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Luttes sécurité sociale

Individuelle ou collective, la capitalisation tue notre système solidaire de retraite par répartition !

Une lettre surprenante des syndicats à Sarkozy.

La bataille des retraites sera une bataille décisive pour le monde du travail en 2008. Cette année aura lieu la deuxième étape de la loi Fillon de 2003. Sarkozy a déjà engagé l’attaque avec la remise en cause des régimes spéciaux, préalable notamment à un nouvel allongement de la durée de cotisation à 41, 42 voire 45 annuités, comme le réclame le MEDEF.

Pour le patronat, l’objectif est clair.

1-     Mettre la main sur le financement solidaire des retraites, les cotisations sociales (150 milliards d’euros par an), cette part mise en commun, socialisée, de la rémunération du travail.

2-     Capter vers la finance une nouvelle part du salaire net des travailleurs incités à compenser la dégradation organisée de leur retraite par répartition.

Les gouvernements successifs se sont déjà largement faits les serviteurs de ces prétentions. Au nom de l’emploi (sans résultat bien sûr) et de la baisse du coût du travail, ils ont bloqué les taux puis à partir de 1993 accordé des déductions massives de cotisations patronales. Elles vont atteindre 30 milliards d’euros en 2008 dont 14 de cotisations vieillesse en moins.

Presque la moitié de ces exonérations ont été votées par la « gauche plurielle » dans la loi dite des 35 heures. La même « gauche plurielle » décidait au même moment en 1999 de créer un « fonds de réserves pour les retraites ».

Avec quelques dirigeants et parlementaires communistes, nous avons dénoncé dès le départ le FONDS DE RESERVES "POUR" LES RETRAITES qui s'évère n'être rien d’autre qu’un « fonds de pension » national. Nous en dénoncions quatre aspects :

-          Le « fonds de réserves » a servi et peut toujours servir de contrepartie hypocrite au démantèlement du financement par répartition.

-          Il a servi de prétexte aux privatisations dont une partie du produit lui a été affecté (avec d’autres recettes publiques et sociales détournées). On privatise (autoroutes, France Télécom, Crédit Lyonnais…) pour financer les retraites !! En matière de cynisme, il fallait le trouver.

-          L’argent du Fonds, capitalisé au moins jusqu’en 2020, est dirigé vers les marchés financiers. Cette logique de placement nourrit le cancer financier de l’économie tout en faisant peser un risque sur le financement final des retraites.

-    Enfin, le Fonds de réserve a été conçu comme un outil pour intégrer les représentants des salariés à la logique de capitalisation. Le fonds est en effet géré de façon « paritaire » laissant de larges responsabilités aux représentants des organisations syndicales mais avec un poids prédominant des représentants de l’Etat et du patronat.

Tout s’est vérifié, même si les sommes affectées au fonds sont inférieures aux annonces de 1999, malgré plusieurs abondements ultérieurs par les gouvernements de Raffarin et Villepin : 28 milliards d’euros quand même !

Ces sommes sont effectivement confiées par voie d’appels d’offres à des sociétés financières de type « asset managers » (filiales d’AXA, Barclays et autres instituts de bienfaisance comme Morgan Stanley) qui les placent sur les marchés financiers grosso modo pour moitié en obligations (45%) et pour moitié en actions (55%) dont une partie à l’étranger. 

Quant à l’intégration des organisations syndicales à la logique de la capitalisation, elle vient malheureusement de se vérifier également d’une façon très préoccupante.

Dans une lettre datée du 7 janvier 2008, adressée à Sarkozy, Chérèque pour la CFDT, Le Duigou pour la CGT, Mailly pour FO et les représentants de la CFTC et de la CGC demandent à l’unisson le maintien et le développement du Fonds de réserves.

Leurs arguments sont étonnants venant de la part de représentants des salariés :

- Ils promettent au Président que les sommes placées sur les marchés spéculatifs rapporteront annuellement une « performance moyenne de 6,5% sur le long terme ». Les organisations syndicales ne sont-elles pas plutôt censées défendre les salariés contre les prétentions fonds de pension prédateurs qui exigent une surexploitation effrénée pour nourrir leur taux de profits pour leurs actionnaires ? La finance n’est pas créatrice de richesses, seul l’est le travail. 

- Les mêmes rassurent Sarkozy en lui expliquant le Fonds de réserves ne nuit pas à l’application des critères de Maastricht.

- Ils insistent enfin sur le caractère « socialement responsable » des investissements du FRR.

Sur les marchés internationaux avec une exigence de rentabilité minimale de 6,5%, c’est inimaginable. C’est normalement plutôt Mme Parisot qui développe le thème du capitalisme « éthique ».

Dans ces conditions du débat, alors que l’échéance de la deuxième étape de la loi Fillon s’annonce après les municipales, il nous paraît important de rappeler notre analyse de fond.

Plus que jamais, les défenseurs de la retraite solidaire doivent être exiger la suppression du « Fonds de réserve « pour » les retraites ».

Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 13:08
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Parution au Journal officiel des décrets « réformant » les régimes de retraites SNCF et RATP


La négociation débouche sur un diktat ! Un décret, cela s’abroge !

Communiqué du secrétariat du Collectif PCF-RATP-BUS, 16 janvier 2008

Les décrets « relatifs aux régimes spéciaux de retraite » des agents de la SNCF et de la RATP ont été publiés au Journal officiel de ce matin. On en connaissait les textes depuis le 26 décembre.

Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 13:02
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Gagner le retrait du plan Bertrand-Fillon :

 

 

C’est nécessaire dans l’intérêt de tous 

 

Et c’est possible ! 

 

Plus fort qu’en 95 ! Après le 18 octobre, la grève d’aujourd’hui à la RATP comme à la SNCF, à EDF et GDF ou à l’Opéra de Paris est un succès historique. Elle fait la démonstration de la capacité de mobilisation et de la détermination des salariés concernés à défendre leur droit à la retraite, malgré les multiples manœuvres de division. Cela représente une force tout à fait considérable.

 

Le matraquage médiatique, les sondages trafiqués ne parviennent pas à cacher l’évolution réelle de l’opinion publique : de plus en plus de salariés prennent conscience que la défense les régimes « spéciaux » les concerne parce qu’en les attaquant, le gouvernement prépare la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système solidaire de retraite par répartition. Le passage à 41, 42, 45 annuités est déjà annoncé. 

 

La question du pouvoir d’achat devient plus brûlante que jamais devant la supercherie du « travailler plus pour gagner moins » de Sarkozy. Le lien est direct avec l’attaque contre la Sécurité sociale et les retraites qui diminuent les revenus et les remboursements, comme avec les privatisations qui font s’envoler les tarifs.

 

Dans le même temps, les luttes se développent dans de nombreux autres secteurs, en particulier dans la fonction publique (manif du 20), notamment à l’éducation nationale et dans la Justice, à l’université pour l’abrogation de la loi Pécresse « d’autonomie », plutôt de mise sous dépendance du MEDEF des facultés.

 

Objectivement, le rapport de forces contre la politique de Sarkozy et Fillon progresse et les conditions d’un nouveau « tous ensemble » se développent.

 

Plus que jamais, nous soutenons la revendication de retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon et du maintien intégral des régimes « spéciaux » de retraite. Cette bataille peut et doit être un point de convergence de toutes les luttes en cours. 

 

Le gouvernement ne cesse d’appeler à des négociations, tout en affirmant que sur le fond, rien n’est négociable. Le piège est grossier. Effectivement, rien n’est négociable de notre point de vue également!

 

On ne négocie pas les détails d’un recul social historique. Quel intérêt à des négociations catégorielles dont tous ressortent plus ou moins perdants. 

 

Rien ne légitime la remise en cause des régimes spéciaux! Les faux prétextes tombent et les vrais objectifs du pouvoir et du MEDEF deviennent évidents (voir au dos): la casse de l’ensemble des retraites et la privatisation.

 

Sarkozy et le gouvernement ont engagé une véritable course de vitesse. 

 

Ils veulent passer en forces avant que la riposte de tous ceux, une très large majorité, qui subissent durement les conséquences de leur politique, n’ait le temps de s’organiser, de s’unir. Abattre la résistance du secteur public, qui s’est manifestée dans l’intérêt de tous en 95 et en 2003, avant que le privé ne se mobilise : voilà leur méthode. Ensemble, déjouons ces calculs!

 

Pour le moment, le mouvement social porte  l’alternative politique. On ne peut pas se permettre d’attendre « l’opposition » de « la gauche » pour combattre et faire échouer la politique au service des possédants. Comme à la présidentielle, le PS ne s’oppose pas sur le fond aux orientations du gouvernement. Son premier objectif: l’alternance aux élections de 2012, d’ici là les municipales. L’adhésion des dirigeants du PS au nouveau traité de l’UE, au mépris du choix du peuple de 2005 souligne cette connivence de fait. 

 

Ensemble, défendons la Sécurité sociale, le droit à la retraite! Regagnons les 37,5 annuités pour tous! Les 32 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales représentent trois fois le « déficit » fabriqué de la Sécu. Tous ensemble, nous pouvons faire plier le gouvernement !

 

Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 13:42
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Retraites/grèves : les forces existent pour faire plier le gouvernement et gagner le retrait du plan Bertrand-Fillon.

 

Le premier jour de grève reconductible, hier 14 novembre, a fait la démonstration de la force et de la détermination des agents de la SNCF, de la RATP, d’EDF et de GDF, à défendre leurs retraites. Dans beaucoup d’endroits, les chiffres sont supérieurs à ceux de 1995. Ce succès, malgré la campagne de dénigrement du pouvoir et de ses media, rend crédible la perspective de faire capoter le plan du gouvernement, de gagner le retrait pur et simple de plan Bertrand-Fillon. Cela d’autant plus qu’il se situe dans un contexte de fort développement des luttes dans le pays, dans la fonction publique, à l’université, parmi les personnels de la justice, dans nombre d’entreprises privées.

Face à l’ampleur du mouvement, le ministre Bertrand tente une nouvelle manœuvre. Ses sabots sont vraiment gros. Il invite à suspendre le mouvement pour discuter pendant un mois des détails et modalités (d’ailleurs provisoires avec la loi Fillon2 programmée dès 2008) du recul social historique dont il voudrait « publier les textes réglementaires » à la veille de Noël. Pour accepter cette monnaie de singe, il compte sur la collaboration des organisations qui déjà en 1995 ne défendaient pas les régimes de retraite attaqués. Le mouvement les avait désavouées.

Militants et responsables du PCF, nous apportons notre soutien total aux agents en lutte. A notre place, nous allons continuer, dans les entreprises et les quartiers, à montrer combien la remise en cause des régimes spéciaux concernent tous les salariés parce qu’elle ouvre la voie à la nouvelle étape du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition et à la privatisation des services publics concernés. Nous allons continuer à travailler à la convergence des luttes. Les conditions d’un nouveau « tous ensemble » existent et se développent. Il peut faire plier le gouvernement.

 
Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /2007 13:41
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Salariés du public, du privé, retraités, jeunes… Tous ensemble contre la casse de la Sécurité sociale!

Retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon!

Défendre les régimes spéciaux de retraites: c’est l’intérêt de tous les salariés! 

Rien n’est négociable ! Voici pourquoi :

Les véritables objectifs de Sarkozy, du gouvernement et du MEDEF apparaissent clairement. Ils veulent abattre les régimes spéciaux pour :

 

1)- Lever un obstacle à la nouvelle étape du démantèlement du régime général prévue en 2008. Déjà Fillon annonce le passage à 41 ou 42 annuités de cotisations et le MEDEF réclame 45 ans

 2)- Lever un obstacle à la privatisation et à la casse du service public notamment de la SNCF et de la RATP. C’est pourquoi il faut refuser tout adossement des régimes spéciaux de retraite à la CNAV. Voir l’expérience de GDF. La bataille contre la privatisation de GDF fait pleinement partie du mouvement qui démarre. 

 

3)- Diviser les salariés en déconnectant la question des régimes spéciaux de la remise en cause de l’ensemble de la retraite par répartition et en jetant à la vindicte générale, avec l’aide des media, les agents du public. Pour faire passer toutes ses contre-réformes, Sarkozy essaie la « guerre éclair » contre les salariés du public pour mieux pouvoir se retourner sur ceux du privé.

Il redoute la capacité de mobilisation des agents du public qui en 1995 et en 2003 (alors qu’ils n’étaient prétendument pas concernés par la loi Fillon 1) ont été en première ligne dans les luttes au bénéfice de tous les salariés.

Les prétextes du ministre tombent jour après jour :

1)- La disparition des régimes spéciaux n’améliorerait pas les comptes du régime général. Au contraire, il le dégraderait en lui faisant supporter le déséquilibre démographique dont l’Etat-employeur est responsable (ex : passage de 300000 à 164000 cheminots actifs depuis 1970…).

 
2)- L’équilibre des régimes spéciaux eux-mêmes n’est compromis que par la politique de suppression d’emplois, de bas salaires et de casse des statuts de l’Etat-employeur. 

3)- L’ « équité » promue par le gouvernement n’est autre que le nivellement par le bas, aux dépens aussi bien des salariés du public que du privé. Rappelons que les retraites du public sont en moyenne plus faibles que celles du privé (1214 euros par mois contre 1259 pour les ouvriers et employés selon les études du ministère lui-même) du fait de la non-prise en compte des primes dans le calculs et de la faiblesses des salaires (du taux de cotisation salariée beaucoup plus élevé des cheminots, contrepartie du droit au départ à 55 ans). L’âge moyen de cessation d‘activité est sensiblement le
même dans le privé (préretraites, licenciements) que dans le public. 
 

Les conséquences pour les salariés des régimes seraient très lourdes. De 15 à 25% de perte de retraite d’ici 2015 suite aux effets cumulés de l’allongement de la durée de cotisation, des « décotes »…  Rien ne légitime la remise en cause des régimes spéciaux. Donc rien n’est négociable. Le piège tendu par le pouvoir consiste aussi à diviser les salariés des entreprises publiques elles-mêmes par des négociations catégorielles dont ils sortiraient tous plus ou moins perdants à la fin du compte.

Dans l’intérêt de tous, un seul mot d’ordre s’impose : le retrait pur et simple du plan Bertrand-Fillon ! 

Cette lutte peut et doit être le point de convergence de beaucoup d’autres, notamment de celles des enseignants contre les 20000 suppressions de postes en 2 ans, des agents des finances, de l’ANPE et de l’UNEDIC, de tous contre la remise en cause du contrat de travail, contre la déclaration de guerre au monde du travail de Sarkozy. 

 
C’est là aujourd’hui que se trouve l’alternative à la politique au service du MEDEF. Du côté du PS, le consensus sur le fond qui a facilité l’élection de Sarkozy demeure. Il ne s’oppose à la casse des régimes spéciaux que sur la forme, partageant sur le fond la politique de sape du financement de la sécurité sociale. 
 
Une clarification s’impose aussi pour tous : l’existence des régimes spéciaux ne sont pas fondés sur la pénibilité mais, grâce aux acquis des luttes, ils la prennent en compte mieux que dans le privé. La pénibilité, les décalages horaires ouvrent le droit à des départs moins âgés, ce n’est que justice. Ce n’est pas en remettant en cause cet acquis dans le public à compter de 2009 que l’on ouvrira la voie à la prise en compte dans de bonnes conditions de la pénibilité dans l’ensemble du monde du travail.   

Les possibilités de convergences de lutte dans le pays sont immenses. Les sondages commandés par l’idéologie dominante ne doivent pas tromper. Au démarrage, ils disaient que l’opinion publique était favorable au CPE… Par ailleurs, l’état de grâce dont a bénéficié Sarkozy tire à sa fin devant les conséquences de sa politique subies durement par ceux qui se lèvent tôt.  

 

Tous ensemble, nous pouvons faire plier le gouvernement ! Nous pouvons défendre la Sécurité sociale, le droit à la retraite, regagner les 37,5 annuités pour tous (voir au dos).  

 
Militants communistes, fidèles à la raison d’être de notre parti, nous sommes entièrement impliqués dans cette lutte, loin de toute combinaison politicienne et autre tentative de recomposition à « gauche » en vue d’une alternance en… 2012.
Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /2007 01:21
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Salariés du privé, du public, retraités, accidentés du travail, jeunes… 

Tous ensemble!

Contre la casse de la sécurité sociale

L’ancien N°2 du MEDEF Denis Kessler vient de résumer clairement les objectifs du patronat, repris par Sarkozy : en finir avec tous les acquis sociaux de 1945 et « défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

 

Au premier rang de leurs cibles avec les services publics : la Sécurité sociale. Au total, toutes branches et tous régimes confondus, ce sont plus de 250 milliards d’euros par an qui échappent au marché, aux circuits financiers et à la loi du profit. Insupportable au tenants du CAC 40.

 

Le moteur de notre système de protection sociale issu de 1945 est la cotisation sociale, à laquelle le MEDEF s’attaque avec insistance. Il est plus nécessaire que jamais d’en rappeler la nature. La cotisation sociale (salariée et patronale) constitue la partie socialisée de la rémunération du travail, le salaire socialisé, mis en commun pour assurer collectivement, sans accumulation financière, des besoins fondamentaux: la santé, la retraite, les allocations familiales.

 

L’abaissement des cotisations sociales patronales, indûment appelées « charges », au nom du dogme de la « baisse du coût du travail », amène directement une montée des profits et une perte de pouvoir d’achat pour les salariés. L’exemple des « franchises » médicales est éclairant. La baisse des retraites, la dégradation de l’offre et de la qualité des soins en sont d’autres.

 

Les exonérations de cotisations patronales atteindront 32 milliards d’euros l’an prochain selon la Cour des comptes, c'est-à-dire trois fois le déficit annoncé de la Sécurité sociale. Sans effet mesurable sur l’emploi! Les revenus des plus riches échappent également largement à la cotisation, donc à la solidarité nationale. C’est le cas des stock-options mais pas seulement.

 

Rappelons aussi que 100000 chômeurs de moins, c’est 1,3 milliard de plus pour la Sécu alors que l’on a jamais pu prouver les effets sur l’emploi des déductions de cotisations patronales. 1% d’augmentation des salaires nets, c’est aussi 2,5 milliards d’euros pour la Sécu. La véritable alternative politique à la logique de casse de la Sécu qui conduit, entre autres aux franchises, c’est la défense et l’extension de la cotisation sociale à l’opposée des politiques pratiquées par les gouvernements successifs depuis 1983, comme des propositions d’augmentation de la CSG (PS) ou de création d’une TVA sociale (UMP). 

 

Sarkozy s’attaque à la Sécurité sociale par tous les bouts, financement et prestations. Il s’abat d’abord sur le secteur public et les régimes spéciaux de retraite pour lever un obstacle à la nouvelle remise en cause de l’ensemble du système par répartition et pour tenter de « mater » des salariés qui se sont massivement mobilisés en 2003 comme en 1995.

 
 
 

Le défi qui se pose à tous, c’est de déjouer les divisions recherchées par le pouvoir (sans parler de l’horrible diversion de la loi contre les immigrés). C’est d’avancer la vraie alternative à la casse du financement de la Sécurité sociale : le retour à son principe d’origine que le mouvement populaire a fait concéder au patronat en 1945.

Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /2007 19:38
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Déficit de la sécurité sociale ? 

Un chiffre pour comprendre, 32 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales en 2008 !

La Commission des comptes de la Sécurité sociale vient de publier lundi 24 septembre son rapport annuel. Elle a estimé à 31,75 milliards d’euros la somme des déductions de cotisations offertes au patronat pour 2008. Ce chiffre représente une augmentation de 4 milliards par rapport à 2007, en lien avec les nouveaux cadeaux attribués au titre des « allègements » sur les heures supplémentaires. Au total, les ressources légitimes de la Sécurité sociale se retrouvent amputées de plus d’un cinquième. En 2008, les allègements consentis par les gouvernements de droite vont rejoindre en montant ceux accordés au MEDEF au nom des 35 heures. Ces 32 milliards sont à mettre en relation avec les 12 milliards de déficit affichés pour cette année : trois fois plus. Ou encore avec les 800 millions d’euros que le projet de loi de financement de la sécurité sociale anticipe sur les franchises médicales infligées aux malades pour un total moyen attendu de 18 euros par personne et par an, pouvant aller jusqu’à 50 euros, s’ajoutant au forfait hospitalier ou au forfait de 93 euros non remboursés sur les opérations « lourdes ». Depuis 1993, les déductions de cotisations sociales au nom de l’emploi ont fait la preuve de leur totale inefficacité, sauf à nourrir les profits contre les salariés assurés sociaux. Que l’on cesse de nous parler de crise du financement de la Sécu ! Reconquérons l’assurance maladie solidaire obtenue à la libération contre le patronat et les assurances privées ! Améliorons-le vers des remboursements à 100% ! C’est à cela que doit servir la richesse produite par le travail. 

Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /2007 18:52
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Robin des bois prenait aux riches pour rendre aux pauvres. Sarkozy prend aux pauvres pour donner aux riches. La boutade se confirme au fil de chaque déclaration de l’omniprésent président et de ses « collaborateurs ».

Fillon vient ainsi de déclarer la France « en faillite » préparant les salariés, retraités et jeunes à de nouveaux sacrifices. Au cœur de l’été pourtant, il a fait voter au Parlement le « paquet fiscal », somme de mesures profitant quasiment exclusivement aux plus riches mais coûtant au pays 15 milliards d’euros par an, soit 4 milliards de plus que le « déficit » comptable affiché de la Sécurité sociale ou le tiers du déficit du budget de l’Etat. C’est le comble du cynisme : Sarkozy creuse les déficits et invite les travailleurs (qui se lèvent tôt) à les combler en payant plus cher leurs soins (franchise médicale), en voyant les services publics se dégrader (11200 suppressions de postes à l’éducation nationale dans le prochain budget)…

Sarkozy a déclaré la guerre au monde du travail. Tout y passe : le droit du travail et notamment le contrat de travail, l’assurance maladie, les retraites, le service public (privatisation de GDF)…

Il choisit la précipitation pour prendre les salariés de cours. Le relatif « état de grâce » ne pourra pas durer encore bien longtemps. Les chiffres de la croissance sont mauvais et les contrecoups du « paquet » fiscal sur la consommation populaire et les dépenses sociales ne peuvent que la plomber davantage. Le début de krach immobilier et financier aux Etats-Unis annonce la couleur. Sur un autre plan, l’absence de véritable opposition politique sur le fond « à gauche », qui explique grandement l’élection de Sarkozy, ne pourra pas freiner éternellement l’émergence du mouvement social.

Pour faire passer ses contre-réformes, Sarkozy fait le choix de la division. Il se livre à une « guerre éclair » contre les salariés du public pour mieux pouvoir se retourner sur ceux du privé. Il en est ainsi de la poursuite du démantèlement du système de retraite solidaire par répartition. Sarkozy et Fillon tentent de déconnecter la question des régimes spéciaux de la remise en cause de l’ensemble, programmée en 2008 avec la deuxième phase de la loi Fillon. Pourtant les deux sont intimement liés.

Les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF-GDF…) sont un obstacle à la nouvelle dégradation du régime général, alors que le MEDEF réclame déjà le passage à la retraite à 62 ans et les 42 annuités. Les statuts du public, notamment des agents de la SNCF et de la RATP, constituent aussi un obstacle à la privatisation de ces entreprises et à la poursuite de la remise en cause du service public. Enfin, le pouvoir craint la capacité de mobilisation des agents du public qui en 1995 et en 2003 (alors qu’ils n’étaient prétendument pas concernés par la loi Fillon 1) ont été en première ligne dans les luttes au bénéfice de tous les salariés.

Le président, le gouvernement, relayés par la plupart des media tentent de jeter à la vindicte les agents du public. Ce ne sont pas eux les privilégiés, loin s’en faut ! Rétablissons la vérité ! Les fiches de paie et le montant des pensions en témoignent. Refusons de tomber dans la logique du nivellement par le bas de tout le système social !

L’attaque globale de Sarkozy contre les droits sociaux et démocratiques exige une riposte globale. Des mobilisations se préparent pour le 18 octobre et les jours suivants. Les cheminots, à l’appel de leurs organisations syndicales, combattront la destructuration du fret et la remise en cause des retraites dans la perspective de privatisation rampante. Les agents de la RATP et de la fonction publique devraient s’engager également. Nous pouvons faire de ces journées, un grand moment de la convergence des luttes.

Militants communistes, participer à la construction de ces luttes est notre priorité, loin de toutes les combinaisons politiciennes et recompositions politiques à « gauche » en vue déjà d’une alternance en 2012. L’immense succès de la Fête de l’Humanité a confirmé la profondeur de l’ancrage du PCF. Nous avons bien l’intention de faire vivre notre parti, outil historique au service du monde du travail pour mener la lutte des classes. Avec vous ? Faites le choix de la lutte ! Adhérez !

Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /2007 11:37
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Sarkozy déclare la guerre aux salariés du secteur public. Sa « mesure phare » : remettre en cause le droit de grève. Ne cédons rien sur le soi-disant « service minimum » !

M. Sarkozy assène avant, espère-t-il, de pouvoir matraquer. Sa méthode : monter les salariés les uns contre les autres, jeter les salariés du secteur public à la vindicte générale. Pour mieux faire passer sa politique au service des possédants.
Interrogé dans le journal le Parisien daté du 21 février sur les premières dispositions qu’il ferait adopter s’il était élu, il fustige à nouveau les salaires et les retraites des fonctionnaires, les régimes spéciaux (non sans donner dans la même interview des chiffres contradictoires sur le nombre de leurs affiliés, d’abord 3,5 millions, quelques lignes plus loin 1,5 million…).
Celui qui entend étendre les exonérations de cotisations patronales aux heures supplémentaires, prolonger la loi Fillon, notamment allonger à 42 ans la durée de cotisation, ose se permettre explicitement de désigner les salariés du public comme responsable du bas niveau des pensions de 3 millions de retraités.
Dans le même ordre d’idée, il place comme « mesure phare de son programme», l’instauration du « service minimum dans les services publics ». Il rêve bien de faire comme son ami Bush dont la « justice » a jeté en prison l’an dernier Roger Toussaint, président du syndicat des transports de la Ville de New York pour avoir organisé la grève, très suivie, de décembre 2005 qui opposait notamment au passage de l’âge de la retraite de 55 à 62 ans pour les nouveaux embauchés du métro et des bus new-yorkais.
L’idée de Sarkozy n’est pas nouvelle. C’était déjà l’un des objectifs de campagne de Chirac en 2002 qui a dû y renoncer. Sarkozy, bon poujadiste, prétend bénéficier de l’accord « plébiscitaire » des Français qui lui permettrait de faire passer le « service minimum » dès juillet « sans qu’il soit discuté ». D’aucuns, notamment dans les syndicats réformistes, ou dans la gauche « molle », semblent l’avoir intégrer, ayant déjà acquiescé aux dispositifs « d’alarme sociale » ou de « service garanti » pour diminuer l’impact des grèves.
Pourtant rien n’est plus faux dès lors que les vraies questions sont posées aux yeux de tous ! Qui est responsable des retards et des dysfonctionnements des transports publics que subissent les usagers toutes les semaines ? Quoi sinon le déficit de personnel, les retards de renouvellement des matériels, la recherche de la rentabilité financière à court terme, la logique de privatisation : précisément ce que combattent les salariés, parfois au moyen de la grève, en luttant pour défendre le service public nationalisé.
Le spectre du mouvement de novembre/décembre 1995 continue de hanter les nuits des dirigeants du MEDEF et de leurs pantins politiques. La grève pendant 5 semaines des agents du public, notamment de la RATP et de la SNCF, avait eu raison du plan Juppé. Ils avaient été rejoints pour les journées d’action par les salariés du privé et bénéficié du soutien massif des usagers, de l’ensemble des salariés, retraités, jeunes.
En 2003, contre la contre-réforme des retraites, les salariés des entreprises publiques, dont Fillon disaient qu’ils n’étaient pas concernés, ont été des éléments moteurs d’un mouvement également massif, qui a failli l’emporter.
En 2008 est programmée la nouvelle phase de la loi Fillon de démantèlement du système de retraite solidaire par répartition. Sarkozy veut anticiper en essayant d’entraver juridiquement la capacité de mobilisation des agents des services publics.
Il peut se permettre d’aller aussi loin dans sa démagogie et dans ses attaques contre le droit des travailleurs parce que son opposant officiel, le PS se situe plus que jamais dans une perspective d’alternance pour gérer à son tour loyalement les affaires de la mondialisation capitaliste.
Le signe manifeste de cette collusion est l’objectif commun, après avoir fait campagne chacun pour le OUI, de réintroduire d’ici 2009 la « constitution » de l’UE et sa « concurrence libre et non faussée », rejetées par le peuple. Pour les services publics, cela se traduit par la volonté de poursuivre l’application destructrice des directives et règlements européens de marchandisation.
Contrairement à ce dont ils s’efforcent de persuader les Français, en évacuant la portée et la force de leur NON, traités, directives, règlements européens ne sont en rien une fatalité !
C’est précisément ce consensus que l’action des salariés, les luttes, s’appuyant sur les luttes récentes et le NON majoritaire du 29 mai 2005, doivent faire voler en éclats.
C’est dans cet objectif que nous inscrivons notre action de communistes pendant la campagne électorale et le sens que nous voulons donner au vote communiste.
Nous ne laisserons pas remettre en cause, au nom du « service minimum », le droit de grève dans les services publics, inscrit dans la Constitution française, résultat de décennies de luttes ! Nous agissons dans notre entreprise et vers les usagers pour montrer ce qui est vraiment en jeu. Nous exigeons plus que jamais de la majorité de « gauche » au Conseil régional d’Ile-de-France et de son président PS, M. Jean-Paul Huchon, qu’ils dénoncent le système du « service garanti », prémices du service minimum, imposé à la RATP et à la SNCF juste avant qu’ils ne prennent le contrôle du STIF, syndicat des transports d’Ile-de-France.
A plusieurs reprises, M. Huchon s’y était engagé…
Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /2007 19:05
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65 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises en 2005, selon un rapport officiel émanant des inspections des finances, de l’administration et des affaires sociales. Un record supérieur au budget de l’éducation nationale, du « même ordre de grandeur que les dépenses hospitalières ». Pour quel résultat?
1°- alimenter directement les profits records des entreprises et les dividendes des actionnaires qui abaissent les salaires, licencient, délocalisent.
2°- creuser les déficits et appauvrir encore les services publics et sociaux
Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /2007 00:00
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