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Vendredi 30 septembre 5 30 /09 /Sep 05:26

Le Sénat à « gauche » ? Nous n’en continuons pas moins à demander sa dissolution !

 

Emmnauel DANG TRAN pour vivelepcf, 25 septembre 2011

 

La révolution ne partira pas du Palais du Luxembourg !

 

72.000 « grands » électeurs, non représentatifs du peuple de France, ont élu, dimanche 24 septembre 2011, une majorité de sénateurs de gauche, presque tous présentés sur des listes menées par le Parti socialiste. Pour la première fois, la présidence du Sénat pourrait passer de la droite ou du « centre » au PS.

Soit.

Ce résultat découle logiquement des débâcles successives de la droite aux dernières élections locales et notamment aux municipales de 2008. Les représentants des conseils municipaux forment en effet la majorité du corps électoral.

L’extension de la représentation proportionnelle – dans ce cadre étroit – a entraîné au fil des scrutins un rééquilibrage au profit de la gauche. Le rejet de la réforme territoriale et de ses conséquences déjà lourdes a indéniablement pesé dans le vote des élus.

Sur la durée, il apparaît que la « République des notables » s’accommode maintenant sans prévention de représentants de gauche.

 

Les résultats du PCF témoignent de la persistance du caractère inique et aléatoire du mode de scrutin. Dans un département de 1,4 million d’habitants comme la Seine-Saint-Denis, où notre parti est traditionnellement fort (25% des élus), un siège est perdu et le PCF n’en a plus qu’un sur six. Dans le Morbihan ou l’Indre-et-Loire, départements de 500.000 habitants, où la représentation élective de notre parti est très faible, il gagne et conserve un siège sur trois derrière le PS. 

Au total, le PCF perd deux sièges et en gagne un.

 

Pierre Laurent voit dans ce résultat l’annonce d’un succès de la gauche unie aux prochaines échéances institutionnelles. Ce n’est pas cette perspective d’alternance, surtout portée par de « grands électeurs », qui peut laisser entrevoir une véritable alternative à la politique au service du capital actuellement menée par la droite. Ne perdons pas de vue les positions en France et dans l’UE du PS, quel que soit son champion issu des primaires. 

 

Dans l’immédiat, que change le résultat de ces élections sénatoriales?

Rien ou presque. S’il le voulait, le PS à la tête de la « haute » assemblée pourrait seulement ralentir le processus législatif, déjà en fin de course avant les élections de 2012, mis en œuvre par le gouvernement et l’Assemblée nationale.

Il n’est plus question – c’était déjà quasiment impossible – pour Sarkozy de changer la Constitution sans l’accord de l’opposition.

 

Toute possibilité accrue pour les sénateurs communistes de relayer en tribune, ou dans leurs travaux parlementaires, les luttes seront bonnes à prendre, comme les moyens liés à leur mandat qui doivent absolument revenir au Parti (même pour les apparentés comme Robert Hue).

 

Mais le vote de dimanche ne doit rien changer à la position permanente des communistes : la demande de suppression pure et simple de cet organe parasitaire, antidémocratique qu’est le Sénat*.

 

* et non sa transformation en « chambre relais des collectivités locales et des initiatives européennes » telle que l’envisage le programme « partagé » de Jean-Luc Mélenchon, d’ailleurs sénateur honoraire. On lit même dans l'Huma-dimanche du 22 septembre que Nicole Borvo, présidente sortante du groupe au Sénat, se prononce pour la fusion du Sénat et du Conseil économique, social et environnementale, l'assemblée des corporations voulue par de Gaulle... 

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Actualité politique-France - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Vendredi 30 septembre 5 30 /09 /Sep 05:23
Deux spécialistes américains de l'URSS de Gorbatchev analysent les différences fondamentales entre la politique liquidatrice de Gorbatchev et les réformes actuellement impulsées à Cuba

 

par Roger Keeran et Thomas Kenny,

http://img.over-blog.com/300x449/0/54/47/14/Cuba/20110416MVH_18.JPGEn avril dernier, le VIème Congrès du Parti communiste de Cuba (PCC) a adopté de nouvelles lignes directrices audacieuses pour affronter de sérieux problèmes économiques. Certaines de ces grandes lignes comprennent la réduction des dimensions de la fonction publique, une plus grande autonomie pour les entreprises publiques, la stimulation des coopératives et de l’entreprise privée et la promotion de la production et de l’efficacité.

 


En conséquence, certains commentateurs ont laissé entendre que le socialisme Cubain était en difficulté, ou en échec, ou en train de prendre le chemin de l’Union soviétique de Mikhail Gorbatchev.
 
Bien que n’étant pas spécialistes de Cuba, nous avons écrit un livre sur les causes de la chute de l’Union soviétique, Socialism Betrayed: Behind the Collapse of the Soviet Union *. L’un de nous a visité l’Union soviétique de Gorbatchev. Tous les deux sommes revenus récemment d’une visite à Cuba. Ces expériences emmènent plusieurs observations.
 
La trahison de l’Union soviétique a consisté dans le renversement du socialisme et l’éclatement de l’État unitaire sur une base nationale. Cela fut la conséquence de cinq processus concrets : 1) la liquidation du Parti communiste de l’Union soviétique, 2) la remise des médias entre les mains des forces anti-socialistes, 3) la privatisation et marchandisation intégrales de l’économie planifiée et publique, commencée sous Gorbatchev et atteignant ses sommets sous Eltsine, 4) le déchaînement du séparatisme nationaliste et 5) la capitulation devant l’impérialisme américain.
 
Ces processus ne sont pas en cours à Cuba. Par conséquent, la réponse succincte à la question « Cuba restaure-t-il le capitalisme ? » est non. Mais la question mérite une réponse plus complète. Voilà ci-dessous les grandes lignes de notre opinion sur la question, un prélude à un article plus approfondi à venir.
 
Juger avec certitude où va Cuba est quelque peu prématuré, car les réformes Cubaines ont à peine commencé. Essayer d’estimer les similitudes et les différences dans les situations de Cuba et de l’Union soviétique est périlleux.
 
Il s’agit de deux pays très différents, aux dimensions, histoire et contexte bien différents. Néanmoins, la construction du socialisme est modelée par des tendances générales tout comme par des particularités nationales. Tout comme le capitalisme a des problèmes qui lui sont endémiques, à travers le temps et les frontières, le socialisme rencontre des problèmes similaires dans des pays différents. Des comparaisons sont possibles.
 
Les pays socialistes peuvent rencontrer des problèmes de motivation, de productivité, d’efficacité et de qualité. Le contrôle étatique et la planification peuvent mener à la bureaucratie, la paperasserie et aux retards. Donner à tout le monde un emploi peut conduire au sur-effectif et à l’inefficacité. Garantir à tous les bases d’une vie décente – éducation, santé, alimentation, logement, vêtements et culture – peut mener au rationnement et aux queues et à des limites sur la qualité et la diversité des biens de consommation. Le rationnement et une quantité limitée de biens de consommation peuvent mener au marché noir et à l’économie parallèle.
 
Tous ces problèmes ont existé en Union soviétique, et ils existent aujourd’hui à Cuba, exacerbés bien sûr par le blocus américain vieux de 50 ans, par l’effondrement du bloc socialiste en Union soviétique et en Europe de l’Est et, plus récemment, par les retombées de la récession mondiale de 2008.
 
A la surface, les initiatives Cubaines pour affronter ces problèmes ressemblent à celles de Gorbatchev en 1985-1986. L’appel de Gorbatchev pour un passage d’un développement « extensif » à un développement « intensif » ressemblent aux mots d’ordre du récent Congrès du Parti communiste cubain – « Production » et « Efficacité ». Les mesures de Gorbatchev pour développer des joint ventures, des coopératives et l’entreprise privée, semblent similaires aux nouvelles orientations indiquées par le récent Congrès du PCC.
 
Sous la surface, cependant, les différences dans les problèmes et les approches en question apparaissent bien plus importantes que les similitudes.
 
Éthique révolutionnaire, unité nationale
 
Lorsque Yuri Andropov et Gorbatchev ont commencé à s’attaquer aux problèmes accumulés par le socialisme Soviétique dans les années 1980, ils l’ont fait contre un passif historique de 60 années qui était bien plus source d’inquiétudes et de controverses que celui Cubain. ( ... )

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Par PCF Paris 14 - Publié dans : Politique-International - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Samedi 24 septembre 6 24 /09 /Sep 10:56

11 septembre 2001 : le mythe refondateur de l’impérialisme américain

 

110912_WTC.jpgLe 10ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 donne lieu à un matraquage médiatique impressionnant en France, dans le monde et encore davantage aux Etats-Unis mêmes. La campagne lacrymogène se permet outrageusement de hisser, au nom de la notion galvaudée du « devoir de mémoire » cet événement au rang des plus grands crimes de l’Humanité.

On en oublierait que la guerre américaine en Irak a tué plus de 100.000 personnes, 35 fois plus que l’attentat qui l’a prétextée, ou que sont morts 3000 immigrants latino-américains en dix ans à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.

On comprend l’émotion des familles des victimes, le caractère spectaculaire et symbolique de l’écroulement du Word Trade Center. Mais le plus marquant, depuis dix ans, est son utilisation, ses utilisations politiques, par l’impérialisme américain lui-même.

 

La dictature du capitalisme a été renforcée sous tous ses aspects.

La campagne contre le « terrorisme », transformée en arme idéologique de destruction massive, a permis d’instaurer un état d’exception et un état de guerre permanents. 

Un climat de peur, de haine, de racisme a été instauré pour couper court aux contestations sociales. Des lois liberticides ont trouvé une justification imparable, allant jusqu’à la garde-à-vue de 42 jours en Grande-Bretagne et à la légalisation de la torture aux Etats-Unis (Guantanamo).

La guerre d’agression, en Afghanistan, en Irak, en Libye etc. s’est inventé une fausse légitimité contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’impérialisme américain, embrigadant à l’occasion davantage l’européen dans l’OTAN, a réaffirmé sa domination, notamment sur les zones pétrolières du monde.

 

Les grandes multinationales ont profité à plein de ce nouveau court à commencer par le lobby militaro-industriel. 1500 milliards d’euros : voilà ce que lui a rapporté la guerre d’Irak, une guerre largement « privatisée », enfonçant d’autant l’Etat US dans une dette publique d’un niveau inédit et permettant de nouvelles coupes dans les droits sociaux des travailleurs américains.

 

La commémoration mondiale du 11 septembre, orchestrée par l’impérialisme américain, montre qu’il assume cette période spéciale, qu’il entend la prolonger. Mais sans doute pas suivant les mêmes prétextes idéologiques.

 

L’élection d’Obama a été présentée comme un début d’évolution. L’armée américaine s’est débarrassée (sans dépouille) au bout de dix ans de son ancien allié Ben Laden, qui servait de catalyseur de la haine. Dans le monde arabe, devant les mouvements populaires, l’impérialisme a lâché quelques dictateurs pour mieux installer des régimes plus adaptés à la poursuite de sa domination. En Libye, les Etats-Unis ne se sont pas montrés en première ligne.

 

L’impérialisme doit tenir compte du développement de la lutte des classes mondiale en pleine phase de crise du capitalisme.

 

Mais on aurait bien tort de voir un changement d’objectif. Le soutien sans faille que les USA s’apprêtent à confirmer à Israël contre la fondation d’un Etat palestinien en est un signe. Les agressions impérialistes contre tout mouvement émancipateur, notamment en Amérique latine (Cuba, Bolivie, Equateur, Venezuela…) se renouvellent. Les guerres impérialistes continuent, s’étendent même, comme la course aux armements.

 

Le gouvernement français, dans une politique extérieure et militaire européenne plus intégrée encore avec le Traité de Lisbonne, s’inscrit encore plus étroitement en 2011 qu’en 2001 dans la stratégie de l’impérialisme américain. En 2001, le gouvernement de la « gauche plurielle » obéissait et suivait en supplétif l’armée américaine en Afghanistan. En 2009, Sarkozy opére l’acte gravement symbolique de retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. En 2011, pour le compte de l’OTAN et pour les intérêts impérialistes propres à l’UE et à la France, l’armée française intervient en première ligne en Libye.

 

En France, comme ailleurs, malgré le battage médiatique, l’opposition monte contre cette politique impérialiste.

Elle peut converger vers dans campagnes de masse :

-          pour le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan (75 morts français, combien d’Afghans ?) et des autres « opérations extérieures », contre le « droit » d’ingérence et le respect des souverainetés nationales

-          pour l’abaissement des dépenses militaires (1,2 milliards d’euros officiellement par an pour ces interventions, l’équivalent de 40.000 postes d’enseignants !), l’abandon unilatéral du nucléaire militaire français.

-          pour la reconnaissance de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967

-          pour des coopérations nouvelles avec les Etats du pourtour méditerranéen, notamment l’annulation d’une partie des dettes contractées par les dictateurs déchus.

-          pour la sortie de la France de l’OTAN et de la politique extérieure et militaire intégrée de l’UE.

 

Notre message pour ce 11 septembre : solidarité avec les travailleurs et le peuple américains comme avec tous les peuples, rejet de l’impérialisme !

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Politique-International - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Dimanche 28 août 7 28 /08 /Août 16:03
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Dimanche 28 août 7 28 /08 /Août 15:18

Libye : bientôt le nouveau partage du gâteau pétrolier

 

EDT - 22 août 2011

 

La guerre civile entre le pouvoir kadhafiste et une « rébellion » hétéroclite, composée de tribus rivales et d’anciens bras droits du dictateur, aura duré six longs mois de combats équilibrés. L’intervention militaire intense de la coalition internationale emmenée par les membres européens de l’OTAN, au premier chef la France et les puissances de l’UE, avec la participation de monarchies absolutistes du Golfe, aura été décisive.

Il faudra attendre certainement des années pour connaître le sinistre bilan humain de cette guerre.

On comprend le soulagement des populations de voir ce cauchemar s’achever. Nous sommes les premiers à ne pas regretter la fin de cette dictature. Mais la nature même de la guerre ne laisse rien présager de bon.

 

Les puissances impérialistes, qui hier encore accueillaient Kadhafi en grande pompe, ne sont intervenues que pour obtenir un régime plus accommodant pour leurs intérêts économiques et notamment pétroliers. Voilà une attente que le « Conseil national de transition » ne décevra pas.

 

110822_raffinerie_Ras_lanouf.jpg Les cours en bourse des trusts pétroliers ENI (Italie), OMV (Autriche) et Total ou GDF-Suez (France) se sont envolés sur les places européennes. Le symbole est parlant. Chaque belligérant compte profiter de la nouvelle répartition du gâteau pour ses compagnies, pour le pétrole, les infrastructures, la reconstruction.

Les dictatures du Golfe, le Qatar et les Emirats arabes ne sont pas les dernières à revendiquer leur part. Dans l’écrasement de la rébellion barheinie, ces « alliés de la démocratie » ont bien cautionné la répression de l’Arabie Saoudite.

 

Les espoirs de certaines composantes du peuple libyen en termes de droits démocratiques sont bien précaires. L’amalgame d’éléments réactionnaires, royalistes, islamistes et surtout ex-Kadhafistes, également affairistes et maffieux, que constitue le CNT, de plus dépendant de l’étranger, n’aura pas cela comme priorité.

Une catégorie est en outre totalement occultée en Libye, dans ce pays dont la population, peu nombreuse, vit de la rente pétrolière : les travailleurs immigrés des pays arabes ou africains qui composent plus de la moitié de la classe ouvrière. Ils ont été ballotés sous les bombes, dans les ports et aux frontières. Ils vont pouvoir revenir sous une exploitation au moins égale, sinon accrue.

L’intervention française, menée par Sarkozy et Bernard Henri-Lévy, avec le soutien de la quasi-totalité des forces au Parlement (Hollande, Aubry, Joly…) aura coûté des centaines de millions d’euros au peuple français, pour semer la guerre et la mort. Elle aura profité aux actionnaires de Total.

 

Il n’y a pas d’ingérence « humanitaire » d’une puissance capitaliste, il ne peut y avoir qu’une agression impérialiste.

Communistes*, nous aurons été parmi les seuls à condamner cette intervention, à contre courant de la propagande de l’idéologie dominante.

Nous continuerons.

 

*PS : Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, a soutenu au Parlement européen le principe d’une intervention militaire et nié, contre l’évidence, son objectif impérialiste pétrolier. Ensuite, il a condamné l’intervention, seulement parce qu’elle était menée par l’OTAN. Ses positions, fluctuantes, opportunistes, n’engagent pas les communistes.  

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Samedi 27 août 6 27 /08 /Août 15:19

Dette publique ? Faire rendre l’argent aux profiteurs !

 

La campagne redouble pour préparer l’opinion française, les travailleurs, les retraités, les jeunes à de nouveaux sacrifices au nom des déficits et de la dette publics.

Le discours des politiciens, de ceux-là mêmes qui vident les caisses de l’Etat au profit des plus riches, est pourtant usé jusqu’à la corde : « nous vivrions au dessus de nos moyens ». Les 40% de Français qui ne partent pas en vacances peuvent en attester !

 

110815_fmi_lagarde_strauss.jpg Mais les capitalistes passent à une nouvelle étape. L’attaque coordonnée des milieux financiers, du FMI, de la BCE et de l’UE, pays par pays, offre aux gouvernements nationaux la possibilité d’aggraver très lourdement leur politique « d’austérité », de casse des services publics et sociaux, d’amputation des  salaires et pensions.

Le « sauvetage » européen de la Grèce se révèle ainsi être une saignée renvoyant le pays vers le sous-développement.

Le même jeu a lieu aux Etats-Unis. Obama, président « démocrate », défenseur présumé des pauvres, joue l’impuissance devant la droite extrême et les marchés. C’est lui-même qui a distribué à la finance, aux grandes entreprises et au lobby militaro-industriel des sommes sans égales.

De Grèce, du Portugal, d’Espagne, d’Italie… : ce que l’on devrait plutôt entendre, c’est la montée des résistances populaires.

 

En France, dès la rentrée, le gouvernement, fort du chantage à la dette publique, prépare un nouveau tour de vis.

Mais comme en Grèce en 2009, en Grande-Bretagne en 2010, au Portugal en 2011: il est hautement probable que l’essentiel de la sale besogne reviendra au président et à la majorité nouvellement élus aux élections de 2012, quelle que soit leur couleur. Dans la même perspective, en Espagne, Zapatero a convoqué des élections anticipées en novembre.

Les jeux politiciens de la campagne électorale, les vagues promesses en l’air ne doivent pas détourner des vraies questions et de la lutte. Il n’y a même pas un an, nous étions des millions à défendre les retraites. Mesurons cette force !

 

Rien ne va plus au casino de la Bourse ? Tout irait mal pour tout le monde ? Ce n’est simplement pas la vérité.

Ces mêmes jours, 30 des 40 entreprises du CAC 40 ont rendu publics leurs résultats pour le premier semestre 2011 : des bénéfices en hausse de 6,5% ! En six mois, Total a gagné 6,7 milliards d’euros, la BNP-Paribas, 4,7 milliards, GDF-Suez, 2,7 milliards, EDF, 2,6 milliards en bonne part sur nos factures etc.

 

Les groupes capitalistes se repaissent de la « crise du capitalisme » et notamment des dettes publiques, aux Etats-Unis comme dans les pays d’Europe.

 

Là aussi, il faut simplement que la vérité se sache. Les déficits publics français, et donc la dette, sont intégralement issus des politiques, qui s’aggravent depuis 15 ans, de cadeaux au patronat, au capital et aux grandes fortunes.

Toutes ces déductions fiscales (baisse de l’impôt sur les plus hauts revenus, suppression de la taxe professionnelle, défiscalisation des heures supplémentaires etc…), les exonérations de cotisations sociales patronales, « compensées » par les contribuables, représentent 110 milliards d’euros par an (plus que le déficit budgétaire !). Sans compter le coût des mesures spéciales prises pour renflouer la finances et les trusts en 2008 et 2009.

 

Le scandale est là. Ensuite, l’Etat se dit obligé d’emprunter sur les marchés. A qui emprunte-t-il ? A ceux-là mêmes à que les gouvernements ont gratifié de ces cadeaux fiscaux et sociaux et en plus on leur sert de généreux intérêts !

 

Au nom de ça, nous devrions encore nous serrer la ceinture ? Non !

Les dépenses publiques et sociales n’augmentent pas, contrairement à ce qui est dit. La suppression de dizaines de milliers d’emplois dans les services publics sape les bases du développement du pays et nourrit le gâchis du profit capitaliste. Nous payons plus pour des services moins bons. La baisse des salaires, au nom de la compétitivité, écrase les qualifications et la consommation.

 

Dans les mois qui viennent, préparons-nous à dire non, puissamment non, pour rejeter les plans du pouvoir, avant comme après les élections de 2012.

 

Le pouvoir a entamé un petit jeu politicien avec son projet de loi visant à inscrire la fin des déficits budgétaires dans la Constitution, la soi-disant « règle d’or », faisant écho au « pacte européen pour l’euro ».

Depuis, le départ, tout le monde sait que la loi de Sarkozy ne sera pas votée parce qu’il manquera les voix des parlementaires de gauche nécessaires à la majorité requise des trois cinquièmes. Un jeu de rôle se met ainsi en scène avant les élections de 2012.

 

Pourtant, les gouvernements européens de droite ou « socialistes » poursuivent exactement la même politique antisociale. Les deux camps ont approuvé le traité de Lisbonne et s’inscrive dans la politique capitaliste de l’UE.

Avant les élections en France, ils voudraient nous faire croire qu’ils divergent sur le fond. Toutefois, Hollande et Aubry ont déjà donné des gages sur leur priorité à diminuer les déficits.

 

La manœuvre est habile et révélatrice.

Sarkozy veut se faire passer pour « rigoureux » alors qu’il a creusé les déficits publics comme jamais, uniquement en cadeaux au patronat. Pour le coup, le PS a raison de le dénoncer mais en oubliant que Fabius en 2001 a commencé la baisse de l’impôt sur le revenu et que Aubry, avec sa loi dite des « 35 heures » a ouvert la voie à des exonérations sans précédent de cotisations sociales patronales.

La « règle d’or » permet de mettre en scène une opposition factice entre l’UMP et le PS (et leurs satellites). Le PS joue son rôle d’opposition. Ses candidats aux primaires sont bien prudents mais affirment leur volonté exprimée d’augmenter la CSG, de multiplier les emplois exonérés de « charges sociales ».  

Belles perspectives pour 2012 : le pire ou le moins pire !  Ne nous laissons pas enfermer dans cette piètre alternative !

 

Les forces existent pour refuser tous les sacrifices que le pouvoir va nous demander !

Battons-nous pour de véritables ruptures !

La dette publique est en grande partie infondée. Il faut la revoir.

La renationalisation du secteur financier est une exigence primordiale.

 

Ne laissons plus se creuser les déficits publics pour nourrir le profit capitaliste!

Exigeons la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales ! Etablissons une fiscalité faisant contribuer justement hauts revenus et grandes entreprises à la mesure de leur capacité !

La hausse des salaires, avec la hausse du SMIC à 1600 euros net et le rétablissement d’une échelle mobile reconnaissant les qualifications est une nécessité face au dumping social.

 

Assez des diktats du FMI (de Strauss-Kahn ou de Lagarde) et de l’UE ! Libérons-nous de la BCE en remettant en cause l’Euro.

Combler les déficits ? Oui ! En prenant l’argent à ceux qui s’en repaissent !

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Mercredi 24 août 3 24 /08 /Août 15:18

Comment sortir du scandale de la « défiscalisation » des heures supplémentaires ?

 

Plus de 4 milliards d’euros par an : voilà ce que coûtent par an, principalement au budget de l’Etat, les mesures d’exonérations de cotisations sociales et de défiscalisation portant sur les heures supplémentaires, comme l’avoue un rapport parlementaire publié en juin 2011.

Selon les comptes de l’ACOSS (qui collecte les cotisations pour la Sécurité sociale), le volant d’heures supplémentaires au deuxième trimestre 2011 a rattrapé et dépassé les niveaux de 2008.

 

110821_heures-sup.jpg Nous n’avons cessé de combattre ces dispositions depuis leur adoption à l’été 2007. Dans le contexte du chantage à la dette publique, il va devenir de plus en plus difficile pour les gouvernants, avant comme après les élections de 2012, de maintenir ce système. Raison de plus pour le dénoncer sans laisser lui substituer un autre servant les mêmes intérêts.

 

Les mesures de 2007 reviennent, encore une fois, à faire payer une partie de la rémunération des salariés, à la place des patrons, par la collectivité, c'est-à-dire essentiellement par les salariés eux-mêmes.

Le patronat est gagnant direct de 1,3 milliard d’euros d’exonérations de cotisations sociales en recourant aux heures supplémentaires. L’Etat les subventionne, avec évidemment un effet négatif sur les embauches. Les employeurs peuvent profiter encore davantage des possibilités de flexibilisation du temps de travail que les lois dites « des 35 heures » et leurs modifications ultérieures leur ont données.

Pour les salariés effectuant les heures supplémentaires, une minorité, l’avantage promis, le « travailler plus pour gagner plus » se révèle très faible sinon un leurre. Profitant de l’effet d’aubaine, les patrons ont pu basculer les primes vers le paiement d’heures supplémentaires. Il a été aidé à faire pression sur les salaires en général.

Par ailleurs, l’ensemble des salariés paie la note en termes de baisses des dépenses publiques et sociales.

Ces nouvelles exonérations contribuent à saper en outre, encore un peu plus, la base du financement de la Sécurité sociale : la cotisation sociale, la part socialisée du salaire.

 

La défiscalisation des heures supplémentaires fait partie des (rares) mesures sarkozystes que le projet du PS pour 2012 proposent concrètement de revoir. Soit !

Mais les socialistes proposent de la remplacer par le financement par l’Etat à 75% de 300.000 « emplois d’avenir » à l’image des « emplois jeunes » de 1998. A priori, on ne voit pas bien le rapport.

De surcroît, cette proposition est hypocrite et dangereuse. Comme les « emplois jeunes », cette mesure va renforcer la précarité et non l’inverse en substituant des emplois de seconde classe aux postes statutaires dans la fonction publique, la fonction publique territoriale, les entreprises publiques. Comme en 1998, le PS prévoit une durée de 5 ans. Si ce sont de vrais emplois, il faut un vrai statut ! Hollande et Aubry refusent de revenir sur les suppressions d’emploi dans le secteur au nom de la RGPP. Cette proposition le confirme.

 

Nous nous prononçons, en ce qui nous concerne, pour la suppression pure et simple des dispositifs d’exonération sociale et de défiscalisation des heures supplémentaires, pour la remise en cause de l’annualisation du temps de travail, pour une augmentation des majorations dues pour les heures supplémentaires, pour une augmentation générale des salaires.  

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Lundi 8 août 1 08 /08 /Août 15:20

Il y a 66 ans: Hiroshima et Nagasaki. Désarmement nucléaire unilatéral de la France !

 

 6 août 2011

 

Il faut l’anniversaire des bombardements américains sur Hiroshima et Nagasaki pour que l’on reparle, un peu, de la menace de guerre nucléaire qui pèse sur le monde.

L’accident de la centrale Fukushima a relancé un large débat sur le nucléaire civil, alimenté par les rivalités des multinationales de l’énergie (ce qui n’empêche pas les inquiétudes d’être sérieuses et fondées).

Mais rien sur le nucléaire militaire, qui est pourtant, lui, développe de l’énergie uniquement pour tuer.

 

Les bombes nucléaires seraient des armes dont on ne sert pas, paraît-il ?

 

110807_Nagasaki.jpg Mais à Hiroshima le 6 août 1945, puis à Nagasaki le 9 août, les bombes ont bien été lâchées. Les destructions « massives », totales, ont fait quelque 200.000 morts sur le coup, des dizaines de milliers ensuite. Des rescapés, leur descendance, souffrent toujours des conséquences des radiations.

 

Le crime des dirigeants des Etats-Unis avait un but militaire et politique.

Il s’agissait peut-être de précipiter la reddition du Japon, sûrement d’affirmer la force du clan capitaliste face à l’Union Soviétique.

Les Etats-Unis engageaient une course à l’armement nucléaire qui n’est pas achevée. Des dizaines de milliers d’Hiroshima sont toujours en réserves. « La prolifération » continue sur la planète.

 

Quel « équilibre de la terreur » pourrait en retenir l’utilisation ?

 

Au sommet de l’OTAN en décembre 2010 à Lisbonne, a été réaffirmé que « la défense anti-missile ne saurait se substituer à la dissuasion nucléaire ».

Les programmes de recherche, les essais en laboratoire, continuent à mettre au point des armements nucléaires, à impact « limité », utilisables dans le cadre d’ « opérations extérieures ».

C’est toujours le cas, par exemple, au Laser Mégajoule sur le Bassin d’Arcachon pour la part française.

Rien n’est plus clair aujourd’hui que l’intégration totale du pseudo-programme de dissuasion française, dès le départ, dans la force de frappe de l’OTAN. L’illusion, aussi dangereuse que la réalité, d’une défense nucléaire européenne, a fait long feu. Un impérialisme et des bombes européens indépendants seraient-ils meilleurs ?

 

La bataille pour le désarmement nucléaire est toujours d’une actualité pressante alors que l’impérialisme multiplie les foyers de tension dans le monde.

La campagne, qui n’a pas cessé, pour une éventuelle intervention militaire contre l’Iran, supposé développer l’arme atomique, ne saurait faire oublier qu’Israël en dispose déjà, menaçant ses voisins. Comme l’Inde et le Pakistan…

 

L’Appel de Stockholm de 1950 lancé par Frédéric Joliot-Curie et le Conseil mondial de la paix (15 millions de signatures en France) pourrait toujours faire l’objet d’une campagne massive de pétition*.

Aujourd’hui, exigeons en France :

 

-          Le démantèlement unilatéral de la force de frappe nucléaire française (qui coûte 3,5 milliards d’euros au budget de la Nation).

-          Un engagement de la France pour la stricte application du Traité de non prolifération et pour l’abolition de l’arme atomique. 

 

N’oublions jamais Hiroshima et Nagasaki !

 

 

TEXTE DE L’APPEL DE STOCKHOLM, 19 MARS 1950 :

 

" Nous exigeons l'interdiction absolue de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination massive des populations.
Nous exigeons l'établissement d'un rigoureux contrôle international pour assurer l'application de cette mesure d'interdiction.
Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait, contre n'importe quel pays, l'arme atomique, commettrait un crime contre l'humanité et serait à traiter comme criminel de guerre.
Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel."

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Histoire - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Lundi 1 août 1 01 /08 /Août 15:20

Décès de Léo Figuères

 

Vivelepcf – 1er août 2011

 

Nous apprenons à l’instant de nos camarades de Malakoff le décès brutal de Léopold Figuères à l’âge de 93 ans.

Notre tristesse est énorme. Notre pensée va tout de suite à toute sa famille, à ses camarades les plus proches.

Nous pensions pouvoir compter encore sur l’expérience, la capacité d’analyse, la détermination communiste, intactes jusqu’aux derniers instants, de notre éminent camarade.

Son dernier livre publié en 2010, «  Capitalisme, socialisme(s), commun110801_Figueres.jpg isme », sert aujourd’hui de document de référence pour la formation de communistes, notamment de jeunes communistes. De ces jeunes, ceux qui ont imposé au dernier congrès du MJCF le rétablissement de l’objectif du socialisme comme phase transitoire du changement de société, ne pouv aient que se retrouver avec Léo.

Le rôle de militant communiste ouvrier, de dirigeant, d’organisateur du PCF et de la JC de Léo Figuères est inestimable dès les années 1930, dans ses Pyrénées-Orientales d’origine, puis dans le Var et en Région Parisienne, au plan national ensuite. Il est témoin, acteur, animateur de toute la vie du Parti.

Il a été membre du Comité central de 1945 à 1976.

Ses activités dans la Résistance, ensuite dans le soutien à la lutte anticoloniale au Viêt-Nam, au nom du Parti (« Je reviens du Viêt-Nam libre »), lui valurent des années d’illégalité, qui valent bien les médailles d’autres.

Il fut député des Pyrénées-Orientales à la Libération. Comme élu, il sera surtout de 1965 à 1996 le maire communiste de Malakoff dont l’œuvre et la personnalité sont appréciées aujourd’hui encore de façon impressionnante par ses concitoyens. Il n’y avait qu’à le voir dans la Fête de la ville en juin 2011.

Grand dirigeant du Parti, Léo a été aussi un important théoricien.

Il a été directeur des Cahiers du communisme, auteur de très nombreux articles. Il a écrit de nombreux ouvrages dont « Le trotskysme, cet anti-léninisme » dont il nous avait suggéré qu’il avait une version actualisée « sous le coude ». 

Dès les années 80, il met en garde la haute direction du Parti contre les choix opportunistes qui n’allaient cesser de s’accuser. Ses archives personnelles remises, comme celles du Parti, aux archives départementales de Seine-Saint-Denis, en témoignent, comme documents de l’histoire présente.

Contre toutes les attaques de l’anticommunisme déchaîné, du révisionnisme généralisé de gauche et de droite, après 1989/1991, Léo Figuères aura été de ces quelques dirigeants historiques du PCF qui n’ont rien laissé passer, qui ont poursuivi le combat pour la classe ouvrière, les masses laborieuses des nouvelles générations, pour le Parti dont elles ont besoin en France pour gagner leur émancipation : le PCF.

Elles lui sont déjà reconnaissantes. Elles le seront encore davantage demain.

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Par PCF Paris 14 - Publié dans : Vie du Parti - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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Jeudi 28 juillet 4 28 /07 /Juil 15:52

Par delà 2012, donner leur impact décisif aux luttes 

  

 Dans 9 mois les élections présidentielles… Voilà déjà 4 ans que le système fait tout pour persuader qu’un changement ne peut provenir que de ce choix de personne. Le quinquennat, fruit de l’accord Chirac-Jospin de 2000, a aggravé ce travers institutionnel de la 5ème République en subordonnant les législatives aux présidentielles.

 

002.jpg L’enfermement de la perspective sur 2012 a déjà bloqué l’alternative politique portée par le mouvement populaire. Un rapport de force considérable s’est manifesté pour faire reculer Woerth. Mais tout a été reporté sur 2012. Au nom de l’unité, on n’a pas voulu se démarquer radicalement des positions de ceux (PS et cie) qui acceptent l’allongement de la durée de cotisation ou la casse des régimes spéciaux. Comment rassembler ensuite dans l’action pour la retraite à 60 ? A la fin, on a pu lire ainsi que la contestation sociale se serait heurtée à l’intransigeance de « l’hyperprésident ». Alors que des millions de personnes étaient dans la rue avec le soutien de 70% de la population ! A leur façon, les autocollants consternants du PG (« Casse-toi pov’con ! ») ont aussi contribué à détourner la perspective vers 2012. L’analyse de l’échec du mouvement pour les retraites reste essentielle.

 

Dans les mois qui viennent, la campagne électorale va écraser encore davantage toute la vie publique et le mouvement social. Le jeu de rôles des partis finit de se mettre en place.

 

Bien sûr, il faudra battre Sarkozy. Sa réélection donnerait le signal au capital qu’il peut tout se permettre en France.

Mais pour cela, « l’unité » et le vote « utile » vont se porter sur le PS, dont l’essentiel des positions économiques et sociales sont de la même inspiration. Le petit jeu des primaires accentue encore la personnalisation, la dépolitisation des enjeux. Il ne peut pas faire oublier que Hollande, Aubry, comme l’ex-patron du FMI, partagent le même programme : même objectif d’austérité, même adhésion inconditionnelle à l’UE, à l’euro…

Le système a complété le piège électoral en ravivant l’extrême-droite. Le FN de Marine Le Pen a pour fonction d’étouffer le débat politique, de caricaturer et de diaboliser certaines positions comme la remise en cause de l’euro.

 

Dans cette situation, communistes, que faire ? Continuons à donner, même à contre-courant, la priorité au mouvement populaire, aux luttes qui continuent de se développer (Carrefour, PSA, aviation…) ! 

Contribuons à faire battre la droite et l’extrême-droite sans laisser planer d’illusions sur un changement véritable avec le PS ! Un mois avant d’être élu, le PS grec promettait des augmentations de salaires de 5%...

Continuons à mettre en avant les propositions sur lesquelles les luttes peuvent converger, notamment de rupture avec l’UE du capital : (re) nationalisations, retour aux monopoles publics, refus de l’application des directives et traité européens ; abrogation de la loi Bachelot, restauration intégrale du financement de la Sécurité sociale par la cotisation sociale; augmentation du SMIC à 1600 euros net avec le rétablissement d’une échelle mobile des salaires et la reconnaissance des qualifications. Etc.

Il ne s’agit pas pour nous de multiplier comme JL. Mélenchon les surenchères électorales gratuites : « si je suis élu » mais de souligner les ruptures essentielles.

Nous vivons une période d’aiguisement, partout en Europe, en Afrique du Nord, de l’affrontement de classe. Rien n’est prévisible. Le peuple va avoir besoin d’un Parti communiste fort.

 

La Fête de l’Humanité sera l’occasion pour nous de répondre présents. 

Par PCF Paris 14 - Publié dans : Actualité politique-France - Communauté : pour un MJCF révolutionnaire
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