sommes pas là pour calculer notre place en 2012 comme le font Mme Royal, MM. Bayrou ou Delanoë, nous sommes là pour participer à organiser les luttes, leur donner une perspective politique.

C´est ce qui fait le sens du vote communiste, son utilité, parce qu´il correspond, non à une posture électoraliste, mais à une réalité dans le rapport de forces, dans le rapport de classe. C´est le sens de mon engagement avec mes camarades de la section du 14ème arrondissement.

Aux législatives du 10 juin, la direction parisienne du PCF a décidé de désigner arbitrairement, sans assemblée de section, en écartant les élus municipaux communistes, les candidats dans les circonscriptions correspondant au 14ème. Dans ces conditions difficiles, vu le court laps de temps, nous n´avons pas jugé utile de le contester.

Que ces candidats choisissent à l´avenir de disparaître ou de renier le nom du Parti sous l´étiquette duquel ils se présentent, je ne le sais pas. En tout état de cause, les communistes du 14ème restent maintenant et demain à la disposition des salariés et des habitants de l´arrondissement pour combattre du local au national la politique au service du MEDEF et de la mondialisation capitaliste.
Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /2007 12:22
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Vulgaire !




Il faut se faire une raison. La vulgarité a subitement pris son envol au soir de la victoire de notre nouveau Président de la République. Certes, elle existait déjà avant ce jour mémorable, généralement tapie discrètement dans l’ombre des VIP. Désormais, elle s’exhibe en pleine lumière, au sommet de l’État, sans pudeur ni crainte qu’elle puisse irriter le citoyen, sous l’œil affûté des caméras voyeuses, amplifiée par les commentaires serviles de journalistes douteux, scrutée par le regard fasciné d’une foule informe insidieusement préparée à cet abandon grotesque. Nous le devinons déjà : il va être difficile de contenir cette tempête de vulgarité aux multiples visages. Une étape a été franchie qui nous mènera loin sans doute, plus loin peut-être que nous ne l’imaginons aujourd’hui.

Vulgaire, la fête vespérale du 6 mai où les « people » se firent concurrence dans un « qui mieux mieux » surréaliste tellement éloigné du vrai sens du mot politique. Tout y est passé : le laïus pitoyable de la rock star éméchée un temps réfugiée chez les Helvètes et prompte en ce soir glorieux à colporter le message téléguidé de son maître à penser le nouvel ordre moral et social ; la voix oubliée de la toujours demoiselle d’Avignon requise un soir pour entonner l’hymne national devant la foule en liesse massée à la Concorde ; l’approximation langagière de l’ancien roi des tatamis reconverti dans le commentaire politique servile et plat pour émission de télévision sans originalité de soir de scrutin. Les messages font mouche dans les chaumières. « Nicolas Sarkozy aime sa famille et ses amis. Il ne peut donc pas trahir son pays », proclame le rocker pénétré de cette banalité insondable. « Nicolas Sarkozy est vraiment dans la proximité avec les gens », énonce le petit commis aux pièces jaunes préparant sa reconversion. On vérifiera la profondeur de cette proximité dès le lendemain sur la mer.

Vulgaire le bras d’honneur présidentiel fait au peuple que représente la clinquante croisière méditerranéenne. Une petite escapade familiale et maritime offerte par un ami désintéressé. Le bateau appartient à Vincent Bolloré, l’une des plus grosses fortunes de France, et est immatriculé à Malte, un paradis fiscal sans aucun avantage pour les « gens de peu », mais providentiel pour les « gens de biens ». MM. Sarkozy et Bolloré jurèrent que les entreprises du second ne passent aucun marché avec l’État que va diriger désormais le premier. C’est faux ! Et de juteux marchés, même. La presse le fit savoir illico presto, du moins celle qui n’est pas aux ordres de MM. Lagardère, Pinault ou Bolloré, tous amis du nouveau Prince. Le peuple encore tout extasié n’en a cure. Il ne voit pas que dans la confusion entre le luxe de tout temps normalement légitimé et ce « tape-à-l’œil » grossier on se moque ostensiblement de lui. Il a oublié qu’en des temps pas si lointains on eût parlé de corruption.

Vulgaire la mise en scène millimétrée qui nous fut servie le jour du sacre officiel. Le baiser sur la bouche de l’épouse volatile administré sur le perron élyséen sera vite couché sur le papier glacé des magazines pour salles d’attente. Il est là le bon goût français, dans toute sa contradiction. On accepte de bonne grâce que le Président de la République ait une vie privée extraconjugale, parfois même une double vie, mais on détesterait assister à l’emménagement d’un chef de L’État célibataire forcé. Que voulez-vous ? Les gens aiment que l’on sauve les apparences. Le pouvoir, en haut lieu, a décidé qu’il aurait tort de ne pas se servir de ce faux-semblant avec abondance. La République se vautre à présent dans le banal le plus racoleur quand elle devrait savoir garder ses distances avec lui.

Ce début de quinquennat manque singulièrement de classe. Il va falloir s’habituer à cette « proximité » que la substitution de la culture de masse à la culture populaire a fini par produire.

Hier, les élites se tenaient à bonne distance du « reality business » dont elles se contentaient d’espérer qu’il parvienne à détourner la « populace » des vraies questions politiques.

Maintenant, elles entendent l’utiliser activement. La manipulation des esprits les moins armés pour la résistance aux fausses évidences est lancée. Seule une éducation populaire digne de ce nom pourra relever le défi du redressement intellectuel. Alors seulement, la citoyenneté enfin conquise bannira l’alibi commode et illusoire de la proximité.  


                                                     Yann Fiévet

 

Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 20:23
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Affligeant mais éclairant

Par Emmanuel DANG TRAN, secrétaire de la section PCF Paris 15, membre du CN du PCF

Ils sont contents d’eux ! Le 1,93% ne suscite aucune remise en question du côté des dirigeants nationaux du PCF. Au contraire, ils n’ont cessé au CN d’hier de se féliciter de leur « formidable » campagne. A peine certains expriment-ils une déception devant le score. Pas mérité, trop injuste ! Mais il y a des forces majeures contre lesquelles on ne peut rien : les media et surtout le « vote utile ».

Pourtant la logique du « vote utile » n’a pas balayé tout le monde et notamment pas Besancenot qui gagne 300000 voix. Pourquoi ? Pas de réponse du côté de l’équipe de campagne de Marie-George. Quelques membres du CN se hasardent à avancer des explications : les media, encore eux, auraient joué pour Besancenot parce qu’il n’a pas fait sa priorité du rassemblement et de la victoire de « toute » la gauche (derrière Ségolène). Aveu implicite que la campagne de Buffet aurait elle-même alimenté le vote utile !

Je renvoie à notre déclaration commune pour notre analyse sur les causes de l’échec cuisant et la stratégie suicidaire (meurtrière) poursuivie pendant la campagne par la direction.
Mais à quoi et à qui est destinée cette véritable méthode Coué ?
Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /2007 20:11
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Le 21 Avril est passé.
Ouf ! On respire...
Plus que 143 jours
Avant le 11 Septembre.
Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /2007 06:41
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Une tribune publiée de nos camarades du Réseau communiste de Fontenay-sous-Bois: une contribution au débat et à notre bataille pour l'avenir du Parti
Nous ne nous résignons pas!

"Cesser de jouer à ce Monopoly où toutes les cases sont la propriété des capitalistes."

Par Jacques Damiani et Alain Depoilly, réseau communiste de Fontenay-sous-Bois, Réseau communiste de Fontenay-sous-Bois.

Aujourd’hui, dans l’élection présidentielle, une question se pose à tous : que devient le Parti communiste français ? La situation révèle a confusion idéologique engendrée par la mutation du Parti, ses dirigeants s’éclatent dans tous les sens...
... suite

Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 23:27
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Plus de trois milliards de personnes dans le Monde condamnées à mourir prématurément de faim et de soif


Je n’exagère pas ; je serais même plutôt prudent. J’ai beaucoup réfléchi là-dessus après la réunion du président Bush avec les fabricants de voitures étasuniens.
Ce lundi 26 mars, l’idée sinistre de convertir les aliments en carburant a été définitivement établie comme un des grands axes économiques de la politique extérieure des Etats-Unis.
Une dépêche de l’agence de presse étasunienne, AP, qui parvient à tous les endroits du monde, affirme textuellement :
 « WASHINGTON, 26 mars (AP).  Le président George W. Bush a vanté, ce lundi, les avantages des voitures roulant à l’éthanol et au biodiesel au cours d’une réunion avec les fabricants d’automobiles où il s’est efforcé de promouvoir ses plans de carburants alternatifs.
« Bush a affirmé qu’un engagement des dirigeants de l’industrie automobile nationale de doubler leur production de voiture fonctionnant au carburant alternatif pousserait les automobilistes à renoncer aux moteurs à essence et réduirait la dépendance du pays par rapport au pétrole importé.
« "C’est là une grande avancée technologique pour le pays”, a affirmé Bush après avoir inspecté trois voitures à carburant alternatif. “Si la nation veut réduire sa consommation d’essence, le consommateur doit avoir la possibilité de prendre une décision rationnelle."
« Le président a pressé le Congrès d’adopter sans retard une loi que le gouvernement a proposée récemment afin d’ordonner l’utilisation de 132 milliards de litres de carburants alternatifs d’ici 2017 et d’imposer des normes plus exigeantes d’économie de carburant automobile.
« Bush a soutenu une réunion avec Rich Wagoner, président du Conseil d’administration et P.D. G. de General Motors Corp., Alan Mulally, P. D. G. de Ford Motor Co., et Tom LaSorda, P.D. G. du groupe Chrysler de Daimler Chrysler AG.
« Tous les quatre ont discuté de mesures destinées à soutenir la fabrication de voitures à carburant alternatif, d’essais de produire de l’éthanol à partir de sources telles que le gazon et la sciure, et d’une proposition de réduire la consommation d’essence de 20 p. 100 d’ici dix ans.
« Les discussions se sont  déroulées alors que les prix de l’essence ont monté. L’étude la plus récente de l’organisation Lundberg Survey signale que le gallon d’essence (3,78 litres) a augmenté de 6 centimes en moyenne dans le pays  ces deux dernières semaines pour atteindre 2,61 dollars. »
Je pense que réduire mais aussi recycler tous les moteurs à électricité et à essence est une nécessité élémentaire et urgente pour toute l’humanité. L’idée tragique n’est pas de diminuer ces dépenses d’énergie, mais de convertir les aliments en carburant.
L’on sait aujourd’hui exactement qu’une tonne de maïs ne peut produire que 413 litres d’éthanol en moyenne, selon les densités, soit 109 gallons.
Le cours moyen du maïs aux ports étasuniens est de 167 dollars la tonne. Il faut donc 320 millions de tonnes de maïs pour produire 35 milliards de gallons d’éthanol.
Selon la FAO, la récolte de maïs aux USA a été de 280 200 000 tonnes en 2005.
Bien que le président Bush parle de produire du carburant à partir du gazon ou de la sciure, n’importe qui comprend qu’il s’agit de phrases absolument irréalistes. Calculons bien : 35 milliards, c’est 35 suivi de neuf zéros !
On nous sortira ensuite de beaux exemples au sujet de la productivité par homme et par hectare qu’atteignent les agriculteurs expérimentés et bien organisés des USA ; du maïs converti en éthanol ; des résidus de ce maïs convertis en aliments pour animaux à 26 p. 100 de protéine ; des excréments du bétail utilisés comme matière première pour la production de gaz. Et ce, bien entendu, après de gros investissements à la portée seulement des entreprises les plus puissantes où tout fonctionne à l’électricité et au carburant. Appliquez donc cette recette aux pays du tiers monde et vous verrez combien de personnes parmi les masses affamées de notre planète cesseront de manger du maïs. Pis encore : prêtez donc des crédits aux pays pauvres pour qu’ils produisent de l’éthanol de maïs ou de tout autre type d’aliment, et il ne restera pas un seul arbre pour défendre l’humanité des changements climatiques !
D’autres pays du monde riche ont prévu d’utiliser non seulement le maïs, mais encore le blé, les graines de tournesol et de colza et d’autres aliments pour produire des carburants. Il serait rentable pour les Européens, par exemple, d’importer tout le soja du monde afin de réduire la consommation d’essence de leurs voitures et de nourrir leurs animaux avec des résidus de cette légumineuse spécialement riche en tous types d’acides aminés essentiels.
A Cuba, les alcools étaient un sous-produit de l’industrie sucrière, après trois extractions de sucre du vesou. Les changements climatiques portent déjà préjudice à notre production sucrière. De grandes sécheresses alternent avec des pluies record, ce qui permet à peine de produire du sucre pendant cent jours avec des rendements adéquats durant les mois de notre hiver très modéré, de sorte qu’il manque toujours du sucre par tonne de canne ou de la canne par hectare à cause des sécheresses prolongées à l’époque des semailles et de la culture.
 Je crois savoir qu’on utiliserait l’alcool au Venezuela non pour l’exporter, mais pour améliorer les effets qualitatifs du carburant sur l’environnement. Aussi, indépendamment de l’excellente technologie brésilienne de production d’alcool, son utilisation à Cuba pour produire directement de l’alcool à partir du vesou ne constitue qu’un rêve ou un délire de ceux qui s’illusionnent sur cette idée. Dans notre pays, les terres consacrées à la production directe d’alcool peuvent être bien plus utiles à la production d’aliments pour la population et à la protection de l’environnement.
Tous les pays du monde, riches et pauvres, sans la moindre exception, pourraient économiser des milliards de dollars en investissements et en carburants rien qu’en substituant à leurs ampoules à incandescence des ampoules fluorescentes, comme Cuba l’a fait dans tous ses foyers. Cela signifierait un répit qui permettrait de mieux résister aux changements climatiques sans tuer les masses pauvres du monde de faim.
Je ne qualifie pas, on le constatera, ni le système ni les maîtres du monde. Les experts en information et les hommes de sciences socio-économiques et politiques honnêtes qui abondent dans le monde et ne cessent de fouiner dans l’actualité et l’avenir de notre espèce savent le faire excellemment. Il suffit d’un ordinateur et des réseaux croissants d’Internet.
Nous sommes face aujourd’hui, pour la première fois, à une économie vraiment mondialisée et à une puissance dominante sur le terrain économique, politique et militaire qui ne ressemble en rien à la Rome des empereurs.
Certains se demanderont pourquoi je parle de faim et de soif. Je réponds : il ne s’agit pas du revers de la médaille, mais de plusieurs face d’une autre pièce, à la manière d’un dé à six faces ou d’un polyèdre à encore plus de plans
Je m’en remets en l’occurrence à une agence de presse officielle fondée en 1945 et généralement bien informée des problèmes économiques et sociaux du monde : TELAM, qui affirme textuellement :
« Près de deux milliards de personne habiteront d’ici à peine dix-huit ans dans des pays et des régions où l’eau ne sera plus qu’un lointain souvenir. Les deux tiers de la population mondiale risquent de vivre à des endroits où cette rareté provoquera des tensions sociales et économiques d’une telle ampleur qu’elles pourraient conduire les peuples à la guerre pour le précieux "or bleu".
« Ces cent dernières années, l’utilisation de l’eau a augmenté à un rythme de plus de deux fois supérieur au taux de croissance de la population.
« Le  Conseil mondial de l’eau (WWC) estime que 3,5 milliards de personnes seront touchées par cette grave situation d’ici 2015.
« L’Organisation des Nations Unies a fêté le  23 mars, Journée mondiale de l’eau, en appelant à faire face d’ores et déjà à la rareté de l’eau dans le monde sous la coordination de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), en vue de souligner l’importance croissante de cette rareté de l’eau à l’échelle mondiale et la nécessité d’une intégration et d’une coopération accrues qui permettent de garantir une gestion soutenue et efficace des ressources en eau.
« De nombreuses régions du monde souffrent une grave pénurie d’eau, à raison de moins de 500 mètres cubes par personne et par an. Toujours plus de régions connaissent un manque chronique de cet élément vital.
« Les principales conséquences de cette pénurie d’eau sont les quantités insuffisantes de ce liquide indispensable à la production d’aliments, l’impossibilité du développement industriel, urbain et touristique et les problèmes de santé. »
Ici conclut la dépêche de TELAM.
Je me garde de signaler ici d’autres faits importants, comme le dégel au Groenland et dans l’Antarctique, les dommages causés à la couche d’ozone, et les quantités de mercure croissantes que l’on trouve dans de nombreuses espèces de poissons de consommation habituelle.
Je pourrais aborder d’autres questions, mais je ne prétendais faire qu’un simple commentaire sur la réunion du président Bush avec les P.D. G. des compagnies d’automobiles étasuniennes.


Fidel Castro
28 mars 2007

Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 11:48
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PASCAL PAOLI ET BERTAND DELANOE, par le PCF Cap Corse

   Le maire de Paris vient de refuser de donner le nom de Pascal Paoli à une rue ou place de la capitale.
Cette attitude est regrettable.

 

  Rappelons qu’avant d’être l’icône des nationalistes et d'être mangé à toutes les sauces, Paoli était un homme des Lumières, période qui vit, au XVIII° siècle , l'épanouissement de la pensée démocratique européenne et permit le progrès décisif que fut la Révolution Française de 1789.

 

Il donna à notre île une constitution fondée sur la séparation des pouvoirs, accorda le droit de vote à tous les citoyens, dont les femmes (veuves ou célibataires) et fonda une université.
La Corse devint alors le premier État démocratique européen, et ceci fut noté par philosophes comme Voltaire et surtout J.J. Rousseau.

Nous déplorons d’autant plus ce refus que le maire de Paris s’assied sur la laïcité républicaine en attribuant le nom du pape Jean-Paul II Wojtyla, héraut de la lutte anticommuniste et antiprogressiste, au parvis de Notre-Dame.
Rappelons également que La Fayette, qui, s’il contribua à l’indépendances des colonies anglaises d’Amérique du Nord, passa à l’ennemi alors qu’il commandait une armée en temps de guerre, lors de la Révolution française,et fut donc coupable de haute trahison, a donné son nom à une grande artère de la capitale.
Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /2007 17:07
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L’heure n’est pas à la dissolution du PCF mais à son ressourcement

 

 

 

Georges HAGE,
Vétéran du Parti Communiste, Doyen de l’Assemblée Nationale.

 
La mascarade des collectifs antilibéraux n’a que trop duré. Le spectacl donné, les 9 et 10 décembre derniers, à l’Ile St Denis, est affligeant. Nous voulons réconcilier la population avec l’action politique ? Que peuvent penser ceux qui souffrent du chômage, de la précarité, de l’incertitude du lendemain, des délocalisations et des plans sociaux de ces palabres stériles entre boutiquiers d’officines groupusculaires coupeurs de cheveux en quatre ? L’ambition, nous dit-on, est de rassembler celles et ceux qui ont œuvré à la victoire du non au référendum sur le projet de Constitution européenne. Parfait ! Mais où sont les forces qui ont permis ce succès ? Les socialistes partisans du non sont (presque) tous rentrés au bercail. Ils se sont rangés derrière la bannière de la candidate du oui, Ségolène ROYAL. L’extrême gauche –LO et la LCR– a ses propres candidats. Que pouvons-nous d’ailleurs espérer de ces organisations, dont la raison d’être a toujours été de diviser le monde du travail et de le conduire dans des impasses ? Alors que reste-il ? Une multitude de chapelles ne représentant qu’elles-mêmes. Et nous leur courons après en leur proposant un marché de dupes. Rassemblons-nous, leur disons-nous, mais il va de soi que la mieux placée pour représenter ce mouvement est Marie-George Buffet. Ils hurlent à la duperie. Le pseudo-rassemblement est donc au bord de l’explosion et sa crédibilité auprès de l’opinion publique est évidemment nulle. Dans cette tempête dans un verre d’eau, où sont donc nos concitoyens, ceux-là mêmes qui ont fait la victoire du non, qui rejettent la mondialisation capitaliste et ses ravages et qui voudraient bien voir enfin se dessiner une perspective fiable ? Ils n’y sont pas et ils se moquent comme d’une guigne de ces collectifs fantoches. Le désarroi, dans lequel nous les plongeons, ne peut que les conduire soit à l’abstention par écœurement, soit à des votes défouloirs ou nauséabonds par dépit, soit à un vote utile au 1er tour par crainte d’un second 21 avril. Il est donc temps d’en revenir à quelques « fondamentaux ». Pourquoi le Parti Communiste Français a-t-il vu le jour ? Parce que la classe ouvrière et le monde du travail avaient un urgent besoin d’une organisation, qui leur soit propre pour défendre leurs intérêts de classe face au capital et préparer la nécessaire transformation sociale. La social-démocratie s’était fourvoyée dans la collaboration avec la bourgeoisie et le désastre de la première guerre mondiale. Le peuple était démuni. Il lui fallait cet outil de résistance et de conquête. Autre époque ? Sans doute. Mais dans quelle situation sommes-nous ? Le Parti socialiste, à l’épreuve du pouvoir, n’a-t-il pas sombré dans l’acceptation d’une société capitaliste indépassable et tout juste réformable à la marge ? Jamais son programme, les déclarations de sa candidate n’ont été à ce point marqués du sceau du renoncement au changement de société. Evidemment, nous avons un problème : notre Parti a plongé dans le même gouffre, en participant à des gouvernements de reniements. Pensons-nous nous en sortir en nous diluant dans un agglomérat de groupuscules inopérants ? Ce serait signer notre disparition. Ce ne serait pas rompre avec la période précédente, car si la question de ministres « communistes » devait se reposer, je suis convaincu que nous y retournerions, notre présence sous les ors de la République palliant notre inexistence politique et l’absence d’un projet révolutionnaire clairement défini (la notion de « visée communiste », que nous employons, est à ce point floue que l’horizon du changement parait inatteignable). Le non a ouvert ou, plutôt, révélé un vaste espace politique, de même que les mobilisations contre le CPE, pour la retraite ou la Sécurité Sociale, il appelle à ce que les millions de nos concitoyens disposent à nouveau d’une organisation pour combattre le capital dans ses mutations destinées à prolonger sa domination et construire une société de transformation sociale. L’heure n’est pas à la dissolution du Parti communiste mais à son ressourcement. Le vide politique est béant. Qu’attendons-nous pour le combler ? Cela implique de rompre clairement et visiblement avec nos stratégies de compromission d’hier avec la social-démocratie et de marginalisation d’aujourd’hui. Il nous faut retrouver le terrain des luttes sociales – le champ est vaste -, notre rôle d’éveilleur des consciences et de porteur d’une société alternative au capitalisme. Le premier geste réside dans l’entrée en campagne sans plus aucun retard d’un(e) candidat(e) communiste aux élections présidentielles et de candidat(e)s communistes dans chaque circonscription pour les élections législatives.

Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /2006 13:34
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VERS UNE RECOMPOSITION SYNDICALE DE TYPE RÉFORMISTE


Après le 48 ème Congrès de Lille, le CCN de la CGT qui s´est réuni le 27 septembre dernier, a décidé à une large majorité (94,2 %) d´adhérer à la nouvelle « Confédération syndicale internationale » dont le Congrès constitutif aura lieu en novembre prochain en Autriche. Seules les unions départementales du Cantal, de la Meuse, de la Vienne et du Loiret se sont abstenues et celles de l´Indre et du Loir et Cher ont voté contre. Les Fédérations du Bois et des Sociétés d´études se sont abstenues et celles de l´agroalimentaire et de la Chimie ont voté contre.

La création de cette nouvelle Confédération ne va pas manquer, à plus ou moins long terme, d´avoir de graves conséquences tant à l´échelle de l´Europe que dans notre pays. Et en conséquence, sur la stratégie même de la CGT. Quand on sait que la CSI sera constituée, pour l´essentiel, des anciennes organisations membres de la Confédération Mondiale du Travail (CMT) mise en place par le Vatican et de la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL) où sont majoritaires les syndicats américains, la plupart contrôlés par la CIA, il y a là matière à réflexion ! A la lutte des classes, se substitue une stratégie du « dialogue social », de « l´institutionnalisation » du syndicalisme, comme on l´a constaté au moment du vote pour le référendum pour la Constitution européenne où la CSE et la majorité des syndicats européens ont été parmi les promoteurs du Oui. Ce qui n´a pas été sans conséquence dans la CGT, notamment sur la position de son secrétaire général, Bernard Thibault, (1) partisan de l´abstention, mais, heureusement, mis en minorité par le CCN appelant à voter Non. Le patronat français et européen n´accepte pas, pour autant, le verdict des urnes et il entend poursuivre son offensive pour liquider les derniers îlots de résistance à sa politique. Pour cela, il lui faut mettre en place les instruments de sa domination. En Europe c´est chose faite avec la CES. Au niveau mondial, cela va se faire avec la CSI. Une simple lecture des futurs statuts en apporte les preuves. Il n´y a plus de référence à la lutte de classes, au socialisme, à l´abolition du salariat et du patronat qui figuraient dans la Charte d´Amiens et dans les statuts de la CGT. C´est le triomphe de l´association capital-travail, la collaboration de classes par laquelle, chacun, ouvriers et patrons, trouve une communauté d´intérêt à défendre l´entreprise ! La dernière intervention de Jacques Chirac au Conseil économique et social apporte un éclairage supplémentaire à cette stratégie réformiste.

Dans la situation politique actuelle qui voit les difficultés des gens s´aggraver, comme le montre notre article en page 1, il est évident que la CSI ne tardera pas à montrer ses limites. Encore faut-t-il que s´ouvre un débat de fond au sein de la CGT, qui reste encore l´un des derniers remparts face à l´offensive patronale. Un débat qui peut s´avérer positif, mais à condition que l´on donne toutes les clefs et informations aux adhérents, afin qu´ils restent maîtres de leur syndicat.

(1) Seuls des esprits mal intentionnés disent que Bernard Thibault pourrait avoir des responsabilités au plus haut niveau au sein de la CSI.
Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /2006 14:04
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LA PUCE A L'OREILLE

* Airbus est la pépite d´or d´EADS, il représente 80% de ses activités, 65% de ses profits. C´est un secret de polichinelle qu´à travers cette grave crise les Allemands rêvent de s´emparer d´Airbus. C´est sans doute ce que la chancelière Angela Merkel appelle « être sur un pied d´égalité dans EADS »

* La Lutte Continue. Pourquoi avoir attendu le 14 octobre pour appeler gaziers électriciens et usagers à se retrouver ensemble pour s´opposer à la privatisation de GDF ? Ce mystère reste à élucider, rien d´étonnant si la riposte du 14 octobre qui a eu le mérite d´exister, ne fut pas à la hauteur de la situation. Néanmoins la lutte continue. Depuis l´ouverture à la concurrence en 2000 le gaz a augmenté de 60%. De combien le sera-t-il si d´aventure s´applique le démantèlement du service public d´EDF et de GDF ? La fusion Suez GDF se traduirait par 20000 suppressions d´emplois. Le droit à l´énergie est remis en cause, toute la population est concernée.

* En Europe, c´est en France que la défiance à l´égard « du système de la libre entreprise et de l´économie de marché » est la plus forte (50% se déclarent en désaccord *) On assiste donc à la mobilisation de toute la caste politico médiatique pour faire plier cette résistance insupportable. Elle s´était exprimée en décembre 1995, de nouveau au printemps dernier contre le CPE, et en 2005 lors du NON au référendum. Sur le terrain idéologique la contre offensive est engagée. Les « structures pédagogiques » se multiplient. Bercy met en place « le conseil pour la diffusion de la culture économique » (codice) présidé par Claude Perdriel. Au MEDEF Michel Pebereau préside.  « l´institut de l´entreprise ». Il y a le « cercle des économistes » de droite et de gauche qui entendent « encadrer le débat politique ». Il y a « l´institut pour l´éducation financière du public » présidé par Philippe Herzog. On ne compte plus les publications qui entendent convaincre les Français des bienfaits du système capitaliste. Face à cette offensive le mouvement ouvrier ne saurait rester l´arme au pied.
* Source globalscan et université du Maryland (été 2005)
* Une « révolution des esprits » c´est ce que Chirac a prôné devant le conseil économique et social en présence des dirigeants des grandes centrales syndicales. Il a déclaré notamment « il faut fonder une culture de la négociation, du compromis (...) de la responsabilité » les syndicats doivent se libérer d´une ancienne tradition excessivement protestataire qui débouche trop souvent sur le conservatisme » La presse a relevé qu´après son discours Chirac a recueilli les félicitations des dirigeants syndicaux « j´approuve votre démarche » a glissé Bernard Thibault à l´oreille du chef de l´Etat. Réduire, voir supprimer les garanties législatives pour les remplacer par de simples accords avec les syndicats, va de paire avec la marche forcée à l´intégration des syndicats. Tels sont les objectifs stratégiques du gouvernement et du MEDEF.

* Le remède Sarkozy un placebo : L´immigration arme de division entre français et immigrés est un grave et vrai problème mais qui ne se situe pas dans les pays  d´accueil mais dans les pays d´origine. Tant que ceux-ci seront dirigés par des despotes corrompus à l´abri du bouclier impérialiste, tant que les pays prédateurs pilleront les richesses en abandonnant à leurs complices locaux de substantielles miettes, tant que la démocratie sera bafouée dans ces nations doublement asservies que le FMI et la Banque mondiale accablent de dettes,  la jeunesse fuira, au risque des sa vie, ces enfers de misère, et les « cerveaux »  trouveront  moindre le mal de se faire exploiter dans un «pays riche ». Sarkozy, non seulement n´apporte pas de solution au problème bien réel mais il l´exploite et le pérennise. Les migrants continueront d´affluer pour se  livrer aux marchands de sommeil et aux patrons négriers. Leur dénuement en fait une arme contre l´emploi et les salaires dans tous les domaines. Il faut  soutenir par tous les moyens les forces démocratiques du »Tiers-monde ». L´immigration n´est pas une solution, la régularisation et l´expulsion mécaniques non plus
* Reporters sans Frontières et Cuba. le premier février 2005, RSF a demandé à l´UE de l´aider à « travailler dés aujourd´hui  (ndlr : souligné par nous) à une transition démocratique »  à Cuba. En ajoutant « qu´il nous paraît indispensable que l´UE apporte son soutien aux agences de presse indépendantes, aux organisations de syndicalistes... » En clair, cela signifie : aider RSF à créer les conditions pour renverser le gouvernement cubain. Avec l´argent des  européens ! En date du 3 février 2005, l´écrivain Maxime Viras a déposé plainte auprès de l´UE contre RSF pour lui demander de lui fournir les éléments concernant l´usage de cette subvention. Renvoyé de responsables en responsables, malgré sept interventions, la dernière encore cette année, l´UE lui oppose un silence pour le moins gêné, sinon complice !

* Dans le pétrin, s´enfoncent les Républicains des États-Unis. Le fiasco en Irak a saboté ce qui aurait du être une mission naturelle selon  la droite : protéger les États-Unis contre leurs ennemis  Après ce fiasco, il leur restera à défendre la chose la plus importante à leurs yeux : les valeurs familiales. Nouveau fiasco. Le 29 septembre, le représentant républicain de Floride, Marck Foley donnait sa démission pour l´envoi de courriel à caractère sexuel à deux jeunes  coursiers de la Maison blanche. Après l´affaire Clinton , cette Maison a tout...  de la maison close !
 
Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /2006 13:57
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