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Samedi 31 octobre 2009

La défense du Palais de la Mutualité dans le 5ème arrondissement représente une bataille aussi concrète que symbolique.

L’opération immobilière prévue et la transformation du bâtiment de la rue Saint-Victor en centre de congrès de prestige implique à la fois la suppression de tout ou parties des activités des centres de santé mutualistes conventionnés qu’il abrite et la disparition d’une des dernières grandes salles de meeting à Paris encore accessibles aux organisations syndicales et politiques progressistes. La Mutu historique !

Par delà les difficultés financières invoquées par le gestionnaire actuel, la Fédération mutualiste parisienne, le maintien des activités du site est parfaitement envisageable comme l’ont démontré les syndicats et organisations qui animent la défense du site, dont nos camarades de la section du PCF du 5ème arrondissement (voir texte précédent).

C’est une question de choix.

- De choix de la Fédération nationale de la Mutualité française d’abord.

Mais pour l’instant, elle tourne le dos aux valeurs mutualistes en sacrifiant les deux activités de la Mutu et en cédant, cet été, la gestion du site au groupe privé « GL-Events ». On ne peut qu’y voir un signe de plus de la transformation progressive de la Mutualité française en complémentaire santé de type privé, comme son approbation de la Loi Bachelot contre l’hôpital public ou encore ses campagnes de publicité dénigrant le service public en témoignent.

L’un des axes de la bataille pour la défense du Palais de la Mutualité est de mettre en évidence la contradiction entre l’idéal mutualiste et l’opération immobilière que ses représentants couvrent.

- La municipalité de Paris dispose aussi de moyens d’intervention décisifs. Elle peut directement bloquer l’opération (en ne délivrant pas les permis nécessaires, en faisant jouer le PLU…). Elle peut peser ensuite de toute son influence et sa capacité de mobilisation pour rentrer à son tour dans la campagne de défense de la Mutu.

C’était le sens du vœu que les syndicats et associations ont suscité et que le groupe des élus communistes et de gauche au Conseil de Paris avait accepté de présenter à la séance des 19 et 20 octobre 2009.

Mais finalement, ce vœu a été retiré par Ian Brossat, président du groupe et n’a pas été soumis au vote, Brossat se ralliant à un autre vœu sur la question de l’adjointe PS Anne Hidalgo, un vœu, comme on dit, qui « ne mange pas de pain ». Alors que les travaux pourraient commencer rapidement, le vœu de Mme Hidalgo verse quelques larmes de crocodile mais n’engage surtout pas la municipalité dans le cadre de ses responsabilités.

L’attitude politique de M. Brossat sur un tel dossier est très regrettable. Il était très important pour la suite que le Maire de Paris et sa municipalité se positionnent clairement et soient le cas échéant placés devant leurs contradictions vis-à-vis de l’intérêt des populations et du mouvement de lutte. Soit ils votaient pour, soit ils votaient contre le vœu ! Ian Brossat leur a permis de se défausser sans informer les syndicats, associations et militants politiques qui l’avaient mandaté.

Quand la municipalité de Paris choisit la spéculation, au service de grands groupes financiers, à la Samaritaine, à Beaugrenelle et ailleurs, les communistes doivent le dénoncer et le combattre et non le cacher. C’est en tout cas notre conception normale de l’Union de la « gauche ».

Il n’est pas trop tard pour corriger le tir. Demandons publiquement à la municipalité de prendre ses responsabilités pour la sauvegarde du Palais de la Mutualité. Soutenons les syndicats et les militants politiques, dont la section du PCF Paris 5, qui poursuivent leur bataille et entendent lui donner l’écho parisien et national qu’elle mérite.

 

 

Ci-dessous l’analyse rétrospective du PCF Paris 5 :

 

La mairie de Paris doit prendre ses responsabilités !

La disparition de 160 emplois et la fermeture de plusieurs spécialités médicales dans les centres Saint-Victor (5e) et du Moulinet (13e) prévue par le plan de restructuration de la FNMF, ainsi que la cession de la gestion de la Maison de la Mutualité au groupe international privé GL Events qui projette de la transformer en centre de conférence de luxe, a soulevé une large opposition. La mairie de Paris, qui a à plusieurs reprises manifesté sa détermination en ce qui concerne le devenir de la Maison de la Mutualité et ces deux centres de santé, peut et doit agir ! Il s’agit d’une attente forte de la part des salariés, des mutualistes, des usagers de ces centres et des habitants du quartier.

Les forces politiques représentées au sein du Conseil de Paris se sont en effet prononcées depuis plus d’un an pour :

- Le maintien des activités de santé de proximité dans les centres Saint-Victor (5e arrondissement) et du Moulinet (13e arrondissement) dans le secteur 1 avec tiers-payant

- La nature mutualiste de la gestion de ces centres de santé

- La sauvegarde de l’emploi dans les deux centres de santé et dans la Maison de la Mutualité

- Le maintien de la fonction du Palais de la Mutualité, en particulier de ses salles de réunion, comme un centre de la vie démocratique

Un vœu de chaque groupe a ainsi été déposé dans ce sens lors du conseil de Paris des 15, 16 et 17 décembre 2008. Un vœu présenté au nom de l’Exécutif par Mme Anne Hidalgo, 1e adjointe, a finalement été voté et demande « que M. le Maire de Paris interpelle Mme la Ministre de la santé sur l’avenir du secteur des soins sociaux au cœur de Paris, particulièrement dans le 5e, ainsi que l’ensemble du secteur mutualiste, afin de mettre en place un scénario permettant le maintien d’une gestion mutualiste de ce lieu et de ses destinations. »

Lors du conseil de Paris du 11 et 12 mai 2009, un nouveau vœu a été voté. Il prend acte de la mobilisation des habitants, des usagers et des « forces vives de la capitale » pour la sauvegarde des centres de santé Saint-Victor et du Moulinet et de la Maison de la Mutualité. Présenté par Anne Hidalgo, toujours au nom de l’Exécutif, la municipalité s’engage à ce « que M. le Maire de Paris intervienne auprès des autorités désormais en charge du devenir de la Mutualité parisienne pour que soit maintenue une gestion mutualiste et que la destination du site soit conservée » mais aussi à ce « que les activités des centres de santé soient maintenues ainsi que les emplois qui y sont associés pérennisant ainsi une offre de soins diversifiés de secteur 1 dans le centre de la Capitale. »  

Les projets de transformation des deux centres de santé et de la Maison de la Mutualité étant connus depuis cet été, la mairie de Paris dispose aujourd’hui d’une possibilité concrète pour agir. C’est pourquoi, la section communiste du 5e arrondissement, qui, depuis le début, est partie prenante de la lutte au niveau local, a été partisane de la présentation d’un vœu qui exige :

- de s’opposer aux travaux prévus au Palais de la Mutualité dans l’attente d’une inscription de celui-ci à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques

- de proposer une subvention qui permette le maintien de toutes les activités de santé exercées jusqu’à présent dans les 5e et 13e arrondissements

- de s’assurer de la pérennité des activités médicales et de soins en secteur 1 avec tiers-payant aux centres Saint-Victor et Moulinet, qui n’ont actuellement aucune garantie à long terme

Un tel vœu a été présenté par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche lors de la séance des 19 et 20 octobre 2009 mais retiré en cours de séance au profit du vœu d’Anne Hidalgo, présenté au nom de l’Exécutif. Bien qu’il rappelle l’attachement du Conseil de Paris aux diverses activités de la Mutualité, ce vœu ne prend aucun engagement ferme et n’utilise aucune des possibilités dont dispose la municipalité pour freiner le démantèlement de ces activités et soutenir la pérennité de l’offre de soin en secteur 1 avec tiers-payant au cœur de la capitale.

  En lien avec la lutte menée avec les salariés, les mutualistes, les usagers et les habitants du quartier, la section communiste du 5e exprime sa surprise face au retrait, sans mise aux voix, du vœu qu’elle défendait pour la sauvegarde de la Maison de la Mutualité et des deux centres de santé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche. Nous exprimons par ailleurs notre étonnement et notre réprobation concernant le décalage qui existe entre l’attachement proclamé par l’Exécutif municipal parisien à la Mutualité et l’absence d’engagements concrets susceptibles d’éviter son démantèlement. Les communistes du 5e arrondissement renouvellent donc leur demande que ce vœu soit à nouveau présenté, et adopté.

Section PCF Paris 5e

 

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Luttes, Paris et 14ème - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mercredi 28 octobre 2009

Fermetures d’usines, délocalisations, hausse du chômage, baisse des salaires, des retraites, dégradation de la protection sociale, casse des services publics, pénurie de logements… :

STOP à la politique du gouvernement !

Grève et manifestation des ouvriers de l’industrie, des cheminots, des enseignants, des postiers avec le soutien de millions d’usagers… :

ENSEMBLE, commencer à mettre le pouvoir sarkozyste en échec, maintenant !

Le Lion de Denfert a pris les couleurs de la lutte des Contis depuis la manifestation du 22 octobre.

 

Un rapport de force existe pour faire reculer le gouvernement et commencer à rompre avec la politique au service des plus riches. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est un constat. Le pouvoir le fait aussi de son côté.

Tout ce qui a motivé la force des journées de grèves et de manifestations du début de l’année (3 millions dans les rues le 19 mars) est encore plus vrai.

600.000 chômeurs de plus cette année, une baisse des salaires pour ceux qui gardent leur emploi, même quand ils travaillent plus, 140 milliards d’euros de nouveaux déficits publics dont il veut nous faire payer la note : le bilan de Sarkozy est éloquent. C’est exactement le contraire de ses promesses.

La « crise » a bon dos. Elle sert de prétexte et de moyen pour aggraver encore les choix qui l’ont causée. Encore plus de casse des acquis sociaux, d’injustice sociale, de cadeaux au patronat qui délocalise, aux banques déjà renflouées à nos frais… C’est devenu évident pour le plus grand nombre.

On en passe.

Est-ce que tous les salariés, retraités, jeunes se résignent, font le choix de subir en attendant d’illusoires jours meilleurs, comme on commence à leur en promettre pour 2012 ?

Non, pas du tout, quoiqu’en disent les media à la botte ! Les luttes n’ont pas cessé de se multiplier, même cet été.

Le 22 octobre, 30.000 ouvriers, représentant leurs collègues de près de 200 usines de la métallurgie, de la chimie… du pays, ont défilé dans les rues de Paris pour montrer leur détermination à arrêter la politique qui accompagne la casse industrielle du pays.

Il n’est pas admissible que Renault ou PSA importent plus d’automobiles et de pièces des pays à bas salaires qu’ils n’en produisent en France. Il n’est pas acceptable que 65 milliards d’euros d’argent public soient distribués aux entreprises qui suivent ce type de stratégie, que le pays renonce à intervenir, notamment par la nationalisation et la formation, pour maintenir des filières d’excellence, répondant aux besoins.

Les agriculteurs n’acceptent pas de ne pas être rémunérés pour leur travail parce que l’UE dérégule les marchés, organise la concurrence avec des pays où, par exemple, il n’y a pas de protection sociale pour les saisonniers.

A France-Télécom, les salariés réagissent devant l’exploitation et le « management » par le harcèlement destiné à accélérer la casse de ce qui reste de service public et d’esprit de service public.

Les usagers en sont aussi directement victimes : est-ce normal que nous payions les communications sur les portables quatre fois leur prix pour combler des actionnaires?

A la SNCF, un tiers des agents (50% à Montparnasse) ont fait une première journée de grève le 20 octobre contre le projet de démantèlement du fret et d’éclatement de l’entreprise en vue de la privatisation.

Le même jour, les agents du pôle emploi ont fait grève à 50% pour exprimer leur exaspération devant la sape des moyens humains pour aider à la recherche d’emploi et à la formation, au moment même où le chômage explose.

On pourrait encore citer bien d’autres exemples de lutte.

La convergence des luttes, c’est bien ce que craint le gouvernement.

Il le montre en jonglant avec le calendrier, à la fois pressé par le Medef d’aller vite en besogne et méfiant devant le risque de coïncidence entre plusieurs grands mouvements.

La loi contre La Poste était initialement programmée pour le début de l’année. Elle a été reportée au deuxième semestre pour que la lutte ne se développe pas en même temps que les grandes journées de manifestation.

En décembre 2008 déjà, devant le début du mouvement lycéen, Darcos a préféré repousser d’un an le projet de loi contre le lycée, pour qu’il ne coïncide pas avec le mouvement étudiant. Voilà maintenant que Sarkozy cherche l’apaisement, reporte encore le projet et en atténue le contenu. Il ne faudrait pas que les lycéens rejoignent les postiers !

La loi Bachelot contre l’hôpital public a fédéré et fédère toujours presque toutes les catégories contre elle. Le gouvernement a réussi à la faire voter pendant les élections européennes qui ont servi de diversion.

Le deuxième volet de la « réforme » Fillon de 2003 (les 41, 42… annuités ) contre la retraite solidaire était prévu pour 2009. Il a été reporté sans mot dire à 2010.

L’année prochaine, les 35.000 nouvelles suppressions d’emploi dans la fonction publique programmée dans le budget 2010 attaqueront directement les services de l’Etat dont l’éducation nationale.

Les convergences de luttes ne se décrètent pas. Mais elles se construisent. Et c’est indispensable devant un tel programme.

Dans les semaines qui viennent, il se présente plusieurs dates consécutives dans le calendrier du mouvement social.

Les mouvements de lutte se développent à nouveau dans les hôpitaux contre l’application de la loi Bachelot,

par exemple contre la fermeture programmée de 180 services de chirurgie, les milliers de suppressions d’emplois dans les CHU, notamment à l’Assistance Publique- hôpitaux de Paris… 

Dans le 14ème, une bataille a lieu contre le démantèlement de l’hôpital Léopold Bellan, notamment de ses services pour les patients atteints de sclérose en plaques et de la maladie de Parkinson.

Les syndicats d’enseignants appellent à la grève nationale le 24 novembre. A peu près à la même date le mouvement des cheminots va reprendre.

Enfin, la bataille de La Poste ne cesse de prendre de l’ampleur.

Elle peut être le point de convergence et de rassemblement populaire qui mettent en échec le gouvernement.

Le 22 septembre, 100.000 postiers faisaient grève dans le pays. La veille, 50% des agents manifestaient leur rejet de la déstructuration des bureaux de poste parisiens.

Le 3 octobre, par centaines de milliers, les usagers ont montré leur volonté de s’opposer à la loi de privatisation.

Dans ce sens, nous prolongeons la mobilisation en faisant signer la pétition pour le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en société anonyme et de mise en concurrence de toutes les activités postales au nom de l’UE.

A partir du 3 novembre, l’examen du projet de loi contre la Poste va débuter. De multiples mouvements locaux se poursuivent. Un mouvement général est en vue également pour la fin du mois.

Ces jours sont propices au développement de vastes convergences de luttes, permettant une ou plusieurs premières victoires.

C’est là que se situe la perspective d’une alternative politique maintenant, et non dans la préparation à « gauche » des candidatures aux élections présidentielles de 2012, dans 31 mois, dont, sans intervention populaire, on ne pourra rien attendre qu’une nouvelle alternance.  

Ensemble, faisons en sorte que le calendrier devienne favorable aux luttes pour arrêter le gouvernement et le Medef !

Communistes, nous plaçons nos propositions et nos initiatives au service de ces convergences de lutte, notamment dans l’immédiat la poursuite de la bataille pour le service public de La Poste.

REJOIGNEZ-NOUS !

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Economie et luttes, France - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 19 octobre 2009

Usagers avec les cheminots de Montparnasse (et de France) qui seront massivement en grève le 20 octobre 2009

 

Mardi 20 octobre, à l’appel de trois organisations syndicales, les cheminots seront en grève. Nous reproduisons ci-dessous des extraits du tract que la CGT de la gare Montparnasse (secteur Paris Rive gauche) diffuse aux usagers pour les alerter des vrais enjeux de leur lutte et contrecarrer la propagande officielle

 

 

Sur le secteur Paris Rive Gauche :

 

« Sur la Région SNCF de Paris Rive Gauche, qui rayonne sur 6 départements avec notamment les gares d’Austerlitz, Montparnasse, la ligne C, il est envisagé plus de 250 suppressions d’emplois (pratiquement l’équivalent de la casse de Molex).

Alors que dans le même temps, il manque du personnel pour l’entretien des voies et des caténaires, pour l’entretien du Matériel y compris les TGV. Situation qui entraîne de nombreux dysfonctionnements, retards, trains supprimés, etc… et dont vous subissez les conséquences au quotidien.

Pour ce qui est du transport des marchandises, de graves menaces présentes sur nos sites FRET de

Brétigny, Rungis, Trappes ou Chartres. Et pendant ce temps, les routes sont saturées de camions.

Comme au plan National, nous formulons des propositions pour redynamiser le Service Public des marchandises à partir de nos sites ferroviaires qu’il faut préserver et moderniser pour des dessertes de proximité, redynamisant un tissu social diversifié, en utilisant notamment la petite ceinture ferroviaire autour de Paris, pour amener les marchandises au plus près des lieux de production et consommation. »

 

 

Tract national

 

FRET SNCF : Tromperie sur la marchandise…

 

Le gouvernement annonce « un engagement national pour le fret ferroviaire » à hauteur de 7 milliards d’euros. La SNCF parle quant à elle d’un schéma directeur pour « un nouveau transport écologique de marchandises » doté d’un milliard d’euros. Ces investissements devraient permettre de créer un réseau d’autoroutes ferroviaires, le doublement du transport combiné, le TGV fret, l’amélioration de la desserte des ports et la création d’opérateurs

ferroviaires privés de proximité. Dans le même temps, dans la presse, à la télévision,

une campagne médiatique à fort budget et au slogan pour le moins ambigu : « le rail, une nouvelle route pour la France », fait état de ces projets. Mais cette vaste opération de communication cache une toute autre réalité. La Fédération CGT des Cheminots rétablit la vérité, alerte la population, les élus politiques et les informe de la décision prise par trois organisations syndicales (CGT, CFDT, Sud Rail) sur les quatre représentatives à la SNCF,

de cesser le travail sur une journée, le mardi 20 octobre prochain.

 

Les camions sur les trains : FAUX !

 

De 2004 à 2008, les plans de restructuration successifs de la SNCF et du gouvernement ont mis chaque année 1 500 000 camions sur les routes. Durant cette période, le volume de trafic fret réalisé par la SNCF a baissé de 12 milliards de tonnes par kilomètres. Les autres entreprises ferroviaires, sur trois ans d’ouverture à la concurrence en ont réalisé une dizaine de millions. Sur la base du volume des trafics réalisés en 2008, l’abandon des dessertes locales programmé par la SNCF pour 2010 et 2011, afin d’investir un milliard d’euros dans de nouveaux projets, ajoutera annuellement l’équivalent de 1 200 000 camions supplémentaires. A l’horizon 2020, au prix de multiples conditions économiques qui ne sont pas finalisées, les projets du gouvernement et de la direction SNCF prévoient un report modal de 1 400 000 camions sur les trains, soit à peine le rattrapage des « dégâts environnementaux » réalisés dans les deux prochaines années.

Pour la CGT, ces projets ne sont pertinents que s’ils s’appuient sur une politique de développement de tous les trafics plutôt qu’en substitution de ceux existants. Ainsi, l’exemple de l’autoroute ferroviaire entre Perpignan et Luxembourg qui transporte actuellement 40 camions par jour est éclairant. La cadence serait doublée en 2013, soit 80 camions alors qu’en 2009, le poste frontière du PERTHUS avec l’Espagne en voit passer 800 en moyenne. La situation est identique pour l’Autoroute Ferroviaire Alpine entre AITON (Savoie) et ORBASSANO (Italie), où l’immense majorité des camions continue à emprunter le tunnel routier du Mont Blanc.

 

L’Etat investit 7 milliards : FAUX !

 

La réalité, c’est que l’Etat annonce un plan dont le coût est estimé à 7 milliards d’euros, mais les financements reposeront sur les régions, des contrats de partenariats publics/privés, RFF, la SNCF et éventuellement sur le grand emprunt.

Dans le dossier présenté à la presse le 16 septembre par le Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (dossier disponible sur le site du ministère), l’engagement de l’Etat est pour le moins sujet à caution. Ainsi, dans la partie financement des projets on relève : « l’Etat cofinancera dans le cadre des contrats de projets Etat Région… l’Etat accompagnera le plan d’investissement… l’Etat mettra en place des aides remboursables… l’Etat participera… »

Aucun engagement financier ferme n’est donc formellement acté. Pire, dans cette enveloppe, prés dès deux tiers (4,5 milliards) concernent des investissements déjà arrêtés par le passé et non réalisés par défaut des budgets promis par l’Etat.

 

En vérité, à raison de 200 millions d’euros par an pendant 5 ans, seul le milliard investit par la SNCF est clairement financé. Mais au prix de l’abandon des dessertes locales, d’une nouvelle suppression de près de 6 000 emplois et via le recours à des filialisations. En quelque sorte, l’avenir se ferait au détriment de l’existant et de la réponse aux besoins immédiats de transport !

 

FRET SNCF : un enjeu de société…

 

Les besoins en ce domaine sont pourtant bien réels. En 2008, le transport intérieur de marchandises, tous modes confondus, représentait 250 milliards de tonnes par kilomètre. Seulement 24 ont été transportés par le ferroviaire. L’enjeu du report modal, par conséquent du développement du mode ferroviaire et fluvial, se situe à ce niveau et ce, dès maintenant.

 

Non contente de porter un coup fatal à sa messagerie ferroviaire et à ses dessertes locales via le quasi abandon de sa technique du wagon isolé (60 à 70%), la direction de la SNCF privilégie les trafics internationaux de transit, considérés comme rentables.

 

Le comble, c’est que la SNCF se voit par ailleurs, sommée d’aider financièrement à s’installer des entreprises ferroviaires de proximité de droit privé. Dès lors, quid de la sacro sainte concurrence libre et non faussée chère au traité européen de Lisbonne, à moins que le but ne soit précisément de mettre les cheminots et leurs droits sous la coupe des lois du marché. Des éléments qui ne sont pas sans incidences sur vos conditions de transport, votre sécurité et la qualité de service public que vous êtes en droit d’attendre de la part de cette entreprise publique. Ce repli, s’il devait voir le jour, au mépris du « Grenelle de l’Environnement », ne manquerait pas d’avoir de graves conséquences économiques, sociales et environnementales.

 

Par conséquent, il ne saurait être fait l’impasse sur ce qui se décide aujourd’hui pour FRET SNCF. D’autant que le transport international de voyageurs, à la veille de sa libéralisation et à un moment où le Secrétaire d’Etat aux transports se dit favorable à l’ouverture à la concurrence des trains régionaux de voyageurs (TER), prend la même voie.

 

…avec des répercussions sur les voyageurs

 

Avec moins de marchandises transportées par le fer le coût des infrastructures, payé au travers de péages par la SNCF et RFF, va se reporter sur les trains de voyageurs. Les conséquences pourraient se traduire pour les usagers par une augmentation du prix des billets (et/ou des impôts locaux), et sur l’offre puisque la direction SNCF vient d’annoncer qu’elle n’entend plus assumer financièrement les liaisons corail, laissant aux collectivités locales le soin de payer ou à l’Etat de décider de leurs éventuelles suppressions. On voit bien que le service public sera le grand perdant de cette stratégie.

 

Non seulement cette politique libérale des transports va à l’encontre des questions posées par le réchauffement climatique avec l’émission de CO2 des véhicules mais avec la taxe carbone, nouvel impôt qui augmentera dans les années à venir, ce sont les ménages qui seront appelés à payer d’une part les conséquences du transfert de millions de wagons de marchandises sur les routes et d’autre part, les exonérations importantes obtenues par les entreprises.

 

C’est pourquoi, à défaut d’être entendus sur ce sujet et afin que l’intérêt général prime sur la rentabilité financière, les cheminots agiront par la grève le 20 octobre prochain.

 

Montreuil, le 13 Octobre 2009

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Défense des services publics - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Mercredi 14 octobre 2009

Coup de gueule ! Non, les (jeunes) communistes ne sont pas de petits politiciens comme on en trouve dans les autres partis ou comme M.Ian Brossat !

 

Je n’en peux plus de voir le PCF ridiculisé dans la presse et que des élus se réclamant de mon parti se prêtent au jeu, consciemment ou non.

 

Le quotidien Le Parisien, à forte tradition anticommuniste, c’est le moins que l’on puisse dire, se délecte depuis quelques mois. Le nouveau président du groupe des élus communistes et du PdG au Conseil de Paris, Ian Brossat, 28 ans, ravit ses rédacteurs et a le droit à une publicité régulière dans ses pages que nos luttes ne rencontrent jamais.

 

Pas étonnant !

 

Hier, 13 octobre 2009, sur une pleine page, Le Parisien publie sa photo en grand et salue sa dernière initiative : participer à la création, derrière M. Adrien Babeau, adjoint UMP à Neuilly-sur-Seine, avec d’autres élus de l’UMP, du Modem, du PS, des Verts… d’une association de jeunes pour « se serrer les coudes en dépassant les courants idéologiques », l’Association des jeunes élus de France (AJEF).

« Il s’agit de promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents » indique l’association.

 

On attend l’adhésion de Jean Sarkozy !

 

Il est inconcevable que des gens qui se disent communistes figurent dans ce type de regroupement de politiciens en herbe et discréditent notre parti et notre engagement.

 

Petits carriéristes, qui affûtons nos dents, unissons-nous, pour avancer dans nos partis respectifs ! « Donnons-nous des petits conseils mutuellement », comme le promet Brossat dans Le Parisien.

Quels petits « conseils » ? Quelles expériences !

 

M. Brossat a fait un passage éclair au PCF 14ème, parachuté par la direction du PCF. Il en est reparti aussi sec quand il a vu que, pour cause de parité, il ne pouvait pas prétendre à une des places de conseiller de Paris octroyées par le PS dans le 14ème mais dans le 18ème, reniant ses déclarations d’amour précédentes pour notre arrondissement et ses habitants.

 

Tant qu’on n’était pas certain que Delanoë n’aurait pas besoin du Modem en 2008, il s’est bien gardé d’exclure toute possibilité ! Quitte à se refaire une virginité après !

 

Sitôt élu, M. Brossat décide seul de devenir politicien professionnel, payé vraisemblablement sur son indemnité, alors que les élus communistes doivent normalement la reverser au Parti.

Un autre « bon petit conseil » à délivrer ? Quoiqu’en cette matière, UMP, PS et autres ont plus à donner qu’à recevoir.

 

Pour avoir des places et progresser, visiblement selon M. Brossat, il ne faut jamais contrarier le maire que l’on sert, en l’occurrence Delanoë, mais docilement lui apporter la caution de gauche que représente le nom du PCF sur les sujets les plus importants ( des questions secondaires servent à jouer une posture différente).

 

Pour en rester à la réunion du dernier Conseil de Paris, c’est comme cela qu’il faut sans doute comprendre certaines positions surprenantes.

Plutôt approuver les dépenses pharaoniques pour le futur stade Jean Bouin au bénéfice des sponsors du Stade Français, la diminution des HLM aux Batignolles ou la promotion immobilière à Beaugrenelle plutôt qu’ennuyer la municipalité ! Même si, des riverains, des militants associatifs, des sympathisants du Parti que nous rencontrons n’en croient pas leurs yeux.

 

Le PCF ne se réduit pas à cette caricature dont la jeunesse contraste avec les 90 ans d’histoire glorieuse, de dévouement et de luttes, de notre parti et de ses adhérents.

 

Nous le disons et le dirons parce que les salariés et les habitants de Paris et du reste du pays ont besoin du PCF, tels que des milliers de militants le font vivre, fidèles à leurs engagements idéologiques, sans mélanger torchons et serviettes, sans compromission, fidèles à l’intégrité de ceux qui se battent parce qu’ils ressentent le besoin de changer la société, de battre le capitalisme, et non parce qu’ils veulent s’y faire une bonne place.

 

Pour les opportunistes, les portes des autres partis sont grand ouvertes !

 

Camille Marques, membre du Conseil départemental du PCF Paris

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Vie du Parti - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Lundi 12 octobre 2009
Une fois n'est pas coutume, nous publions en lien un tract de la CGT (du Syndicat national des affaires sanitaires et sociales et d'autres syndicats CGT de la fonction publique).

Il dénonce de façon précise et pertinente "l'attaque inédite contre l'ensemble des fonctionnaires", de la fonction publique d'Etat comme de la fonction publique hospitalière et de la fonction publique territoriale. Coupes budgétaires, RGPP, loi Bachelot (notamment avec les agences régionales de santé)... sont les instruments du "plus grand plan de suppressions d'emploi dans le pays".

Il rappelle la raison d'être du statut de la fonction publique et montre comme la menace qui pèse sur lui constitue une attaque une attaque contre tous les salariés en fragilisant une référence sociale pour l'ensemble du monde du travail, contre tous les citoyens.

Cliquez sur: Journal de la CGT spécial défense du service public et du statut
Par PCF Paris 14 - Publié dans : Défense des services publics - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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