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De faux révolutionnaires à démasquer.


Dimanche 11 mai 2008
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Alain, Olivier, votre démarche vise-t-elle à construire un nouveau « grand » parti anticapitaliste ou à participer à détruire le PCF ?

Nous sommes peut-être les mieux placés pour savoir que ce résultat ne résout pas tout. Mais la nette remontée du PCF, 9,3% aux cantonales, sur la base de 1300 campagnes locales ne masquant pas l’identité communiste, est une bonne nouvelle pour tous les militants révolutionnaires.

Il ne reste à ceux qui spéculent sur le « déclin inéluctable » du PCF que les colonnes du Monde pour expliquer qu’un bon score en est en fait un mauvais (Martelli, Grador…) ou celle de Rouge, l’hebdomadaire de la LCR. Alain Krivine, en politologue, s’y évertue à relativiser la « résistance au déclin » du Parti communiste.

Viendrait-elle contrecarrer les plans de la direction de la LCR ? Dans la motion majoritaire de son congrès, le « déclin du PCF » est présenté comme « continu et irréversible », notre parti comme « une force du passé », « incapable de rassembler » etc.

Cet effacement du PCF serait l’une des principales validations de la constitution du NPA, le Nouveau parti anticapitaliste.

Alain Krivine, Olivier Besancenot, si vous voulez vraiment renforcer la lutte politique anticapitaliste en France, vous faites fausse route.

 

Militants aguerris, comment ne vous inquiétez-vous pas de l’extraordinaire complaisance médiatique dont vous bénéficiez, à l’heure où tout ce qui bouge un peu trop dans le mouvement social subit étouffement et répression ?

Aux élections municipales (il n’y avait quasiment pas de candidats aux cantonales), télévision et presse rangent la LCR parmi les gagnants, sinon les grands gagnants alors qu’ils minorent les résultats du PCF. Pourtant les listes LCR ou apparentées n’étaient présentes que dans un nombre limité de communes et obtiennent des résultats contrastés.


A y regarder de près... Suite...
Dimanche 11 mai 2008
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 Communiqué de l'Union Juive Française pour la Paix

A l'occasion du 60 ème anniversaire de l'Etat d'Israël, l'Union Juive Française pour la Paix condamne toute célébration destinée à « blanchir » l'histoire de la naissance de l'Etat et sa politique actuelle visant à soumettre ou détruire le peuple palestinien. Dans le contexte actuel de guerre coloniale ininterrompue, de l'oppression de tout un peuple qui continue, du siège de Gaza qui se poursuit, la célébration n'est pas de mise, elle est indigne.

La seule célébration possible dans la dignité serait pour nous, celle qui pourrait y associer le peuple palestinien libéré de toute armée et oppression coloniale, dans le contexte d'une paix juste qui reconnaisse les torts causés à la population palestinienne depuis 60 ans et prévoie la reconnaissance de ses droits. SUITE

www.ujfp.org

 

 Voir aussi : 60ème anniversaire d'Israël - déclaration du PC israélien

Samedi 10 mai 2008
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La cuisine de Tricatel inscrite au patrimoine mondial de l’humanité ?

un savoir faire sacrifié
Quand il s’agit de faire diversion, Sarkozy n’est jamais en panne d’idées. Lors du dernier salon de l’agriculture, il a ainsi annoncé sa volonté de faire inscrire la gastronomie française comme "patrimoine mondial de l’humanité" par l'UNESCO.

Enfin une mesure qui ne coûte rien à personne et qui fait plaisir à tout le monde !

Le hic, c’est que depuis le ministre De Robien, le contenu des formations du CAP cuisine a été considérablement tiré vers le bas, suivant les injonctions des grands « marchands de soupe » -c’est le cas de le dire- tels que Sodexho et autres dignes successeurs de Jacques Borel.

La maîtrise de techniques de cuisine élémentaires telles que le détaillage des poissons, l’ouverture des huîtres, le débarbage des moules, le désossage, le pochage des quenelles, etc. ne sont plus requises à l’examen. Par contre, sont évaluées les techniques de réchauffage des produits surgelés, l’utilisation de produits semi-élaborés, la remise en température de légumes, viandes et poissons surgelés… On en passe et des pires !

La gastronomie est un patrimoine vivant. Une formation exigeante pour les professionnels de la restauration est indispensable pour assurer la préservation et le développement de cette richesse culturelle majeure pour notre pays. Avec ou sans « label UNESCO », les millions de touristes (et les autochtones! ) n’affluent pas chaque année dans les restaurants français pour se voir servir des cordons bleus Findus agrémentés de fond de sauce Vivagel !

Pour revaloriser les métiers manuels, mieux vaut compter sur les enseignants et les élèves des lycées professionnels en lutte contre le démantèlement du Bac Pro que sur la politique de Sarkozy qui s'applique à casser les diplômes et les savoir faire.
Jeudi 8 mai 2008
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René Andrieu : les communistes et la révolution, 1969. Extrait


Il est de bon ton dans des milieux divers –mais dont certains revendiquent le label de gauche- de professer un mépris distingué à l’égard des « appareils » des partis et des syndicats qui seraient, paraît-il, sclérosés, conservateurs, sans âme et sans génie.

On remarquera d’abord que cette conception rejoint celle du général De Gaulle dont on sait le mépris de fer qu’il a toujours affiché à l’égard des organisations syndicales et des partis –autres que le sien.

Notons ensuite que l’anathème contre les « appareils » est souvent le propre de ceux qui ont toujours rêvé mais en vain d’en avoir un à leur disposition : laissés pour compte de la politique, transfuges du parti communiste, clercs sans contact réel avec la vie.

suite

Jeudi 8 mai 2008
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Karl Marx fête ses 190 ans à Berlin-Est

Par Aymeric Monville

Le 5 mai dernier, nous fêtions le 190ème anniversaire de Karl Marx avec les camarades est-allemands. Je précise est-allemands, parce que malgré l’effacement programmé de la mémoire historique, notamment celle du premier Etat socialiste de l’histoire du pays, le fait est qu’il y a désormais, et pour longtemps, deux Allemagnes. En effet un récent sondage demandant « quel est le plus grand Allemand ? » n’a laissé aucune équivoque : l’ouest a répondu Konrad Adenauer et l’est a voté Karl Marx des deux mains.

Nous étions donc réunis au cœur de Berlin-Est, entre AlexanderPlatz et Unter der Linden, devant la statue de Marx et Engels. Un témoignage symbolique certes, mais dans une ville en perpétuel remodelage, au cœur d’une véritable forêt de symboles, les correspondances ne sont pas seulement celles du métro, mais de perpétuels enjeux politiques.  Suite

Jeudi 8 mai 2008
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« Roule et T3 ? » Pas d’accord !

Les machinistes du T3 et leur syndicat CGT ne cessent d’alerter la direction de la RATP et la municipalité de Paris, représentée au STIF, sur les conditions de sécurité pour les voyageurs, comme pour les autres usagers de la voie publique. (voir lien)

Ils mettent en cause le caractère irréaliste voire irresponsable des objectifs de vitesse édictés par le STIF : augmenter la vitesse moyenne du tramway progressivement de 16 à 18 puis à 20 km/h.

Augmenter la vitesse de 2km/h sur une ligne de 7,9km représente un gain de temps pratiquement négligeable pour les voyageurs, qui n’empruntent dans leur grande majorité la ligne que sur un tronçon. Les préoccupations des directions de la RATP et du STIF sont en réalité assez éloignées de celles des usagers des transports en commun. Elles visent une à augmentation du rendement, passant par une diminution des temps de battement, l’ajout de rotations supplémentaires et une augmentation du trafic de 11 000 voyageurs par jour. Perspectives bien hasardeuses sans augmentation du nombre d’agents ni de rames.

Mais plus encore, ces directives tendent à faire du T3 une vitrine publicitaire de la RATP (et d’Alstom) dans un contexte de privatisation « rampante » et de mise en concurrence des opérateurs de transport publics et privés en France et dans le monde.

STIF et la RATP mettent ainsi en avant la recherche de la rentabilité financière au mépris de la sécurité des personnels comme des usagers.

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Mercredi 7 mai 2008
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Position commune sur la « représentativité syndicale » : grave étape d’un syndicalisme de lutte vers un syndicalisme de compromis

Par Stéphane Auriol, militant syndical à la RATP, membre du CN du PCF

Voilà  des années que le patronat et les gouvernements nous rabattent les oreilles sur le « dialogue social », l’essor de la « démocratie sociale ». La réalité tranche avec ces envolées : licenciements, délocalisations, blocage des salaires, démantèlement des service public, du statut des fonctionnaires…

Aujourd’hui Sarkozy se réjouit que « le dialogue social n’a jamais été aussi dense ni aussi constructif en France qu’au cours des derniers mois » et se félicite de la « position commune » sur la « représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme », adoptée le 9 avril par des représentants syndicaux et patronaux.

L’enthousiasme présidentiel rejoint celui du Medef qui salue « un texte historique, innovant et équilibré ». Cette convergence ne surprend pas. De façon plus inhabituelle, elle s’étend à la CFDT et surtout à la CGT dont la direction s’apprête à ratifier majoritairement le texte.

Comment imaginer une « position commune » avec le Medef au moment où la situation exige de faire converger les luttes, la riposte des salariés du privé et du public ? Comment admettre que le Medef dicte ses conditions sur des dispositions qui ne concernent que les syndicats de salariés ?

Le texte de cette « position commune » ne doit surtout pas passer inaperçu.
Militants politiques communistes à l’entreprise, il doit retenir toute notre attention. Parce que nous sommes tous également militants syndicaux, pour la plupart à la CGT. Mais aussi à titre de militants politiques décidés à animer la lutte des classes sur le lieu de l’exploitation.

L’analyse du texte confirme l’inquiétude intuitive ! Il porte sur des aspects différents de l’activité syndicale. Mais dès le préambule, paraît l’idéologie du texte : la négation de l’affrontement de classe et du rapport d’exploitation dans l’entreprise. On y lit que syndicats et patrons s’entendent pour « développer le dialogue social au regard des évolutions actuelles de la société et de ses composantes économiques et sociales ».

SUITE...
Mercredi 7 mai 2008
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16 Février 1981. Emission spéciale consacrée aux problèmes de la jeunesse coproduite par A2 et Europe 1.
Les deux chaînes organisent en présence d'un parterre de jeunes triés sur le volet (pensent-ils!) un débat de spécialistes entre sommités bien pensantes, grand patron et autres vedettes.
Sur le plateau aux côtés des deux journalistes, on trouve Monique Pelletier, secrétaire d'Etat à la jeunesse de Giscard, François Dalle, PDG de l'Oréal, deux recteurs d'académie, un footballeur, Julien Clerc et deux soixante-huitards bien connus,
Edmond Maire, secrétaire général de la CFDT et Bernard Kouchner, le pas-encore pro-consul du Kosovo mais déjà ex-sauveur des Boat-people,.
Les jeunes communistes et cégétistes décident de casser la mécanique d'une discussion entre gens de bonne compagnie pour mettre en cause les responsabilités politiques du gouvernement et du patronat dans le chômage de masse d'une grande partie de la jeunesse. Dans ces conditions, le "dialogue social" n'est pas possible entre partenaires responsables.
Au nom de la liberté d'expression, Jean Pierre Elkabbach , directeur de la désinformation à Antenne 2 et Etienne Mougeotte, son homologue d'Europe n°1, décident de censurer démocratiquement cette manifestation du totalitarisme communiste.
La salle proteste: "la parole à la C-G-T" "chô-chô-chô, chômage ras-le-bol".
Dorothée intervient et rassure le téléspectateur: les chars russes ne sont pas à Paris, ils peuvent dormir tranquille. Puis elle lance le feuilleton de remplacement.


"20 ans pourquoi faire ?" - La parole à la CGT!

Elkabbach censure démocratiquement et s'en explique
Mercredi 7 mai 2008
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Travailler plus pour gagner moins et alimenter les profits financiers : NON

A la RATP aussi, les salariés sont en droit d’exiger un rattrapage salarial !

Deux séries de chiffres traduisent la réalité économique et sociale à la RATP.

D’une part, les résultats financiers rendus publics par la direction de l’entreprise début avril. Le bénéfice net du « groupe RATP » a bondi en 2007 de 128% à 112,1 millions d’euros. L’excédent d’exploitation de l’EPIC atteint 564 millions d’euros, dont 143 millions ont été prélevés pour des investissements financiers, avec le rachat des Cars Giraux et d’un réseau en Italie via la filiale RATP-développement et l’augmentation de capital de la « financière Transdev ».

D’autre part, les salaires doivent « augmenter » en 2008 de 0,5% au 1er juin, 0,5% au 1er octobre et 0,5% au 1er décembre, dans le cadre de l’accord signé en 2006 par des organisations syndicales très minoritaires. Sur les 12 mois de 2008, l’augmentation sera en moyenne de l’ordre de 0,6% et non de 1,5%, comme le prétend la direction. Entre 10 et 15 euros par mois pour la plupart d’entre nous.

Dans le même temps, l’inflation revient à des niveaux élevés : 3,2% selon l’INSEE sur les 12 derniers mois, bien davantage pour

les biens de premières nécessités et les dépenses « contraintes » comme le gaz.

Dans une entreprise aussi prospère que la RATP, les salariés devraient sacrifier au moins de 2% de leur pouvoir d’achat en 2008. Au nom de quoi ? De l’augmentation de la rentabilité financière, des investissements financiers qui préparent les profits des futurs privatiseurs. La direction se flatte de « contenir les frais de personnel ». C’est tout simplement inadmissible !

Depuis 25 ans, la baisse de pouvoir d’achat des agents atteint déjà 1% par an. Ce n’est plus possible. Un agent sur cinq connaît le surendettement.

La direction n’est pas sans ignorer cette situation. Suivant les consignes de Sarkozy, elle tente de l’exploiter pour aggraver encore les conditions de travail, remettre en cause les acquis sociaux : « puisque vous gagner moins, travailler plus ».

Suite...

Mercredi 7 mai 2008
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ILS ONT PEUR DE MAI 68

par Guy Poussy

 

Tout semble indiquer que le 40e anniversaire des évènements de mai 68 fera l’objet d’une offensive de type révisionniste. Sarkozy a fixé la ligne en proclamant » qu’il faut effacer mai 68 ». Cette période serait la source de tous les maux dont souffre la France. 

Dénaturer le déroulement des évènements, les objectifs du mouvement ouvrier, la CGT, le PCF en particulier. Faire le silence sur les acquis de cette lutte historique, taire la détermination du monde du travail – Durant des semaines la France fut paralysée, 10 millions de grévistes occupèrent les entreprises et les administrations, un mouvement plus fort qu’en 1936. 

Effacer tout cela, tel semble être l’objectif poursuivi. L’émission (*) de France 3 du 23 janvier a donné le ton. Pas une image de l’occupation des entreprises, aucun dirigeants de la CGT invité sur le plateau de télévision. En ces temps de recul de civilisation, les enseignements, la signification des luttes de mai 68 ne doivent pas être connus, ni donner envie de lutter. Il ne faut surtout pas nourrir l’idée que des crises sociales aigues peuvent mettre l’existence du pouvoir politique et économique en cause. 

L’expérience de grands mouvements victorieux, décidés à la base par les travailleurs eux-mêmes, imposant des avancées significatives. La confiance en ses propres forces, le rôle de la grève politique qui se combine avec d’autres formes de luttes, en particulier les grandes manifestations de rue, l’autogestion des grèves, toutes ces idées aujourd’hui dangereuses doivent disparaître. Elles ne doivent pas être enseignées aux jeunes générations. 

Pourtant l’histoire de notre pays nous apprend que pour avancer, pour vaincre les résistances des forces de l’argent, il faut passer par le conflit. La lutte fait partie intégrante de la démocratie. Comment construire des rapports de force sans lutte de classe ? Puisons donc dans les enseignements de mai 68 pour vaincre les divisions, l’esprit de capitulation.

MAI 68 est ineffaçable, retournons sa force contre la politique de Sarkozy et du MEDEF, ils seront battus.

(*) L’inventaire de mai 68 mercredi 23 janvier 20h50

 

Mercredi 7 mai 2008
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Mercredi 7 mai 2008
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Rendons à Paris sa rue et sa place Robespierre !

Il y a 250 ans naissait Maximilien Robespierre. Ce doit être l’occasion pour la Ville de Paris d’honorer enfin la figure du grand révolutionnaire et de réparer l'injustice commise en 1950.

Il y eut en effet dans le Ier arrondissement de Paris à partir du 8 juin 1946, époque à laquelle les communistes étaient au gouvernement, une rue et une place Robespierre mais, le 6 novembre 1950, elles reprirent leur ancien nom de rue et place du Marché-Saint-Honoré, le réactionnaire centriste Pleven étant président du Conseil.

La réaction triomphante montrait ainsi la haine qu’elle nourrissait et continue de nourrir aujourd’hui encore contre l’Incorruptible, comme l'écrivit Jacques Duclos dans ses mémoires.

Le texte de l’historien Albert Mathiez, fondateur de la Société d’Etudes Robespierristes, écrit il y a plus de 75 ans, reste à ce propos d’une vibrante actualité:

 

« Il serait temps enfin, citoyens, de rendre justice à ce grand homme dont la vie fut un perpétuel sacrifice au bien public et dont la chute ébranla la République jusqu’à la base, et laissa désormais la voie libre aux profiteurs et, derrière eux, aux généraux et à Bonaparte. Les conventionnels, même les plus médiocres, ont aujourd’hui leurs statues. Leurs noms sont gravés sur les plaques des rues. Seul Robespierre reste un réprouvé. Celui qui fut jusqu’au dernier souffle le défenseur ardent et convaincu des travailleurs, celui dont la vie privée comme la vie publique furent transfigurées par les plus hautes vertus ; celui qui a illustré la tribune française par une éloquence qui atteint parfois le sublime, celui dont les vainqueurs eux-mêmes, les Cambon, les Barère, les Barras, regrettèrent plus tard la défaite comme une calamité nationale ; celui dont les écrits et l’exemple inspirèrent par-delà le tombeau tous les démocrates et tous les socialistes de la première partie du XIXème  siècle, ceux de l’étranger comme ceux de France ; celui que la vigoureuse génération républicaine de 1830 instruite par Buonarroti et les derniers survivants de la Montagne, adora comme la parfaite incarnation de la démocratie sociale, celui que la jeune Allemagne de Boerne et de Gutzkow, que la jeune Italie de Mazzini et de Garibaldi et le chartisme anglais d’O’Connor et d’O’Brien adoptèrent comme un porte-drapeau ; celui que George Sand, avant Anatole France, proclamait « le plus grand homme de la Révolution et l’un des plus grands de l’Histoire » ; celui qui inspira les révolutionnaires de 1848 et ceux de la Commune ; celui que les révolutionnaires russes d’aujourd’hui, plus soucieux de nos gloires que nous-mêmes, honorent comme un ancêtre et un précurseur ; celui dont Lénine, qui lui ressemble à bien des égards, a dressé l’effigie devant le Kremlin ; le profond politique dont la clairvoyance égala le courage et le désintéressement, Robespierre, enfin, est aujourd’hui presque inconnu, quand il n’est pas méconnu de cette foule qui devrait pourtant garder pieusement sa mémoire, puisque c’est pour son affranchissement et pour son bonheur qu’il a vécu et qu’il est mort… »

 

Demandons maintenant au Conseil de Paris de rendre à la capitale de la France une rue et une place en l’honneur de Maximilien Robespierre !


 

Mardi 6 mai 2008
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La défense de l’enseignement professionnel public : une priorité

 

 

La mobilisation des lycéens tient bon malgré les campagnes de dénigrement. Le retour de vacances a été marqué dans chaque académie par des actions significatives. La manifestation du 6 mai à Paris a réuni près de 6000 lycéens. Elle constitue un jalon dans la préparation de la journée de grève du 15 mai qui s’annonce décisive, réunissant lycéens, enseignants, personnels techniques en convergence avec l’action des autres agents de la fonction publique.

N’en déplaise à M. Darcos, l’action des lycéens montre un sens élevé de la responsabilité. Ceux qui les taxent d’inconscience savent bien qu’ils veulent défendre leur avenir, défendre les conditions de leur formation et de leur réussite, dans l’intérêt du pays.

La mise en échec du plan de suppressions de 11200 postes, préalable à celle de 85000 autres d’ici 4 ans, est l’objectif capital (voir notre tract).

La défense de l’enseignement professionnel public est également un souci prioritaire.

Le projet de généralisation à partir de 2009 des bac pro en 3 ans, au lieu de 4 aujourd’hui, fait en effet peser une lourde menace pour l’ensemble du système.

Aujourd’hui, la préparation du bac professionnel comprend 2 ans de BEP puis 2 ans pour le bac pro proprement dit.

Le passage général à 3 ans, avec soi-disant le même contenu du diplôme (est-ce possible ?), va conduire à diminuer la qualification moyenne, à laisser encore davantage de jeunes sur le bord de la route. Pour deux raisons :

-         Un grand nombre d’élèves risquent de ne plus décrocher le bac. Déjà aujourd’hui, 61% des titulaires du BEP ne vont pas jusqu’au bac et 20% ont besoin de 5 ans pour construire leur qualification professionnelle et y arriver. Ce sera encore plus difficile en trois ans.

-         L’avenir et la valeur des BEP sont directement menacés. Après avoir laissé entendre leur disparition pure et simple, le ministère reste dans le flou et évoque un système d’obtention automatique par contrôle continu. Le BEP risque en fait de cesser d’être un diplôme en tant que tel, valorisable dans la vie active. La recréation éventuelle de CAP marquerait le recul de la qualification polyvalente.


Pour former 3 ans au lieu de 4, il y aura besoin de moins d’enseignants et de moins de moyens. Il n’est pas difficile de voir là une des motivations principales du gouvernement. Faire des économies pour compenser les cadeaux fiscaux consentis aux plus riches. Des milliers de postes, des établissements entiers sont menacés

L’autre objectif est de drainer des élèves vers les formations privées, payantes, entièrement contrôlées par le Medef suivant ses intérêts immédiats, à l’image de l’apprentissage à 14 ans, aux dépens notamment de la formation générale.

Le Medef déjà guidait en 2001 le gouvernement de « gauche plurielle » vers l’ouverture de filières « expérimentales » de préparation du bac pro en 3 ans. Les résultats traduisent le développement d’une forme de sélection. Les rapports officiels eux-mêmes estiment que l’expérience n’est pas généralisable.

Devant la mobilisation des lycéens et des enseignants, le pouvoir essaye de louvoyer. Il reporte certains transferts de 4 à 3 ans à 2009, suivant les rectorats. Il temporise pour laisser passer l’orage de la mobilisation générale de l’éducation nationale pour le maintien des 11200 postes.

Raison de plus pour amplifier et élargir la mobilisation, pour que le 15 mai sonne le recul de Sarkozy et Darcos.

Mardi 6 mai 2008
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L’alternative politique tout de suite se situe dans les luttes et leur convergence


A ce rythme là, salariés, retraités, jeunes combien de temps tiendrons-nous ? Pas une semaine ne s’écoule sans que de nouvelles attaques directes sur notre pouvoir d’achat, notre vie quotidienne, notre travail, notre santé, nos droits soient annoncées par le gouvernement ou le Président de la République. La majorité des ménages ne peut pas se permettre d’attendre un très hypothét