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Non à l'Europe du Capital

Un appel international simple et clair. Communistes français, nous ne pouvons que nous y joindre. Nous demandons aux membres de la direction du PCF de le faire. (notre première analyse sur le nouveau projet de traité)

Appel de partis communistes et ouvriers des pays européens

Les peuples doivent se prononcer!

Nous disons NON à un nouveau traité néo-libéral et militariste «simplifié»


L’Union Européenne se renforce toujours plus comme deuxième « puissance » politique, économique et militaire, après les Etats-Unis. Les dirigeants politiques de l’UE, qui représentent les intérêts du grand capital, des banques et de l’impérialisme, et non du peuple, en ont décidé ainsi.

Le soi-disant « Traité établissant une Constitution pour l'Europe » qui devait permettre d’accélérer ce processus, a échoué grâce au NON des peuples français et néerlandais et à la riposte de larges forces populaires d’autres pays de l’UE.

Afin de pouvoir poursuivre malgré cela leur politique de démontage social et de militarisation dans une direction plus réactionnaire et anti-populaire encore, les classes dirigeantes, tout à la fois dépendantes et en concurrence directe avec la politique agressive des Etats-Unis, se sont rabattues sur un »traité simplifié« pour justifier l’abandon de la ratification par référendum et en débattre en cachette.

Les partis communistes et ouvriers des pays de l’UE disent NON à ce nouveau traité et à sa signature derrière le dos du peuple. Tous les citoyens – ouvriers, employés, paysans, étudiants, chômeurs et sans-abri – sont les seuls habilités à décider directement du cours futur de leur propre pays et de l’UE, peu importe que leur législation nationale prévoie le recours au référendum ou non.

Nous exigeons une transparence complète, d’abord avec la publication et la diffusion universelle et complète du projet de traité « simplifié » et des clauses annexes.     

Nous exigeons que le projet de traité « simplifié » soit soumis à référendum dans les différents pays qui composent l’UE, avec la règle de l’unanimité.

Nous lançons un appel à tous les citoyens des pays de l’UE:  

Dites NON au démontage social organisé et à la militarisation de l’UE!
Dites NON à un nouveau traité concocté en cachette et accepté à huis clos !


Parmi les premiers partis signataires (à l'initiative du PC du Luxembourg):


Partis communistes de Belgique-Wallonie-Bruxelles, de Flandres, de Grande-Bretagne, de Bulgarie, de Chypre (AKEL), de République tchèque (KSCM), du Danemark, de Finlande, d’Allemagne (DKP), de Grèce (KKE), de Hongrie (parti communiste ouvrier de Hongrie), d’Irlande, du Luxembourg, de Suède…
i_bug_fck
Lundi 6 août 2007 1 06 /08 /2007 14:07
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Soi-disant « mini-traité » européen pour resservir la « constitution » :

Montrons que quand le peuple français dit NON, c’est NON !

Pour M.Sarkozy et ses collègues des 27, réunis les 21 et 22 juin au sommet européen de Bruxelles, tous les moyens sont bons pour contourner le NON du peuple français (et du peuple néerlandais) à la « constitution » européenne. Ils se sont ainsi entendus pour tenter de refaire passer l’essentiel de la « constitution » d’ici 2009 sous l’appellation rassurante de « mini-traité ».

 Les ficelles sont grosses :

- Les eurocrates ont prudemment laissé passer les élections françaises. Dans la campagne électorale, les principaux candidats, alliés en 2005 dans l’union sacrée pour le Oui, ont pris soin d’évacuer les enjeux fondamentaux posés au référendum.

- M. Sarkozy et Mme Merkel s’évertuent hypocritement à masquer et minimiser la portée de leur nouveau « mini-traité ». Pourtant le nouveau projet comprend les dispositions principales de l’ancienne « constitution ».

Il prétend en particulier instituer la « primauté du droit européen » sur les droits nationaux. Les articles de l’ancienne partie III, comprenant notamment la domination de la « concurrence libre et non faussée », la remise en cause des services publics, la « liberté » de délocaliser, le « pacte de stabilité », le contenu de la directive « Bolkestein »… ne sont plus directement dans le nouveau texte. Mais ils figurent déjà dans des textes européens existant dont on consacrerait la « primauté ».

C’est le « sommet » de la supercherie européenne !

Le nouveau texte entend aussi étendre considérablement les domaines de « compétence » de l’UE et d’adoption des directives et règlement à la « majorité qualifiée », c'est-à-dire sans qu’un pays tel la France puisse (institutionnellement) dire non.

Le nouveau projet conserve le principe de désignation d’un « président » de l’Europe et d’un « haut représentant aux affaires étrangères » qui, sans porter le nom de « ministre européen», orienterait la politique extérieure de chaque pays. En 2004, la France aurait été entraînée aux côtés des Américains et de l’OTAN en Irak, comme Sarkozy et Kouchner l’avaient souhaité.

Les dirigeants des pays d’Europe ont aussi réintroduit l’ancienne partie II de la « constitution », la « Charte des droits fondamentaux ». Les dispositions de cette « charte » sont en régression par rapport aux législations nationales et aux conventions internationales existantes. Elle a déjà servi de prétexte à la remise en cause d’acquis sociaux en France (ex : interdiction du travail de nuit des femmes dans l’industrie). Elle porte aussi des menaces sur la laïcité. Des organisations comme la Confédération européenne des syndicats, la CES, ardentes partisanes du Oui en 2005, ont manifesté ces derniers jours pour le retour de cette « charte » dans le nouveau traité, visiblement pour aider les eurocrates à donner une fausse coloration « sociale » à leur nouveau texte.

Le nouveau projet de traité ne peut pas effacer le NON du peuple français.

L’abandon de symboles d’un pseudo Etat européen, notamment des mots « constitution » ou « loi européenne » ne changent pas le fond du texte mais lui ôte une grande part de légitimité vis-à-vis des peuples.

Le NON français reste plus que jamais un point d’appui décisif, pour tous les peuples d’Europe, pour combattre les politiques décidées de concert par les gouvernements et l’UE de casse des acquis sociaux, économiques et démocratiques nationaux au service de la mondialisation capitaliste.

- Ne soyons pas dupes et démasquons la nature du projet de Sarkozy et des autres dirigeants des pays d’Europe !

- Exigeons un référendum sur ce nouveau traité dont l’adoption et la ratification s’étendront jusqu’en 2009 !

- Continuons à remettre en cause l’application des traités, directives et règlements européens que le NON de 2005 a démocratiquement invalidés !
i_bug_fck
Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /2007 19:28
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A l’occasion du 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome, 27 partis communistes et progressistes ont adopté une déclaration commune à l’initiative du Parti communiste portugais. Nous déplorons qu’une fois de plus, la direction du PCF ait refusé de s’associer à une démarche internationale de partis communistes. Nous lui demandons d’expliquer ses points de désaccord avec ce texte.

Appel commun de partis communistes et progressistes d’Europe sur la création de la Communauté économique européenne

Le Traité de Rome, fondant la Communauté économique européenne (CEE), a été le résultat d’un choix des grandes puissances et du capitalisme monopoliste ouest-européen. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, les développements de l’UE valident l’action des forces qui ont combattu ses politiques, qui ont dit NON et continuent à dire NON au Traité de Maastricht, qui ont exprimé leur opposition à la « Constitution » européenne. Ils donnent raison à ceux qui luttent contre l’Union européenne du grand capital, véritable directoire des grandes puissances néolibérales et militaristes.

Les objectifs claironnés par les forces politiques dominantes dans les pays de l’UE, les socio-démocrates, les conservateurs et autres forces de droite, se sont révélés des annonces mensongères qu’il s’agisse de la convergence des économies nationales, de la réduction du chômage, de l’amélioration des conditions de travail, de l’établissement de la démocratie et la paix, d’un développement commun sur un pied d’égalité. L’UE a pour mission de renforcer le capital transnational à base européenne et les grandes firmes des principales puissances européennes, en étendant leur pouvoir économique et leur emprise sur les choix politiques européens et nationaux, en remettant en cause les droits et acquis des travailleurs, en ouvrant de nouveaux marchés et ressources naturelles à l’exploitation. Cette voie conduit à l’accroissement des inégalités sociales, des déséquilibres régionaux, à l’extension de la pauvreté et de l’exclusion.

En ce moment, les attaques redoublent contre les salariés, les systèmes de retraite et de sécurité sociale, le droit du travail et le droit syndical. Des droits fondamentaux comme l’éducation, la santé, la protection sociale sont remis en cause par la loi du profit. Exploitation, chômage et précarité s’accroissent. Pendant que sont imposées aux pays les plus pauvres du monde des règles commerciales injustes, l’Europe s’érige en forteresse contre les migrants

Les exploitations agricoles familiales, la pêche artisanale sont ruinées, les artisans et les petites entreprises indépendantes sont écrasés sous la domination des groupes financiers et de la grande distribution. Les libertés démocratiques subissent des coups sérieux. L’anti-communisme progresse encouragé par certains gouvernements européens ou par les institutions de l’Union européenne elles-mêmes. Les mesures d’interdiction et de persécution des forces politiques de gauche, des anticapitalistes et des mouvements populaires se généralisent. Racisme et xénophobie sont encouragés.

La militarisation de l’UE progresse, tout autant que sa collaboration avec l’OTAN et les USA dans des guerres impérialistes : en Afghanistan, en Irak, en laissant les vols illégaux de la CIA survoler les pays de l’UE, dans les pressions exercées contre Cuba socialiste, le Venezuela bolivarien, contre tous les pays et les peuples qui résistent. Sur « recommandation » de l’OTAN et de la Commission européenne, les dépenses militaires augmentent et la course aux armements reprend.

Le grand capital européen utilise l’élargissement de l’UE et de l’OTAN à l’est, tout comme la politique de pression sur les Etats souverains de l’est, pour mener plus avant ses propres objectifs de domination politique, économique et géostratégique.

La souveraineté et l’indépendance des peuples et nations sont de plus en plus remises en cause. Malgré le rejet que les peuples français et néerlandais ont pu exprimer, il est projeté de relancer le « traité constitutionnel ».
Cette attaque globale de l’impérialisme est confrontée à des luttes prometteuses des travailleurs et des peuples. Nous les saluons.

Nos partis entendent renforcer leur coopération et leur action commune. Ils entendent contribuer activement à renforcer les organisations de lutte de la classe ouvrière, le mouvement anti-impérialiste, pour résister, combattre le néo-libéralisme et le militarisme et gagner le rejet du «traité constitutionnel».

Nous appelons à la promotion de contre-projets répondant aux besoins et à l’intérêt des peuples et affirmons que le socialisme est la vraie alternative pour les peuples du continent européen. Nous appelons à la convergence des actions et des luttes qui jettent les jalons d’une Europe de paix, de coopération entre Etats souverains, égaux en droit, une Europe du plein-emploi et d’un véritable développement économique et social, une Europe ouverte sur le monde, promouvant l’amitié entre les peuples, respectueuse du droit de chacun au développement économique et social. Une Europe au service de la paix mondiale qui s’engage pour une résolution pacifique des conflits.

Le 23 mars 2007


Parmi les 27 partis signataires :
  • le Parti communiste du Portugal (PCP),
  • le Parti communiste de Grèce (KKE),
  • le parti communiste de Bohême-Moravie (République tchèque KSCM),
  • le Parti communiste allemand (DKP),
  • AKEL (parti communiste de Chypre),
  • le parti socialiste ouvrier de Hongrie (PSOH),
  • le Parti communiste d’Espagne (PCE),
  • les partis communistes d’Irlande, de Norvège, de Finlande, du Luxembourg, de Grande-Bretagne, de Turquie…
Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /2007 16:51
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50ème anniversaire du traité de Rome: nous ne nous laisserons pas griser! 
NON, toujours NON à l'UE du capital!


TOUT, TOUT, TOUT, nous allons tout entendre sur les bienfaits de l’UE à l’occasion de la célébration en grande pompe du 50ème anniversaire du Traité de Rome. La propagande déferle pour fabriquer un mythe européen que la réalité du l’UE du capital dément tous les jours.

L’Histoire est allègrement revisitée. En 1957, la CEE, « petite Europe » a été constituée sous l’égide atlantiste, non pour garantir la paix mais pour se coordonner derrière le bloc US dans la « guerre froide ». Si l’intensification des rapports économiques entre les pays d’Europe est devenue une réalité, la CEE « des trusts » s’est toujours appliquée à faire le jeu des multinationales et à contourner les forces démocratiques nationales.

Depuis la fin des années 80, l’UE est passée à une autre échelle: celle de relais de la mondialisation capitaliste. Aujourd’hui, le cas d’Airbus est hautement significatif. L’UE encourage la privatisation, la « concurrence libre et non faussée » entre les firmes comme entre les salariés des différents pays. Elle détruit le modèle de coopération internationale qui est à l’origine du succès.

Les décisions démocratiques souveraines des peuples français et néerlandais en 2005 ont sonné une nouvelle étape de la résistance des peuples. Ne les laissons pas remettre en cause! Ne nous laissons pas griser par les fastes de la Fête du 50ème anniversaire!

Lien vers le tract « Faisons respecter notre NON !»
Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 00:00
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L’Union européenne vient au chevet d’Airbus, pour mieux l’achever !

 

 

Avec les règlements et directives européennes que les partisans du OUI voulaient nous imposer dans leur projet de « constitution » européenne, Airbus n’aurait jamais été créé! Ils proscrivent les investissements publics dans les secteurs « concurrentiels ». Ils ne permettent pas les « coopérations renforcées » impliquant moins de 10 Etats partenaires (contre 4 dans Airbus). En revanche, l’UE encourage la pratique de la délocalisation interne et externe (avec l’OMC). Là aussi le cas d’Airbus est exemplaire. L’UE s’oppose et combat les coopérations équilibrées mutuellement avantageuses entre Etats européens comme Airbus et Ariane. La logique de l’UE, celle de la privatisation a pour résultat d’opposer entre eux les peuples européens qui travaillaient en intelligence, de les mettre en concurrence. Heureusement les salariés d’Airbus et leurs organisations syndicales n’entendent pas tomber dans ce piège.

Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 00:00
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En 2007, ne laissons pas évacuer la portée du NON à la « constitution » européenne !

 

Faisons respecter notre NON !

 

Les eurocrates assignent une mission à la majorité qui sortira des élections françaises du printemps : faire plier le peuple français, lui faire avaler la pilule de la « constitution » européenne. Le refus français (et néerlandais) de la soumission à l’UE du capital est insupportable à la commission de Bruxelles et aux gouvernants au service du capitalisme mondialisé. Ils ne peuvent pas tolérer la démonstration que l’on peut, dans le cadre national, le plus propice pour construire le rapport de forces politique, mettre en échec les traités, directives européens au nom desquels les gouvernements détruisent les acquis sociaux et démocratiques depuis 20 ans. 

Le calendrier du « Plan B » est modulé en fonction des échéances politiques françaises. La chancelière allemande Merkel a donné la date limite aux élections européennes de 2009. Les dirigeants des 25 se sont fixés comme objectif qu’une solution définitive soit imposée au deuxième semestre 2008, sous la présidence française de l’UE. Le sommet européen des 21 et 22 juin 2007, au lendemain des élections françaises doit adopter la « feuille de route ». D’ici juin, l’heure est aux pressions et à la pédagogie. Réunis le 26 janvier prochain à Madrid, les gouvernants des 18 pays qui ont adopté la  « constitution » par-dessus la tête de leur peuple prendront la tête de la croisade pour ressusciter le TCE. Le 50ème anniversaire du Traité de Rome, le 25 mars, sera l’occasion de célébrations grandioses du « projet européen » et de ses « bienfaits ». 

Pendant ce temps, tout est fait dans la campagne électorale française pour effacer la signification, fondamentale, du référendum du 29 mai 2005. Les forces politiques de l’alternance, totalement désavouées en 2005, monopolisent le jeu électoral. M. Sarkozy, Mme Royal militaient côte à côte pour le OUI. Aujourd’hui, ils se calent sur le calendrier Merkel, M. Sarkozy évoquant l’adoption d’un « mini-traité » et Mme Royal un nouveau référendum en 2009 sur un texte modifié dans un sens plus « social ». Le Pen joue plus que jamais son rôle de repoussoir et d’outil pour discréditer la nature du rejet de l’UE du capital.

Les tenants du « NON de gauche » révèlent leurs limites et glissent vers la « gauche du oui ». Fabius, Mélanchon, même Chevènement se rallient ouvertement à Mme Royal. La quasi-Ils la suivent dans un projet de « constitution » renégociée. Les « collectifs antilibéraux » se fixent aussi comme objectif de peser pour un nouveau « texte fondamental ».

 

Communistes, nous entendons tout faire pour faire respecter le NON de notre peuple, en particulier pendant la campagne électorale, dans la continuité de notre campagne du référendum et des luttes passées contre « l’acte unique » de 1986, Maastricht ou la monnaie unique. C’est un des contenus essentiels que nous voulons donner au vote communiste en 2007. 

 

1- Nous nous opposons à toute tentative, d’où qu’elle vienne, de réintroduction de la « constitution » européenne, même sous un autre nom ou sous un vernis social. Nous combattons l’illusion d’une « bonne » « constitution » européenne, après amendement ou « renégociation ». Dans l’état  actuel du rapport de forces, tout nouveau texte européen ne peut que renforcer l’emprise de la finance sur les salariés. Par ailleurs, il ne peut pas y avoir de « constitution » européenne parce qu’il n’existe pas de nation européenne. 2- Nous entendons continuer à donner toute sa portée au NON du 29 mai 2005. Les 55% portent l’alternative politique comme les mouvements de lutte de ces dernières années. Le NON a mis en échec le « consensus » autour de l’inévitable « intégration dans l’UE », relais de la mondialisation capitaliste. Il a battu en brèche la fatalité des traités et directives qui sont les prétextes et les instruments de la politique de régression sociale et économique menée les gouvernements successifs en France: diminutions des dépenses publiques et sociales, privatisations, libre-échangisme encourageant les délocalisations. 

NON! Toujours NON à la dictature de la « concurrence libre et non faussée »!

Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 20:05
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Une provocation!

 

Réunis hier à Madrid, les gouvernants des 18 pays qui ont ratifié la  « constitution » par-dessus la tête de leur propre peuple ont pris la tête de la croisade pour ressusciter le « Traité constitutionnel européen » et pour remettre en cause les décisions démocratiques souveraines des peuples français et néerlandais. En campagne électorale, la classe politique française, désavouée en 2005, prépare doucement les esprits à la réintroduction d’une « constitution » après les élections. Elle s’efforce de minimiser ou de caricaturer la signification du NON français. Communistes, nous nous sommes totalement investis dans la campagne du NON en 2005 . Nous entendons continuer à combattre le consensus autour de la fatalité de l’intégration dans l’UE des multinationales, à mettre en évidence toute la portée du NON de résistance du peuple français pour combattre la politique menée en France au service de la mondialisation capitaliste avec l’UE.

 En 2007, ne laissons pas évacuer la portée du NON à la « constitution » européenne! Faisons respecter notre NON !

Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 20:00
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L’UE a le « père » qu’elle peut, ou qu’elle veut.

Robert Schuman, honoré à tout bout de champ par les promoteurs de l’UE comme « père de l’Europe », notamment à l'occasion de la "journée de l'UE", a voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940!

N'oublions pas!

Lien vers l'appel de 2005 d'anciens résistants et déportés pour le NON à la "constitution" européenne.

Dimanche 21 mai 2006 7 21 /05 /2006 19:05
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La réaction tente le retour de l'Homme au couteau entre les dents!
L’Europe va-t-elle prendre le chemin du Maccarthysme à la manière des Etats-Unis voici une cinquantaine d’années ? Tuera-t-on les libertés d’expression et d’organisation « au nom de la démocratie » ?

Le 14 décembre 2005, à Paris, la Commission des questions politiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté un projet de résolution introduit par Göran Lindblad du Parti Populaire Européen/Démocratie Chrétienne (PPE/DC), intitulé « Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires ». Ce projet, devrait être soumis à la session plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui se tiendra du 23 au 27 janvier 2006.

Parmi ceux qui ont approuvé le projet, on trouve des parlementaires de pays qui n’hésitent pas à emprisonner des dirigeants de partis et de mouvements populaires, tout en fermant les yeux sur la restauration de symboles hitlériens et en tolérant l’impunité d’anciens criminels de guerre.

Ce projet ne vise pas à condamner des auteurs d’actes répréhensibles, mais à stigmatiser l’ensemble du mouvement et de l’idéologie communiste qui aurait « partout et à toutes les époques où elle a été mise en œuvre, que ce soit en Europe ou ailleurs, toujours débouché sur une terreur massive, des crimes et des violations des droits de l’homme à grande échelle ». Le projet nie ainsi que l’idéologie et le mouvement communiste font partie de l’histoire du mouvement ouvrier et du progrès social et criminalise une pensée progressiste héritée des Lumières et aspirant au changement social, économique et politique.

Le projet nie aussi le rôle déterminant de l’Union soviétique et du mouvement communiste dans la lutte contre l’horreur nazie. Souvenons-nous des paroles d’Albert Einstein lorsque la machine nazie jusqu’alors invaincue était stoppée à Stalingrad : « Sans la Russie, ces chiens sanguinaires (...) auraient atteint leur but ou, en tout cas, en seraient proches ».

La résolution, si elle était votée, conduirait à une histoire officielle de l’URSS et du communisme, paralysant les recherches historiques et empêchant un débat objectif sur le bilan comparatif des systèmes capitalistes et communistes. Elle ouvrirait la voie à une chasse aux sorcières - similaire au maccarthysme des années 1950 - contre les chercheurs qui ne se soumettraient pas à cette histoire officielle. Nous devons assurer la liberté de recherche et d’expression des scientifiques contre une version européenne actualisée du maccarthysme.

Criminalisation des pays socialistes et partis communistes actuels

La résolution exige que « les prétendus intérêts nationaux n’empêchent pas (...) de critiquer les régimes communistes totalitaires actuels (...) dans certains pays du monde (...) où des crimes continuent d’y être commis ». En criminalisant ainsi les pays socialistes actuels, ce projet de Résolution prépare les esprits aux agressions militaires, dont les a déjà menacés l’administration Bush à plusieurs reprises.

En critiquant le fait que « des partis communistes soient légaux et encore actifs dans certains pays, alors qu’ils n’ont parfois même pas pris leurs distances par rapport aux crimes commis dans le passé par des régimes communistes totalitaires », le projet prépare la mise hors la loi de ces partis.

Une menace pour l’ensemble du mouvement syndical

Au-delà du communisme, le projet de résolution va jusqu’à criminaliser le concept même de lutte de classe, « utilisée pour justifier les crimes ». De cette manière il menace l’ensemble du mouvement ouvrier et syndical en Europe qui veut s’opposer aujourd’hui aux politiques néo-libérales. Pour les initiateurs du projet, « la condamnation des crimes commis joue un rôle important dans l’éducation donnée aux jeunes générations. Une position claire de la communauté internationale sur ce passé pourrait leur servir de référence pour leur action future ». Les populations en Europe de l’Est sont plongées dans une misère inconnue auparavant. Dans toute l’Europe les travailleurs, les jeunes en particulier, s’inquiètent pour leur avenir. Le chômage augmente, des acquis sociaux sont démantelés, les droits démocratiques et syndicaux se trouvent menacés, et les guerres sont réapparues à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Europe (Yougoslavie, Afghanistan, Irak). Cette citation constitue une reconnaissance de la profondeur du rejet populaire des politiques appliquées à l’Europe orientale. Elle révèle par ailleurs que la stratégie des initiateurs du projet entre dans la logique d’une lutte politique partisane et non pas dans celle de la recherche de la justice.

Pour les initiateurs du projet, « la condamnation des crimes commis joue un rôle important dans l’éducation donnée aux jeunes générations. Une position claire de la communauté internationale sur ce passé pourrait leur servir de référence pour leur action future » Cette citation constitue une reconnaissance de la profondeur du rejet populaire des politiques appliquées à l’Europe orientale. Elle révèle par ailleurs que la stratégie des initiateurs du projet entre dans la logique d’une lutte politique partisane et non pas dans celle de la recherche de la justice

Aujourd’hui les communistes, demain les syndicalistes et les altermondialistes, après-demain... ?

Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /2006 22:39
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Combattre l’Union européenne, instrument régional de la mondialisation capitaliste


En aucun cas, notre engagement internationaliste ne se confond avec un quelconque mondialisme qui nierait l’existence des nations, l’exigence de la souveraineté des peuples.

Nous considérons que le cadre national, pour ce qui concerne la Nation française, reste le lieu principal de la lutte des classes, de la résistance au capitalisme mondialisé. Par leur Histoire et leur cohésion, les nations constituent des freins, non seulement économiques, mais aussi sociaux et culturels, autant d’obstacles à la mondialisation. Elles sont le cadre le plus propice pour réaliser un rapport de forces politique favorable à la satisfaction des besoins du peuple, pour engager une rupture ouvrant la voie au socialisme.

Le capital l’a bien compris. Il pousse à l’intégration (à la désintégration) des nations dans des blocs régionaux, pour mieux soumettre les peuples.

L’Union européenne a été conçue dès le départ dans cet objectif. Ses promoteurs cherchent à imposer la marche vers une entité européenne supranationale sur laquelle les peuples n’auraient pas de prise démocratique mais où les multinationales seraient toutes puissantes. Ils cherchent à abattre le cadre majeur de l’expression démocratique des peuples, de la souveraineté populaire : la souveraineté nationale autrement dit le droit, souvent si chèrement acquis, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout projet de « constitution » européenne en est la négation même. C’est pourquoi les eurocrates cherchent par tous les moyens à en imposer une.

L’UE est une machine de guerre contre les acquis sociaux et démocratiques des peuples. Les traités européens, Maastricht, Amsterdam, Nice, les directives et les règlements de Bruxelles en sont les rouages. Ils servent de prétextes et de moyens à la politique de régression économique et sociale des gouvernements français pour démanteler les services publics, la Sécurité sociale, pour casser le code du travail, pour faire des coupes claires dans les dépenses publiques et sociales. L’UE organise la mise en concurrence des travailleurs (ex : Bolkestein), facilite les délocalisations, les flux de capitaux au service de la mondialisation capitaliste.

Combattre et récuser la dictature de l’UE au service du capital est une priorité pour les communistes français. Dans cette lutte primordiale, notre action doit viser à identifier les responsabilités, notamment celles des gouvernements, à situer les points de résistance nationaux pour vaincre le fatalisme et la résignation que l’UE alimente. 

Dans la lutte contre l’UE, le niveau national reste déterminant. L’UE supranationale a été créée de toutes pièces par les gouvernements bourgeois et socio-démocrates nationaux pour mieux répondre aux exigences du patronat et du capitalisme en voie de mondialisation. Elle n’a aucune légitimité démocratique en elle-même et ne peut pas en avoir. Aujourd’hui, contrairement à ce que l’on s’implique à inculquer aux citoyens des différents pays, chaque traité, directive ou règlement est cosigné, en conseil européen, par le gouvernement et le président français. Chaque directive fait l’objet d’une « transposition » en droit français qui doit être approuvée par le Parlement. Les gouvernements français successifs se réfugient, se défaussent devant le peuple, derrière la « contrainte européenne » alors que ce sont eux qui adoptent les directives. Sur le plan institutionnel, la France conserve d’importantes possibilités de s’opposer à la dictature de l’UE, d’autant plus que la « constitution » européenne a été mise en échec.
Sur le plan politique, les convergences d’intérêt et de lutte potentielles sont telles que l’on peut gagner  le rapport de forces au plan national pour mettre en échec la poursuite de l’ensemble de l’eurodémolition de Maastricht. L’application des traités, directives et règlements iniques et illégitimes a cessé d’être une fatalité. La victoire du NON au référendum, en France et aux Pays-Bas, au bénéfice de tous les peuples, vient d’ouvrir une brèche.

Nos positions sur l’Europe doivent découler de ces observations.

Rejet de tout l’édifice européen supranational existant et lutte contre toute tentative pour l’étendre :
-    Opposition à toute « constitution » européenne, à tout « processus constituant ».
- Sortie de la France de l’euro et de la BCE avec rétablissement de la souveraineté monétaire et du franc et proposition de constituer une monnaie commune d’échange et de coopération.
-    Dissolution de la Commission européenne.
-    Sortie de la PAC pour sauvegarder notre agriculture.
-    Rejet de « l’Europe des régions ».
-    Rejet de tout élargissement de l’UE.

Refus de l’application en France des traités et directives européens, du pacte de stabilité que le vote du 29 mai vient d’invalider notamment concernant la mise en concurrence des travailleurs, des activités de service public…
Défendre EDF-GDF publiques, La Poste ou la Sécurité sociale, c’est la meilleure façon de s’opposer à Maastricht et aux directives européennes et de les mettre en échec.

Les luttes dans chaque pays restent déterminantes. Nous voulons les faire converger en Europe et au-delà. Les salariés, le peuple français ont besoin de développer des échanges entre Nations (européennes ou non) fondés sur des coopérations mutuellement avantageuses, par exemple entre services publics nationaux, dans les domaines de la recherche, des nouvelles technologies, de la protection de l’environnement, des échanges commerciaux internationaux notamment pour lutter contre le dumping social…

Rejetons le « mythe » européen !

Nous subissons une campagne idéologique de grande envergure, omniprésente, pour nous inculquer la nécessité de « l’Europe ». Tous les arguments sont bons pour justifier le soutien à l’UE du capital, même les plus ridicules ou les plus dangereux. On nous vante ainsi l’UE de la concurrence impitoyable entre les individus au nom de l’amitié entre les peuples.
Les forces du capital ont intérêt à prôner l’intégration européenne. Elles suivent leur logique de classes. Mais moins compréhensible est le raisonnement de ceux qui le préconisent tout en se réclamant de valeurs progressistes, de « l’antilibéralisme ».

Pour certains, construire « l’Europe » serait devenu la condition de tout progrès social. L’échelon supranational, les institutions de l’UE (même à « démocratiser radicalement ») seraient devenues le niveau décisif quasi unique de l’action politique. Ils ne cessent de clamer leur « besoin d’Europe ».

Même au nom des objectifs les plus généreux (les plus utopiques), c’est aller totalement à l’encontre de l’intérêt des peuples, des travailleurs de chaque pays que de chercher à légitimer, à relégitimer, l’UE supranationale du capital, une structure des institutions conçus contre eux, quasiment inaccessibles, le niveau où le rapport de forces est le plus défavorable et où les dés sont pipés dès le départ. Comment s’opposer à la casse d’un service public en France si on accepte la légitimité de la directive européenne qui lui sert de prétexte ou, ce qui revient au même, si l’on porte comme revendication la « réorientation » de ladite directive ?

Renoncer à se battre en France pour défendre les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple, l’héritage des luttes, de la Révolution française, de la Commune de Paris, du Front populaire, du programme du CNR, de 1968 pour construire « l’Europe sociale » avec Blair, Merkel, Berlusconi, Sarkozy, Barroso ou encore Bolkestein, sans parler des dirigeants des pays d’Europe de l’est, quelle duperie !
Cela va à contresens du vote de résistance du 29 mai en France et aux Pays-Bas, qui aurait été suivi par bien d’autres victoires si les gouvernements n’avaient pris garde d’annuler les référendums prévus.
Des idées d’apparence progressiste se révèlent être des chimères dangereuses et contre-productives pour les luttes. Ainsi les mots d’ordre séduisants d’ « Europe sociale » (repris par tous les partisans du OUI…) ou de « services publics européens » valident l’intégration européenne, redonnent une légitimité aux eurocrates pour saper les services publics et les systèmes de sécurité sociale nationaux sur lesquels pourraient se construire des accords de coopération. Gardons-nous de les reprendre !

Non, une « autre UE » n’est pas « possible », et pour longtemps. Ce n’est pas dans ce cadre mais contre lui que nous avons une chance de faire grandir les coopérations entre les peuples pour s’opposer à la mondialisation capitaliste.

La direction du PCF a progressivement tourné le dos à ce qui avait toujours été l’analyse et les positions du Parti sur l’UE. Un tournant a eu lieu en 1998 avec l’abandon de la campagne contre le traité d’Amsterdam et l’Euro. Depuis, les glissements se sont succédé depuis la posture « euroconstructive », l’objectif de « réorientation progressiste de la « construction » européenne », jusqu’à s’inscrire maintenant dans la revendication d’un « processus constituant » et d’un « nouveau traité constitutionnel ». Ces positions sont partie intégrante et essentielle de la « Mutation » réformiste du PCF que nous remettons en cause. Le résultat du référendum, la campagne que nous avons menée nous confirment dans cet objectif.

Non au nationalisme et à l’impérialisme européens !


Les propagandistes zélés de l’idéologie dominante fustigent le supposé nationalisme des adversaires de l’UE. Défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la souveraineté populaire, les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple, défendre l’appareil productif national, les services publics à la française, est totalement à l’opposé du nationalisme comme avec les positions identitaires et racistes des Villiers ou Le Pen.
En revanche, il y a lieu de s’inquiéter de la volonté de développement d’un nationalisme européen que certains cultivent même sans s’en rendre compte.
Les démonstrations d’attachement passionné et irraisonné à l’Europe (« J’aime l’Europe »), les discours pour « renforcer l’Europe » et sa puissance, correspondent étroitement à la définition du nationalisme.
Dans le contexte d’affaiblissement relatif de leur puissance dans la mondialisation, la majorité des capitalistes français et des autres pays européens ont fait le choix de s’unir pour prolonger ensemble leur domination, non sans contradictions entre eux, en constituant une nouvelle puissance impérialiste, tantôt alliée, tantôt rivale des Etats-Unis, bientôt de la Chine.
L’euro se veut un concurrent du dollar comme monnaie de domination.
Cette volonté de puissance se retrouve sur le plan des relations internationales et sur le plan militaire, comme le projet de « constitution » l’a mis en évidence.

Notre rôle de communistes, dans la fidélité aux combats du PCF contre le colonialisme, le néocolonialisme français, contre la Communauté européenne de défense, est de dénoncer et de nous opposer sans faille à cet impérialisme naissant, néfaste pour les populations européennes, dangereux pour les autres peuples du monde, pour la paix.

Prétendre, comme le fait maintenant la direction mutante du PCF, que l’UE supranationale pourrait se constituer en acteur mondial, en bloc militaire intégré, pour oeuvrer en faveur de la résolution des conflits et du développement « durable » dans le monde, « en s’émancipant de l’OTAN », c’est au mieux de la naïveté.
Le peuple yougoslave porte dans sa chair les marques de cette logique qui a amené le PCF à ne pas mobiliser contre la guerre des Balkans (comme ensuite en Afghanistan).
Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /2006 17:10
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