Le Sénat à « gauche » ? Nous n’en continuons pas moins à demander sa dissolution !
Emmnauel DANG TRAN pour vivelepcf, 25 septembre 2011
La révolution ne partira pas du Palais du Luxembourg !
72.000 « grands » électeurs, non représentatifs du peuple de France, ont élu, dimanche 24 septembre 2011, une majorité de sénateurs de gauche, presque tous présentés sur des listes menées par le Parti socialiste. Pour la première fois, la présidence du Sénat pourrait passer de la droite ou du « centre » au PS.
Soit.
Ce résultat découle logiquement des débâcles successives de la droite aux dernières élections locales et notamment aux municipales de 2008. Les représentants des conseils municipaux forment en effet la majorité du corps électoral.
L’extension de la représentation proportionnelle – dans ce cadre étroit – a entraîné au fil des scrutins un rééquilibrage au profit de la gauche. Le rejet de la réforme territoriale et de ses conséquences déjà lourdes a indéniablement pesé dans le vote des élus.
Sur la durée, il apparaît que la « République des notables » s’accommode maintenant sans prévention de représentants de gauche.
Les résultats du PCF témoignent de la persistance du caractère inique et aléatoire du mode de scrutin. Dans un département de 1,4 million d’habitants comme la Seine-Saint-Denis, où notre parti est traditionnellement fort (25% des élus), un siège est perdu et le PCF n’en a plus qu’un sur six. Dans le Morbihan ou l’Indre-et-Loire, départements de 500.000 habitants, où la représentation élective de notre parti est très faible, il gagne et conserve un siège sur trois derrière le PS.
Au total, le PCF perd deux sièges et en gagne un.
Pierre Laurent voit dans ce résultat l’annonce d’un succès de la gauche unie aux prochaines échéances institutionnelles. Ce n’est pas cette perspective d’alternance, surtout portée par de « grands électeurs », qui peut laisser entrevoir une véritable alternative à la politique au service du capital actuellement menée par la droite. Ne perdons pas de vue les positions en France et dans l’UE du PS, quel que soit son champion issu des primaires.
Dans l’immédiat, que change le résultat de ces élections sénatoriales?
Rien ou presque. S’il le voulait, le PS à la tête de la « haute » assemblée pourrait seulement ralentir le processus législatif, déjà en fin de course avant les élections de 2012, mis en œuvre par le gouvernement et l’Assemblée nationale.
Il n’est plus question – c’était déjà quasiment impossible – pour Sarkozy de changer la Constitution sans l’accord de l’opposition.
Toute possibilité accrue pour les sénateurs communistes de relayer en tribune, ou dans leurs travaux parlementaires, les luttes seront bonnes à prendre, comme les moyens liés à leur mandat qui doivent absolument revenir au Parti (même pour les apparentés comme Robert Hue).
Mais le vote de dimanche ne doit rien changer à la position permanente des communistes : la demande de suppression pure et simple de cet organe parasitaire, antidémocratique qu’est le Sénat*.
* et non sa transformation en « chambre relais des collectivités locales et des initiatives européennes » telle que l’envisage le programme « partagé » de Jean-Luc Mélenchon, d’ailleurs sénateur honoraire. On lit même dans l'Huma-dimanche du 22 septembre que Nicole Borvo, présidente sortante du groupe au Sénat, se prononce pour la fusion du Sénat et du Conseil économique, social et environnementale, l'assemblée des corporations voulue par de Gaulle...
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Le
10ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 donne lieu à un matraquage médiatique impressionnant en France, dans le monde et encore davantage aux Etats-Unis mêmes. La
campagne lacrymogène se permet outrageusement de hisser, au nom de la notion galvaudée du « devoir de mémoire » cet événement au rang des plus grands crimes de l’Humanité.
Les cours en bourse des trusts pétroliers ENI (Italie), OMV (Autriche) et Total ou GDF-Suez (France) se sont envolés sur les places
européennes. Le symbole est parlant. Chaque belligérant compte profiter de la nouvelle répartition du gâteau pour ses compagnies, pour le pétrole, les infrastructures, la reconstruction.
Mais les capitalistes passent à une nouvelle étape. L’attaque coordonnée des milieux financiers, du FMI, de la BCE et de l’UE,
pays par pays, offre aux gouvernements nationaux la possibilité d’aggraver très lourdement leur politique « d’austérité », de casse des services publics et sociaux,
d’amputation des
Nous n’avons cessé de combattre ces dispositions depuis leur adoption à l’été 2007. Dans le contexte du chantage à la dette publique, il va devenir de plus en plus difficile pour les
gouvernants, avant comme après les élections de 2012, de maintenir ce système. Raison de plus pour le dénoncer sans laisser lui substituer un autre servant les mêmes intérêts.
Mais à Hiroshima le 6 août 1945, puis à Nagasaki le 9 août, les bombes ont bien été lâchées. Les destructions « massives », totales, ont fait quelque 200.000 morts sur le
coup, des dizaines de milliers ensuite. Des rescapés, leur descendance, souffrent toujours des conséquences des radiations.

L’enfermement de la perspective sur 2012 a déjà bloqué l’alternative politique portée par le mouvement populaire. Un rapport de force considérable s’est manifesté pour faire reculer
Woerth. Mais tout a été reporté sur 2012. Au nom de l’unité, on n’a pas voulu se démarquer radicalement des positions de ceux (PS et cie) qui acceptent l’allongement de la durée de cotisation ou
la casse des régimes spéciaux. Comment rassembler ensuite dans l’action pour la retraite à 60 ? A la fin, on a pu lire ainsi que la contestation sociale se serait heurtée à l’intransigeance
de « l’hyperprésident ». Alors que des millions de personnes étaient dans la rue avec le soutien de 70% de la population ! A leur façon, les autocollants consternants du PG
(« Casse-toi pov’con ! ») ont aussi contribué à détourner la perspective vers 2012.
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